Pourquoi adhérer à l'AVP en 2022 ?
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Tout ce qui concerne l’écologie, la gestion des déchets, l’importance et la sensibilisation de la lutte contre la pollution … à laquelle les plaisanciers sont très attachés de part leur mode de vie.

Le fameux “pipi caca” et la carte de la qualité des eaux de baignade 2021

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La soi-disant pollution des plaisanciers
avec leur fameux "pipi caca dans le lagon"
et la carte des qualités d'eaux de baignade en Polynésie française

 

 

La plaisance en Polynésie française ne déroge pas à la règle : en matière de stigmatisation, il faut 10 secondes pour sortir une ânerie, et plus de vingt minutes pour expliquer pourquoi c’est une ânerie.

Comment ne pas regarder cette carte de la qualité des eaux de baignade en Polynésie française (îles de Tahiti, Moorea, Bora-Bora, Raiatea et Tubuai) sans faire un parallèle avec l'activité de la plaisance ?

LE reproche numéro 1 qui est fait à la plaisance en Polynésie n'est autre que le fameux "pipi-caca" qui pollue les lagons ! Et ce pseudo argument ressort à chaque débat sur la plaisance, même dans les plus hautes sphères décisionnaires. Or, il est en grande partie, voire quasiment, infondé. Voici pourquoi.

 

Évacuons de suite la question du « pipi » dans le lagon … comme si d’ailleurs seuls les habitants de voiliers se soulageaient dans les lagons. Et les baigneurs ? Et les surfeurs ? Et les promeneurs ? Et les plongeurs ? Et les pêcheurs ?

L’urine humaine contiendrait plus de 95% d’eau et sa teneur en sodium et en chlorure ne menace ni la mer, ni les plantes et les animaux qui y vivent.

L’urée, un composant de l’urine, est une composante qu’on ne trouve pas dans l’océan. C’est un composé à base de carbone qui aide le corps à se débarrasser de l’azote. L’azote présent dans l’urée, combinée avec l’eau des océans et mers permet de développer de l’ammonium, un composé qui sert de nourriture pour les plantes. En fait, on peut presque dire que faire pipi dans l’eau est bon pour la flore marine et les animaux.

De plus, tous les animaux marins urinent également dans l’océan. Pour exemple, le rorqual commun produit 945 litres environ chaque jour !

Concernant le « caca ». Voici sa composition en faisant simple :

- 75 à 85 % d’eau
- 18 à 22 % de matières déshydratées (sèches), non digérées comme la cellulose
- des germes saprophytes (qui tirent de la décomposition des matières des substances utiles pour eux)
-
des bactéries et des virus pathogènes (susceptibles d’entraîner des maladies)
-
des constituants morts (cellules) du tube digestif

Alors oui, il y a cette fameuse portion de « bactéries et virus pathogènes ». Mais là encore, en chimie, une règle essentielle stipule que "Ce qui fait le poison, c'est la dose". Et c'est vrai pour n'importe quel polluant. Tout est une question de concentration, de dilution, de dosage. La ciguatera en est un très bon exemple.

Mais dans le cas présent, la dilution est énormissime.
De plus, il y a risque à partir du moment où il y a ingestion de cette eau soi-disant contaminée. La probabilité pour un riverain de prendre un bon verre d’eau du lagon pour boire reste extrêmement faible ! Alors qu’au contraire, le plaisancier, lui, la boit cette eau « contaminée », grâce à son dessalinisateur. Si elle était vraiment polluée par nos soins, la boirait-on ?

Évidemment, l’image ancestrale du « caca » est prégnante. Mais il faut la dépasser et tenter de voir cela d’un point de vue purement chimique ; sinon les arguments avancés ne vont pas bien loin, à part pour stigmatiser mais là c’est de la bêtise que l’on se rapproche, pas de la vérité.

Au kilomètre carré d'océan, les cacas de poissons doivent se compter en tonnes par jour. Mais bien entendu, comme il ne semble pas être autorisé d’être clairvoyant et de faire preuve de bon sens, ce sont les 150 gr de caca journalier du plaisancier qui deviennent la cause de tous les malheurs écologiques de la Polynésie française.
Voir même plus. Récemment, une pension (dont nous tairons le nom et lieu) a incriminé les plaisanciers pour justifier le fait qu’une partie de sa clientèle avait été empoisonnée en consommant des poissons au restaurant (les poissons mangeant le caca des plaisanciers bien évidemment). Sidérant !

 

 

Les excréments humains pour 1 personne sur 1 an contiendraient environ 548g de nitrates, 183g de phosphore et 460g de potassium par personne. La majorité des voiliers se déplacent durant l’année, donc il n’y a pas de concentration de ces éléments à un même endroit. Et combien même les voiliers restent au mouillage au même endroit, la carte de qualité des eaux de baignade le long des mouillages de la marina Taina (Tahiti) et de la plage de la Mareto (Moorea) prouve que la présence de ces voiliers n’amène pas la pollution escomptée que certaines personnes souhaitent mettre sur le dos des plaisanciers !

