Pourquoi adhérer à l'AVP en 2019 ?
Pourquoi adhérer à l'AVP en 2020 ?

Créer du lien au sein de l’association et nous connaître un peu mieux. Parce qu’une association c’est avant tout créer des occasions de se rencontrer, d’échanger, nous avons décidé de déclencher ces occasions afin que tous les adhérents puissent avoir un vrai rôle participatif, que chacun puisse...

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Home Actualités Posts Categorized as “Environnement”

Tout ce qui concerne l’écologie, la gestion des déchets, l’importance et la sensibilisation de la lutte contre la pollution … à laquelle les plaisanciers sont très attachés de part leur mode de vie.

Compost à la marina de Vaiare (Moorea)

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Un plaisancier-résident de la marina de Vaiare, dont le voilier sort très fréquemment autour de Moorea d'ailleurs, nous fait partager la mise en place d'un compost au sein de la marina.

 

COMPOST 1.0 à la marina de Vaiare (Moorea - Décembre 2019)

Commencé en Septembre 2018, suite à une tentative par certains de mettre en place un petit « fa’apu », un « composteur » est à la disposition des habitants de la marina.
Alors oui, « composteur » est un bien grand mot pour un tonneau couché et coupé sur le dessus. Il n’empêche que depuis un an et demi nous (je parle au nom des habitants de mon voilier) y déposons tous nos déchets organiques.
Et mine de rien, cela représente en moyenne plus d’un gros saladier par jour.

Le « compost » produit n’est pas exploité … certes, mais ce sont déjà tous ces déchets qui ne remplissent pas la poubelle du tout-venant. Et comme quoi cela fonctionne, le tonneau n’a jamais débordé ! Je précise aussi qu'il n'y a pas d'odeurs, contrairement à ce que l'on pourrait croire.

Même lorsque que nous sortons au mouillage proche de la marina, les déchets organiques sont stockés et déposés dans ce « composteur ».
Tout ce qui vient de la terre, retourne à la terre. Et idem pour la mer.

L’empathie, c’est se mettre à la place des autres pour tenter de ressentir leur émotion. La mienne ne serait pas terrible si, habitant du bord de mer avec une petite plage et des voiliers au mouillage pas loin, je retrouvais régulièrement des demi pamplemousses vides, des demis citrons pressés et autres noyaux de mangue ou avocat, sans compter les épluchures de carottes et autres concombres, ...

Ce n’est pas grand-chose, peut-être, mais cela participe à l’effort commun autant sur le plan du respect des voiliers envers les populations des îles, autant sur le plan du traitement des déchets.
C’est possible.

A chacun ses responsabilités, à chacun ses petits gestes de colibri.

 

COMPOST 2.0 à la marina de Vaiare (Moorea - Septembre 2021)

Le composteur de la marina a évolué !
Trois fûts forment le composteur depuis mars 2021 et permettent ainsi d'écouler encore plus de déchets organiques, vu que plusieurs voiliers participent maintenant à cet élan.

De plus, deux voiliers se sont attelés à la confection d'un petit fa'apu avec aubergine, salade, haricot, ... et de la menthe, basilic et oignon vert pour tout le monde. Le compost produit est ainsi utilisé. Le surplus sera donné à un ami ... à la production plus conséquente !

Comme quoi, vivre sur un voilier n'empêche pas de s'occuper aussi de la terre.
ET NON ... les plaisanciers ne jettent pas tous leurs déchets organiques dans le lagon !

Dixième année de pavillon bleu pour la marina Taina

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La marina de Punaauia, comme les plages de Bora Bora, ont conservé leur pavillon bleu, témoin d’excellentes prestations environnementales. Les responsables de Taina comptent bien continuer le travail, et veulent développer des services aux plaisanciers au mouillage pour les aider à réduire leur impact sur les écosystèmes marins.

« Fierté » et « envie de faire plus » à la marina de Taina, qui fait partie des deux seuls ports d’Outre-mer à arborer un pavillon bleu. Un label environnemental créé en 1985 comme un programme de la Fondation pour l’éducation à l’environnement en Europe, et qui est aujourd’hui présent dans une quarantaine de pays tout autour du monde. Accordé à plus de 700 ports dans le monde dont une centaine en France, le pavillon bleu témoigne des efforts de développement durable de ces infrastructures. Mais ne hisse pas le pavillon qui veut : « il faut se battre chaque année pour le conserver » explique le directeur d’exploitation de la marina, le capitaine Philippe Olité :

Marina Services, gestionnaire de Taina, travaille en étroite collaboration avec le port autonome et la mairie de Punaauia sur l’amélioration des services environnementaux la marina. Et l’un des objectifs, c’est de faire rayonner ces services vers les bateaux au mouillage dans la zone, en s’équipant notamment d’un bateau qui permettra de vider leur bacs à eaux usées :

Le projet représente une avancée particulière quant on connait les tensions qu’impliquent la multiplication des bateaux au mouillage et les accusations dont ils font l’objet. Des accusations injustes pour le capitaine Philippe Olité, qui estime que les plaisanciers, « des personnes particulièrement respectueuses de l’environnement »,  sont trop souvent stigmatisés en Polynésie. L’important pour le professionnel est de développer de nouveaux corps-morts qui donnent aux plaisanciers accès aux sanitaires, aux services des marinas, et les aident à réduire leur empreinte écologique.

