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Le fameux “pipi caca” et la carte de la qualité des eaux de baignade 2021

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Le fameux “pipi caca” et la carte de la qualité des eaux de baignade 2021

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La soi-disant pollution des plaisanciers
avec leur fameux "pipi caca dans le lagon"
et la carte des qualités d'eaux de baignade en Polynésie française

 

 

La plaisance en Polynésie française ne déroge pas à la règle : en matière de stigmatisation, il faut 10 secondes pour sortir une ânerie, et plus de vingt minutes pour expliquer pourquoi c’est une ânerie.

Comment ne pas regarder cette carte de la qualité des eaux de baignade en Polynésie française (îles de Tahiti, Moorea, Bora-Bora, Raiatea et Tubuai) sans faire un parallèle avec l'activité de la plaisance ?

LE reproche numéro 1 qui est fait à la plaisance en Polynésie n'est autre que le fameux "pipi-caca" qui pollue les lagons ! Et ce pseudo argument ressort à chaque débat sur la plaisance, même dans les plus hautes sphères décisionnaires. Or, il est en grande partie, voire quasiment, infondé. Voici pourquoi.

 

Évacuons de suite la question du « pipi » dans le lagon … comme si d’ailleurs seuls les habitants de voiliers se soulageaient dans les lagons. Et les baigneurs ? Et les surfeurs ? Et les promeneurs ? Et les plongeurs ? Et les pêcheurs ?

L’urine humaine contiendrait plus de 95% d’eau et sa teneur en sodium et en chlorure ne menace ni la mer, ni les plantes et les animaux qui y vivent.

L’urée, un composant de l’urine, est une composante qu’on ne trouve pas dans l’océan. C’est un composé à base de carbone qui aide le corps à se débarrasser de l’azote. L’azote présent dans l’urée, combinée avec l’eau des océans et mers permet de développer de l’ammonium, un composé qui sert de nourriture pour les plantes. En fait, on peut presque dire que faire pipi dans l’eau est bon pour la flore marine et les animaux.

De plus, tous les animaux marins urinent également dans l’océan. Pour exemple, le rorqual commun produit 945 litres environ chaque jour !

Concernant le « caca ». Voici sa composition en faisant simple :

- 75 à 85 % d’eau
- 18 à 22 % de matières déshydratées (sèches), non digérées comme la cellulose
- des germes saprophytes (qui tirent de la décomposition des matières des substances utiles pour eux)
-
des bactéries et des virus pathogènes (susceptibles d’entraîner des maladies)
-
des constituants morts (cellules) du tube digestif

Alors oui, il y a cette fameuse portion de « bactéries et virus pathogènes ». Mais là encore, en chimie, une règle essentielle stipule que "Ce qui fait le poison, c'est la dose". Et c'est vrai pour n'importe quel polluant. Tout est une question de concentration, de dilution, de dosage. La ciguatera en est un très bon exemple.

Mais dans le cas présent, la dilution est énormissime.
De plus, il y a risque à partir du moment où il y a ingestion de cette eau soi-disant contaminée. La probabilité pour un riverain de prendre un bon verre d’eau du lagon pour boire reste extrêmement faible ! Alors qu’au contraire, le plaisancier, lui, la boit cette eau « contaminée », grâce à son dessalinisateur. Si elle était vraiment polluée par nos soins, la boirait-on ?

Évidemment, l’image ancestrale du « caca » est prégnante. Mais il faut la dépasser et tenter de voir cela d’un point de vue purement chimique ; sinon les arguments avancés ne vont pas bien loin, à part pour stigmatiser mais là c’est de la bêtise que l’on se rapproche, pas de la vérité.

Au kilomètre carré d'océan, les cacas de poissons doivent se compter en tonnes par jour. Mais bien entendu, comme il ne semble pas être autorisé d’être clairvoyant et de faire preuve de bon sens, ce sont les 150 gr de caca journalier du plaisancier qui deviennent la cause de tous les malheurs écologiques de la Polynésie française.
Voir même plus. Récemment, une pension (dont nous tairons le nom et lieu) a incriminé les plaisanciers pour justifier le fait qu’une partie de sa clientèle avait été empoisonnée en consommant des poissons au restaurant (les poissons mangeant le caca des plaisanciers bien évidemment). Sidérant !

 

 

Les excréments humains pour 1 personne sur 1 an contiendraient environ 548g de nitrates, 183g de phosphore et 460g de potassium par personne. La majorité des voiliers se déplacent durant l’année, donc il n’y a pas de concentration de ces éléments à un même endroit. Et combien même les voiliers restent au mouillage au même endroit, la carte de qualité des eaux de baignade le long des mouillages de la marina Taina (Tahiti) et de la plage de la Mareto (Moorea) prouve que la présence de ces voiliers n’amène pas la pollution escomptée que certaines personnes souhaitent mettre sur le dos des plaisanciers !

