Pourquoi adhérer à l'AVP en 2019 ?

Créer du lien au sein de l’association et nous connaître un peu mieux. Parce qu’une association c’est avant tout créer des occasions de se rencontrer, d’échanger, nous avons décidé de déclencher ces occasions afin que tous les adhérents puissent avoir un vrai rôle participatif, que chacun puisse...

Comment adhérer à l'Association ?
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Actualités

Les navigateurs de Hiva Oa parfaitement organisés et respectueux des règles de sécurité

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Hiva Oa

Les plaisanciers de Hiva Oa aux Marquises nous indiquent s'être organisés, en partenariat étroit avec les autorités de l'île, pour mettre en place et appliquer strictement des règles de prévention, dès l'origine du confinement et du couvre feu liés à la crise du coronavirus.
Dans un courrier signé "les navigateurs de la baie de Tahauku" les navigateurs de Hiva Oa indiquent :
"Les plaisanciers de la baie de Tahauku à Hiva Oa se sont organisés depuis le premier jour du confinement pour lutter avec la population et les autorités locales contre l’épidémie mondiale du Corona virus.Conscients de la dangerosité que représenterait une épidémie de COVID-19 pour ces îles éloignées de Tahiti,  les voiliers en confinement ont mis en place avec les autorités locales , le PCS et le centre de soins de Atuona des mesures pour éviter d’être une charge médicale supplémentaire pour l’ile de Hiva Oa.Deux médecins, un dentiste et une pharmacienne, tous bénévoles, ont spontanément offert leur aide pour renforcer en cas de besoin l’équipe médicale de Atuona. Ils dispensent avec l’accord des médecins locaux les premiers conseils et soins à la communauté nautique confinée sur leurs bateaux, dans la mesure de leurs moyens, afin de ne pas encombrer le dispensaire.

Par ailleurs, d’autres compétences ont été mises à la disposition des habitants et des voiliers dans des domaines aussi variés que; l’informatique, l’électronique, la mécanique, communication, et même la coiffure.
Comprenant les craintes de la population concernant la propagation du virus, les plaisanciers respectent scrupuleusement le confinement et le couvre-feu imposés par les autorités polynésiennes, n’hésitant pas à aller au-delà des contraintes préconisées, car ils ont à coeur de rassurer les habitants de Hiva Oa qui les ont accueillis.

Les autorités locales, les gendarmes, les bénévoles du Sémaphore et du PCS gèrent avec beaucoup d’efficacité et toujours en concertation étroite avec les voiliers, cette crise sans précédent et ont organisé le mouillage de façon exemplaire.

Une entraide bienveillante entre les navires et les autorités s’est installée dans le plus strict respect des uns et des autres et la protection de tous.

Le ravitaillement des plaisanciers qui ne sont pas autorisés à se rendre à terre pour le moment est fait par livraison au quai et sans contact direct, ceux-ci deux fois par semaine et de l’eau filtrée est également mise à notre disposition, un réseau Wi-Fi, base vitesse a été mis en place dans la baie pour que la majorité des voiliers puissent avoir accès à Internet.
Le contact est permanent entre la communauté nautique, le Sémaphore et les gendarmes par VHF canal 16 ou par téléphone, pour ceux qui avons un portable!

Un groupe de discussion a été créé entre tous les voiliers, en anglais et en français et diffuse tous les matins à 8h sur le canal VHF les informations concernant l’organisation du quotidien des confinés et relayant les instructions des autorités. Un agenda, très bien détaillé est en place chaque matin.

De cette façon nous pouvons gérer les priorités, l’entraide entre tous et diffuser la météo locale chaque jour. Cette  gestion intelligente permet l’acceptation de ces mesures exceptionnelles et concoure à l’efficacité du confinement et à la réussite du combat que nous menons tous ensemble contre le Corona virus à Hiva Oa et dans tous les mouillages de Polynésie".

https://la1ere.francetvinfo.fr/polynesie/marquises/hiva-oa/les-navigateurs-de-hiva-oa-parfaitement-organises-et-respectueux-des-regles-de-securite-819516.html

La communauté nautique est mobilisée à Taiohae

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La communauté des voiliers de la baie de Taiohae à Nuku Hiva, a décidé de se mobiliser en faveur de la population et des autorités en ces temps difficiles

"La population peut compter sur toutes les bonnes volontés de la communauté nautique présente dans la baie de Taiohae", expliquent les plaisanciers.
« La population peut compter sur toutes les bonnes volontés de la communauté nautique présente dans la baie de Taiohae », expliquent les plaisanciers. (©Ti’Amara’a)

 

Les plaisanciers présents dans les îles des Marquises, en particulier la communauté des voiliers de la baie de Taiohae à Nuku Hiva, sont solidaires et ont décidé de se mobiliser en faveur de la population et des autorités en ces temps difficiles.

« Face à l’accueil exemplaire qui nous est réservé, notre devoir est d’appliquer scrupuleusement les règles de confinement et de couvre–feu. Tous les matins, par radio, les équipages sont connectés pour suivre et partager les derniers développements venant du gouvernement, du haut-commissariat, de la direction de la santé et des autorités locales et organiser le quotidien des confinés à bord », expliquent Bernard et Sandra, à bord du catamaran Ti’Amara’a. « La logistique a ainsi été adaptée afin de limiter au maximum les déplacements à terre : regroupement de commandes, livraisons de fruits et légumes à quai… »

Les voiliers de Taiohae se sont aussi mobilisés en faveur de l’hôpital et de la mairie. Ils ont dressé une liste de compétences médicales, paramédicales et techniques disponibles à leurs bords : médecins, infirmières, chimistes spécialisés en traitement des eaux, ingénieurs (électrique, électronique, maritime), pompiers, menuisiers, chauffeurs poids lourds, traducteurs, enseignants… Des hommes et des femmes qui se rendent bénévolement disponibles pour assister les structures locales afin « de venir à bout de l’ennemi commun que représente le Covid-19 ».

La dépêche de Tahiti, le 31 mars 2020
https://actu.fr/societe/coronavirus/la-communaute-nautique-est-mobilisee-taiohae_32697349.html

 

Mouillage de Punaauia : la pression s’accentuer (MAJ)

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Il y a quelques jours, la Marina TAINA a fait distribuer un papier hâtivement photocopié des zones de mouillages, sans plus de précision. Contacté par téléphone, elle précise que son but est informatif et que les bateaux qui mouillent en dehors de ces zones s'exposent à de fortes amendes dès la fin de la saison cyclonique, le 31 mars : "Les premiers qui bougeront trouveront plus facilement des places que ceux qui s'y prendront au dernier moment." - A quel endroit ?? Pour l'instant aucune alternative n'a été proposée.

