Pourquoi adhérer à l'AVP en 2019 ?
Pourquoi adhérer à l'AVP en 2020 ?

Créer du lien au sein de l’association et nous connaître un peu mieux. Parce qu’une association c’est avant tout créer des occasions de se rencontrer, d’échanger, nous avons décidé de déclencher ces occasions afin que tous les adhérents puissent avoir un vrai rôle participatif, que chacun puisse...

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1 - Chez nos représentants :
TAHITI : Tahiti Yacht Accessoire à la marina Taina (Michel Baltzer)
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FAKARAVA : Fakarava Yacht Services (au village)
FAKARAVA : Pakokota Yacht Services (Pension Pakokota)
2 - Ou en ligne sur ce site
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L'Association des Voiliers en Polynésie c'est avant tout un réseau de :
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Home Posts Categorized as “Le p’tit colibri de l’AVP”

Espace de “lobbying” du p’tit colibri de l’AVP qui tente de montrer ici le travail de l’ombre de l’Association vis à vis des médias, des personnes en charge de responsabilités, …

Divergence de réglementations exprimées auprès des plaisanciers

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En ces temps de confinement, il semble que les interprétations des arrêtés ne soient pas compris de la même manière par tout le monde ... y compris de certaines autorités de Moorea. Voici nos dernières interpellations sur le sujet auprès du Cluster Maritime.

Mail du 30/08/2021

Nous avons demandé au Cluster maritime, dont nous sommes adhérents, de porter notre étonnement auprès des autorités concernant les différentes interprétations de la réglementation sur le confinement au vu de post sur les réseaux de plaisanciers internationaux sur la Polynésie qui semblent un peu décontenancés (voir ci-dessous).

Alors que les règles du confinement sont strictes et que le message semble clair : aucun mouvement de navire n'est autorisé pendant le confinement sur les îles de la société ; les autorités maritimes de Moorea demandent aux plaisanciers de quitter leurs mouillages...

 

Mail du 01/09/21

Nous avons donc contacté le Conseiller pour l’action de l’État en mer du commandement des zones maritimes Polynésie française et océan Pacifique pour signifier que la police municipale de Moorea, en charge de faire respecter le PGEM, circule donc actuellement sur les mouillages autour de Moorea pour demander aux plaisanciers de quitter leur mouillage.
Certains plaisanciers se sont fait signifier que c'était le PGEM qui prévalait sur les règles du confinement. Ce que la DPAM réfute bien évidemment, et rappelle aux plaisanciers qu'il est absolument interdit de quitter un mouillage pendant le confinement.
De plus, suite à plusieurs demandes de plaisanciers au gardien de la marina de Vaiare, celui-ci a téléphoné à la Police municipale qui lui a dit qu'il était effectivement possible de naviguer autour de Moorea !

Nous attirons donc l'attention des autorités sur le fait que leur crédibilité est directement, et de plus en plus, engagée sur ce genre de divergence et qu'il nous sera de plus en plus difficile de communiquer de façon efficace sur la réglementation.

Notre adhésion au cluster maritime nous permet de participer régulièrement à des réunions et exprimer directement aux représentants des autorités présentes les dysfonctionnement que les plaisanciers subissent. Toutes ces actions devraient finir par y voir un peu plus clair et remonter de façon efficace les problèmes que nous rencontrons afin que des solutions soient enfin évoquées.

 

RÉPONSE DU 3 SEPTEMBRE :
Le Conseiller pour l’action de l’État en mer du commandement des zones maritimes Polynésie française et océan Pacifique nous a répondu qu'il nous remerciait pour cette information et qu'elle serait exploitée (avec d'autres qui lui ont été remontées) dans le cadre des organes de coordination avec le Pays.

RÉPONSE DU 10 SEPTEMBRE par l'Administrateur des Affaires maritimes et Adjoint au Chef du service des Affaires maritimes de Polynésie :
Il nous a confirmé par mail que, Moorea se trouvant en zone de confinement, tous voiliers voulant se déplacer autour de l'île devait avoir un motif impérieux et en faire la demande auprès de la SAM PF et de la DPAM.

Épave dans la zone de délégation du Port Autonome

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Le 29 août 2021, un mail a été envoyé à des responsables du Port Autonome et des personnes du Cluster Maritime pour les contacter au sujet de l'épave échouée à proximité du récif au nord de la piste de l'aéroport de Faa'a (image ci-jointe).

Les épaves abandonnées dans les lagons sont un problème grave qui nous préoccupe au quotidien, d'autant plus qu'il entame à chaque fois un peu plus l'image des plaisanciers, sans parler des conséquences écologiques.
Le comportement de certains est inacceptable et doit être sanctionné vivement et sans attendre.
Bien souvent les instances administratives regrettent que ce soit bien long d'identifier les propriétaires. Dans ce cas précis, le voilier est immatriculé en PY et donc référencé dans les archives des affaires maritimes polynésiennes.

Une réponse a été reçue le 31 août, par le commandant du Port, d'un mail destiné à la Direction de la Marina Taina, dans lequel il était demandé de dire au propriétaire "d’activer son opération de déséchouage de son voilier avant qu’il ne sombre". Il semblerait que cette même personne avait déjà essayé, sans succès, la semaine précédente.
Affaire à suivre.