À noter que du côté des plages, 12 sites de Bora Bora, depuis la plage de Matira jusqu’à celles de plusieurs complexes hôteliers sur les motu, ont aussi gardé leur pavillon bleu. Une réussite, quand on sait que sur les 400 plages labelisées en France, seuls quatre autres se trouvent en outre-mer.

RADIO 1 - 08/06/2021 -

Le problème des voiliers-épaves

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Réflexion suite aux trois parutions sur deux épaves de voiliers à Taravao (Presqu'île de Tahiti) et Pao Pao (Moorea)
Articles de Polynésiela1ère, de La Dépêche de Tahiti et de Tahiti Infos.

ATTENTION : l’AVP ne cautionne en aucun cas ces épaves de voiliers abandonnés, bien au contraire, et ne cherche pas à disculper leur propriétaire (le plus souvent des résidents et non des « étrangers de passage » qui abandonnent leur navire) ; le fait de laisser son voilier à l’abandon et de laisser d’autres personnes s’en soucier est un acte irresponsable et inacceptable.

 

À l’AVP, le débat s’est invité dernièrement sur la mise en ligne, ou non, de ces trois articles qui, très clairement, ne font pas une bonne publicité pour la plaisance en Polynésie. Et pourtant, il semble qu’il faille en parler.

Non pas pour défendre ce genre d’acte indéfendable, odieux et intolérable pour tout bon citoyen qui se respecte, voire même pour tout bon éco-citoyen qui se respecte.
Non … malheureusement, la nécessité d’en parler est encore une fois insidieusement liée à la généralisation qui est faite d’un sujet et surtout le manque d’une vision systémique de ce même sujet.

On le sait, actuellement, « taper sur les plaisanciers » est un passe-temps à la mode. Alors oui, s’indigner de ces deux cas d’épaves est normal et tout le monde est évidemment d’accord sur le sujet … mais pourquoi alors « tirer à boulets rouges » sur l’ensemble de la plaisance alors que cela concerne que quelques cas très particuliers ?

Ah mais oui … bien sur … ces épaves sont visibles aux yeux de tous !

Mais qu’en est-il des nombreuses épaves de voitures dans les vallées, parfois même recouvertes de végétation tellement elles sont là depuis longtemps ?

On les voit bien moins que les voiliers, il est vrai … c’est donc tellement plus simple de les oublier. On ne les voit pas, donc tout va bien. Alors, de là à s’imaginer qu’elles peuvent polluer … impossible !

Oui, les épaves de ces deux voiliers (et il y en a d’autres) représentent un gros souci de pollution, mais pourquoi ne parler que de ces voiliers ? Les différentes associations montent au créneau, scandalisées par ces voiliers (à juste titre!), mais pas par les nombreuses épaves de voitures ?

Qu’on ne vienne pas me dire qu’il n’y a plus de batteries, plus d’huile, plus de carburants, plus de toxicité dans ces voitures … je ricanerai doucement.

Faut-il alors ré-expliquer la pollution possible, loin d’être négligeable, de ces voitures qui va arriver jusque dans le sol, puis les nappes phréatiques puis immanquablement jusqu’au lagon ?

« Ça pollue la mer, et ce n’est pas joli à voir ! », décrit une habitante.

« On a peur pour les enfants, pour les pêcheurs. [...]. Il y a le mazout, les batteries. Ça craint ! » 

« […] menace depuis trois mois la biodiversité marine alentour. »

Ces extraits d’un article me semblent tout à fait adaptés au problème des épaves de voitures en fond de vallée aussi, non ? Que la biodiversité soit marine ou terrestre, on se doit de la protéger.

Évidemment, il faut gérer ces épaves, mais s’il vous plaît, prenez le problème dans sa globalité : que ce soit une épave « voilier » ou « voiture », le fond du problème est écologique et touche l’ensemble des citoyens. Ce n’est pas le procès de la plaisance qui doit être fait, mais bien le procès d’incivilités individuelles. Comme le rappelle cet article de Février 2018, avec notamment l'interview du Président de l'AVP sur ce sujet en bas de l'article.
De plus, il faut rappeler aussi que la très grande majorité des voiliers sont en bon état et qu’ils sont le plus souvent assurés par leur propriétaire.

Pour être complet, il faut tout de même signaler les initiatives de certaines communes voire du Territoire, pour s'attaquer au problèmes de ces carcasses de voitures, notamment de 2014 à 2016. Malgré tout, il y a encore beaucoup de travail à faire ... et il ne manquerait pas grand chose pour que cela devienne possible pour les épaves de voiliers.
Article Polynésiela1ère - Articles Tahiti Infos 1 et 2 - Article LaDépêche

C’est pourquoi aussi des projets comme « L’atelier’Ecup du Fenua » ayant pour initiative d’enlever les épaves sur terre et sur mer à moindre coût se doit d’être supporté et aidé par le Territoire, par les associations comme l’AVP, par les communes, … C’est à chacun de prendre ses décisions éco-responsables.