De plus, « Dans le cas de Tahiti, le BSE conclut que 57 % de points d'eau analysés sont propres à la baignade. Ce qui veut dire que 43 % des lieux étudiés sont contaminés par des bactéries de type fécales. S'y baigner présente donc un risque sanitaire ». Au vu de la carte, toutes les zones incriminées, donc impropres à la baignade, n’ont pas de voiliers aux alentours. D’où vient alors cette pollution fécale, suffisamment conséquente pour dépasser les doses autorisées ? Des embouchures pour la majorité, donc de l’intérieur des terres et des vallées. N’y aurait-il pas erreur de cible ?

Ce sont des faits. Que nos détracteurs apportent la preuve du contraire.

 

Le discours des autorités polynésiennes s’oriente vers une plaisance dite « de luxe » car les voiliers, bateaux et autres navires de croisières pourront payer toutes les taxes d’environnement qui seront mises en place par la Polynésie pour se donner bonne conscience : les riches ont les sous pour payer et s’octroyer le droit de polluer ! L’environnement restant un business.

Ces types de transports maritimes utilisent les pires carburants disponibles. Ils émettent dans l’air ainsi que dans l’eau de l’oxyde de soufre. Sans oublier que le secteur maritime à base de moteurs utilise un carburant bien plus riche en soufre que ceux autorisés pour le secteur automobile.

Une étude publiée en février 2018 a évalué les conséquences sanitaires de la pollution du transport maritime. En effet, les grandes villes portuaires (prenons Papeete par exemple) n’amassent pas que les touristes, mais aussi les particules fines. Le transport maritime contribue à hauteur de 5 à 10 % à la pollution de l’air mesurée en centre-ville dans les villes portuaires (navires de croisières, porte-conteneurs, ...). Les combustibles marins seront responsables chaque année de plus en plus de décès prématurés dans ces villes (250 000 décès prématurés en moyenne dans le monde alors qu’on en annonçait 60 000 il y a quelques années).

La Polynésie française veut se montrer avant-gardiste sur le plan de l’environnement avec des réflexions pour tenter de trouver des solutions à un « tourisme vert, écologique ». Visiblement, elle souhaite privilégier le tourisme de luxe (hôtellerie, croisières et plaisance de yachts) dont l’empreinte carbone est déplorable : environ 4 T de CO2 estimé pour un touriste lambda se déplaçant en avion en Europe, imaginons alors la quantité pour un touriste venant en Polynésie française au vu des moyens de transport utilisés et de la distance, du coût environnemental pour la construction des infrastructures l’accueillant, …

Et du coup, cette même Polynésie fait véritablement une campagne de destruction lente des seuls touristes à empreinte carbone presque neutre qui passent chez elle (la plaisance rapporterait 4,77 milliards de Fxpf par an). Le tout à grand renfort d’arguments écologiques qui sont bien loin des réelles priorités environnementales de la Polynésie française à l’heure actuelle.

N’y aurait-il pas à nouveau erreur de cible ?

 

Arrêtons cette mascarade avec ce pseudo argument « super-écolo » du pipi-caca des plaisanciers dans les lagons. Évidemment que c’est une pollution mais à l’échelle des quantités engendrées, de la dissolution et des concentrations, elle ne représente rien, ou ridiculement peu, dans les lagons polynésiens.

 

Mais ce n’est pas une raison. Certes.

Rappelons alors que plus de la moitié des voiliers présents dans les eaux polynésiennes possèdent des cuves à eaux noires et/ou grises (+ tous les voiliers construits après 2008). Cela fait des années que l’A.V.P. demande la mise en place dans les ports et marinas d’infrastructures pour vider ces cuves. Visiblement, les autorités compétentes ici en Polynésie veulent bien copier les modalités de tarifs des mouillages en Méditerranée mais ne semblent pas prêtes à copier la mise en place d’un service de récupération des cuves à eaux noires. Des projets, il y en a mais point d’actes à l’horizon.

En attendant, la plaisance est stigmatisée. Il est toujours plus facile de critiquer et détruire que de tenter de proposer, créer et d’agir.

Un plaisancier qui en a ras le fiu

 

 

BONUS :

- Un seul mégot peut en effet contaminer jusqu'à 500 litres d'eau en raison des milliers de substances nocives (nicotine, phénols, métaux lourds, ...), et parfois cancérigènes, que contiennent les cigarettes. Un mégot peut mettre jusqu’à 15 ans pour se dégrader totalement.

- Un litre d'essence peut contaminer un million de litres d'eau

https://actu.fr/economie/plaidoyer-economique-pour-les-voiliers_35849525.html

https://voiliers.asso.pf/wp-content/uploads/2020/08/Etude-impact-plaisance-economie.pdf

https://animauxmarins.fr/actualites/etude-sauver-ocean-caca-de-baleine-artificiel/#un-plongeur-a-cote-drsquoun-cachalot-au-mauvais-moment

https://www.planetoscope.com/co2/1256-.html

https://www.fr.newsmonkey.be/est-ce-que-faire-pipi-dans-la-mer-ca-pollue/

https://fr.calcuworld.com/combien/combien-pollue-un-navire/

 

Gestion des déchets à Raiatea pour les voiliers

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Qu'il faille payer pour cette gestion des déchets paraît tout à fait normal et les plaisanciers n'ont pas à s'y souscrire. C'est le bon sens.