9 mars 2020 : le port autonome vient de nous confirmer qu'ils attendaient la publication de l'arrêté qui interdirait le mouillage dans le zone et supprimerait la tolérance de 24 h. Ils ne connaissent pas le délai entre la publication de l'arrêté et son application effective qui pourrait être très courte. De plus, la définition de la date de la saison cyclonique est relativement floue.

Cela fait suite à l'installation de deux nouvelles balises, non signalées sur les cartes. La balise rouge agrandit le chenal et met en infraction, du simple fait de sa présence, des bateaux qui était mouillés en dehors du chenal.

Vous trouverez ci-après le texte qui s'applique sur le domaine public maritime de Punaauia. Il ressort que le mouillage est autorisé dans les seules zones indiquées sur ce plan.

Source : http://lexpol.cloud.pf/LexpolAfficheTexte.php?texte=133536. Les plans ci après sont tels que publiés au JOPF

ARRETE n° 339 CM du 27 mars 1987 portant réglementation du mouillage des navires de plaisance dans le domaine maritime lagonaire de Pirae, Papeete, Faaa et Punaauia (circonscription du port autonome de Papeete)
(JOPF du 9 avril 1987, n° 15, p. 618)

Modifié par :

• Arrêté n° 263 CM du 7 mars 1997 ; JOPF du 20 mars 1997, n° 12, p. 570 (1)
+ Jugement TAP n° 97-148 du 14 avril 1997 ; Arrêt CAAP n° 98PA02923 du 28 mars 2000
• Arrêté n° 715 CM du 25 mai 2009 ; JOPF du 4 juin 2009, n° 23, p. 2298
• Arrêté n° 1941 CM du 24 décembre 2013 ; JOPF du 31 décembre 2013, n° 70, p. 13056
• Arrêté n° 135 CM du 16 janvier 2014 ; JOPF du 24 janvier 2014, n° 7, p. 2033 (2)

Le Président du gouvernement de la Polynésie française,

Sur le rapport du ministre de l’équipement, de l’aménagement, de l’énergie et des mines,

Vu la loi n° 84-820 du 6 septembre 1984 portant statut du territoire de la Polynésie française ;

Vu le décret n° 77-778 du 7 juillet 1977 portant règlement international pour prévenir les abordages en mer ;

Vu le décret n° 84-810 du 30 août 1984 relatif à la sauvegarde de la vie humaine en mer, à l’habitabilité à bord des navires et à la prévention de la pollution (JOPF du 11 décembre 1984) ;

Vu la délibération de l’assemblée territoriale n° 62-2 du 5 janvier 1962 portant création et organisation du port autonome de Papeete ;

Vu la délibération de l’assemblée territoriale n° 78-123 du 3 août 1978, portant réglementation en matière d’occupation du domaine public ;

Vu la délibération de l’assemblée territoriale n° 81-17 du 5 février 1981 portant règlement général de police des ports maritimes et rades de la Polynésie française ;

Vu les arrêtés n° 1291 CM et 1297 CM du 21 octobre 1986 portant réglementation du mouillage des navires de plaisance dans les lagons de Arue et de Punaauia, modifiés par l’arrêté n° 98 CM du 30 janvier 1987 ;

Vu l’avis favorable du conseil d’administration du port autonome en ses séances du 19 avril 1985 et du 30 octobre 1986 ;

Le conseil des ministres en ayant délibéré dans sa séance du 25 mars 1987,

Arrête :

Article 1er.— Le présent arrêté a pour objet de réglementer le stationnement et le mouillage des navires de plaisance dans le domaine public lagonaire de Pirae, Papeete et Punaauia (circonscription du port autonome).

Il ne s’applique pas aux navires non pontés d’une longueur inférieure à 6m et ne porte que sur le séjour des navires supérieur à une durée de 24 heures.

Le mouillage de tout navire, et pour quelque durée que ce soit, est rigoureusement interdit dans les chenaux de navigation balisés.

(inséré, Ar n° 263 CM du 7/03/1997, art. 1er) « Par ailleurs, le mouillage forain des navires de plaisance d’une longueur hors tout égale ou supérieure à vingt (20) mètres s’opère obligatoirement dans les zones P1 ou P5 définies à l’article suivant. »

Art. 2. (remplacé, Ar n° 263 CM du 7/03/1997, art. 2) — Le mouillage des navires est interdit en dehors des zones autorisées suivantes :

- Zone P0 marina Lotus (commune de Punaauia) ;
- Zone P1 marina Taina (commune de Punaauia) ;
- Zone P2 Baie de Vaitupa (commune de Faaa) ;
-Zone P3 marina aviation civile, motu Tahiri (commune de Faaa) ;
- Zone P4 rade du port de Papeete (commune de Papeete) ;
- Zone P5 quai des yachts (commune de Papeete) ;
- Zone P6 bassin de Fare Ute (commune de Papeete) ;
- Zone P7 bassin de Patutoa (commune de Papeete).
(ajouté, Ar n° 715 CM du 25/5/2009, art. 1er)
- « Zone P8 marina Taina sud (commune de Punaauia)
- Zone P9
marina Taina nord (commune de Punaauia) »
(remplacé, Ar n° 135 CM du 16/01/2014, art. 1er)
- « Zone P10 nord-ouest de Orohiti (commune de Punaauia)
- Zone P11 nord-ouest du Motu Tahiri (commune de Faa’a)
- Zone P12 nord du Motu Tahiri (commune de Faa’a)
- Zone P13 nord-est du Motu Tahiri (commune de Faa’a) »

Et tel que le tout est défini aux plans n° PA 503.1 et 503.2 en date du 12 février 1997 (remplacé, Ar n° 135 CM du 16/01/2014, art. 1er) « ainsi qu’au plan du port autonome de Papeete n° 14-1 du 9 janvier 2014 »

Art. 3.— A l’extérieur des zones susvisées, le mouillage des corps-morts est interdit, sauf pour les riverains pouvant justifier de leur habitation permanente en bordure de lagon.

A l’intérieur des zones susvisées, le stationnement des navires est autorisé, soit à titre passager sur leur ancrage, soit à titre permanent sur un corps mort.

L’autorisation de mettre en place un corps-mort est délivrée par le capitaine du port pour la zone allant de la pointe Arahiri à la passe de Taapuna.

L’autorisation de stationner est toujours donnée à titre précaire et révocable à tout moment et donne lieu au paiement d’une redevance.

