Pourquoi adhérer à l'AVP en 2019 ?

Créer du lien au sein de l’association et nous connaître un peu mieux. Parce qu’une association c’est avant tout créer des occasions de se rencontrer, d’échanger, nous avons décidé de déclencher ces occasions afin que tous les adhérents puissent avoir un vrai rôle participatif, que chacun puisse...

Comment adhérer à l'Association ?
1 - Chez nos représentants :
TAHITI : Tahiti Yacht Accessoire à la marina Taina (Michel Baltzer)
HIVA OA : Maintenance Marquises Service (Chantier naval)
FAKARAVA : Fakarava Yacht Services (au village)
FAKARAVA : Pakokota Yacht Services (Pension Pakokota)
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Projet de charte de bonne conduite du plaisancier en Polynésie

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Projet de charte de bonne conduite du plaisancier en Polynésie

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Cette charte est crée par l'AVP et a pour but de définir des règles de bonne conduite pour les voiliers qui naviguent en Polynésie afin de les informer sur les pratiques et réglementations locales, d'améliorer leur image auprès des résidents "terriens" et donc d'harmoniser les comportements afin d'obtenir une vraie reconnaissance et acceptation auprès des autorités et de la population.

L'idée étant de prendre à contre-pied le train de restrictions qui est en marche contre la plaisance en Polynésie, en montrant notre engagement à la "réguler" par nous même et montrer patte blanche afin d'obternir une souplesse dans les restrictions à venir et devenir le premier acteur de sa propre expansion et ne plus être le simple spectateur de la dégradation d'une plaisance que l'on ne souhaite pas.

Elle s'appuiera sur une documentation et une information détaillée qui sera développée en annexe afin d'expliquer pourquoi les points abordés sont essentiels et comment il est possible de les mettre en oeuvre.
Nous nous attacherons à apporter des réponses et des solutions simple et bon marché pour équiper son bateau le cas échéant pour s'y conformer.

Elle est réservée exclusivement aux membres de l'AVP.

Chacun des membres de l'AVP sera libre d'y soucrire, ou pas.

Chaque souscription sera accompagnée d'un pavillon permettant d'afficher son engagement et sa volonté de mettre tout en oeuvre pour la respecter.

Cette charte sera évolutive et développée conjointement avec la participation de partenaires impliqués dans la plaisance en Polynésie.

Elle sera donc implémentée de préconisations de tous les acteurs qui jugeront bon d'y apporter de l'information sur une conduite à tenir afin de limiter l'impact de la plaisance sur le domaine qui le concerne. Les partenaires pourront être aussi bien des associations de protection de l'environnement de manière générale, que des organismes issus de l'administration ou du gouvernement, pourvu qu'ils soient impliqués dans notre démarche et que leurs préconisations soient cohérentes et "non liberticide".

CHARTE DE BONNE CONDUITE DES PLAISANCIERS EN POLYNÉSIE

AVANT TOUT, UN ENGAGEMENT :
En adhérant à cette charte, j’affiche mon engagement à avoir une attitude éco-responsable, à respecter la terre et sa population, les réglementations et usages en vigueur, et à protéger la faune et la flore de Polynésie.

UN PAVILLON POUR AFFICHER SON ENGAGEMENT :
En arborant le pavillon lié à cette charte, je montre aux autres plaisanciers et à la population que je me suis engagé à la respecter.


1 - Aucun rejet polluant en mer et tri des déchets
- Je conserve tous mes déchets à bord et je les trie pour les recycler selon les infrastructures disponibles prévues dans chaque île.
- Je privilégie une attitude éco-responsable active :
--> en ramassant les déchets trouvés en mer
--> en limitant l’utilisation de plastique à usage unique
--> en utilisant des produits sans effet sur l'environnement

2 - Traitement des eaux noires (toilettes)
- J’utilise mon dispositif de rétention et/ou les infrastructures prévues à terre, conformément aux prescriptions en vigueur pour éviter les rejets dans le lagon

3 - Respect de la faune et la flore sous-marine
- Je pose mon ancre exclusivement sur fond de sable ou de vase afin de préserver le corail
- Je respecte les règlements de pêche (poissons, coquillages, crustacés, …)
- Je respecte les distances et règles d’observation des mammifères marins

4 - Circulation dans le lagon
- Je navigue avec prudence dans le lagon et à l’approche des plages et des nageurs
- Je réduis ma vitesse dans les mouillages et à proximité d’autres bateaux