Toutefois, à voir comment sera géré le pro-rata : en effet, un voilier qui ne vient que pour quelques jours, quelques semaines ou autres, devra payer combien ? Il ne faudrait pas tomber dans les travers d'un certain atoll qui faisait payer aux plaisanciers de passage pour trois semaines l'équivalent de ce que payait un habitant de l'atoll pour l'année !

 

Recyclage de voiliers-épaves, c’est possible !

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Les épaves de voilier sont de "l'or en barre" pour tous les détracteurs de la plaisance en Polynésie française.
Pourtant, comme plein d'autres activités (automobiles, plastiques, verres, ...), des filières existent. Cela fait de nombreuses années que l'AVP défend le projet pour la création de cette filière de démantèlement des voiliers-épaves en Polynésie française.

Comme le montre cet article et ce reportage de Polynésiela1ère (), la création d'une filière est possible, ici en Nouvelle-Calédonie. Des aides sont octroyées et cela créer des emplois. De plus, le concept d'économie circulaire ("Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme." Antoine Lavoisier) permettant de limiter la consommation et le gaspillage des ressources ainsi que la production des déchets reste à privilégier.
Comme le conclut l'article : À QUAND LE MÊME DISPOSITIF EN POLYNÉSIE FRANÇAISE ?

 

Le projet de Romain Piliard et de sa petite famille avec leur trimaran USE IT AGAIN (présent à Tahiti actuellement !) en est un flagrant exemple. La récupération et la ré-utilisation de matières déjà produites et destinées à devenir déchets sont des actes que le monde de la voile tentent de plus en plus d'appliquer ...
Il semble d'ailleurs évident que c'est à chacun d'œuvrer dans ce sens, même à sa toute petite échelle.

Nettoyage du mouillage de Patae (Vaiare – Moorea)

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Le Week end n'est pas nécessairement signe de flemme et de repos.

Deux plaisanciers de la marina de Vaiare ont "nettoyé" une partie du mouillage de Patae (Vaiare - Moorea) dans la lignée d'une famille de plaisanciers, toujours de Vaiare, dont l'activité journalière du "petit dernier"  (3 ans) était d'effectuer une "chasse au trésor de déchets" lors du premier confinement.

Ces deux nettoyeurs n'ont pas chômé pendant plus d'une heure et demie ce matin, chacun dans son annexe, à ramasser tout ce qui pouvait passer à porter de mains.

Là encore ... croire que ces déchets proviennent des voiliers seraient une incommensurable erreur. Quel serait l'intérêt de les jeter dans le lagon pour ensuite aller perdre son temps à les ramasser à nouveau ?

On le répète, certains plaisanciers ont leur part de responsabilités certes, en jetant notamment des déchets organiques au motif que c'est biodégradable. Là aussi, erreur ! Ces déchets dits "biodégradables" arriveront sur une plage (privée ou non) avant de se dégrader.

TOUS ces déchets viennent de terre ! Notamment dû aux dernières pluies et aux rivières qui ont déversé leur eau certes mais aussi les "cadeaux" de certains riverains et autres.

Des plaisanciers montrent l'exemple ... cela fait partie de l'image des gens de bateaux. L'Environnement est évidemment une préoccupation majeure pour la très grande majorité d'entre eux.

Entendre ou lire que ce sont les voiliers qui polluent le lagon est intolérable. Alors ne nous cachons pas des grincheux et haineux vis à vis des plaisanciers et de leurs arguments de pollution infondés, n'ayons ni peur ni honte de nous agiter sur les lagons et s'il faut nous justifier, redisons à tout le monde comme ces petits gestes de nettoyeurs, qualifiés d'inutiles par beaucoup, sont essentiels.
S'il faut nous justifier encore, ... ne nous justifions plus. Fonçons, agissons et nettoyons !
Les actes parlent d'eux-mêmes.

 

Compost à la marina de Vaiare (Moorea)

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Un plaisancier-résident de la marina de Vaiare, dont le voilier sort très fréquemment autour de Moorea d'ailleurs, nous fait partager la mise en place d'un compost au sein de la marina.

 

COMPOST 1.0 à la marina de Vaiare (Moorea - Décembre 2019)

Commencé en Septembre 2018, suite à une tentative par certains de mettre en place un petit « fa’apu », un « composteur » est à la disposition des habitants de la marina.
Alors oui, « composteur » est un bien grand mot pour un tonneau couché et coupé sur le dessus. Il n’empêche que depuis un an et demi nous (je parle au nom des habitants de mon voilier) y déposons tous nos déchets organiques.
Et mine de rien, cela représente en moyenne plus d’un gros saladier par jour.

Le « compost » produit n’est pas exploité … certes, mais ce sont déjà tous ces déchets qui ne remplissent pas la poubelle du tout-venant. Et comme quoi cela fonctionne, le tonneau n’a jamais débordé ! Je précise aussi qu'il n'y a pas d'odeurs, contrairement à ce que l'on pourrait croire.