Art. 4.— Stationnement des navires dans les zones autorisées

Le stationnement temporaire des navires dans les zones autorisées doit être signalé au port autonome, bureau des yachts, quai des paquebots, à Papeete, par le propriétaire du navire, dans les 24 heures suivant sa prise de mouillage, ou, au plus tard, le lundi pour le navire arrivé dans le domaine public lagonaire pendant le week-end.

Les déclarations d’arrivée et de départ seront transmises au service des ports et aux communes concernées.

Art. 5.— Tout navire étranger désirant utiliser un mouillage en zone autorisée doit préalablement se présenter aux autorités portuaires du port de Papeete pour y effectuer ses formalités d’arrivée (immigration, douane, port).

Il devra, pour ce faire, utiliser les places à quai disponibles dans la circonscription portuaire du port de Papeete qui lui seront désignées à cet effet.

Art. 6.— Hygiène et prévention de la pollution

En aucun cas, les navires ne pourront rejeter au lagon leurs ordures ménagères et déchets de toutes sortes et les eaux mazouteuses ou chargées de produits toxiques. Le rejet des eaux usées fera l’objet d’une réglementation ultérieure.

Art. 7.— Procès-verbaux

Les infractions au présent arrêté seront constatées et feront l’objet de procès verbaux dressés par :

1°) la gendarmerie maritime ;
2°) la gendarmerie nationale ;
3°) les officiers de port et les agents assermentés du port autonome et du service des ports ;
4°) les agents assermentés des communes concernées et reconnus par le port autonome de Papeete.

Ces procès-verbaux sont transmis au procureur de la République.

Art. 8.— Sanctions

Les infractions aux dispositions du présent arrêtés sont passibles des peines prévues pour les contraventions de 4e classe.

Art. 9.— Compétence

Pour permettre l’application de la présente réglementation, la gestion de tout le domaine public lagonaire de Faaa et Punaauia, jusqu’à la passe de Taapuna, est confiée au port autonome de Papeete.

Art. 10.— Le ministre de l’équipement, de l’aménagement, de l’énergie et des mines est chargé de l’application du présent arrêté qui sera publié au Journal officiel.

Fait à Papeete, le 27 mars 1987.
Jacques TEUIRA.

Par le Président du gouvernement :
Le ministre de l’équipement, de l’aménagement,
de l’énergie et des mines,
Gaston TONG SANG.

_______________________________

(1) Arrêté n° 263 CM du 7 mars 1997 :

Art. 3.— les dispositions prévues ci-dessus1 prennent effet le 1er avril 1997.

1 (à l’article 2 du présent arrêté)

(2) Arrêté n° 135 CM du 16 janvier 2014 : (annexe présente dans cet arrêté sans notifier sa présence dans le texte d’origine qu’il modifie)

Expulsion prochaine des voiliers du mouillage d’Outumaoro

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Communiqué de presse de l'Association des Voiliers en Polynésie après la réunion d'information du 29 octobre au Parc Vairai à Outumaoro

Communiqué de presse

Papeete, le 03 novembre 2019

Lors d'une conférence tenue mardi 29 octobre au parc Vairai, le Ministre du logement et de l'aménagement du territoire Jean-Christophe Bouissou a annoncé l'expulsion prochaine en pleine saison cyclonique des voiliers du mouillage d'Outumaoro, commune de Punaauia.

 

L'Association des Voiliers en Polynésie (AVP) salue les efforts de concertation du ministre et la volonté de dialogue du gouvernement, des mairies et des services administratifs présents.

L’AVP entend la volonté ministérielle d’un déplacement des voiliers présents au mouillage d'Outumaoro. Cependant, ceci ne peut se faire sans qu’une solution de repli réaliste et viable soit proposée aux voiliers concernés.

À notre connaissance, la zone de mouillage est utilisée par des usagers très divers :

  • Elle est indispensable pour un usage temporaire : nombre de voiliers sont là pour des raisons techniques, pour quelques jours ou quelques semaines. Cet usage     devrait être préservé et sécurisé par des corps morts pour des voiliers de passage.
  • Des voiliers ont choisi cet emplacement pour y faire une escale au long, parfois très long cours. Des familles vivent là, des enfants sont scolarisés, des gens travaillent. Il faut tenir compte des ces réalités sociales et nous avons entendu que les responsables présents y étaient sensibles.
  • Compte tenu du manque de places en marina et sur les corps morts, quelques bateaux sont en attente de trouver une meilleure solution. Il n’est jamais plaisant de laisser son bateau à l’ancre longtemps sans surveillance, pendant la saison cyclonique. C’est une situation que tout plaisancier responsable cherchera à éviter. Quelques bateaux sont trop gros pour les corps morts (qui ne sont pas calibrés pour résister à des tonnages importants) ou au contraire, trop petits pour rapporter assez d’argent (les corps morts sont facturés suivant la taille des bateaux).
  • Enfin, des bateaux en très mauvais état y ont trouvé refuge. Les épaves sont un problème pour tous et le Pays doit se doter d’un appareil législatif et d’une filière de déconstruction afin de libérer des places pour des voiliers qui naviguent, éviter la désastreuse image de leur abandon, limiter le danger pour la navigation et la pollution potentielle que représenterait leur naufrage. Nous savons que le gouvernement et les acteurs de l’économie bleue y travaillent.

L’AVP propose au Ministre, à ses conseillers et ses services, un étude dans le but de mieux connaître les voiliers réellement présents sur les lieux, en faisant une liste des situations et des attentes actuelles de chacun des usagers. Elle permettra de faciliter la relocalisation des voiliers au mieux des situations.

Le Ministre annonce qu’il ne pourra pas offrir une zone de surface similaire autour de l'agglomération urbaine de Papeete, que ce soit à Vaitupa ou le long de la piste de l'aéroport de Faa’a. Seulement 60 % des voiliers trouveront une place. Il doit être possible de proposer une surface similaire autour de l'agglomération urbaine de Papeete, où tous les voiliers de Outamaoro trouveront une place, bien que moins pratique. La Polynésie n’a pas encore pris toute la mesure de l’affluence qu’a créée l’exonération des droits et taxes à l’importation portée à 36 mois et a pris un retard sur les infrastructures que nécessitent l’ambition de développer une filière touristique de la plaisance.

Dans son intervention, le Ministre a rappelé sa volonté de réelle concertation, s'opposant ainsi aux anciennes pratiques. Hors de toute polémique, l'AVP souhaite obtenir un rendez-vous auprès du Ministre pour étudier techniquement des solutions pragmatiques à des problèmes qui concernent tous les usagers de l’espace public maritime.