Droit de réponse à Moorea Magasine n°65 (mars 2021)

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Mail envoyé à Moorea Magasine n°65 (mars 2021)

 

Bonjour,

Je me permets de revenir sur le premier article de votre numéro 65 du Magasine de Moorea.

En tant que simple plaisancier, je m'étonne une nouvelle fois (après un article de Tahiti Infos aussi, il y a quelques semaines) qu'un petit amalgame soit toujours fait.

En effet, Vous écrivez  dans votre article que les plaisanciers ont participé à toutes les décisions concernant le PGEM.

Or, à ma connaissance, les plaisanciers ou même surtout l'Association des Voiliers de Polynésie (A.V.P.) n'ont jamais été consultés durant toutes les étapes de la Commission Locale de l'Espace Maritime sur le dossier du PGEM de Moorea.
Comme vous le signalez, à juste titre, dans l'Éditorial, la majeure partie des modifications du PGEM concerne la plaisance autour de Moorea ... des décisions prises sans demander un avis ou entamer des discussions avec les principaux intéressés.

Je me permets aussi de sourire, mais votre magasine n'y est pour rien vu que vous transcrivez les paroles du Maire de Moorea, quand je lis :

Bref, une nouvelle fois, en lisant cet article, la population ne peut que croire que les plaisanciers sont donc en accord total avec le PGEM et ses décisions extrêmement restrictives à venir pour la plaisance à Moorea, mais en Polynésie de manière générale. C'est bien dommage.

Je souhaite une très bonne et longue continuation à votre magasine, toujours intéressant à lire pour les administrés de Moorea.

Cordialement,

le petit Colibri de l'AVP

Droit de réponse à Tahiti Infos (12/03/21)

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Dans l'article "Fin de travaux pour la CLEM de Moorea" paru sur Tahiti Infos le 12 mars 2021, il était dit, dans une parenthèse pour lister les acteurs locaux, que les plaisanciers participaient aux réunions de la CLEM !

Je leur ai donc écrit un mail pour signaler cette fausse information. Je n'ai pas eu de réponse de leur part mais lorsque ma femme a voulu lire l'article, 3 jours plus tard, elle m'a pris pour un fou et un menteur ! J'ai retrouvé le mail avec l'extrait copié-collé et ai donc pu comprendre que Tahiti Infos avait supprimé la fameuse parenthèse.
Comme quoi ...

Depuis, j'ai perdu ce mail, mais surtout maintenant, je fais des captures d'écran pour conserver ce genre d'informations ... et ne plus passer pour un fou.

le p'tit Colibri de l'AVP

Lettres aux autorités – sept/oct/nov. 2020

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Réponses (ou non) aux lettres envoyées aux autorités

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Réponse à la lettre au Port Autonome concernant la zone de Punaauia (14/10/20) :

Monsieur, Par correspondance électronique du 27 août 2020, vous avez interrogé Mon Établissement public sur les modalités d’applications concrètes de l’arrêté n° 650/CM du 02 juin 2020. Merci de trouver ci-après les observations qu’appellent de ma part vos demandes.

  1. Sur le mouillage dans la zone VAIRAI

Le mouillage et le stationnement de tout navire étant strictement interdits, pour quelque durée et quelque navire que ce soient, dans la zone VAIRAI (article 3 de l’arrêté précité), mon Établissement public procèdera effectivement à l’expulsion de tous les navires en infraction.
Ces expulsions débuteront en principe dès que la zone de mouillage P6 aura été aménagée (pose de corps-morts), ce qui arrivera très vraisemblablement avant la fin de l’année.
J’attire votre attention sur le fait que les navires mouillant ou stationnant dans cette zone sont d’ores et déjà en infraction et donc passibles, dès aujourd’hui, de sanctions pénales. Il leur appartient de se rapprocher sans délais des marinas et/ou des autorités compétentes pour obtenir un poste d’amarrage ou une autorisation de mouillage sur corps-mort.

  1. Sur le ponton des annexes de la Marina Taina

Ce ponton a été définitivement démonté et ne sera pas réinstallé.
Concernant les usagers de ce dernier : les voiliers au mouillage dans les zones P0 et P1 bénéficient déjà des infrastructures et équipements de la marina Taina, ce ponton ne leur est donc pas nécessaire ; quant aux voiliers au mouillage dans la zone VAIRAI, ce sont des occupants sans droits ni titre du domaine public maritime, ils n’ont donc aucun droit au maintien dudit ponton.

3. Sur le mouillage dans la zone P6

Aucun mouillage sur ancre n’est autorisé, ni toléré, dans la zone P6 conformément aux dispositions de l’article 5 de l’arrêté précité.
Des corps-morts y seront installés et proposés à la location avant la fin de l’année et la zone de mouillage sera délimitée conformément aux plans annexés à l’arrêté susmentionné.
Espérant avoir répondu à vos interrogations.
Cordialement,
Pour le Directeur général du Port autonome de Papeete, Monsieur Jean-Paul LE CAILL.

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Réponse à la lettre à la DPAM du 11/09/20 concernant la limitation de la vitesse sur l'île de Moorea :

Bonjour Monsieur,

En ce qui concerne la vitesse de circulation maritime, celle-ci est réglementée de manière générale par la délibération n°78-124 du 27 juillet 1978 portant règlementation de la circulation dans les lagons de la Polynésie française. Son article 2 précise que la vitesse doit être inférieure à 5 nœuds à moins de 70 mètres du rivage ou à moins de 70 mètres des installations de pêche fixes ou mobiles et des ouvrages portuaires (digues, quais, pontons, balisages, etc…). En dehors de ces limites, elle doit être telle que le pilote puisse garder le parfait contrôle de son navire quels que soient les circonstances et l’environnement, et telle qu’elle ne provoque pas des vagues pouvant occasionner des avaries aux embarcations à quai ou au mouillage.