Même lorsque que nous sortons au mouillage proche de la marina, les déchets organiques sont stockés et déposés dans ce « composteur ».
Tout ce qui vient de la terre, retourne à la terre. Et idem pour la mer.

L’empathie, c’est se mettre à la place des autres pour tenter de ressentir leur émotion. La mienne ne serait pas terrible si, habitant du bord de mer avec une petite plage et des voiliers au mouillage pas loin, je retrouvais régulièrement des demi pamplemousses vides, des demis citrons pressés et autres noyaux de mangue ou avocat, sans compter les épluchures de carottes et autres concombres, ...

Ce n’est pas grand-chose, peut-être, mais cela participe à l’effort commun autant sur le plan du respect des voiliers envers les populations des îles, autant sur le plan du traitement des déchets.
C’est possible.

A chacun ses responsabilités, à chacun ses petits gestes de colibri.

 

COMPOST 2.0 à la marina de Vaiare (Moorea - Septembre 2021)

Le composteur de la marina a évolué !
Trois fûts forment le composteur depuis mars 2021 et permettent ainsi d'écouler encore plus de déchets organiques, vu que plusieurs voiliers participent maintenant à cet élan.

De plus, deux voiliers se sont attelés à la confection d'un petit fa'apu avec aubergine, salade, haricot, ... et de la menthe, basilic et oignon vert pour tout le monde. Le compost produit est ainsi utilisé. Le surplus sera donné à un ami ... à la production plus conséquente !

Comme quoi, vivre sur un voilier n'empêche pas de s'occuper aussi de la terre.
ET NON ... les plaisanciers ne jettent pas tous leurs déchets organiques dans le lagon !

Dixième année de pavillon bleu pour la marina Taina

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La marina de Punaauia, comme les plages de Bora Bora, ont conservé leur pavillon bleu, témoin d’excellentes prestations environnementales. Les responsables de Taina comptent bien continuer le travail, et veulent développer des services aux plaisanciers au mouillage pour les aider à réduire leur impact sur les écosystèmes marins.

« Fierté » et « envie de faire plus » à la marina de Taina, qui fait partie des deux seuls ports d’Outre-mer à arborer un pavillon bleu. Un label environnemental créé en 1985 comme un programme de la Fondation pour l’éducation à l’environnement en Europe, et qui est aujourd’hui présent dans une quarantaine de pays tout autour du monde. Accordé à plus de 700 ports dans le monde dont une centaine en France, le pavillon bleu témoigne des efforts de développement durable de ces infrastructures. Mais ne hisse pas le pavillon qui veut : « il faut se battre chaque année pour le conserver » explique le directeur d’exploitation de la marina, le capitaine Philippe Olité :

Marina Services, gestionnaire de Taina, travaille en étroite collaboration avec le port autonome et la mairie de Punaauia sur l’amélioration des services environnementaux la marina. Et l’un des objectifs, c’est de faire rayonner ces services vers les bateaux au mouillage dans la zone, en s’équipant notamment d’un bateau qui permettra de vider leur bacs à eaux usées :

Le projet représente une avancée particulière quant on connait les tensions qu’impliquent la multiplication des bateaux au mouillage et les accusations dont ils font l’objet. Des accusations injustes pour le capitaine Philippe Olité, qui estime que les plaisanciers, « des personnes particulièrement respectueuses de l’environnement »,  sont trop souvent stigmatisés en Polynésie. L’important pour le professionnel est de développer de nouveaux corps-morts qui donnent aux plaisanciers accès aux sanitaires, aux services des marinas, et les aident à réduire leur empreinte écologique.

À noter que du côté des plages, 12 sites de Bora Bora, depuis la plage de Matira jusqu’à celles de plusieurs complexes hôteliers sur les motu, ont aussi gardé leur pavillon bleu. Une réussite, quand on sait que sur les 400 plages labelisées en France, seuls quatre autres se trouvent en outre-mer.

RADIO 1 - 08/06/2021 -

Le problème des voiliers-épaves

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Réflexion suite aux trois parutions sur deux épaves de voiliers à Taravao (Presqu'île de Tahiti) et Pao Pao (Moorea)
Articles de Polynésiela1ère, de La Dépêche de Tahiti et de Tahiti Infos.

ATTENTION : l’AVP ne cautionne en aucun cas ces épaves de voiliers abandonnés, bien au contraire, et ne cherche pas à disculper leur propriétaire (le plus souvent des résidents et non des « étrangers de passage » qui abandonnent leur navire) ; le fait de laisser son voilier à l’abandon et de laisser d’autres personnes s’en soucier est un acte irresponsable et inacceptable.

 

À l’AVP, le débat s’est invité dernièrement sur la mise en ligne, ou non, de ces trois articles qui, très clairement, ne font pas une bonne publicité pour la plaisance en Polynésie. Et pourtant, il semble qu’il faille en parler.