Déjà en 2019, l'AVP avait fait un dossier sur la gestion possible de ces épaves.

L’AVP demande depuis des années la mise en place d’un « Cruising permit » (une taxe), qui permettrait en partie le financement de cette « dépollution ». Il est temps pour le gouvernement de mettre en place cette taxe afin de pouvoir actionner les moyens financiers ... vu qu’apparemment le côté juridique est solutionné car ils semblent pouvoir déchoir la propriété d’un navire en un mois !

Que deviennent les déchets des bateaux de plaisance ?

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Sur terre ou sur la mer, le tri est un réflexe pour les éco-citoyens. Dans le cadre de la semaine de réduction des déchets, nous nous sommes intéressés aux marins qui ont choisi de vivre à bord d’un voilier. Souvent pointés du doigt et accusés de polluer les lagons, ils se défendent : ces gens de la mer prônent un mode de vie écolo.

TNTV - Publié le 21/11/2019 à 12:10 - Mise à jour le 21/11/2019 à 12:10

Un écolabel pour changer les idées reçues sur le mode de vie des gens de la mer : l’association des voiliers en Polynésie a mis en place une charte de bonne conduite. Un guide pour informer sur le tri des déchets, le traitement des eaux, l’entretien du navire ou encore le respect des accès. Il est destiné tant aux plaisanciers qui arrivent en Polynésie qu’à ceux déjà amarrés dans les marinas.

“Aujourd’hui, il y a une incompréhension du mode de vie et des besoins des plaisanciers. L’association est là pour ça, et elle développe cet écolabel pour créer une interface de communication entre les plaisanciers et les professionnels, ou les marinas, tous les gens qui interviennent et sont impactés par la plaisance” explique Éric Pinel, vice-président de l’association des Voiliers en Polynésie.

La vie à bord d’un voilier se veut en soi écolo. L’autonomie énergétique est produite grâce à des panneaux solaires et des éoliennes. La consommation en eau est aussi réduite. Les systèmes de désalinisation permettent de produire de l’eau douce. Point plus sensible : les eaux noires, celles des sanitaires à bord. La cuve de stockage est obligatoire pour les navires de plaisance disposant de toilettes et construits après 2008.

Les voiliers amarrés au ponton la vident ponctuellement car ils utilisent souvent les commodités des marinas. Ce sont les bateaux au mouillage qui sont plus souvent pointés du doigt. À la marina Taina, sur les 136 bateaux amarrés aux corps morts, seuls 26 sont habités.

Vivre sur un bateau, c’est aussi un changement de mode de consommation : réduire les emballages plastique, penser aux produits en vrac… Ce plaisancier opte par exemple pour des produits ménagers plus sains au quotidien : “Ce sont des recettes de grand-mère toutes simples. Pour la lessive, on utilise du savoir noir traditionnel. On fait nous-même notre lessive. C’est relativement simple” nous dit Éric Pinel.

Et comme sur terre, le tri des déchets est possible. À la marina Taina, pavillon bleu pour la septième année consécutive, des infrastructures sont mises à disposition des plaisanciers : borne à verres et à huiles, mais aussi les bacs verts et gris. Cependant, il y a encore des efforts à faire dans le tri malgré les nombreuses consignés affichées.

“On reconnait qu’il y a certains plaisanciers qui n’ont pas une attitude correcte” admet Éric. “Mais souvent, c’est par manque d’informations, donc cet écolabel et cette charte sont là pour ça.”

Le tri, c’est également le cheval de bataille de la direction du Yacht Club de Tahiti. On y développe avant tout l’apprentissage de la voile avec la jeune génération. Le site accueille seulement une quinzaine de résidents permanents. Là encore, les consignes ne manquent pas pour bien trier. “On a fait l’effort de présenter sur un tableau tout le tri sélectif sur la commune de Arue, pour savoir exactement comment cela se passe, avec le détail des ramassages des poubelles etc.” précise Jessee Besson, le directeur du Yacht Club.

Un espace poubelle est à disposition, mais il doit être rénové. Malgré cela, le Yacht Club remarque qu’une minorité ternit l’image des gens de la mer. La surveillance vidéo installée pour des raisons de sécurité a permis d’identifier des plaisanciers non inscrits au club en train de déposer en pleine nuit leur déchets sur le ponton. Et pour le tri des bidons d’huile, là aussi il y a des efforts à faire, déplore Jessee qui dénonce de mauvais comportements de certaines personnes.

À la marina de Papeete, seuls 4 voiliers sont habités en permanence. Le site accueille principalement des bateaux en transit. Pour les équipages étrangers soucieux de respecter l’environnement, la gestion des déchets une fois à terre est une problématique. La marina de la capitale n’est pas équipée de points d’apports volontaires. C’est aux marins de les trouver dans la ville.