D’autre part, la bande littorale des 300m s’applique aux zones de baignades. Ces dispositions relèvent du CGCT, le code général des collectivités territoriales, en son article L.2213-23, qui précise que le maire exerce la police des baignades et des activités nautiques à partir du rivage avec des engins de plage et des engins non immatriculés (comme les kayak, pirogue, paddle, pédalos, kite surf, etc…), jusqu’à une limite fixée à 300m à compter de la limite des eaux. Il faut donc comprendre cette limite de 300m comme la limite extérieure de la zone de baignade, son extension maximale, laquelle peut être plus petite, en fonction de la configuration de l’endroit. La zone de baignade doit être balisée, et de fait le chenal qui la borde le cas échéant. Cette police spéciale qui concerne la sécurité des personnes relève directement du maire.

Ces informations sont extraites du site internet de la DPAM : www.maritime.gov.pf

Vous trouverez en PJ les deux textes en référence, la délibération de 1978 et l'article L.2213-23 du CGCT extrait de légifrance.

Cordialement.

Yves HAUPERT, Direction Polynésienne des Affaires Maritimes

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Lettre envoyée le 5 novembre 2020 au maire de Moorea, sans réponse à ce jour :

M. le maire,
 
L'association des Voiliers en Polynésie, forte de plus de 300 membres tant polynésiens qu'internationaux a suivi de près la révision du PGEM qui arrive bientôt à son terme.
 
Certains de nos membres sont résidents à Moorea et tous sont susceptibles d'être de passage dans le lagon de Moorea. Pourtant, nous n'avons malheureusement jamais été conviés aux travaux d'élaboration du PGEM. Nous vous avons adressé à ce sujet une lettre ouverte le 7 septembre 2017 et vos services ont pu lire les remarques que nous avons faites lors de l'enquête publique. Nous avons apprécié, de la part de vos services, la réunion d'information qui a été organisée le 16 juin 2018 dans les jardins de l'Assemblée à Papeete.
 
Cette année, un triste accident a endeuillé notre communauté et nous lisons avec stupeur l'article 19 du Chapitre 6 de l'arrêté qui rend exécutoire le plan de gestion de l'espace maritime de l'île de Moorea. :
 
"Chapitre 6 : CIRCULATION Art. 19.— Limitation de vitesse Sans préjudice de la réglementation en vigueur qui limite la vitesse des navires à 5 noeuds dans la bande de 70 mètres à partir du littoral, la vitesse des engins motorisés est limitée à 20 noeuds dans le lagon de Moorea, sauf dans les aires marines protégées où elle est limitée à 5 noeuds."
 
qui permet, semble-t-il, la vitesse autour des mouillages à vingt nœuds. Cette vitesse excessive met en danger de mort les baigneurs autour des bateaux ainsi que les baigneurs des plages publiques.
 
Nous attendons de votre part un signal fort à l'attention des usagers motorisés du lagon. Nous voudrions aussi que cesse le mépris qu'encourage l'attitude des autorités envers les voiliers qui sont, pour la plupart, respectueux des lois et des usages. Ces touristes au long cours représentent un fort potentiel économique que nous estimons à 4,5 milliard par an. Contrairement aux idées reçues, ils ont un très faible impact sur le lagon et sur l'environnement en général. La très grande majorité des voiliers respectent le PGEM actuel, notamment dans la durée de mouillage et l’utilisation de la cuve à eau noire qui est maintenant une norme sur les voiliers. Nous condamnons fermement la petite minorité qui ne respecte pas la réglementation en vigueur.
Nous nous sommes d'ailleurs doté d'une charte de bonne conduite que nous aurons plaisir à vous détailler. Elle est matérialisée par un pavillon que les plaisanciers peuvent mettre dans leur mâture.
 
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Pour toutes ces raisons, je me permets, par la présente, de solliciter un rendez-vous selon vos disponibilités. Je me tiens à votre disposition pour plus d'informations complémentaires et vous prie d'agréer, M. le Maire, mes salutations distinguées.
 
Arnaud JORDAN
Président de l'Association des Voiliers en Polynésie

La fin de la plaisance en Polynésie ?

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“Le mouillage est interdit partout en Polynésie ! sauf là où il est autorisé…”