Non pas pour défendre ce genre d’acte indéfendable, odieux et intolérable pour tout bon citoyen qui se respecte, voire même pour tout bon éco-citoyen qui se respecte.
Non … malheureusement, la nécessité d’en parler est encore une fois insidieusement liée à la généralisation qui est faite d’un sujet et surtout le manque d’une vision systémique de ce même sujet.

On le sait, actuellement, « taper sur les plaisanciers » est un passe-temps à la mode. Alors oui, s’indigner de ces deux cas d’épaves est normal et tout le monde est évidemment d’accord sur le sujet … mais pourquoi alors « tirer à boulets rouges » sur l’ensemble de la plaisance alors que cela concerne que quelques cas très particuliers ?

Ah mais oui … bien sur … ces épaves sont visibles aux yeux de tous !

Mais qu’en est-il des nombreuses épaves de voitures dans les vallées, parfois même recouvertes de végétation tellement elles sont là depuis longtemps ?

On les voit bien moins que les voiliers, il est vrai … c’est donc tellement plus simple de les oublier. On ne les voit pas, donc tout va bien. Alors, de là à s’imaginer qu’elles peuvent polluer … impossible !

Oui, les épaves de ces deux voiliers (et il y en a d’autres) représentent un gros souci de pollution, mais pourquoi ne parler que de ces voiliers ? Les différentes associations montent au créneau, scandalisées par ces voiliers (à juste titre!), mais pas par les nombreuses épaves de voitures ?

Qu’on ne vienne pas me dire qu’il n’y a plus de batteries, plus d’huile, plus de carburants, plus de toxicité dans ces voitures … je ricanerai doucement.

Faut-il alors ré-expliquer la pollution possible, loin d’être négligeable, de ces voitures qui va arriver jusque dans le sol, puis les nappes phréatiques puis immanquablement jusqu’au lagon ?

« Ça pollue la mer, et ce n’est pas joli à voir ! », décrit une habitante.

« On a peur pour les enfants, pour les pêcheurs. [...]. Il y a le mazout, les batteries. Ça craint ! » 

« […] menace depuis trois mois la biodiversité marine alentour. »

Ces extraits d’un article me semblent tout à fait adaptés au problème des épaves de voitures en fond de vallée aussi, non ? Que la biodiversité soit marine ou terrestre, on se doit de la protéger.

Évidemment, il faut gérer ces épaves, mais s’il vous plaît, prenez le problème dans sa globalité : que ce soit une épave « voilier » ou « voiture », le fond du problème est écologique et touche l’ensemble des citoyens. Ce n’est pas le procès de la plaisance qui doit être fait, mais bien le procès d’incivilités individuelles. Comme le rappelle cet article de Février 2018, avec notamment l'interview du Président de l'AVP sur ce sujet en bas de l'article.
De plus, il faut rappeler aussi que la très grande majorité des voiliers sont en bon état et qu’ils sont le plus souvent assurés par leur propriétaire.

Pour être complet, il faut tout de même signaler les initiatives de certaines communes voire du Territoire, pour s'attaquer au problèmes de ces carcasses de voitures, notamment de 2014 à 2016. Malgré tout, il y a encore beaucoup de travail à faire ... et il ne manquerait pas grand chose pour que cela devienne possible pour les épaves de voiliers.
Article Polynésiela1ère - Articles Tahiti Infos 1 et 2 - Article LaDépêche

C’est pourquoi aussi des projets comme « L’atelier’Ecup du Fenua » ayant pour initiative d’enlever les épaves sur terre et sur mer à moindre coût se doit d’être supporté et aidé par le Territoire, par les associations comme l’AVP, par les communes, … C’est à chacun de prendre ses décisions éco-responsables.

Déjà en 2019, l'AVP avait fait un dossier sur la gestion possible de ces épaves.

L’AVP demande depuis des années la mise en place d’un « Cruising permit » (une taxe), qui permettrait en partie le financement de cette « dépollution ». Il est temps pour le gouvernement de mettre en place cette taxe afin de pouvoir actionner les moyens financiers ... vu qu’apparemment le côté juridique est solutionné car ils semblent pouvoir déchoir la propriété d’un navire en un mois !

Que deviennent les déchets des bateaux de plaisance ?

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Sur terre ou sur la mer, le tri est un réflexe pour les éco-citoyens. Dans le cadre de la semaine de réduction des déchets, nous nous sommes intéressés aux marins qui ont choisi de vivre à bord d’un voilier. Souvent pointés du doigt et accusés de polluer les lagons, ils se défendent : ces gens de la mer prônent un mode de vie écolo.

TNTV - Publié le 21/11/2019 à 12:10 - Mise à jour le 21/11/2019 à 12:10

Un écolabel pour changer les idées reçues sur le mode de vie des gens de la mer : l’association des voiliers en Polynésie a mis en place une charte de bonne conduite. Un guide pour informer sur le tri des déchets, le traitement des eaux, l’entretien du navire ou encore le respect des accès. Il est destiné tant aux plaisanciers qui arrivent en Polynésie qu’à ceux déjà amarrés dans les marinas.