Mais plus largement, l’Association des Voiliers en Polynésie alerte le gouvernement sur la nécessité de faire participer la population de Tahiti et de îles à l’intégration des voiliers et du tourisme nautique. La stigmatisation actuelle ne mènera à rien de souhaitable. Toutes les études montrent que la voile est l'un des modes de vie touristique les plus écologiques et que la qualité des eaux de baignade du lagon de Punaauia s'est améliorée régulièrement pendant que le nombre de voiliers augmentait.

Stéphane Renard, le coordinateur du Cluster Maritime de Polynésie française, a présenté il y a quelques jours les chiffres du tourisme nautique :

Le tourisme nautique est indéniablement un vecteur de croissance. Dans son article Tourisme nautique et maritime en Polynésie: crucial pour le développement économique, il écrivait en juin 2017, il y a deux ans et demi déjà : « Néanmoins, la croissance de ces segments ne peut être envisagée sans une nouvelle phase de réflexion et de structuration majeure, au regard des difficultés opérationnelles, de l’acceptation sociale, ou de la préservation de l’environnement que des flux supplémentaires ne manqueraient pas de poser. »

Les voiliers sont tout à fait prêts à consentir à bien des efforts pour préserver l’environnement qui leur est cher. Ils sont très conscients, peut-être plus que les gens qui habitent sur terre, de leur impact sur la nature. Leur mode de vie est souvent sobre, exigeant et les gens qui voyagent sont souvent ouvert aux autres, curieux de rencontrer d’autres cultures. C’est dans cet esprit que l’Association des Voiliers en Polynésie s’est dotée d’une charte de bonne conduite du plaisancier en Polynésie. Elle promeut des règles et des usages pour que le” vivre ensemble” ne soit pas simplement un vain mot mais un mode de vie partagé par tous.

Puces Nautiques Marina Taina 6/10/2019 : 6h30-11h00

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Les 4èmes Puces Nautiques 2019 se tiendront à Taina devant la Casa Bianca.

Nouveauté cette année : Une animation déclenchement de radeau de survie dans la marina Taina.
Le JRCC viendra assurer une information sur la sécurité, donnera des conseils sur les bons gestes.
N'oubliez pas votre costume de bain si vous souhaitez faire un essai pour retourner le radeau et monter à bord.

Les réservations pour tenir un stand se font auprès de Régine au 87 72 80 71.

 

Bora Bora : un corps-mort lâche

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L'association des voiliers en Polynésie suit avec attention l'accident survenu au voilier "Archer" à Bora Bora le 2 juillet 2019.

D'après le propriétaire, le corps-mort s'est rompu. On lui avait assuré que le corps-mort était neuf ce qui n'a pas l'air d'être la cas !

M. Seth Hynes (américain qui avait quitté Boston il y a 9 mois avec sa femme et leurs filles) et qui, en arrivant à Bora Bora, a pris un corps-mort devant le Yacht Club en s'acquittant de la redevance réclamé par le gestionnaire de la zone. En revenant de dîner du Bloody Mary, leur bateau avait disparu.

Le corps-mort s'est rompu et le bateau est parti à la dérive jusqu'à rencontrer un bungalow de l'hôtel Pearl Beach de Bora à qui il a occasionné des dégâts.

Le catamaran, un OUTREMER dernière génération a subit de graves dommages et le contact répété contre le

bungalow a ouvert un trou béant de plus d'un mètre au niveau du pont et du liston.

Le gestionaire des bouées se serait déchargé de toute responsabilité en invoquant le fait que le plaisancier aurait dû être à bord pendant l'incident car il y avait du vent fort...

 

Le CATAMARAN ARCHEY est endommagé à Bora Bora

Séjours gâchés pour une famille américaine qui avait prévu de passer 4 jours de rêve.Des le 1er jour juste de constater les dégâts...D'après le propriétaire c'est la corde du mouillage qui est vétusteheureusement pas de victime mais des dégâts au niveau du catamaranet aussi de 2 bungalows appartenant à un hotel. La femme et ses 3 enfants seront pris en charge par un couple de Bora Bora, le catamaran est actuellement au quai de Farepiti.....Stranded stays for an American family who had planned to spend 4 dream days.From the first day just to see the damage that could exceed 40 million peaceful.According to the owner, it is the mooring rope that is obsoletefortunately no casualties but damage to the catamaranand also 2 bungalows belonging to a hotel. The woman and her 3 children will be cared for by a couple of Bora Bora

Posted by BORA BORA PARAU API-News. on Wednesday, July 3, 2019

On peut suivre les aventures de la famille sur facebook : https://www.facebook.com/the.sailing.family.voyage

Il nous semble que la responsabilité des communes et des délégataires de l'espace public est engagée lorsqu'on oblige les plaisanciers à utiliser des infrastructures dont la sécurité laisse à désirer.
Il semblerait que c'est également l'avis de l'assureur du catamaran qui devrait se retourner naturellement contre le gestionnaire des bouées.
Les corps-morts doivent être révisés et correctement dimensionnés pour résister à des coups de mara'amu, loin d'être exceptionnels pendant la saison touristique.

Le gestionnaire doit donc naturellement engager sa responsabilité à partir du moment où il fait payer le séjour sur ses bouées et doit évidemment être assuré pour tous les dommages qui surviendraient en cas de rupture d'un corps mort.

Cet incident doit définitivement faire jurisprudence auprès de tous ceux qui pensent qu'il suffit de contraindre les voiliers à se mettre sur un parc de corps morts pour réaliser une excellente opération financière...

Nous nous interrogeons, d'autre part, sur les conditions d'attribution du marché par la commune : pas d'appel d'offre à notre connaissance et aucune des conditions de gestion des mouillages parues sur le journal officiel respectée (affichage des tarifs , assurance, etc.).

Affaire à suivre donc de très près ! Ce que nous allons faire et ne manquerons pas de vous tenir au courant.