Ce message de Cathy ROCHETEAU, directrice des Affaires Maritimes qui a fait bondir tout le monde de la plaisance !
Suite aux demandes répétées de l’AVP auprès des médias télévisés afin d’alerter sur la situation, la plupart a accepté de venir à notre rencontre afin d’essayer de comprendre la problématique.
C’est ainsi que l’AVP a pu obtenir la parole et celle-ci a été relayée à plusieurs reprises ces dernières semaines auprès de TNTV et Polynésie la 1ère.
La plaisance en Polynésie en péril
Lors de notre dernière intervention pour dénoncer l’actuel acharnement contre la plaisance et la stigmatisation qu’elle subit en ce moment de plein fouet, les journalistes de Polynésie la 1ère sont allés à la rencontre de la directrice de la DPAM, Cathy ROCHETEAU, pour essayer de comprendre d’où venait le problème.
Si vous avez manqué cette interview, elle est disponible ici : reportage “la plaisance en péril - Polynésie la 1ère”
Nous avions en effet avancé qu’il existait un manque TOTAL d’information concernant la réglementation sur le mouillage temporaire dans les lagons pour les plaisanciers, ce qui laissait l’opportunité à tous les niveaux de l’administration de produire des arrêtés pour “se protéger de l’envahisseur” — arrêtés pour la plupart totalement illégaux, sur lesquels il va falloir un jour se pencher pour définir une réglementation appropriée dans un VRAI cadre légal.
Les plaisanciers sont malheureusement les premières victimes de cette totale opacité de la réglementation.
“Considérez que le mouillage est interdit partout en Polynésie, et que vous avez le droit de ne mouiller nulle part sans autorisation préalable” - Cathy ROCHETEAU (Directrice des Affaires Maritimes polynésiennes)
Nous avions donc rencontré il y a quelques temps la directrice de la DPAM pour lui faire part de notre inquiétude face à cette opacité totale de la réglementation et les dérives engendrées par l’apparition de “shérifs” improvisés, voir de milices se sentant investies d’un pouvoir suprême, qui se sont arrogé le droit de menacer et d’agresser les usagers du lagon, en toute impunité.
A l’évocation de ces faits, nous avons reçu une réponse pour la moins surprenante : “Considérez que le mouillage est interdit partout en Polynésie, et que vous avez le droit de mouiller nulle part sans autorisation préalable”.
Encore aurait-il fallu savoir à qui demander cette autorisation vu que la délégation de la gestion du lagon est multiple : la DPAM, le Port Autonome, les Affaires Foncières, les communes, PGEM, Direction de la Pêche - Rahui - et la Direction de l’environnement, et que chacun est à même de créer un arrêté quand il le souhaite pour légiférer comme bon lui semble selon l’humeur de la population ou la pression politique des élections.
Comme il n’existe à ce jour aucun registre sur lequel un plaisancier en Polynésie peut avoir une information claire sur les parties du lagon interdites au mouillage, il est évidemment plus facile de lui interdire purement et simplement le mouillage et laisser la population ignorante de la réglementation se charger abusivement de “faire la police” elle-même.
Ce qui nous semble TRÈS GRAVE aujourd’hui, c’est qu’une autorité maritime laisse entendre à toute la population face aux médias, que le “mouillage est interdit partout en Polynésie”.
Au pire moment où la crise du Covid-19 a contraint les plaisanciers de passage à se confiner là où la concentration des voiliers était déjà la plus forte sur ordre des mêmes Affaires Maritimes (ce qui a contribué à attiser de façon exponentielle le rejet de la population), la directrice des Affaires Maritimes envoie un message clair à la population : tous ces voiliers n’ont pas le droit de mouiller en Polynésie !
C’est tout à fait scandaleux de la part d’une autorité maritime.
L'Art. 5 des Droits de l'Homme bafoué par un législateur
Ce qui est encore plus insupportable, c’est que le législateur (la directrice des Affaires Maritimes participe à la rédaction des arrêtés) ait l’aplomb de prononcer une phrase en totale contradiction avec la Constitution et les Droits de l’Homme. Ses mots remettent question la liberté d’usage du domaine public : « Le mouillage est interdit partout en Polynésie... sauf là où il est autorisé… »
L'Art 5 des Droits de l'Homme : " Tout ce qui n'est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas."
Que l’on laisse aujourd’hui un législateur bafouer les droits fondamentaux nous paraît inconcevable.
Pourtant, il part du principe que le mouillage est interdit PARTOUT a priori, pour ensuite légiférer et autoriser certaines zones.
Ce ne serait donc plus aux autorités de vous signifier que vous n’avez pas le droit de mouiller là où vous êtes, mais bien à vous de prouver que vous en avez le droit !
Nouvel arrêté : Mouillage interdit dans toute la zone de Papeete - Faa’a - Punaauia
Le 2 juin a été voté l’arrêté 00650 définissant une interdiction de mouillage sur ancre sous peine d’amende de classe 4 entre les passes de Papeete et Taapuna à tout navire ponté supérieur à 6m de long.
Disparition définitive de zones de mouillage libre : Il n’est donc plus possible pour un plaisancier propriétaire d’un voilier de profiter du lagon devant Faa’a et Punaauia, ne serait-ce que quelques minutes ou quelques heures durant son week-end…
Il est donc également hors de question qu’un plaisancier étranger de passage en Polynésie puisse poser son ancre le temps de se reposer ou réparer une avarie.
Un voilier doit rester dans une marina, c’est donc l’alternative unique que propose le gouvernement aux plaisanciers.
Ce texte prévoit des zones autorisées dans lesquels SERONT implantées des corps-morts. L’utilisation de ces corps-morts sera soumise à autorisation préalable, payante et révocable à tout moment. Pour l’heure, les zones existent, mais pas les corps-morts…
Or, ces zones font pourtant l’objet d’une farouche opposition de la population locale, qui a pour l’occasion créé un collectif (TEARAI), manifesté, menacé et agressé verbalement des plaisanciers qui mouillaient dans ces zones. Par ailleurs, ces zones deviennent, par arrêté, interdites à tout autre embarcation et toute forme “d’activité nautique”, ce qui en ferme donc l’accès à la population locale et notamment des pêcheurs qui voient une partie de lagon qui leur est dorénavant interdite, privatisée.
Une pétition qui a reçu plus de 2000 signatures est bien la preuve que la population locale ne veut pas de ces zones et que si les voiliers s’y installent comme la loi les y obligent, ils s’exposent à une vive réaction. Un décision qui risque encore une fois d’alimenter le rejet et la stigmatisation dont les plaisanciers victimes aujourd’hui.
« Les plaisanciers sont invités à libérer les mouillages et continuer leur voyage » - Edouard FRITCH (président de le la Polynésie Française)
Il est temps aujourd’hui d’agir et d’informer tous les plaisanciers, résidents ou de passage, ainsi que tous ceux qui avaient prévus de venir naviguer dans les eaux polynésiennes. La Polynésie française se moque du développement de l’économie de la plaisance et montre un profond mépris vis-à-vis de l’ensemble des plaisanciers et des acteurs économiques qui y sont attachés.
Après la phrase assassine du président de la Polynésie : « Les plaisanciers sont invités à libérer les mouillages et continuer leur voyage », celle de la directrice des Affaires Maritimes est-elle un moyen de se débarrasser d’un secteur économique et touristique gênant ? Le gouvernement pourrait-il, au contraire, s’engager dans une politique cohérente et concertée afin de recueillir durablement les fruits d’une niche touristique rentable, pérenne et respectueuse aussi bien de l’environnement que des habitants de ce pays.
Au vu de la multiplication de ces privations de libertés fondamentales qui se multiplient sans concertation et sans aucune réflexion, peut-être est-il venu le temps pour l’Association des Voiliers en Polynésie de se lancer également dans un combat juridique ?
Vous avez des commentaires ? Une réflexion ? Nous sommes à l'écoute, vous pouvez poster ici votre commentaire : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeJbQv8Z3kJHr7gq39KP8ya-cYyJVofuwp1MXYBmyexlbEa3A/viewform
Bien cordialement,
L'Association des Voiliers en Polynésie