“Aujourd’hui, il y a une incompréhension du mode de vie et des besoins des plaisanciers. L’association est là pour ça, et elle développe cet écolabel pour créer une interface de communication entre les plaisanciers et les professionnels, ou les marinas, tous les gens qui interviennent et sont impactés par la plaisance” explique Éric Pinel, vice-président de l’association des Voiliers en Polynésie.

La vie à bord d’un voilier se veut en soi écolo. L’autonomie énergétique est produite grâce à des panneaux solaires et des éoliennes. La consommation en eau est aussi réduite. Les systèmes de désalinisation permettent de produire de l’eau douce. Point plus sensible : les eaux noires, celles des sanitaires à bord. La cuve de stockage est obligatoire pour les navires de plaisance disposant de toilettes et construits après 2008.

Les voiliers amarrés au ponton la vident ponctuellement car ils utilisent souvent les commodités des marinas. Ce sont les bateaux au mouillage qui sont plus souvent pointés du doigt. À la marina Taina, sur les 136 bateaux amarrés aux corps morts, seuls 26 sont habités.

Vivre sur un bateau, c’est aussi un changement de mode de consommation : réduire les emballages plastique, penser aux produits en vrac… Ce plaisancier opte par exemple pour des produits ménagers plus sains au quotidien : “Ce sont des recettes de grand-mère toutes simples. Pour la lessive, on utilise du savoir noir traditionnel. On fait nous-même notre lessive. C’est relativement simple” nous dit Éric Pinel.

Et comme sur terre, le tri des déchets est possible. À la marina Taina, pavillon bleu pour la septième année consécutive, des infrastructures sont mises à disposition des plaisanciers : borne à verres et à huiles, mais aussi les bacs verts et gris. Cependant, il y a encore des efforts à faire dans le tri malgré les nombreuses consignés affichées.

“On reconnait qu’il y a certains plaisanciers qui n’ont pas une attitude correcte” admet Éric. “Mais souvent, c’est par manque d’informations, donc cet écolabel et cette charte sont là pour ça.”

Le tri, c’est également le cheval de bataille de la direction du Yacht Club de Tahiti. On y développe avant tout l’apprentissage de la voile avec la jeune génération. Le site accueille seulement une quinzaine de résidents permanents. Là encore, les consignes ne manquent pas pour bien trier. “On a fait l’effort de présenter sur un tableau tout le tri sélectif sur la commune de Arue, pour savoir exactement comment cela se passe, avec le détail des ramassages des poubelles etc.” précise Jessee Besson, le directeur du Yacht Club.

Un espace poubelle est à disposition, mais il doit être rénové. Malgré cela, le Yacht Club remarque qu’une minorité ternit l’image des gens de la mer. La surveillance vidéo installée pour des raisons de sécurité a permis d’identifier des plaisanciers non inscrits au club en train de déposer en pleine nuit leur déchets sur le ponton. Et pour le tri des bidons d’huile, là aussi il y a des efforts à faire, déplore Jessee qui dénonce de mauvais comportements de certaines personnes.

À la marina de Papeete, seuls 4 voiliers sont habités en permanence. Le site accueille principalement des bateaux en transit. Pour les équipages étrangers soucieux de respecter l’environnement, la gestion des déchets une fois à terre est une problématique. La marina de la capitale n’est pas équipée de points d’apports volontaires. C’est aux marins de les trouver dans la ville.

ECONAV2

Quelle fin de vie pour les bateaux de plaisance en Polynésie ?

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Florent Gachod, secrétaire de l’AVP - Novembre 2019

 

90% des coques de bateaux sont en polyester, la production a commencé dans les années 70 en s’intensifiant jusque dans les années 80, et la durée de vie d’un bateau en composite est estimée à 40 ans : le recyclage c’est maintenant, on y est !
Il est urgent de créer une filière pour ces bateaux, elle existe déjà en France, reste à la créer en Polynésie, cela permettra de faire le ménage dans les bateaux abandonnés, de libérer de la place en marina au profit d’autres plaisanciers et de donner une image positive de notre plaisance. Tout le monde va y gagner !

 

1. L’abandon d’un bateau :

Mais pourquoi abandonne t’on son navire ? Il y a autant de raisons que d’histoires de bateaux ! Mais ce sont souvent des raisons ::

  • Financières
  • Familiales
  • Médicales
  • Manque de temps
  • Perte d'intérêt

“Pour un plaisancier il est parfois plus facile d’abandonner son navire que de s’en occuper…”
Le propriétaire est responsable de son bateau, son abandon peut faire l'objet de poursuites pénales
Il faut anticiper cet abandon et accompagner le plaisancier dans une démarche volontaire.

 

2. La démarche volontaire :

‘Abandonner’, c’est parfois la solution de la dernière chance, il faut encadrer les fins de vies des bateaux, il faut rendre accessible les démarches administratives de recyclage et le tout gratuitement ! C’est déjà le cas en France depuis le 1er janvier 2019 (Article L541-10-10) - la seule contrainte du plaisancier est d’amener son bateau à un centre de déconstruction agréé.

La démarche volontaire est la solution car elle permet d’accompagner le plaisancier dans la déconstruction de son navire, elle permet surtout de limiter fortement le risque d’abandon.

