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CIGUATERA – Poissons toxics !

Home CIGUATERA – Poissons toxics !
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Qu'est-ce que la CIGUATERA ou "GRATTE" ?

La ciguatera est une intoxication alimentaire par les chairs de poissons contaminés par la microalgue présente dans les récifs coralliens. Comme de nombreuses toxines naturelles et artificielles, la ciguatoxine s'accumule dans les organismes et sa concentration augmente au fur et à mesure que l'on monte les échelons de la chaîne alimentaire.

Quels sont les poissons concernés et qui présentent un danger ?

Parmi les 400 espèces potentiellement infectées, les grands poissons prédateurs comme le barracuda, la murène, le mérou ou encore les carangues sont les plus susceptibles de provoquer un empoisonnement. En Polynésie la ciguatera affecte l’ensemble des archipels.

Il est fortement conseillé de se renseigner auprès des pêcheurs locaux !
  • Les poissons les plus souvent impliqués dans les événements toxiques déclarés appartiennent aux familles des Lethrinidae (Perche, Bec de cane), Serranidae (Loche, Mérou), Carangidae (Carangue), Labridae (Napoléon) et Scaridae (Perroquet). Toutefois, les espèces en cause peuvent varier d’un archipel, voire d’une île, à l’autre ;
  • La liste des espèces signalées dans les fiches de déclaration est largement influencée par les préférences alimentaires des populations. Ainsi, certains organismes marins tels que les murènes figurent rarement dans les fiches de déclaration en raison de la stratégie d’évitement adoptée par les populations, car elles sont bien connues pour leur haut risque ciguatoxique.

Espèces fortement contaminées :

Tous les requins Perche de mer, poisson job Loches saumonées
Murene Barracudas Napoléon


Espèces à fort potentiel de contamination :

Loche marbrée Carangues Perroquets
Bec de canne Lutjans Chirurgiens

Les chercheurs de L’Institut Louis Malardé ont découvert que les trocas et certains oursins pouvaient accumuler des toxines de la ciguatéra dans leurs tissus. Les personnes contaminées par les trocas ont eu des symptômes qui pouvaient durer jusqu’à 20 mois après l’intoxication. Ce genre de coquillages sont pour la plupart infectés aux Marquises, notamment dans les baies au nord de Nuku Hiva et leur consommation est à proscrire totalement.

Sur une même île, le poisson peut être sain à un endroit et toxique à quelques kilomètres de là en fonction des conditions locales. On conseille, le plus souvent, de se renseigner auprès des pêcheurs locaux afin de connaître les coins « à risque ».

Pour les espèces de poisson en cause, c’est un peu la même chose : toutes sont comestibles mais dans une zone réputée ciguatoxique, certaines peuvent être consommées alors que d’autres non et dans une autre zone les espèces dangereuses seront différentes.

Les poissons du large ne sont pas toxiques et qu’on peut donc manger sans problème du thon, de l’espadon, du thazard ou du mahi-mahi.

333 cas de ciguatéra ont été recensés en Polynésie française en 2017 selon le rapport annuel publié par le bureau de veille sanitaire.
Depuis 10 ans, l’Institut Louis Malardé (ILM), le bureau de veille sanitaire et la direction de la santé recueillent les données envoyées par les structures et les professionnels de santé en Polynésie dans le cadre du réseau de surveillance épidémiologique des intoxications par biotoxines marines.

En 2016, selon ce même rapport, 478 cas avaient été enregistrés. Pour les services du Pays, cette diminution « s’explique en partie par une baisse de fréquentation des structures médicales par les personnes intoxiquées, qui préfèrent s’en remettre aux remèdes traditionnels et consultant de moins en moins pour le simple motif de ciguatéra. »

Certaines îles ont montré des taux d’incidence "préoccupants", selon les standards de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Sur les 10 îles concernées, quatre se trouvent dans l’archipel des Marquises et six dans celui des Tuamotu. Aucune donnée n’est disponible pour les Gambier.

Le rapport indique que cette augmentation aux Marquises s’explique par deux épisodes d’intoxication collective. Dans les deux cas, une dizaine de personnes était impliquée après avoir consommé des poissons pêchés dans la baie de Hatiheu et au sud de Tahuata.
D’après les cas d’intoxication rapportés en 2017, les poissons-perroquets, les lutjans, les loches et les mérous sont les familles le plus concernés.

Les zones les plus touchéesLes espèces exposées selon leur localisation

Des zones sont connues pour être très fortement contaminées et où il est totalement déconseillé de pêcher : Nord du lagon de Fakarava

Les symptômes :

La ciguatéra est marquée par un nombre impressionnant de symptômes puisque près de 150 signes ont été décrits. On a l’habitude de les classer en quatre catégories :

  • Les signes digestifs sont les premiers à apparaître, quelques heures après le repas contaminant. Ils sont aussi les premiers à disparaître. Il s’agit de vomissements et de diarrhées qui peuvent aboutir à une déshydratation.
  • Les signes cardiaques apparaissent rapidement et font toute la gravité de la ciguatéra : ralentissement de la fréquence cardiaque parfois très important, et baisse de la tension artérielle. Ces signes disparaissent également relativement rapidement.
  • Les signes neurologiques apparaissent, le plus souvent, après quelques jours : fourmillements dans les membres, engourdissements, décharges électriques, sensations de brûlure. Il peut exister une « inversion de la sensation chaud-froid ». Le contact du froid, comme une douche froide, déclenchera une sensation de brûlure. Le malade peut aussi avoir l’impression que l’eau plate qu’il boit est gazeuse.
  • Les autres symptômes sont les démangeaisons intenses qui ont valu à cette maladie le nom de « gratte » en et les douleurs articulaires et musculaires qui sont fréquentes.

Traitements :

Les populations locales possèdent également leurs traitements traditionnels. De nombreuses plantes sont utilisées, certaines le sont dans des régions pourtant très éloignées et ont fait l’objet d’études pharmacologiques montrant en effet une action bénéfique comme Argusia argentea ou faux-tabac.

Après une intoxication :

il est conseillé d'éviter les repas à base de poisson (même ceux réputés non toxiques comme les poissons du large) ou de fruits de mer, ainsi que les boissons alcoolisées pendant trois à six mois. Sinon, on s’expose à la persistance ou la rechute des paresthésies, dysesthésies et prurit notamment. Il convient d'éviter de façon moins stricte les aliments riches en protéines animales (viandes, œufs) et végétales (céréales, légumineuses). Il est cependant illusoire d'interdire totalement la consommation de poissons dans des régions où il constitue la base de l'alimentation quotidienne et quelquefois la quasi-totalité des apports protéiques des populations.

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