La situation des voiliers de passage, résidents et charter devient insupportable à Tahiti

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Depuis des années, les infrastructures des Îles de la Société sont saturées. Or, durant la crise sanitaire, la plupart des bateaux de passage ont été contraints par les autorités locales, de rejoindre Tahiti. Ceci a eu pour effet de concentrer les voiliers, notamment devant l’aéroport.
La situation actuelle
À cet endroit, une vingtaine de bateaux actuellement (le 2 juin 2020) dont les situations sont diverses. Une quinzaine de voiliers de voyage sont la plupart en escale technique. Certains, en l’absence de fret, sont dans l'attente de pièces ou de prestataires pour effectuer une maintenance indispensable avant de reprendre la mer. D’autres en attente d’équipages qui ont été dispersés au gré des expirations de visas ou des difficultés des voyages aériens. D'autres encore attendent l’ouverture des frontières de leur prochaine destination dans le Pacifique — rappelons que nos propres frontières sont toujours fermées — . Une poignée de catamarans de charter sont au mouillage pour éviter de payer des charges en l’absence de touristes. C’est pourtant à cet endroit même que le ministre de l’équipement et des transports terrestres avait demandé aux voiliers en octobre 2019 de mouiller pour pouvoir libérer la zone jusque là tolérée devant le projet du “village tahitien”. Une vingtaine de voiliers se trouvent encore dans cette zone. Sommés de quitter les lieux sans délais et sans alternative.
Cette situation a conduit à la création du collectif Tearai à Faa’a et à de nombreuses difficultés avec les riverains et les autorités tout autour de Tahiti et à un sentiment de rejet entretenu par les discours en particulier et la presse en général.
La pression s’accentue
L’association alerte pourtant le gouvernement depuis des années sur l’absence de création d’infrastructures et sur la grogne des riverains.
Depuis quelques jours, la pression s’est encore accentuée. Le Port Autonome interdit et empêche de façon arbitraire les voiliers de mouiller légalement dans le lagon. Pour ceux qui sont déjà présents, la vedette du Port Autonome vient les chasser fermement en invoquant une réglementation qui n’existe pas. C’est donc en bafouant la liberté et la loi (pour rappel, AUCUNE LOI n'interdit le mouillage), la réglementation maritime et la sécurité des navires et de leurs équipages, que le Pays chasse les derniers touristes encore présents sur le territoire.
Le conseil des ministres prépare un arrêté portant sur la réglementation du mouillage à Faa’a et Punaauia qu’il publie en hâte sur le site de la DPAM. Ce n’est pas suffisant pour le rendre légal. Le futur arrêté interdit strictement le mouillage sur ancre dans ces zones mais autorise “une installation d’ancrage appropriée” en clair, un corps mort. Ce qui revient, au plus fort de la saison des voiliers à les chasser à coup d’amendes prévues pour les contraventions de 4e classe... en attendant la pose de corps-morts.
La charrue avant les bœufs
Peut-être que des actions sur le terrain seraient plus utiles que des actions sur le papier. Car il nous semble que dire qu’il faut prendre des corps morts avant de les créer, c’est mettre la charrue avant les bœufs. Aucune solution réaliste n’est proposée. Les voiliers ne veulent pas d’une zone de mouillage à l’aéroport que les riverains rejettent. Au plus fort de la saison, nous pensons que le mouillage devant le “village tahitien”, un projet qui mettra des années à sortir de terre est une solution de transition acceptable. Ce mouillage est toléré depuis des années, il est indispensable en ce moment.
Le gouvernement doit prendre des mesures réalistes et légales et protéger les voiliers, locaux et de passage contre la vindicte populaire et les abus de pouvoir tant du port autonome, des municipalités que des résidents qui tous, se croient autorisés à légiférer dans leur pré carré au mépris des lois du pays et des arrêtés du gouvernement. Les autorités du pays doivent assurer la tranquillité des voiliers et non les mettre en danger en leur ordonnant un départ du jour au lendemain au mépris de toutes les règles de sécurité en mer.
Les touristes et les résidents en voiliers aspirent à des mouillages sereins et calmes dans une Polynésie apaisée et de nouveau souriante.
L'Association des Voiliers en Polynésie.