5 - Respect de la population et accès à terre
- Je privilégie les accès publics quand ils existent
- La plupart des terres étant privées (motu - îlots - compris), l’accès au rivage, la cueillette des fruits, quelquefois le simple passage sont soumis à autorisation des habitants.
- J’ancre à une distance raisonnable des habitations en respectant la quiétude des lieux
- Je me présente, je communique, et je m’informe auprès des habitants des spécificités du lieu visité.
- Je conserve une tenue décente à proximité du rivage, des embarcations et au contact des populations en général

6 - Entretien de son navire
- Je mets tout en oeuvre pour maintenir mon bateau en état de navigation et de manoeuvrabilité
- Je privilégie les aires de carénage équipées pour effectuer l’entretien de ma coque

7 - Solidarité, partage et communication
- Je défends les valeurs de solidarité et d’entraide en gens de mer
- Je sensibilise mon entourage (et notamment les enfants) sur la protection et la sauvegarde de notre environnement et sur le respect de cette charte


ANNEXE DE LA CHARTE ECOCEAN POLYNESIE :
ALTERNATIVES / SOLUTIONS / INFORMATIONS / PRECONISATIONS

Cette annexe de la charte a pour but de fournir de l'information, apporter des solutions pratiques à ceux qui ne seraient pas en mesure de l'appliquer, et recensera toutes les préconisations des partenaires qui voudraient se joindre et participer activement à la charte en s'en servant comme canal de communication pour exposer au plaisanciers leurs problématiques.
Elle est TOTALEMENT EVOLUTIVE !

1 - Aucun rejet polluant en mer et tri des déchets

Nous allons ici recenser toutes les formes de récupération des déchets prévus dans les îles (Article ARNAUD)

2 - Traitement des eaux noires (toilettes)

Depuis 2007, le PGEM de Moorea prévoit une obligation d'utilisation d'un dispositif de rétention des eaux noires. La Biosphère de Fakarava l'impose également. Il est probable que cette obligation se propage dans un avenir proche à tous les lagons de Polynésie. Il est donc urgent de s'en préoccuper et trouver des solutions afin de se mettre en conformité.

Quels sont les alternatives à l'absence de dispositif intégré de cuves de rétention à eaux noires et combien ça coûte  ?
Il existe des solutions peu coûteuse et facile à mettre en oeuvre si votre bateau n'est pas équipé de ce dispositif.

  • Cuve souple spéciale eaux noires :
    H2R est une des rares sociétés Française à proposer des cuves souples en tissu anti-odeurs à prix très compétitifs et pour un montant global en dessous de la franchise douanière de 20.000Fcp :
- 50L : 57,92€ + 60€ Colissimo = 117,92€ = 14.071 Fcp
- 100L : 79,33€ + 70€ Colissimo = 149,33€ = 17.820 Fcp - lien web ici -
    Le reste de l'équipement se trouve chez Tahiti Yacht Accessoire à Taina  :
    - Tuyau annelé D.38mm blanc  : 882Fcp le mètre
    - Vanne spéciale WC - 3 voies - 1''1/2  : 6.000Fcp + 3 tétines D.38 : 1.500Fcp
    - Vanne plastique TRUDESIGN 1''1/2  : 6.900Fcp
- Nable de pont inox  : 3.132Fcp
- Passe coque plastique TRUDESIGN 1''1/2  : 830Fcp
    * (prix TTC hors remise adhérent AVP, voir conditions partenaire)

Au minimum la modification de votre installation coutera dans les 20.000Fcp, cuve souple de 50L. inclus .
En moyenne il faudra compter dans les 30.000Fcp pour optimiser l'installation.

  • Toilettes chimique portable :
    Les toilettes chimiques portable sont une alternative extrêmement intéressante pour se mettre en conformité.
    Cela ne demande aucune mise en oeuvre et le coût est négligeable !
    Notre partenaire SVB MARINE propose une solution à moins de 100 Euros : Toilettes chimiques
    96 Euros auquel viennent se rajouter 25 Euros de fret express. Pour les adhérents, une remise supplémentaire est accordée.

3 - Respect de la faune et la flore sous-marine

RÉGLEMENTATION SUR LA PÊCHE (préconisations DRMM)

Pêche au filet

La règle générale stipule que le filet doit mesurer au maximum 50 m de long, et sa maille doit faire au minimum 4 cm de côté.