 

3. Comment évacuer légalement un bateau abandonné ?

Tout comme une voiture un bateau est une propriété privée. On ne peut le déplacer, le modifier ou le détruire sans autorisation expresse du propriétaire, il existe cependant une procédure administrative permettant le retirement des épaves. En France le droit de propriété est relativement bien protégé, il faut donc que cette procédure soit bien respectée, cela peut se résumer à ça :

  • L’autorité portuaire doit faire un constat de l’abandon ou de l’entrave
  • Elle adresse au propriétaire une mise en demeure au propriétaire de mettre fin à l’abandon ou à l’entrave dans un délai de 1 à 3 mois (avec publicité)
  • En cas de non réponse du propriétaire, l’autorité portuaire demande au préfet de département de prononcer la déchéance de propriété. Le préfet doit se prononcer dans un délai de 2 mois
  • Si le préfet prononce la déchéance, l’autorité portuaire doit attendre 2 mois avant de procéder à la vente du navire (nécessité de publicité de la déchéance)

En théorie cette procédure peut durer 4 à 7 mois mais dans la pratique ce sera certainement plus long. Ref. :

Certains ports utilisent une procédure simplifiée différente qui permet de retirer ces bateaux plus rapidement :

  • Etape 1 : Envoi au propriétaire d’un courrier de mise en garde
  • Etape 2 : Si pas de réponse, envoi d’un courrier de mise en demeure
  • Etape 3 : Si pas de réponse, le port met le bateau à terre, à la charge du propriétaire et à ses risques et périls.
  • Etape 4 : Au bout d’un an et un jour il y a déchéance de propriété et le bateau peut être déconstruit.

 

 

4. Les étapes de déconstruction d’un bateau de plaisance :

Exemple d’une déconstruction en 9 étapes :

  • 1. AUDIT : diagnostique environnementale comprenant une étude du site de stockage et du bateau
  • 2. LA DÉSIMMATRICULATION du bateau, qui s’effectue auprès du bureau des Affaires Maritimes, puis sa RADIATION du registre de francisation à effectuer auprès des Douanes.
  • 3. TRANSPORT : transfert du bateau vers le centre de déconstruction
  • 4. DÉSARMEMENT : enlèvement du matériel et des équipements de navigation
  • 5. DÉPOLLUTION : récupération des différents fluides (hydrocarbures, huile), batteries, …
  • 6. ELIMINATION DES DÉCHETS DANGEREUX : traitement dans des installations spécifiques avec stockage ou incinération
  • 7. DÉCONSTRUCTION SÉLECTIVE : déconstruction des différents éléments du bateau
  • 8. LE DÉCHIQUETAGE et le broyage de la coque et du pont, c’est le tri des déchets et envoi vers les filières adaptées
  • 9. LA VALORISATION DES DÉCHETS : dans les filières adaptées avec traçabilité.

 

plus d’info sur https://www.recyclermonbateau.fr/

 

5. Les différentes façon de recycler un bateau :

Le recyclage d’un bateau est complexe, il doit être encadré et organisé pour limiter l'impact sur l’environnement :

  • Le broyage et l’enfouissement : c’est le plus répandu et c’est la solution la plus simple à mettre en place
  • L’incinération :
    • Brute (donc sans optimisation des matériaux)
    • Sous forme de CSR (Combustible Solide de Réparation), c’est un ensemble de déchets non récupérables sous forme de granulés qui va servir à alimenter les cimenteries (par exemple), une très bonne alternative à l’énergie fossile !
  • La valorisation : réemploi de la matière, la fibre/résine est intégrée à hauteur de 40% dans des produits assez divers (exemple : les soubassements de clôtures)
  • Les bateaux en acier ou aluminium seront facilement valorisés
  • Les bateaux en contreplaqué stratifié, les vernis, les colles, … sont difficilement recyclables, une incinération est souvent la seule solution.
  • La réutilisation : donner une deuxième vie à un objet/matériau

 

 

6. S’organiser en créant une filière :

En Polynésie il faut créer un réseau du recyclage pour gérer efficacement la fin de vie des bateaux de plaisance. Ce réseau devra regrouper tous les acteurs pouvant aider à la déconstruction, depuis le retirement jusqu'au recyclage final du navire : administration, port de plaisance, chantier naval, association d’usagers, centre de traitement, etc …

Concrètement cela pourrait se résumer à :

  • La DPAM et les Douanes
  • Le Port autonome
  • Les associations : le Cluster Maritime, l’AVP, la FEPSM,
  • Les marinas : Taina, Papeete, YCT, Vaiare, Taravao, Apooiti,
  • Les chantiers : Technimarine, TNC, Raiatea Carénage, CNISLV, MMS, Apataki Carénage
  • Les entreprises de travaux sous-marins (renflouage et récupération)
  • Le grutage, le transport
  • Les centres de traitement : Fenua Ma, Technival et Enviropol
  • Le CET (Centre d’Enfouissement Technique) de Paihoro
  • Le CRT (Centre de Recyclage et de Transfert) de Motu Uta
  • ...