ECONAV2

Quelle fin de vie pour les bateaux de plaisance en Polynésie ?

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Florent Gachod, secrétaire de l’AVP - Novembre 2019

 

90% des coques de bateaux sont en polyester, la production a commencé dans les années 70 en s’intensifiant jusque dans les années 80, et la durée de vie d’un bateau en composite est estimée à 40 ans : le recyclage c’est maintenant, on y est !
Il est urgent de créer une filière pour ces bateaux, elle existe déjà en France, reste à la créer en Polynésie, cela permettra de faire le ménage dans les bateaux abandonnés, de libérer de la place en marina au profit d’autres plaisanciers et de donner une image positive de notre plaisance. Tout le monde va y gagner !

 

1. L’abandon d’un bateau :

Mais pourquoi abandonne t’on son navire ? Il y a autant de raisons que d’histoires de bateaux ! Mais ce sont souvent des raisons ::

  • Financières
  • Familiales
  • Médicales
  • Manque de temps
  • Perte d'intérêt

“Pour un plaisancier il est parfois plus facile d’abandonner son navire que de s’en occuper…”
Le propriétaire est responsable de son bateau, son abandon peut faire l'objet de poursuites pénales
Il faut anticiper cet abandon et accompagner le plaisancier dans une démarche volontaire.

 

2. La démarche volontaire :

‘Abandonner’, c’est parfois la solution de la dernière chance, il faut encadrer les fins de vies des bateaux, il faut rendre accessible les démarches administratives de recyclage et le tout gratuitement ! C’est déjà le cas en France depuis le 1er janvier 2019 (Article L541-10-10) - la seule contrainte du plaisancier est d’amener son bateau à un centre de déconstruction agréé.

La démarche volontaire est la solution car elle permet d’accompagner le plaisancier dans la déconstruction de son navire, elle permet surtout de limiter fortement le risque d’abandon.

 

3. Comment évacuer légalement un bateau abandonné ?

Tout comme une voiture un bateau est une propriété privée. On ne peut le déplacer, le modifier ou le détruire sans autorisation expresse du propriétaire, il existe cependant une procédure administrative permettant le retirement des épaves. En France le droit de propriété est relativement bien protégé, il faut donc que cette procédure soit bien respectée, cela peut se résumer à ça :

  • L’autorité portuaire doit faire un constat de l’abandon ou de l’entrave
  • Elle adresse au propriétaire une mise en demeure au propriétaire de mettre fin à l’abandon ou à l’entrave dans un délai de 1 à 3 mois (avec publicité)
  • En cas de non réponse du propriétaire, l’autorité portuaire demande au préfet de département de prononcer la déchéance de propriété. Le préfet doit se prononcer dans un délai de 2 mois
  • Si le préfet prononce la déchéance, l’autorité portuaire doit attendre 2 mois avant de procéder à la vente du navire (nécessité de publicité de la déchéance)

En théorie cette procédure peut durer 4 à 7 mois mais dans la pratique ce sera certainement plus long. Ref. :

Certains ports utilisent une procédure simplifiée différente qui permet de retirer ces bateaux plus rapidement :

  • Etape 1 : Envoi au propriétaire d’un courrier de mise en garde
  • Etape 2 : Si pas de réponse, envoi d’un courrier de mise en demeure
  • Etape 3 : Si pas de réponse, le port met le bateau à terre, à la charge du propriétaire et à ses risques et périls.
  • Etape 4 : Au bout d’un an et un jour il y a déchéance de propriété et le bateau peut être déconstruit.

 

 

4. Les étapes de déconstruction d’un bateau de plaisance :

Exemple d’une déconstruction en 9 étapes :

  • 1. AUDIT : diagnostique environnementale comprenant une étude du site de stockage et du bateau
  • 2. LA DÉSIMMATRICULATION du bateau, qui s’effectue auprès du bureau des Affaires Maritimes, puis sa RADIATION du registre de francisation à effectuer auprès des Douanes.
  • 3. TRANSPORT : transfert du bateau vers le centre de déconstruction
  • 4. DÉSARMEMENT : enlèvement du matériel et des équipements de navigation
  • 5. DÉPOLLUTION : récupération des différents fluides (hydrocarbures, huile), batteries, …
  • 6. ELIMINATION DES DÉCHETS DANGEREUX : traitement dans des installations spécifiques avec stockage ou incinération
  • 7. DÉCONSTRUCTION SÉLECTIVE : déconstruction des différents éléments du bateau
  • 8. LE DÉCHIQUETAGE et le broyage de la coque et du pont, c’est le tri des déchets et envoi vers les filières adaptées
  • 9. LA VALORISATION DES DÉCHETS : dans les filières adaptées avec traçabilité.