Droit de réponse des plaisanciers à l’attention des médias

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L’Association des Voiliers en Polynésie réclame un droit de réponse à l’ensemble des fausses vérités véhiculées par les médias et colportées sur les réseaux sociaux.
Fort est de constater que ces 2 dernières semaines, la communauté des plaisanciers a été l’objet d’un déversement d’agressivité, de haine, de violence et de menaces physiques dont elle ne saurait accepter plus longtemps sans réagir.
La stigmatisation des plaisanciers a été en effet attisée par une série de reportages et interventions télévisées à charge en occultant volontairement la réalité des faits et la situation objective que les plaisanciers rencontrent en cette période tout à fait particulière et inédite. (illustrations en annexes 2 et 4)
Sur Tahiti, des débordements graves ainsi que des abus de pouvoir nous ont été rapportés. Des résidents, des associations et même des mairies exercent une pression très forte en menaçant de représailles physiques des plaisanciers qui se sont aventurés à mouiller dans leur droit le plus absolu dans des zones autorisées.
Les autorités maritimes n’ont eux-mêmes su empêcher ces débordements gravement répréhensibles qui portent atteinte à la liberté de chacun de disposer légalement du domaine maritime public à partir du moment où il en respecte les règles.
De nouvelles règles ont donc été édictées de façon totalement illégales afin de chasser les plaisanciers du domaine maritime de façon arbitraire.
Nous faisons le constat aujourd’hui d’une situation explosive dont les autorités vont avoir à supporter les conséquences si la vérité sur la réalité actuelle n’est pas clairement exposée.
L’Association oeuvre sans relâche à défendre l’image de la plaisance et tente régulièrement au travers de différentes actions de rétablir la vérité sur le mode vie souvent ignoré et fantasmé des plaisanciers.
→ Mise en place de la Charte ECOCEAN qui a pour vocation de résoudre la plupart de la problématique en sensibilisant les plaisanciers visiteurs sur les spécificités de la Polynésie et à les inciter à un comportement encore plus rigoureux qu’ailleurs car un écosystème fragile et peu d’infrastructure.
  • Rejets des eaux noires et grises dans le lagon : "Pollution du lagon" ?
Eaux noires : Tous les bateaux fabriqués depuis 15 ans sont TOUS équipés de cuves à eaux noires = cuves de rétention qui agissent comme une fosse septique.
Eaux grises : Partenariat avec TIKITEA pour approvisionner les bateaux dès leur arrivée aux Marquises de détergents 100% écologique sans aucun impact sur le lagon. (Tikitea → Emploi local)
→ Selon le rapport des eaux de baignade 2019 (annexe 1) qui vient d’être publié, il est incontestable que la pollution du lagon vient de la terre, et à l’endroit où se trouve la plus grande concentration de voiliers, les eaux de baignade sont vertes et bleues !
L’argument du collectif TEARAI de Faa’a VAITUPA largement médiatisé qui met en cause la pollution des voiliers ment à la population : la pollution vient bien de la terre, la qualité de l’eau relevée à VAITUPA est impropre à la baignade. Un comble de rejeter la responsabilité sur les voiliers...
  • Idées reçues du voilier pollueur :
La plupart des voiliers sont un exemple écologique
- Tous les voiliers qui se trouvent sur le territoire ont traversé les océans à la voile et continuent à le faire en Polynésie (Zéro émission de gaz à effet de serre, le même qui est généré par les avions et cargos qui sera à l’origine de la disparition des atolls du Pacifique avec la montée des eaux)
- Ils produisent leur propre énergie uniquement avec le soleil et le vent.
- Ils produisent leur propre eau douce grâce à un système embarqué de désalinisation.
- Ils limitent leur production de déchets au maximum (pour un problème de stockage et parce qu’ils n’ont pas accès au système terriens de traitement ou dépotoirs.
La plupart des plaisanciers participent largement au nettoyage du lagon au travers d’actions personnelles (photos de ramassage des déchets terrestres flottants par les enfants bateaux : annexe 3) ou collective : organisation des clean-up days en coordination avec des associations.
  • Mouillage de l’aéroport :
Seule zone de mouillage disponible pour tous les voiliers à qui on a demandé de quitter les Marquises pour se rendre sur Papeete. Toutes les marinas de Tahiti étant saturées.
- Une compagnie de charter locale y entrepose également ses bateaux (jusqu’à ¼ des bateaux présents sur le mouillage) -