Réponses à l’enquête d’utilité publique (version courte)

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Voici les arguments développés lors d'une réunion de travail le mardi 12 mars 2019 à partir de 18H00 dans la salle du Yacht Club de Tahiti à Arue [Plan] en réponse à l'enquête d'utilité publique sur le projet de modification du PGEM de Moorea. Ces arguments sont repris et complétés et détaillés sur le document : Réponses à l’enquête d'utilité publique (version longue)

Arguments des Voiliers

en réponse à l’enquête d'Utilité Publique sur le Plan de Gestion de l’Espace Maritime de Moorea

Sources : Le texte complet de l'enquête PGEM | Carte Pêche | Carte Activités | Carte Espaces | Plan | Le PGEM actuel

Tronc commun

SÉCURITÉ

  • La notion d'Abri Côtier disparaît avec une application stricte du PGEM
  • Information préalable impossible. Un voilier met au mieux quelques heures (sinon plusieurs jours) pour atteindre un mouillage. Doit-il se mettre en danger lorsqu'il constate qu'il n'y a plus de place (retourner à Tahiti de nuit, avec un équipage fatigué...) ?
  • Les mouillages dans plus de 15 m. d'eau sont des mouillages dangereux et impraticables pour des voiliers
  • Les zones de mouillage libre sur fond de sable sont indispensables et doivent être autorisés
  • Déséquilibre des zones est / nord (13 mouillages vs 60 mouillages) qui désavantage l'accès depuis Tahiti

LÉGISLATIF

  • Absence des voiliers (dont certains vivent dans le lagon) au processus de révision du PGEM
  • Le processus de révision des quota est inique : ne vise que les voiliers, aucune autre activité. Les voiliers n'ont même pas de voix délibérative, au mieux une voix consultative dans la commission de révision
  • Nous voudrions pouvoir identifier une autorité compétente unique et non plusieurs délégataires
  • Les mentions "navires de plaisance [...] à des fins non commerciales" mettent en danger l'activité de charter et suppose une distinction entre les navires

PROPOSITIONS

  • Nous ne sommes pas hostile au paiement s'il est proportionnel au service et négocié pour l'ensemble des mouillages de Polynésie française ou au moins par zones de navigation et non par corps-mort ce qui rend sa collecte irréaliste.
  • Aucune mention d'accès à la terre (des pontons aménagés) dans le PGEM ce qui est pourtant indispensable pour organiser un mouillage et source de difficultés potentielles avec les habitants à terre
  • Nous voudrions que soit rédigé et mise en place une charte de bonne conduite afin qu'elle soit connue et respectée de tous

Autres remarques

Il me semble important de mettre en avant dans nos arguments le fait, que nous voulons être associés réellement à l'élaboration de ce PGEM, que nous ne voulons pas seulement contester tout en bloc mais être des parties prenantes dans les discussions au même titre que les pêcheurs et les autres utilisateurs du lagon.

Imposer des mouillages dans des zones de 25 à 30m de fond prouve la non consultation des plaisanciers par son côté irréaliste.

Il y a une volonté de la mairie de mettre de côté le seul tourisme qui a un bilan carbone acceptable. En effet, se déplacer au gré du vent n’est pas (trop) polluant alors que les autres touristes prennent l’avion ou les navettes rapides. Les autres activités lagonaires sont elles aussi très carbonées, on pense notamment au jet ski...

observations en version pdf

Et pour les plus motivés:

Liste exhaustive ( ou presque) d'observations 

Une liste beaucoup plus détaillée d'observations susceptibles d'être retranscrites dans le registre d'enquête publique, et complétant le tronc commun ci-dessus, vous est proposée ici : https://voiliers.asso.pf/2019/04/06/reponses-a-lenquete-dutilite-publique-version-longue/

Réponses à l’enquête d’utilité publique (version longue)

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A link to a human translation in english

PGEM Moorea 2019

Liste d’observations à retranscrire dans le registre d’enquête publique

Le tableau ci-dessous récapitule un ensemble d’observations susceptibles d’être transmises au commissaire-enquêteur pour inscription dans le registre d’observations du public pour le projet de révision du PGEM de Moorea.

Il comprend 3 parties :

  • d’abord, les observations concernant essentiellement la plaisance,
  • puis les observations ayant trait au déroulement de l’enquête elle-même (horaires d’accès au registre d’observations, incomplétude du dossier soumis à enquête, etc) ;
  • et enfin des observations sur le contenu du dossier, qui ne concernent pas directement la plaisance .

Il n’est pas nécessaire que vous repreniez toutes les observations : il vous suffit d’en sélectionner quelques unes, qui vous paraissent les plus pertinentes à votre point de vue.

Il n’est pas nécessaire non plus de les recopier in extenso : une version abrégée, mais compréhensible est bien suffisante.

Vous pouvez bien sûr ajouter d’autres éléments qui ne figurent pas dans le tableau : dans ce cas, évitez totalement les attaques personnelles ou contre les habitants de Moorea, ainsi que contre les autres activités lagonaires.

Vous pouvez les mettre directement par écrit sur le registre de l’enquêteur : dans ce cas, il vous faudra vous déplacer aux jours et heures prévues pour cela (à Papeete par exemple, c’est les 15 et 16 avril, au service de l’Urbanisme ; à Moorea, c’est entre le 17 et le 27 avril, dans les différentes mairies).

Vous pouvez également les adresser directement par courrier au commissaire-enquêteur à l’adresse suivante :

M. Gaspard PONIA

Ccommissaire-enquêteur PGEM Moorea

Service de l’urbanisme, bat. A1

11, rue du commandant Destremau

BP 866 Papeete 98713 Tahiti

Vous pouvez enfin les remettre à l’AVP, par courrier (BP 3691, 98713 Papeete) ou à un membre du Bureau, qui les remettra elle-même au commissaire-enquêteur lors d’une entrevue avec lui.

Il est IMPORTANT d’avoir un maximum de participations individuelles : l’effet de masse et de mobilisation, de connaissance des imperfections du dossier, de propositions, … sont les plus sûres chances de faire bouger les choses dans un sens favorable et d’obtenir une concertation de dernière minute.

Texte incriminé

Observations

Observations spécifiques plaisance

Annexe 2 : Quotas de mouillages :

Il n’est fourni aucune justification quant à la méthode de détermination des chiffres des quotas de mouillages. Il n’est fourni aucune étude scientifique déterminant ces chiffres. Aucune association reconnue de plaisanciers n’a été associée à la détermination de ces chiffres.

Ils sont donc arbitraires ou plus probablement de la seule volonté déclarée de l’équipe municipale.

Les justifications, méthodes et études doivent, s'ils existent, être rendus publics.

Article 50-II-1° : Mouillages dangereux en milieu des deux baies :

Ces mouillages s’effectueraient par 30 à 40 mètres de profondeur, sur un fond de tenue médiocre.

C’est totalement ignorer comment il faut ancrer un bateau et bien la preuve que les plaisanciers n’ont pas été consultés : les bonnes pratiques de mouillage sont les suivantes :

- beau temps, bon fond, une personne à bord : 3 fois la hauteur d’eau

- idem, équipage à terre : 5 fois la hauteur d’eau

- mauvais temps : 7 fois la hauteur d’eau

Les voiliers embarquent 30 à 80 mètres de chaîne en moyenne (limitation due au poids), soit une capacité de mouillage sécuritaire par 15 m de profondeur environ.