 

plus d’info sur https://www.recyclermonbateau.fr/

 

5. Les différentes façon de recycler un bateau :

Le recyclage d’un bateau est complexe, il doit être encadré et organisé pour limiter l'impact sur l’environnement :

  • Le broyage et l’enfouissement : c’est le plus répandu et c’est la solution la plus simple à mettre en place
  • L’incinération :
    • Brute (donc sans optimisation des matériaux)
    • Sous forme de CSR (Combustible Solide de Réparation), c’est un ensemble de déchets non récupérables sous forme de granulés qui va servir à alimenter les cimenteries (par exemple), une très bonne alternative à l’énergie fossile !
  • La valorisation : réemploi de la matière, la fibre/résine est intégrée à hauteur de 40% dans des produits assez divers (exemple : les soubassements de clôtures)
  • Les bateaux en acier ou aluminium seront facilement valorisés
  • Les bateaux en contreplaqué stratifié, les vernis, les colles, … sont difficilement recyclables, une incinération est souvent la seule solution.
  • La réutilisation : donner une deuxième vie à un objet/matériau

 

 

6. S’organiser en créant une filière :

En Polynésie il faut créer un réseau du recyclage pour gérer efficacement la fin de vie des bateaux de plaisance. Ce réseau devra regrouper tous les acteurs pouvant aider à la déconstruction, depuis le retirement jusqu'au recyclage final du navire : administration, port de plaisance, chantier naval, association d’usagers, centre de traitement, etc …

Concrètement cela pourrait se résumer à :

  • La DPAM et les Douanes
  • Le Port autonome
  • Les associations : le Cluster Maritime, l’AVP, la FEPSM,
  • Les marinas : Taina, Papeete, YCT, Vaiare, Taravao, Apooiti,
  • Les chantiers : Technimarine, TNC, Raiatea Carénage, CNISLV, MMS, Apataki Carénage
  • Les entreprises de travaux sous-marins (renflouage et récupération)
  • Le grutage, le transport
  • Les centres de traitement : Fenua Ma, Technival et Enviropol
  • Le CET (Centre d’Enfouissement Technique) de Paihoro
  • Le CRT (Centre de Recyclage et de Transfert) de Motu Uta
  • ...

 

L’ensemble de ce réseau sera géré par un éco-organisme qui structurera et coordonnera toute la filière. Elle aura pour but de :

  • Sensibiliser et informer les plaisanciers
  • Accompagner les chantiers navals et les ports dans les démarches administratives
  • S’assurer du paiement de la déconstruction auprès des partenaires
  • Réduire les coûts de déconstruction en proposant des partenariats et en globalisant les actions

 

7. Quel financement pour le recyclage ?

Le coût d’un recyclage complet d’un navire est onéreux, en France il faut compter en moyenne 200 euros par mètre (livraison sur site non comprise), mais certaines entreprises arrivent à faire baisser considérablement la facture en valorisant et en ré-utilisant les matériaux.

En France le financement du recyclage des bateaux se fait sur plusieurs niveaux :

  • en demandant une éco-contribution aux fabricants du secteur nautique
  • Dotation de l’état
  • Taxe de navigation (DAFN), de 2% jusqu’au plafond de 5% en 2022

En Polynésie il faut adapter les financements à notre fenua :

  • Taxe à l’entrée sur la zone de navigation de la Polynésie
  • Dotation de l’état
  • Subventions privées

Il est donc impératif d’organiser une filière de recyclage des bateaux avec valorisation des déchets en tout genre pour réduire les coûts de déconstruction des navires de plaisance. Cette filière servira aussi aux autres types de déchets, ménagers et surtout industriels.

L’enjeu est énorme, la tâche est colossale ! mais il faut agir maintenant car c’est l’avenir de notre fenua qui est en jeu.

 

LE RECYCLAGE C'EST L'AFFAIRE DE TOUS
Protégeons notre fenua pour nous et pour les générations futures.

 

La gestion des déchets à bord –

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Chaque année en France un habitant produit 354kg de déchets, soit 1kg par jour !
>>> Et la moitié des déchets correspond à de l'emballage !
Sur un voilier il est possible de diviser cette quantité par 4, soit 250gr par jour et par personne.

A bord d'un voilier la gestion des déchets est primordiale pour ne pas se laisser dépasser. Le principe appliqué par la majorité d'entre nous est simple : ce qui vient de la mer retourne à la mer, tout le reste doit retourner à terre.
Comme dans une maison il faut avoir 2 poubelles : la verte pour le recyclage et la noire pour le général (et le verre à part).

 

Le recyclable :
Déjà on peut considérablement réduire le volume à bord en ôtant le sur-emballage (souvent exagéré) et/ou en privilégiant le vrac lors de l'achat .
Un emballage, c'est volumineux, il existe des compacteurs de bouteille plastique ou de cannette. A défaut de cet outil on peut aussi découper les bouteilles en lamelles, cela occupe l'homme de quart ou cela peut aussi faire une activité pour les enfants !
Les boites de conserves sont nettoyées à l'eau de mer (la seule eau en quantité illimitée...) et sont relativement facile à écraser si on ouvre l'autre coté.
Le verre, même si c'est de la silice (et donc du sable), sera mis de coté, car ce serait dommage de ne pas le recycler !