La plupart des plaisanciers qui occupent actuellement ce mouillage sont des touristes en transit en attente de pouvoir quitter la Polynésie pour une autre destination du Pacifique (Dont toutes les frontières sont pour l’heure toujours fermées).
Ces bateaux n’ont donc pas vocation à s’installer sur ce mouillage, ils le quitteront dès qu’il leur sera possible de naviguer à nouveau. Il faudra rappeler à l’ordre les 2 ou 3 voiliers qui auraient l’intention de s’y installer à l’année.
Pour l'heure aucune nouvelle réglementation n'est venu modifier l'occupation de cette zone malgré les indications de Mr BOUISSOU lors de la réunion avec les plaisanciers en 2019.
  • Problème des épaves :
L’Association ne cesse de dénoncer et d’alerter les pouvoirs publics sur ce problème. Il faut que le pays légifère pour pouvoir intervenir sur les bateaux qui sont abandonnés afin qu’ils soient extraient de l’eau et déconstruit avant qu’il devienne une épave.
Plus de 1400 épaves de voitures ont été récupérées ces dernières années sur la voie publique pour être compactées et envoyées en Nouvelle Zélande. C’est probablement plus de 5000 épaves qui doivent encore être disséminées partout sur le territoire. Pourquoi le territoire n’est aujourd’hui pas capable de légiférer également pour se débarrasser des épaves de bateaux ?
  • Réalité sur les retombées économiques de la plaisance en Polynésie :
L’Association des Voiliers en Polynésie a effectué ces derniers jours grâce à son réseau, une étude auprès de plus de 350 plaisanciers afin de déterminer clairement les chiffres de ce que cette forme de tourisme (la seule présente probablement en 2020 sur le territoire) apportait à l’économie du Fenua.
Nous publierons prochainement en détail cette étude jamais réalisée en Polynésie à ce niveau.
Quelques chiffres essentiels à retenir issus de cette étude :
- 72% des plaisanciers actuellement sur le territoire sont de passage et seuls 65% d’entre eux resteront moins d’un an en Polynésie.
Ce qu’il faut comprendre c’est que ces 72% représente un flux touristique donc pas vocation à s’installer en Polynésie.
- En grande majorité, ils vont visiter les 5 archipels (Ils vont dépenser partout en Polynésie, même sur des îles non développées par le tourisme traditionnel).
- Les marinas ne sont qu’un stop, souvent obligé plus ou moins long pour les plaisanciers : 75% d’entre eux dépensent chacun entre 200 000 et 1M par an en marina en Polynésie, mais ils n’ont pas vocation à rester dans une marina puisqu’ils sont pour les ¾ uniquement de passage.
Dépense moyenne d’un plaisancier pendant son séjour en Polynésie :
Dépenses dans l’entretien annuel du bateau : 584 000 xpf/an
Dépenses dans la main d'œuvre locale (prestataires techniques) : 371 000 xpf/an
Dépenses en place de marina et Corps-morts : 277 000 xpf/an
Dépense moyenne d’un plaisancier pour son quotidien en Polynésie :
Dépenses dans la nourriture/téléphone/internet/essence/… : 171 000 xpf/mois
Dépenses dans les loisirs : prestataires touristiques (activités/location voiture/restaurants/… : 92 000 xpf/mois
Dépenses dans l’artisanat et les vendeurs ambulants : 26 500 xpf/mois
Ce que dépense leur famille et amis étrangers qui viennent les visiter pendant chaque séjour à bord : 275 000 xpf
En conclusion, il apparaît que la plaisance en Polynésie est une ressource essentielle à la Polynésie.
Les plaisanciers sont et seront probablement cette année les seuls touristes que la Polynésie sur lesquels elle peut compter.
La stigmatisation incessante de cette communauté et la médiatisation effectuée autour d’elle est en train de cristalliser un REJET de la population que les plaisanciers reçoivent de façon violente et insupportable.
Cette situation est en train d’entacher gravement l’image de la Polynésie sur les réseaux et cela va définitivement mettre un frein considérable au redémarrage du tourisme.
Les plaisanciers sont une catégorie de touristes dont la Polynésie n’a pas le luxe de se passer aujourd’hui face à la crise profonde qui l’attend.
Il nous apparaît donc évident qu’il en va de la responsabilité de tous de rétablir les vérités afin de réduire cette stigmatisation dommageable à l’ensemble de la Polynésie.
Nous faisons donc appel au médias télévisés notamment afin qu’il nous offre la possibilité de nous exprimer.
Bien cordialement,
L’Association des Voiliers en Polynésie

Lettre à la Présidence et au Haut-Commissariat de PF

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Lettre à la Présidence de la Polynésie française et au Haut-Commissariat de la République en Polynésie française