Les mouillages en milieu des deux baies de Cook et d’Oponohu sont donc impossibles, sauf aux très grosses unités (25 m ou plus) ou dans des calmes plats totaux. Une obligation de les utiliser relèverait de la mise en danger de la vie d’autrui …

Les mouillages doivent choisis dans d’autres zones moins profondes.

Annexe 2 Répartition nord-sud des mouillages (60/13):

La grande majorité des activités lagonaires se situe au nord de Moorea.

Et la majorités des zones de mouillage imposées se situent aussi au nord de Moorea…

Pourquoi le PGEM n’équilibre pas les quotas de mouillages nord et sud ?

De plus, la répartition actuelle défavorise les voiliers venant de Tahiti, où se trouvent la plupart des voiliers locaux.

Information préalable sur l’occupation des mouillages :

Rien n’est prévu par le PGEM quant à l’information préalable des plaisanciers sur l’occupation réelle des mouillages.

Comment les voiliers sauront-ils que le(s) mouillage(s) envisagé(s) est(sont) déjà complet(s) ?

Impossibilité pratique du respect et du contrôle de ces quotas :

- des voiliers arrivant à la tombée de la nuit mouilleront là même si le quota est déjà atteint

- un éventuel contrôleur sera dans l’impossibilité de déterminer quels bateaux sont arrivés en derniers, en cas d’infraction au quota

Discrimination générale :

La loi autorise évidemment des différences de règles pour des situations différentes ; encore faut-il ne pas exagérer :

- La plaisance, qui ne fait l’objet d’aucune remarque négative dans le rapport portant sur le vécu du PGEM pour la période 2004-2013 « ÉLÉMENTS POUR UN DOCUMENT D'OBJECTIFS ET ACTIONS PRIORITAIRES, Association du PGEM, 2013 » se voit appliquer des mesures drastiques, non-concertées et injustifiées.

- L’activité de pêche, dont le préambule du texte du PGEM indique explicitement que le lagon est en état de sur-pêche, se voit après 5 années de concertation simplement imposée de mettre en place un comité chargé de proposer des mesures, et ce sans la moindre indication de délai.

Cette différence de traitement n’est pas acceptable.

A minima, la plaisance demande à être traitée comme l’activité de pêche, avec la mise en place d’un comité chargé de faire des propositions réalistes en termes de quotas, de charte de bonne conduite, d'équipements, dans un délai de quelques mois.

Article 50-1, alinéa 2 : Révision systématique des quotas tous les ans :

Cette mesure spécifique à la plaisance est manifestement discriminatoire : les autres activités lagonaires ne sont pas astreintes à cette exigence, et ce sans aucune justification apportée. Ceci, ajouté à la volonté déclarée publiquement de la municipalité de supprimer les voiliers du lagon, démontre le manque d’impartialité qui a prévalu à la rédaction du texte du PGEM.

Cette mesure doit être supprimée.

Préambule, avant-avant dernier alinéa : Concertation (absence de) :

« Afin de garantir une révision basée sur la concertation efficiente, la Commune (avec l’aide des projets RESCUE et INTEGRE) a défini une méthodologie pour identifier les cibles et les acteurs de cette révision ». Manifestement, cette méthodologie (pour laquelle aucune information pratique n’est donnée) a été un échec, car elle n’a pas permis de repérer l’AVP (seule association de représentation des plaisanciers de Polynésie française depuis 1981), ni d'ailleurs le Yacht Club de Tahiti ou la fédération tahitienne de voile, impactés eux aussi par le PGEM.

On peut en conclure que les mesures concernant les plaisanciers ont été « étudiées » sans eux : la concertation sur ce plan n’a donc pas été efficiente, voire inexistante.

La municipalité a accepté de participer enfin à une réunion d'information informelle organisée par l'AVP le 16 juin 2017, le rapport de final du PGEM est daté du 22 juin 2017.

L’AVP demande à être associé à la révision du PGEM.

Politique du tourisme :

L’avis favorable sous réserves de la mairie de Moorea-Maiao a été émis le 13 septembre 2018 : selon la presse, le maire y expose une position totalement opposée à la présence de voiliers dans le lagon de Moorea.

La politique déclarée du Gouvernement [« Objectif n° 2 : développer les activités nautiques et de croisière (actions n°29 et 30). De même, les segments du tourisme nautique (plaisance, charter, yachting et croisière), malgré un développement notable ces 5 dernières années, disposent encore d’un potentiel de croissance très important.... (DEBAT D’ORIENTATION BUDGETAIRE PREALABLE AU VOTE DU BUDGET PRIMITIF POUR L’EXERCICE 2018, RAPPORT DU GOUVERNEMENT, 11 octobre 2017) est d’augmenter encore la présence de voiliers dans les eaux polynésienne. Les Iles du Vent (donc nécessairement Tahiti et Moorea) vont donc voir encore plus de voiliers si les souhaits du Gouvernement se réalisent.

Comment est-il prévu par le PGEM de faire coïncider ces deux positions manifestement irréconciliables ?

Mouillages forains :

La version 2004 du PGEM autorisait le mouillage forain sur fonds de sable, à juste titre puisqu’il est partout reconnu que les ancres ne font pas de dégâts sur les fonds de sable. Cette possibilité n'existe plus dans cette version du PGEM révisée, sans qu'il n'y ait une seule justification étayée de cette décision.

Cette possibilité de mouillage forain, dans des zones raisonnables, doit être rétablie.

Accès à terre :

De même que le PGEM prévoit à juste titre de préserver les accès à la mer, il faut également qu’il prévoit des accès à la terre dans les zones de mouillage : pour des raisons de sécurité (approche des annexes motorisées à proximité des éventuelles zones de baignade), pour des raisons simplement économiques (accès des équipages aux magasins, bars et restaurants, prestataires touristiques terrestres, services payants terrestres (poubelles, eau, sanitaires, …).

Ceci doit être inclus dans le texte du PGEM.

Article 6-I-A Membres du comité permanent :

Alors que la plaisance fait l’objet de plusieurs pages à elle seule dans le texte du PGEM, elle n’a pas droit à un seul représentant avec voix délibérative :

Les plaisanciers demandent d’avoir un représentant au comité permanent, avec voix délibérative.