1Kg d'emballage c'est 40 canettes ou 20 bouteilles 1,5L d'eau !

 

Les déchets organiques :
La règle d'or : dans le lagon ou près des côtes : aucun déchet organique à la mer.
Une épluchure de légume ou de fruit sera bien plus heureuse de terminer sa vie dans la terre que sur la mer, et puis la terre n'est jamais très loin !
Cependant, ces déchets peuvent être rejetés au-delà des 12 milles des côtes, ou 3 milles s’ils sont broyés ou concassés et passés dans un tamis dont les ouvertures ne dépassent pas 25 millimètres (selon les règles de la Convention Marpol, annexe V).

= à plus de 12 milles des côtes !

 

Le non-recyclable :
Barquette de viande, pot de yaourt, poche plastique, polystyrène, les films plastique, les couches culottes, etc ... à mettre dans la poubelle noire avec les déchets organiques, une fois nettoyés à l'eau de mer pour limiter l'apparition d'odeur de 'charogne'...

trop de plastiques sont rejetés dans les rivières et atterrissent dans la mer

 

Les spécifiques :
Huiles, batteries, piles : le pire des polluants ménager !
> 1 Litre d’huile de vidange pollue 1 km² d’eau, ou 1 m³ de terre, ou 1 000 000 L d’eau potable ! L'huile ça pollue énormément... et pour longtemps !
> 70% des piles sont rejetées dans la poubelle, ces piles contiennent des métaux lourd qui sont toxiques pour l'homme. La pire des piles étant la pile bouton au mercure, une seule de ces piles pollue 1 m³ de terre pendant 50 ans.
Donc on garde tout à bord jusqu'à trouver des bacs spécifiques pour le recyclage, rien ne se perd, tout se transforme, la valorisation de nos déchets est l'avenir.

A lire aussi : LES ESPÈCES LES PLUS DANGEREUSES DE NOS CÔTES ET NOS LAGONS

 

 

LE RECYCLAGE C'EST L'AFFAIRE DE TOUS
Protégeons notre planète pour nous et pour les générations futures.

 

 

Plastique fantastique ?

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Des nuages foncés s'accumulent au dessus des hauteurs, puis le vent s'intensifie les nuages se déplacent au dessus de nous ; c'est le signe d'un grain, le temps de fermer les hublots, et de rentrer le linge et voici que la pluie s'abat, drue, grosse, crépitante, abondante.

Le bon marin est toujours attentif aux signes de la météo.

La pluie ne s'éternise pas mais remplit les seaux et les récupérateurs d'eau afin de nourrir les réservoirs et à terre de nourrir la végétation gourmande. La pluie est un bienfait.

C'est alors que la pluie a cessé, que le spectacle commence, à chaque averse le scénario est le même, désolant. C'est la danse du plastique accumulé dans les déversoirs, dans les caniveaux, n'importe où et qui poussé par le vent et la pluie vient s'accumuler dans les eaux du lagon. C'est tout d'abord quelques bouteilles, puis de plus en plus et bientôt tout ce qui peu ou prou arrive à flotter, les papiers, les sacs, les boites de jus de fruits, les couches culotte … tout cela est emporté par le courant et se dirige vers le récif pour entamer un voyage plus ou moins long dans le bel océan.

Les mains des hommes et des femmes ont fabriqué cette pollution et nul ne semble plus capable de l'arrêter ni de l'endiguer. Partout, sur toutes les plages, toutes les îles, toutes les côtes du monde entier le même fléau se répand.

Les plus courageux et aussi les plus désespérés collectent, trient, entassent, ramassent, récupèrent cette peste espérant un recyclage incertain. Trop de plastiques différents, trop de matières, trop de molécules incompatibles, trop de plastiques souillés, les solutions de recyclage sont quasi inopérantes.

Virginie de Hent Eon ramasse les bouteilles

Utopie de retrouver une planète non souillée, nos enfants n'ont pas connu les chemins de promenade, les lieux de picnic, les parcs et jardins, les plages, les sentiers de randonnée, les rivages sans papiers gras, sans déchets plastiques et vraisemblablement ne les connaîtront jamais.

Tant que nous laisseront les industriels fabriquer des contenants non recyclables, tant que les lois n'interdiront pas la mise sur le marché de ces produits, le monde sera envahi par cette merde.

 

Pourtant, les discours sont toujours les mêmes : culpabilisants, ce sont les utilisateurs les coupables, c'est à eux de faire attention, de trier, de consommer autrement, de s'astreindre à produire zéro déchets, de recycler, de trouver des solutions, de ramasser, de collecter, de nettoyer, etc... mais pendant ce temps les industriels continuent à se gaver, à produire toujours plus, à ne pas prendre à leur charge la fin de vie de leur produits. Ce sont eux qui sont à la base de toute cette pollution, les fabricants de sacs plastiques, de verres en plastique, de fourchettes, de cuillères, de pailles, de brosses à dents, d'emballages souvent inutiles de toutes sortes.