 

L’ensemble de ce réseau sera géré par un éco-organisme qui structurera et coordonnera toute la filière. Elle aura pour but de :

  • Sensibiliser et informer les plaisanciers
  • Accompagner les chantiers navals et les ports dans les démarches administratives
  • S’assurer du paiement de la déconstruction auprès des partenaires
  • Réduire les coûts de déconstruction en proposant des partenariats et en globalisant les actions

 

7. Quel financement pour le recyclage ?

Le coût d’un recyclage complet d’un navire est onéreux, en France il faut compter en moyenne 200 euros par mètre (livraison sur site non comprise), mais certaines entreprises arrivent à faire baisser considérablement la facture en valorisant et en ré-utilisant les matériaux.

En France le financement du recyclage des bateaux se fait sur plusieurs niveaux :

  • en demandant une éco-contribution aux fabricants du secteur nautique
  • Dotation de l’état
  • Taxe de navigation (DAFN), de 2% jusqu’au plafond de 5% en 2022

En Polynésie il faut adapter les financements à notre fenua :

  • Taxe à l’entrée sur la zone de navigation de la Polynésie
  • Dotation de l’état
  • Subventions privées

Il est donc impératif d’organiser une filière de recyclage des bateaux avec valorisation des déchets en tout genre pour réduire les coûts de déconstruction des navires de plaisance. Cette filière servira aussi aux autres types de déchets, ménagers et surtout industriels.

L’enjeu est énorme, la tâche est colossale ! mais il faut agir maintenant car c’est l’avenir de notre fenua qui est en jeu.

 

LE RECYCLAGE C'EST L'AFFAIRE DE TOUS
Protégeons notre fenua pour nous et pour les générations futures.

 

La gestion des déchets à bord –

2 Comments

Chaque année en France un habitant produit 354kg de déchets, soit 1kg par jour !
>>> Et la moitié des déchets correspond à de l'emballage !
Sur un voilier il est possible de diviser cette quantité par 4, soit 250gr par jour et par personne.

A bord d'un voilier la gestion des déchets est primordiale pour ne pas se laisser dépasser. Le principe appliqué par la majorité d'entre nous est simple : ce qui vient de la mer retourne à la mer, tout le reste doit retourner à terre.
Comme dans une maison il faut avoir 2 poubelles : la verte pour le recyclage et la noire pour le général (et le verre à part).

 

Le recyclable :
Déjà on peut considérablement réduire le volume à bord en ôtant le sur-emballage (souvent exagéré) et/ou en privilégiant le vrac lors de l'achat .
Un emballage, c'est volumineux, il existe des compacteurs de bouteille plastique ou de cannette. A défaut de cet outil on peut aussi découper les bouteilles en lamelles, cela occupe l'homme de quart ou cela peut aussi faire une activité pour les enfants !
Les boites de conserves sont nettoyées à l'eau de mer (la seule eau en quantité illimitée...) et sont relativement facile à écraser si on ouvre l'autre coté.
Le verre, même si c'est de la silice (et donc du sable), sera mis de coté, car ce serait dommage de ne pas le recycler !

1Kg d'emballage c'est 40 canettes ou 20 bouteilles 1,5L d'eau !

 

Les déchets organiques :
La règle d'or : dans le lagon ou près des côtes : aucun déchet organique à la mer.
Une épluchure de légume ou de fruit sera bien plus heureuse de terminer sa vie dans la terre que sur la mer, et puis la terre n'est jamais très loin !
Cependant, ces déchets peuvent être rejetés au-delà des 12 milles des côtes, ou 3 milles s’ils sont broyés ou concassés et passés dans un tamis dont les ouvertures ne dépassent pas 25 millimètres (selon les règles de la Convention Marpol, annexe V).

= à plus de 12 milles des côtes !

 

Le non-recyclable :
Barquette de viande, pot de yaourt, poche plastique, polystyrène, les films plastique, les couches culottes, etc ... à mettre dans la poubelle noire avec les déchets organiques, une fois nettoyés à l'eau de mer pour limiter l'apparition d'odeur de 'charogne'...

trop de plastiques sont rejetés dans les rivières et atterrissent dans la mer

 

Les spécifiques :
Huiles, batteries, piles : le pire des polluants ménager !
> 1 Litre d’huile de vidange pollue 1 km² d’eau, ou 1 m³ de terre, ou 1 000 000 L d’eau potable ! L'huile ça pollue énormément... et pour longtemps !
> 70% des piles sont rejetées dans la poubelle, ces piles contiennent des métaux lourd qui sont toxiques pour l'homme. La pire des piles étant la pile bouton au mercure, une seule de ces piles pollue 1 m³ de terre pendant 50 ans.
Donc on garde tout à bord jusqu'à trouver des bacs spécifiques pour le recyclage, rien ne se perd, tout se transforme, la valorisation de nos déchets est l'avenir.

A lire aussi : LES ESPÈCES LES PLUS DANGEREUSES DE NOS CÔTES ET NOS LAGONS

 

 

LE RECYCLAGE C'EST L'AFFAIRE DE TOUS
Protégeons notre planète pour nous et pour les générations futures.

 

 

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