M. le Haut Commissaire, M. Le président,
L’association des Voiliers en Polynésie compte un peu plus de 250 membres, dont environ la moitié de voiliers étrangers. Elle compte 460 abonnés à sa lettre d’information. Son site web est principalement consulté en Polynésie française mais aussi, dans cet ordre, aux États Unis, en France, au Canada, en Nouvelle-Zélande et au Panama.... La portée de ses publications facebook est d’environ 7000 personnes pour un peu moins de 1200 abonnés. Elle a notamment pour ambition de travailler à l’amélioration du déficit d’image des voiliers dans le paysage touristique de la Polynésie française. Elle rappelle aussi aux plaisanciers leurs devoirs en rendant accessible les informations sur la réglementation et les bonnes pratiques, en particulier celles concernant la préservation de l’environnement et le respect des usages locaux.
Les actions les plus récentes de l’AVP incluent la création d’EcOcean, une charte de bon comportement environnemental et sociétal, une information dynamique aux yachts tant locaux qu’étrangers concernant les réglementations dans le cadre du Covid 19 (visas longs terme, court terme, obligation d’autorisations diverses, interdictions diverses) et plus récemment incitation forte aux voiliers en partance de Panama, Mexico, Équateur, etc… de ne PAS venir en Polynésie française actuellement.
La plaisance est confrontée à un nombre de problèmes à un moment ou elle représente une planche de salut potentielle pour l'économie du territoire post-Covid.
Le virus a anéanti le tourisme. Il ne s’agit pas d’un épiphénomène qui va durer quelques semaines. Il est vraisemblable que l'année 2020 sera au stade zéro en terme de tourisme. ZÉRO.
Or les voiliers sont les seuls touristes qui restent dans les îles. La Polynésie a le choix de les inciter à partir, ou de tenter de les inciter à rester une saison de plus. Ils seront les seuls touristes à pouvoir contribuer à l'économie du fenua pendant un moment (chantiers navals, maintenance, dépenses de bouche, de transport, etc…)
Dans le même temps, le sentiment de défiance envers les voiliers croît et tourne à la violence, verbale ou physique. Les plaisanciers sont assimilés à des vecteurs d’infection, malgré les semaines en mer avant d’arriver, ou malgré le fait qu’ils sont en Polynésie depuis plusieurs mois, voire plusieurs années.
Le traitement qui leur est infligé, autant de la part de certains maires que d’une partie de la population locale et les exigences de partir sous 48 heures, venir sur Papeete, etc... va les faire partir dès que le confinement sera levé. Plusieurs initiatives de voiliers australien, néo-zélandais et US sont ainsi en cours.
Si ceci continue, il n’y aura donc plus AUCUN touriste en PF et ce pour longtemps. Est-ce ce que le territoire veut ?
Les exemples récents de rejet ou de maltraitance se multiplient :
  • Fakarava où un élu lance des pierres sur les annexes qui s’approchent du rivage pour s’approvisionner.
  • Huahine ou un mutoi exige que les voiliers mouillent a au moins 500 m les uns des autres.
  • Raiatea, où une élue fait la tournée des mouillages pour exiger que les plaisanciers portent un masque quand ils vont faire leurs courses (alors que cette obligation ne touche pas le reste de la population).
  • Nuku Hiva, où seules deux annexes sont autorisées à être au ponton à tout instant (pour environ 80 bateaux dans la baie).
  • Tahiti, Marina Taina et mouillage de l’aéroport, où des pêcheurs passent à 5h du matin et tournent autour des bateaux au mouillage en criant des insultes en trois langues (« Mother fucker » « enculés » « Titoi »)
Le tout alors que les voiliers ont été dans l’ensemble un exemple de respect du confinement.
Tout ceci n’est ni digne, ni efficace en termes économiques.
Les solutions possibles :
  • Traiter les voiliers existants correctement : pourquoi insister à faire venir tous les voiliers à Tahiti où ils sont extrêmement mal reçus (exemple Taina et l'aéroport). Au contraire, les inciter à rester ou ils sont, et les motiver pour rester une saison de plus.
  • Permettre la navigation intra-archipels dans les endroits exempts de contamination.
  • Être à l'écoute des problèmes d’immigration des étrangers coincés ici. Ex.: visas court terme à Makemo, obligation de repartir dès l'arrivée, etc…
  • Communiquer positivement avec les voiliers en attente à l’EST (cotes US, mexicaines, Panama, Equateur) : Ils sont nos prochains touristes: leur dire clairement qu’ils seront bienvenus quand l'épidémie sera sous contrôle. Si rien n’est fait, beaucoup ne viendront pas.
  • Communiquer SURTOUT avec la population locale: les plaisanciers vont être une des rares source de revenues dans les 18 mois à venir. Cessez de les considérer comme un risque, considérez les comme une opportunité. Cette recommandation est la plus importante, et de loin : la réputation de l’accueil légendaire polynésien est en train d’en prendre un sérieux coup, et la réputation du territoire est très sérieusement menacée, et pas seulement dans le monde de la voile.
L’Association des Voiliers en Polynésie, seule association regroupant toute la plaisance en Polynésie (aussi bien les résidents que les voiliers de passage, US en particulier) a ses réseaux et les met à disposition du haut commissariat et du gouvernement :
  • Page Facebook AVP
  • Groupe Facebook French Poly Cruisers group
  • Reseau BLU PolyMag net
  • Liens avec divers influenceurs US
  • Liens avec divers magazines spécialisés (Voiles et Voiliers, Cruisers magazine, Cruiser’s forum)
  • Réseaux VHF dans différents mouillages (Nuku Hiva, Hiva Oa, Taina, faciles à mettre en place ailleurs).
Nous souhaitons qu’il y ait une volonté politique au plus haut niveau, qui se décline dans les arrêtés, mais aussi les messages aux maires, aux différentes instances du gouvernement et de l’administration (DPAM en particulier) et à la population générale : Les voiliers sont une opportunité pour le Fenua.
Association des Voiliers en Polynésie
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