En attendant ce jour béni où les politiques prendront leurs responsabilités dans ce domaine, effectivement nous devons tenter chacun à notre niveau de faire un geste, aussi petit soit il, pour la planète.

R2

Charte de bonne conduite du plaisancier en Polynésie

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Cette charte est crée par l'AVP. Elle a pour but de définir des règles de bonne conduite pour les voiliers qui naviguent en Polynésie. Elle informe sur les pratiques et réglementations locales et améliore l'image des voiliers auprès des résidents "terriens". Enfin elle ambitionne d'harmoniser les comportements afin d'obtenir une vraie reconnaissance et acceptation auprès des autorités et de la population.

Je m'engage et je reçois un pavillon ! (1500 CFP)

L'idée étant de prendre à contre-pied le train de restrictions qui est en marche contre la plaisance en Polynésie, en montrant notre engagement à la "réguler" par nous même et montrer patte blanche afin d’obtenir une souplesse dans les restrictions à venir et devenir le premier acteur de sa propre expansion et ne plus être le simple spectateur de la dégradation d'une plaisance que l'on ne souhaite pas.
Elle s'appuie sur une documentation et une information détaillée qui estdéveloppée en annexe afin d'expliquer pourquoi les points abordés sont essentiels et comment il est possible de les mettre en œuvre.
Nous nous attacherons à apporter des réponses et des solutions simples et bon marché pour équiper son bateau le cas échéant pour s'y conformer.

Chacun des membres de l'AVP est libre d'y souscrire, ou pas.

Chaque souscription sera accompagnée d'un pavillon permettant d'afficher son engagement et sa volonté de mettre tout en œuvre pour la respecter.

Cette charte est évolutive et développée conjointement avec la participation de partenaires impliqués dans la plaisance en Polynésie.

Au fil du temps, elle évoluera par les préconisations de tous les acteurs qui jugeront bon d'apporter de l'information sur une conduite à tenir afin de limiter l'impact de la plaisance sur le domaine qui le concerne. Les partenaires pourront être aussi bien des associations de protection de l'environnement de manière générale, que des organismes issus de l'administration ou du gouvernement, pourvu qu'ils soient impliqués dans notre démarche et que leurs préconisations soient cohérentes et non liberticides.

CHARTE DE BONNE CONDUITE DES PLAISANCIERS EN POLYNÉSIE

AVANT TOUT, UN ENGAGEMENT :

En adhérant à cette charte, j’affiche mon engagement à avoir une attitude éco-responsable, à respecter la terre et sa population, les réglementations et usages en vigueur, et à protéger la faune et la flore de Polynésie.

UN PAVILLON POUR AFFICHER SON ENGAGEMENT :

En arborant le pavillon lié à cette charte, je montre aux autres plaisanciers et à la population que je me suis engagé à la respecter.

Je m'engage à la respecter et je commande un pavillon (1500 CFP)


1 - Aucun rejet polluant en mer et tri des déchets (cliquez ici)

- Je conserve tous mes déchets à bord et je les trie pour les recycler selon les infrastructures disponibles prévues dans chaque île.
- Je privilégie une attitude éco-responsable active :
--> en ramassant les déchets trouvés en mer
--> en limitant l’utilisation de plastique à usage unique
--> en utilisant des produits sans effet sur l'environnement

2 - Traitement des eaux noires (toilettes) (cliquez ici)

- J’utilise mon dispositif de rétention et/ou les infrastructures prévues à terre, conformément aux prescriptions en vigueur pour éviter les rejets dans le lagon

3 - Respect de la faune et la flore sous-marine (cliquez ici)

- Je pose mon ancre exclusivement sur fond de sable ou de vase afin de préserver le corail
- Je respecte les règlements de pêche (poissons, coquillages, crustacés, …)
- Je respecte les distances et règles d’observation des mammifères marins

4 - Circulation dans le lagon (cliquez ici)

- Je navigue avec prudence dans le lagon et à l’approche des plages et des nageurs
- Je réduis ma vitesse dans les mouillages et à proximité d’autres bateaux

5 - Respect de la population et accès à terre

- Je privilégie les accès à terre publics à proximité du mouillage quand ils existent
- La plupart des terres étant privées (motu - îlots - compris), l’accès au rivage, la cueillette des fruits, quelquefois le simple passage sont soumis à autorisation des habitants.
- J’ancre à une distance raisonnable des habitations en respectant la quiétude des lieux
- Je me présente, je communique, et je m’informe auprès des habitants des spécificités du lieu visité.
- Je conserve une tenue décente à proximité du rivage, des embarcations et au contact des populations en général

6 - Entretien de son navire (cliquez ici)

- Je mets tout en œuvre pour maintenir mon bateau en état de navigation et de manœuvrabilité
- Je privilégie les aires de carénage équipées pour effectuer l’entretien de ma coque

7 - Solidarité, partage et communication (cliquez ici)

- Je défends les valeurs de solidarité et d’entraide entre gens de mer
- Je sensibilise mon entourage (et notamment les enfants) sur la protection et la sauvegarde de notre environnement et sur le respect de cette charte


ANNEXES DE LA CHARTE ÉCOCÉAN POLYNÉSIE :
ALTERNATIVES / SOLUTIONS / INFORMATIONS / PRÉCONISATIONS

Dans la charte, vous trouverez des liens vers ces annexes : elles ont pour but de fournir de l'information, apporter des solutions pratiques à ceux qui ne seraient pas en mesure de l'appliquer, et recensera toutes les préconisations des partenaires qui voudraient se joindre et participer activement à la charte en s'en servant comme canal de communication pour exposer au plaisanciers leurs problématiques.
Elle est TOTALEMENT ÉVOLUTIVE !