Il existe 3 exceptions à cette règle pour la pêche :

  1. des ouma alevins de mullidés (upe’a ouma autorisé),
  2. des inaa alevins de gobiidés (upe’a inaa ou tava’e),
  3. des ature selar crumenophthalmus et des operu decapterus macarellus (upe’a ature ou upe’a anave).

Par ailleurs, la distance entre 2 filets ne doit pas être inférieure à 100m et la pose d’un filet ne doit pas dépasser 24h séparée par intervalle de 24h.Les filets dormants ou dérivants doivent être signalés au moyen de flotteurs avec un pavillon carré de couleur vive et ne doivent pas gêner la navigation notamment au niveau des passes. Ils sont interdits à l’extérieur du lagon.

En saison de ature uniquement :

  • de 5h à 17h, la pêche à l’aide de filets est réservée aux sennes  de plage dont les grands filets à ature (upe’a anave), pour la capture des poissons pélagiques (Ature, Operu, Orare,…).
  • de 17h à 5h, la pêche au filet est réservée aux petits filets de la catégorie dite Parava qui devront être localisés par des repères bien visibles (bouées ou autres).

Les pêcheurs utilisant d’autres moyens de capture à condition que ceux-ci soient conformes : lignes diverses, harpon, fusil-harpon, etc.…. pourront exercer en tout temps leurs activités sans toutefois gêner la pêche au grand filet.

Pêche sous-marine

Il est interdit aux pêcheurs (ou chasseurs) sous-marins :

  • de s’approcher à moins de 150 m d’une prise d’eau, des établissements de cultures marines (ferme perlière, élevages aquacoles) ainsi que des filets et des engins de pêche balisés ;
  • de capturer des animaux marins pris dans des engins ou filets posés par d’autres pêcheurs ;
  • de conserver chargé, hors de l’eau, tout appareil de pêche sous-marine,
  • d’utiliser pour l’exercice de la pêche sous-marine, tout équipement autonome ou non permettant à une personne immergée de respirer sans revenir à la surface (scaphandre autonome, narguilé), excepté pour la destruction de la Taramea Acanthaster planci,
  • l’utilisation conjointe d’un équipement autonome et d’un fusil sous-marin à l’exception des Lupara utilisés comme arme de défense contre les squales.

Pêche en eau douce

Il est interdit de pêcher des espèces d’eau douce dans l’ensemble des cours d’eau et lacs du territoire avec des filets, des rets (type de filets) ou des éperviers

Méthodes de pêche, matériaux et outils

Il est interdit :

  • d’utiliser une substance naturelle ou artificielle susceptible d’enivrer, d’endormir, de paralyser ou de détruire les animaux marins et les espèces d’eau douce (hora, hora papua, hutu,     eau de javel, etc.),
  • d’utiliser des procédés électriques,
  • d’utiliser des barres à mine, pioches ou de tous autres outils ou engins de pêche susceptibles de bouleverser l’habitat des espèces (destruction du corail),
  • d’utiliser des substances explosives (dynamite) et gazeuses (air comprimé) en tout lieu en vue d’effrayer, de paralyser, de détruire ou de tuer les animaux marins et les espèces d’eau douce à l’exception des balles à tête explosive utilisées comme arme de défense  contre les requins.

Saisonnalité de la pêche des crustacés (RAHUI) :

- La langouste ne peut être pêché de février à avril. Le reste de l'année, elles doivent au moins mesurer 20 cm.

- Le crabe vert ou "upai" ne peut être pêché de novembre à janvier. Le reste de l'année, ils doivent au moins mesurer 12 cm.

- La cigale de mer ou "tiane'e" ne peut être pêchée de novembre à janvier. Le reste de l'année, elles doivent au moins mesurer 14 cm.

- La squille ou "varo" ne peut être pêchée de novembre à janvier. Le reste de l'année, la squille doit au moins mesurer 18 cm.

- Le burgau ou "ma'oa taratoni" et le troca ne peuvent être ramassés, sauf dans le cadre d'une exploitation organisée par le comité de surveillance de la commune. Mais la période, le quota, les tailles ainsi que les modalités de commercialisation sont fixés par le conseil des ministres.

- Le bénitier ou "pahua" peut être pêché à tout moment de l'année, mais sa taille doit au moins atteindre 12 cm.

- La perche de rivière ou "nato" ne peut être pêchée de novembre à février. En dehors de cette période, la perche peut être pêchée si elle mesure au moins 12 cm.