Article 50-I, alinéa 4 Redevance :

Les plaisanciers ne sont pas opposés au principe d’une redevance. Ils demandent simplement à être associés réellement lors de l’établissement de ses modalités, que ce soit sur une base locale (en fonction des prestations fournies), ou sur une base globale (permis de circuler …).

Article 49, 1° alinéa : Discrimination plaisance commerciale / plaisance amateur :

« Ces zones visent à organiser et gérer durablement les navires de plaisance à usage personnel, à savoir pour le loisir ou le sport et à des fins non commerciales ... ».

Compte tenu de l’imprécision de la rédaction, deux lectures peuvent en être faites :

- la plaisance commerciale (charters, locations AirBNB, etc) ne peut pas utiliser les zones organisées, et est de facto totalement exclue du lagon de Moorea puisqu’il n’y a aucun article traitant de son cas dans le reste du texte du PGEM ;

- la plaisance commerciale est libre de toutes contraintes, les limitations fixées dans le texte ne s’appliquant qu’à la plaisance amateur. De facto, les charters et autres AirBNB peuvent mouiller partout (ou presque) sur fonds de sable sans limitation de durée.

Il n’est donc pas possible de lire : la plaisance commerciale a les même contraintes que la plaisance amateur. Cette discrimination est contestable, ces deux formes de plaisance générant les mêmes problèmes vis-à-vis du lagon dans le cadre de ce PGEM ...

Procédure d’enquête publique

Arrêté ministériel 558 MLA du 21 janvier 2019

Accès au registre des observations :

Le registre d’observations n’est pas disponible au public en permanence, mais uniquement lors des rares et courtes présences physiques du commissaire-enquêteur dans chaque lieu.

Ceci est totalement inhabituel dans les enquêtes publiques. C’est contraire à une bonne participation du public à l’enquête.

Quelle sont les raisons ayant empêché la mise à disposition permanente du registre ?

Arrêté ministériel 558 MLA du 21 janvier 2019

Dématérialisation de l’enquête publique :

Alors que le Gouvernement veut une administration plus efficace et plus proche des citoyens, via l’utilisation d’Internet, l’enquête publique du PGEM de Moorea n’est pas disponible sur Internet, alors qu’il existe des outils « clés en main » pour ce faire.

Pour quelles raisons cette possibilité permettant un accès simple, complet et permanent au dossier et au registre, n’est-elle pas mise en œuvre, la législation ne semblant pas s’y opposer ?

Arrêté ministériel 558 MLA du 21 janvier 2019

et

article 1

Le dossier d’enquête publique n’est pas complet :

L’arrêté 558 MLA du 21/1/2019, article 2, indique la composition du dossier : « pièce n° 1, rapport de présentation (…) ». Le rapport de présentation, à son article 1, parle de cinq cartes pour définir entièrement le PGEM : il manque donc « la carte des vocations générales qui fixe les grandes orientations de l’espace lagonaire ». L’absence de cette carte ne permet pas au citoyen de juger si les 4 cartes fournies sont en accord avec la carte manquante.

Pourquoi avoir omis de joindre cette carte au dossier d’enquête ?

Le dossier d’enquête publique n’est pas complet :

L’avis favorable sous réserves de la mairie de Moorea-Maiao a été émis le 13 septembre 2018 : il devrait déjà figurer dans le dossier d’enquête (et/ou le registre) et être consultable par les citoyens: ce n’était toujours pas le cas à la date du (aujourd’hui). Il n’est également pas disponible via Internet.

Quelles sont les raisons juridiques (ou non) ayant empêché l’insertion de ce document, extrêmement important pour l’information complète du public sur l’avenir de certaines activités lagonaires susceptibles d’être remises en cause dès la publication finale du PGEM, dans le dossier d’enquête publique ?

Annexe 1

Le dossier d’enquête publique n’est pas complet :

L’annexe 1 renvoie à de nombreux documents via des « hyperliens », qui ne sont évidemment pas actifs dans un document … « papier ». Le dossier présenté à enquête publique devrait donc contenir également ces documents, dont la consultation a semblé suffisamment importante au rédacteur du dossier de présentation du PGEM pour qu’il prenne la peine de les lier informatiquement.

Pourquoi ces documents ne sont-ils pas joints au dossier ?

Article 4

Le dossier d’enquête publique n’est pas complet :

L’article 4 indique :« Dispositions transitoires : Les autorisations administratives délivrées avant l’entrée en vigueur du présent texte et qui ne lui sont pas conformes demeurent applicables jusqu’à la date du XXX. ».

L’absence de la date du XXX, surlignée en jaune dans le document, empêche le citoyen de porter un jugement éclairé sur l’application et les conséquences éventuelles de cette disposition (il y a une différence de fond essentielle dans le sens que prendrait l’article 4 selon que l’on retiendrait la date du 31/12/2019 ou celle du 31/12/2029 (équivalente à : aucune mise en conformité ne sera exigée), par exemple ...).

Comment le citoyen peut-il émettre un avis éclairé sur le document présenté à enquête sans cette information capitale ?

Copie du dossier :

Pour quelle raison objective et juridique (autre que celle de l’habitude) n’est-il pas permis d’obtenir une copie du dossier d’enquête (en version papier complète ou en version informatique) ?

Il est par contre autorisé d’en faire une photographie, mais pas une photocopie.

Arrêté ministériel 558 MLA du 21 janvier 2019 Adresse du commissaire-enquêteur :

Alors que dans d’autres dossiers d’enquête publique en Polynésie française l’adresse précise et complète du commissaire-enquêteur figure dans l’arrêté ministériel et dans les avis diffusés par voie de presse, ici il a fallu la demander expressément par mail.

Cette omission vient s’ajouter aux autres observations ci-dessus et ne facilitent  pas l’expression des opinions des citoyens.

Dossier de présentation – Éléments non spécifiquement plaisance

Autorités compétentes :

A de multiples reprises, le terme « autorités compétentes » est utilisé dans le texte du PGEM.

Il est indispensable de faire préciser dans un alinéa à rajouter que la Commune de Moorea n’est jamais incluse dans ce terme, qui ne concernera donc que des organismes du Pays .

Article 2 Limites géographiques du PGEM :

La définition de la limite du PGEM passe de la profondeur bathymétrique de 70 m à la distance de 250 mètres de la crête récifale. Il n’est indiqué nulle part les raisons, ni conséquences de ce changement de limites.

L’information du public est là encore incomplète.

Article 2 Limites du PGEM :

La bande côtière inaliénable des 3 mètres est-elle incluse dans la zone de responsabilité du PGEM ?