Mise aux normes : Cuve à EAUX NOIRES à bord, facile à installer…

5 Comments

La loi interdit, dans de plus en plus d’endroits, le rejet des déchets organiques dans le lagon et près des côtes.
En Polynésie cet équipement est obligatoire dans la plupart des lagons ainsi que dans les marinas (le PGEM de Moorea l'a rendu obligatoire dans le lagon depuis 2004)

Les voiliers récents sont tous équipés de cuves à eaux noires. Le vôtre ne l'est pas encore ? Quelques conseils d'installation.

Vous n'avez pas la place d'installer une cuve à eaux noires ? Installez en une souple ! plus facile à loger, c'est une solution économique, discrète, respectueuse de l’environnement et des normes légales.

L'idée et d'interposer un réservoir souple et étanche entre votre WC et la vanne de coque.
• Vanne fermée, les matières passant par le WC sont retenues dans le réservoir.
• Vanne ouverte, elles partent à la mer (autorisé à plus de 12 milles des côtes). voir ci-dessous article IV de la convention Marpol 1973 [1]
• Au port, la vidange est faite par aspiration par un nable spécial monté dans le passavant.

Deux solutions préconisées :
• Réservoir au-dessus des WC, remplissage par la pompe des toilettes, évacuation en mer par gravité, au port par l'installation de la marina.
• Réservoir sous la flottaison, remplissage par la pompe des toilettes, évacuation en mer par pompe (électrique ou manuelle), au port par l'installation de la marina.

Selon comment sera utilisé le WC, des options peuvent être rajoutées : clapet anti-retour, évent, filtre à odeur, adaptateur pour diamètre tuyau, etc…

 

Caractéristiques techniques.

Cuve :
Dimensions : sur mesure, aux cotes du contenant (équipet, coffre) : pas de perte de place. Fabrication en PVC double peau de 2,4 mm d’épaisseur, souple, imputrescible, soudé à chaud.
Buses collées et boulonnées pour tuyau standard des toilettes (diam 38 mm intérieur, adaptateur si besoin).
Sangles de fixation soudées ceinturant la cuve (pas d’arrachage).
La cuve étant souple, le niveau de remplissage est tout de suite visible, sans possibilité de dysfonctionnement d’une jauge en milieu boueux. Pas de surprise à craindre.

Circuit :
Tuyau annelé anti odeur diam 38 mm.
Nable de pont marqué « WASTE ».
Double collier inox à chaque connexion du tuyau.

Options selon utilisation :
• Clapet anti-retour, si un retour de chasse est possible (selon la configuration).
• Mise à l’air par évent, filtre anti-odeur, si la cuve doit rester longtemps sans être vidée.
• Pompe électrique ou manuelle, si le réservoir est sous la flottaison, pour le vidange.

Note : le méthane, produit de la fermentation des eaux noires à terre, est inodore et deux fois plus léger que l’air. Contrairement au butane ou propane qui sont plus lourds et s’accumulent dans les fonds, cela n’est pas à craindre avec le méthane.
De plus, en eau salée, la fermentation est ralentie.

Conseils d’utilisation :
Comme avant, ne mettre dans les toilettes que les produits de digestion.
Idéalement, le papier aura une poubelle à part, comme cela se fait dans beaucoup de pays. Sinon, choisir de préférence un papier qui se délite bien à l’eau (mettre une feuille dans un verre d’eau, attendre et remuer pour voir s’il reste en feuille ou se disperse en particules).
Pour nettoyer et détartrer les tuyaux, continuez à utiliser du vinaigre mais évitez le chlore (Javel) même en solution dans l’eau de rinçage (cela n’affecte pas la cuve mais la faune et la flore).

 

[1] sur le site de l'Organisation Maritime Internationale

"Annexe IVRègles relatives à la prévention de la pollution par les eaux usées des navires (entrée en vigueur le 27 septembre 2003)

Cette annexe contient des prescriptions visant à prévenir la pollution des mers par les eaux usées; le rejet des eaux usées dans la mer est interdit, sauf lorsque le navire utilise une installation approuvée de traitement des eaux usées ou rejette les eaux usées, après broyage et désinfection à l'aide d'un dispositif approuvé, à une distance de plus de trois milles marins de la terre la plus proche; les eaux usées non broyées et non désinfectées doivent être rejetées à une distance de plus de 12 milles marins de la terre la plus proche."

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