- La chevrette ou "'oura pape" ne peut être pêchée de novembre à février. Le reste de l'année, la chevrette doit mesurer au moins 6 cm, avant d'être pêchée.

RÈGLES D’OBSERVATION DES CÉTACÉS  (Préconisations MATA TOHORA)

Pour une bonne approche avec une observation respectueuse :

  • Réduire sa vitesse à 3 nœuds dans un rayon de 300 m (ce qui laisse le temps d’observer la situation)
  • Analyse préalable de la situation (présence de baleineau ? comportement des animaux : déplacement,     repos, jeux, parade nuptiale, allaitement…)
  • Distance d’observations : 100 mètres AVEC ou SANS baleineau ; 30     mètres pour les dauphins
  • Adaptation au comportement (faire route parallèle au déplacement des animaux à 100 m avec ou sans baleineau ; rester à 100 m minimum en cas de saut ou frappe répéter de la nageoire caudale)
  • Position au niveau du récif : si la distance est suffisante (> 100 m entre baleine et récif) nous devons nous positionner coté récif. Sinon observation impossible (restez dans la zone des 300 m).
  • Ne jamais pousser les animaux au fond d’une baie ou dans une passe
  • Stopper l’observation si les baleines entrent ou sont dans le lagon (si présence dans le lagon, prévenir la Direction de l’Environnement ou Mata Tohora)
  • A tout moment, reculer ou interrompre l’observation si on constate     un changement de comportement ou présence d’un baleineau trop jeune (blanc ou très clair)
  • Mettre le moteur au point mort si l’animal se rapproche volontairement du bateau
  • Ne jamais arrêter son moteur même à l’arrêt (rester au point mort pour indiquer votre localisation à l’animal et rester manœuvrable)
  • Approche au ¾ arrière : jamais frontale ni à l’arrière
  • Suivre une trajectoire parallèle (cote à cote, ne pas couper la route, ne pas dépasser, ne pas se mettre au milieu d’un groupe de cétacés)
  • Pas de changement brusque de vitesse ou de direction
  • Rester     groupé : chaque nouveau bateau sur la zone doit veiller à rejoindre les     embarcations déjà présentes, groupées et du même coté de la baleine (pas d’encerclement)
  • Limiter le temps d’observation
  • L’ordre d’arrivée des bateaux définit l’ordre des mises à l’eau pour limiter le nombre de personnes à l’eau en même temps
  • Cas de mise à l’eau impossible : mer agitée, eau trouble, animaux nerveux, baleineau trop jeune (blanc, clair et nageoires molles)
  • Dans l’eau, rester à 30 m : Nage calme, pas de saut ni de mouvement brusque, ni de cri
  • Nageurs regroupés évoluant dans le même sens
  • En fin d’observation : S’éloigner à vitesse réduite (3 nœuds sur 300 mètres)
  • Observation interdite dans les baies, les passes et les lagons

Pour les professionnels : un guide de mise à l’eau est obligatoire pour accompagner les clients

4 - Circulation dans le lagon

Préconisation de la Vigie du Port pour les passages de piste de l'aéroport de Faaa (Article ERIC).
Règlementation concernant le mouillage dans les zones déléguées au Port Autonome de PPT

5 - Respect de la population et accès à terre

6 - Entretien de son navire

L'Association des Voiliers en Polynésie a mis en place des partenariats avec des Shipchandlers locaux et internationaux, ainsi que des prestataires, afin d'obtenir des facilités et remises pour réduire le coût d'entretien d'un bateau.
La liste de ses prestataires ainsi que nos conditions particulières sont consultable ici : https://voiliers.asso.pf/nos-partenaires/

7 - Solidarité, partage et communication

L'Association des Voiliers en Polynésie est partenaire de la Fédération des Sauveteurs en Mer.
Dans ce cadre, elle invite les plaisanciers à venir à la rencontre des antennes locales des Sauveteurs en Mer existentes dans les îles éloignées afin d'échanger et de partager.
Une interraction entre la connaissance de la sécurité en haute mer des plaisanciers et une connaissance parfaite du terrain et de l'environnement de ceux qui s'occupent des antennes est sans aucun doute une source accrue de sécurité pour tous !
Liste des antennes et présentation de la FSM.

L'Association des Voiliers en Polynésie se fait le relais du JRCC (Coordinateur des secours en mer) pour ce qui est des AVURNAV (bulletins de sécurité) ou des INQUIETUDES (bateaux sans nouvelles).

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