De plus, « Dans le cas de Tahiti, le BSE conclut que 57 % de points d'eau analysés sont propres à la baignade. Ce qui veut dire que 43 % des lieux étudiés sont contaminés par des bactéries de type fécales. S'y baigner présente donc un risque sanitaire ». Au vu de la carte, toutes les zones incriminées, donc impropres à la baignade, n’ont pas de voiliers aux alentours. D’où vient alors cette pollution fécale, suffisamment conséquente pour dépasser les doses autorisées ? Des embouchures pour la majorité, donc de l’intérieur des terres et des vallées. N’y aurait-il pas erreur de cible ?

Ce sont des faits. Que nos détracteurs apportent la preuve du contraire.

 

Le discours des autorités polynésiennes s’oriente vers une plaisance dite « de luxe » car les voiliers, bateaux et autres navires de croisières pourront payer toutes les taxes d’environnement qui seront mises en place par la Polynésie pour se donner bonne conscience : les riches ont les sous pour payer et s’octroyer le droit de polluer ! L’environnement restant un business.

Ces types de transports maritimes utilisent les pires carburants disponibles. Ils émettent dans l’air ainsi que dans l’eau de l’oxyde de soufre. Sans oublier que le secteur maritime à base de moteurs utilise un carburant bien plus riche en soufre que ceux autorisés pour le secteur automobile.

Une étude publiée en février 2018 a évalué les conséquences sanitaires de la pollution du transport maritime. En effet, les grandes villes portuaires (prenons Papeete par exemple) n’amassent pas que les touristes, mais aussi les particules fines. Le transport maritime contribue à hauteur de 5 à 10 % à la pollution de l’air mesurée en centre-ville dans les villes portuaires (navires de croisières, porte-conteneurs, ...). Les combustibles marins seront responsables chaque année de plus en plus de décès prématurés dans ces villes (250 000 décès prématurés en moyenne dans le monde alors qu’on en annonçait 60 000 il y a quelques années).

La Polynésie française veut se montrer avant-gardiste sur le plan de l’environnement avec des réflexions pour tenter de trouver des solutions à un « tourisme vert, écologique ». Visiblement, elle souhaite privilégier le tourisme de luxe (hôtellerie, croisières et plaisance de yachts) dont l’empreinte carbone est déplorable : environ 4 T de CO2 estimé pour un touriste lambda se déplaçant en avion en Europe, imaginons alors la quantité pour un touriste venant en Polynésie française au vu des moyens de transport utilisés et de la distance, du coût environnemental pour la construction des infrastructures l’accueillant, …

Et du coup, cette même Polynésie fait véritablement une campagne de destruction lente des seuls touristes à empreinte carbone presque neutre qui passent chez elle (la plaisance rapporterait 4,77 milliards de Fxpf par an). Le tout à grand renfort d’arguments écologiques qui sont bien loin des réelles priorités environnementales de la Polynésie française à l’heure actuelle.

N’y aurait-il pas à nouveau erreur de cible ?

 

Arrêtons cette mascarade avec ce pseudo argument « super-écolo » du pipi-caca des plaisanciers dans les lagons. Évidemment que c’est une pollution mais à l’échelle des quantités engendrées, de la dissolution et des concentrations, elle ne représente rien, ou ridiculement peu, dans les lagons polynésiens.

 

Mais ce n’est pas une raison. Certes.

Rappelons alors que plus de la moitié des voiliers présents dans les eaux polynésiennes possèdent des cuves à eaux noires et/ou grises (+ tous les voiliers construits après 2008). Cela fait des années que l’A.V.P. demande la mise en place dans les ports et marinas d’infrastructures pour vider ces cuves. Visiblement, les autorités compétentes ici en Polynésie veulent bien copier les modalités de tarifs des mouillages en Méditerranée mais ne semblent pas prêtes à copier la mise en place d’un service de récupération des cuves à eaux noires. Des projets, il y en a mais point d’actes à l’horizon.

En attendant, la plaisance est stigmatisée. Il est toujours plus facile de critiquer et détruire que de tenter de proposer, créer et d’agir.

Un plaisancier qui en a ras le fiu

 

 

BONUS :

- Un seul mégot peut en effet contaminer jusqu'à 500 litres d'eau en raison des milliers de substances nocives (nicotine, phénols, métaux lourds, ...), et parfois cancérigènes, que contiennent les cigarettes. Un mégot peut mettre jusqu’à 15 ans pour se dégrader totalement.

- Un litre d'essence peut contaminer un million de litres d'eau

https://actu.fr/economie/plaidoyer-economique-pour-les-voiliers_35849525.html

https://voiliers.asso.pf/wp-content/uploads/2020/08/Etude-impact-plaisance-economie.pdf

https://animauxmarins.fr/actualites/etude-sauver-ocean-caca-de-baleine-artificiel/#un-plongeur-a-cote-drsquoun-cachalot-au-mauvais-moment

https://www.planetoscope.com/co2/1256-.html

https://www.fr.newsmonkey.be/est-ce-que-faire-pipi-dans-la-mer-ca-pollue/

https://fr.calcuworld.com/combien/combien-pollue-un-navire/

 

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