Article 8 Gestionnaire futur du PGEM

Après 14 ans d’existence, et 5 ans de révision, le texte du PGEM proposé est incapable de définir le système de gestion à venir : la commune de Moorea est seulement « identifiée » comme possible gestionnaire ! Alors qu’il existe potentiellement d’autres solutions envisageables (structure privée, structure associative, organisme du Pays, …), le dossier proposé à enquête publique laisse dans le flou le plus complet cette partie essentielle à la mise en œuvre efficace du PGEM.

Pire, la solution de la commune gestionnaire « sera discutée avec le gouvernement » : quid si le gouvernement refuse ? Aucune solution de repli, aucun délai n’est indiqué.

Il est donc difficile à la population de se prononcer sur un dossier aussi lacunaire.

Le texte du PGEM est donc notoirement incomplet, et doit être repris et finalisé.

Article 7, alinéa 1 Désignation des membres du comité permanent :

« En cas de désaccord sur la nomination d’un membre, il [le maire] procède à la désignation d’un membre ». Cette rédaction permettrait au maire de désigner tout le bureau en cas de désaccords multiples …

Pourquoi ne pas laisser le Comité trancher, et non le Maire ?

Article 10 Vitesse :

Les « zones fréquentées », où la vitesse est limitée à 5 nœuds, ne sont pas définies : le mot « fréquentées » n’est pas explicité sans la moindre ambiguïté, ce qui permet toutes les interprétations, et donc l’inapplicabilité de cette règle.

Elle doit être totalement claire, c’est un problème majeur de sécurité.

Article 12 Réseaux :

La zone de protection des réseaux sous-marins (interdiction d’ancrage) n’est pas définie en mètres dans le texte du PGEM, entraînant là encore des risques pour la sécurité de ces câbles.

Cette information doit figurer explicitement dans le texte du PGEM.

Article 43, alinéa 1 Pêche :

Alors que le PGEM a un vécu de 15 ans, et une période de révision de 5 ans, il n’a pas été possible de fixer les contraintes pour l’activité « pêche » dans ce PGEM : seule la mise en place d’un comité chargé de faire des propositions dans un délai non-défini est envisagée. C’est clairement là un chèque en blanc fait à cette activité, et un encouragement à la sur-pêche dénoncée dans l’introduction du document. C’est ce que dit en d’autres mots la Chambre Territoriale des Comptes dans son rapport 2017 sur la politique environnementale du Pays : « L’expérience a montré que les PGA et PGEM, tels qu’ils sont conçus, constituent davantage des outils d’organisation de l’espace et moins de protection du milieu naturel ».

Financement du PGEM :

Le dossier présenté à enquête publique n’aborde nulle part la question du financement : le public (contribuable) n’est absolument pas informé de combien le PGEM, va coûter, ni comment il sera financé ! L’incertitude totale sur le futur gestionnaire n’améliore pas les choses.

Par exemple, l’étude RESCUE (2016, non-jointe au dossier d’enquête publique) sur des mouillages payants conclut à une très grande difficulté à simplement équilibrer les comptes de la collecte de cette éventuelle recette…

Pourquoi n’y a-t-il aucun élément de chiffrage dans le dossier de présentation soumis à enquête publique ? Les habitants de Moorea seront-ils les seuls à payer pour ce PGEM ? Le dossier d’enquête est incomplet.

Révision :

L’article 8 du PGEM 2004 a disparu (il prévoyait la possibilité d’une révision exceptionnelle, autre celle décennale )

Nous demandons son rétablissement

Article 48-III Hydravions :

« Toute nouvelle autorisation d’amerrissage et de décollage sur le lagon des aéronefs est interdite. »

Sans être spécialiste de la chose, cette formulation paraît largement entachée d’illégalité...

Les observations en pdf

Révision du PGEM de MOOREA

1 Comment

Enquête publique en cours concernant le PGEM 2019 de MOOREA.

Restriction considérable du nombre de voiliers de passage autorisés sur l'ile de Moorea.

Ce qu'il faut retenir :

-> Interdiction de mouiller hors des zones définies dans le PGEM.
-> Interdiction de dépasser les quotas alloués sur chaque zones.
-> 83 bateaux maximum autorisés sur l'ensemble de Moorea.
-> 50% de ces mouillages autorisés sur Moorea se feront en fond de baie (COOK et OPUNOHU) sur des fonds de 25 à 35m.
-> Concentration des zones de mouillages au nord de l'île, là où la densité des fonds sableux qui permettent le mouillage sans risque de détériorer la faune et la flore est le plus faible et où la concentration de habitations et activités touristiques est la plus importante.
-> 48H de séjour maximum sur un mouillage.
-> Seulement 13 voiliers seront autorisés sur la façade EST de Moorea, la seule pouvant accueillir raisonnablement les plaisanciers venant de Tahiti pour séjour maximum autorisé de 48H (Alors que Moorea compte sur cette façade : 50 plaisanciers résidents  et Tahiti compte plus de 250 plaisanciers résidents)
-> Sachant que ces mouillages sur la façade EST sont naturellement et logiquement déjà occupés la plupart du temps par les plaisanciers de la marina de Vaiare pour le week-end du fait de leur proximité.
-> Quotas des mouillages révisables annuellement de façon unilatérale par la commission.

Le commissaire enquêteur se tiendra à la disposition du public pour recevoir les observations :
- A Papeete au service de l'urbanisme (1er étage bureau 127) le lundi 15 avril et le mardi 16 avril de 8h à 12h et 13h30 à 15h30
- Mairie de Teavaro le 17 avril de 8h à 12h et 13h30 à 15h30
- Mairie de PaoPao le 18 avril de 8h à 12h et 13h30 à 15h30
- Mairie de Papetoai le 23 avril de 8h à 12h et 13h30 à 15h30
- Mairie de Haapiti le 24 avril de 8h à 12h et 13h30 à 15h30
- Mairie d'Afareitu le 25, 26 et 27 avril de 8h à 12h et 13h30 à 15h30

Vous pouvez également les adresser directement par courrier au commissaire-enquêteur à l’adresse suivante :

M. Gaspard PONIA

Commissaire-enquêteur PGEM Moorea

Service de l’urbanisme, bat. A1

11, rue du commandant Destremau

BP 866 Papeete 98713 Tahiti

 

Sources : Le texte complet du PGEM | Carte Pêche | Carte Activités | Carte Espaces | Plan

En réponse à ce texte, l'association a organisé une réunion de travail et publié des liste d'arguments et des propositions dont vous pouvez vous servir pour apporter votre contribution à l’enquête d’utilité publique :

Saisissez-vous de ces arguments et participez à l'enquête d’utilité publique !

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