Pourquoi adhérer à l'AVP en 2022 ?
Pourquoi adhérer à l'AVP en 2022 ?

Créer du lien au sein de l’association et nous connaître un peu mieux. Parce qu’une association c’est avant tout créer des occasions de se rencontrer, d’échanger, nous avons décidé de déclencher ces occasions afin que tous les adhérents puissent avoir un vrai rôle participatif, que chacun puisse...

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Espace de “lobbying” du p’tit colibri de l’AVP qui tente de montrer ici le travail de l’ombre de l’Association vis à vis des médias, des personnes en charge de responsabilités, …

Communiqué pour le Cluster Maritime (mouillages de Bora Bora)

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"Privatisation du lagon de Bora Bora !

Nous avons alerté depuis le début du projet de la mise en place de zones obligatoires de mouillages à Bora Bora et que cela ressemblait fortement à une privatisation de l'espace publique.


Pourquoi ?
La réglementation donnait tout pouvoir à un gestionnaire privé :
1. Pour la gestion du quota du nombre de corps morts disponible dans les zones.
2. Pour l'élaboration libre et non encadrée par un texte de la tarification.

Ce que l'on constate aujourd'hui, c'est que le gestionnaire privé a joué sur les 2 paramètres et par conséquent en réduit considérablement l'accès.
Il a réduit à peau de chagrin le nombre de corps morts utilisable sur certaines zones (ex: Motu Toopua, plus que 2 ou 3).
Il a enfin augmenté ses tarifs pour atteindre à présent 4 000xpf par jour pour un corps-mort.
Sans aucune réduction pour les longs séjours, ceux qui souhaiteraient y séjourner un mois, devront s'acquitter de la modique somme de 120 000 xpf/mois : le loyer d'une petite maison avec un jardin sur l'île !!

Cette gestion devient ridicule et doit être dénoncée.
Encore une fois, le rôle de l'AVP est de communiquer en local et à l'international sur la réalité de la situation."

À la suite de ce communiqué, une réponse de type "justification du tarif" a été avancée : Bora Bora ne ferait que s'aligner sur les tarifs des destinations prisées de la Méditerranée, avec l'aveu que c'est un positionnement dit "de luxe".
La réponse de l'AVP à cet argument :

"Le nouveau tarif dépasse largement la plupart des destinations prisées de Méditerranée qui propose tout le temps un niveau de service qui n'existe pas à Bora. La comparaison récurrente avec la métropole ne nous semble pas correcte. La pression de la plaisance en métropole est sans commune mesure avec la Polynésie ! les 1 200 voiliers présents sur tout le territoire contre des centaines de milliers en Méditerranée ...
Mais le vrai propos est bien une augmentation de plus de 33% après 2 ans d'exploitation pour la redevance quotidienne, et une multiplication par 4 (sic) du forfait mensuel ! De quoi parle-t'on ?
Rien ne peux empêcher le gestionnaire privé d'augmenter encore l'année prochaine de 50% ou plus ! Et de continuer à diminuer le nombre des corps-morts de chaque zone.
C'est bien la gestion exclusive non encadrée que nous dénonçons ici. Nous laisserons les plaisanciers internationaux qui sont les vrais consommateurs et qui ont l'habitude de payer un peu partout dans le monde, juger par eux-même de la réalité de cette gestion.
Nous savons tous pertinemment que Bora est en train de servir de laboratoire sur l'organisation des mouillages afin de pouvoir généraliser sur toute la Polynésie ce système, qui ne deviendra plus à terme exclusif à cette île."

Communiqué pour le Cluster Maritime (Raiatea – gestion des déchets)

1 Comment

"Le constat est amer : la situation est encore en train de dégénérer en ce qui concerne la gestion des déchets, et personne ne semble s'emparer du problème.

A Raiatea, il est demandé aux voiliers de passage de s'acquitter d'une redevance annuelle (la même que celle des terriens cf photo), alors qu'ils ne sont pour la plupart présent que quelques jours ou quelques semaines tout au plus.
Comment peut-on demander à un plaisancier de passage de s'acquitter d'une taxe complète annuelle dans chaque île qu'il va visiter !

https://www.facebook.com/.../2134.../posts/3263137030640256/


Les autorités semblent vouloir organiser les mouillages (motu artificiel), alors que sont retirés dans un même temps les bacs de poubelles sur les seuls accès à terre.


Tous les plaisanciers réclament de participer et payer leur part, mais on fait tout pour les empêcher de le faire équitablement et de leur mettre à disposition ce service.

Depuis des années, tous les plaisanciers réclament de payer un "cruising permit" annuel qu'ils paieraient à leur entrée en Polynésie qui permettrait de couvrir les frais qu'ils pourraient générer.
Au lieu de ça les autorités laissent conscieusement pourrir la situation et la haine anti-voiliers s'installer.

Serait-il possible que le Cluster Maritime porte cette parole auprès des autorités qui ne semblent pas vouloir écouter l'AVP ?

Chaque île demande (à raison) une participation à la gestion des déchets, mais ce doit être géré de façon globale au travers d'un "Cruising Permit", ou "une redevance pour la collecte des déchets" pour l'ensemble de la Polynésie.

Alors que la haute saison arrive avec son lot de nouveaux voiliers arrivants (cf capture de Marine Traffic de fin Mars 2022), Il va falloir réagir car la situation va s'envenimer...

Merci d'avance pour votre aide.

L'AVP."

 

 

 

 

MAJ – Dernières dispositions dérogatoires pour les voiliers en transit

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MISE À JOUR (28 DÉCEMBRE 2021)

UNE SEMAINE APRÈS AVOIR ENVOYÉ LE COURRIER (cf ci-dessous) AU GOUVERNEMENT ET AUX DOUANES, CES DERNIÈRES AUTORISENT MAINTENANT DES EXTENSIONS JUSQU'AU 31 MARS 2022 !
Plusieurs plaisanciers ont reçu leur dérogation en ce sens.

Il ne serait pas anodin de penser que notre courrier y soit pour quelque chose.

 


 

Article du 9 décembre 2021

 

Certains plaisanciers internationaux nous ont alerté sur le retour qu'ils ont eu de la Direction régionale des douanes de Polynésie française - Cellule Conseil aux Entreprises concernant les prolongations du délai de séjour pour les voiliers en transit.

Voici le type de réponse auquel ils ont eu droit :

"Bonjour,

A compter du 01/01/2022, il n'y aura plus de disposition dérogatoire (arrêté 48 CM du 21/01/2021) concernant la prolongation du délai de séjour en admission temporaire des navires de plaisance à usage privé immatriculés hors de Polynésie française.
Ce seront donc les dispositions prévues à l'arrêté 401 CM du 27/03/2013 modifié qui seront applicables.
Cet arrêté prévoit la possibilité d' une prolongation exceptionnelle de délai de séjour de 3 mois consécutifs maximum en cas de force majeure (notamment maladie, avarie importante nécessitant l'immobilisation du navire) sur demande écrite et autorisation expresse du directeur régional des douanes.
Aussi, je vous invite à nous transmettre tout document permettant de justifier du cas de force majeure."

L'AVP a donc effectué des propositions à Monsieur le Vice-Président Jean-Christophe BOUISSOU pour tenter de résoudre ce problème et lui a aussi proposé d'enfin le rencontrer.

 

A l'attention de Monsieur le Vice-Président Jean-Christophe BOUISSOU,

Nous nous permettons d'attirer votre attention sur une récente décision des douanes, concernant la fin de l'octroi de dérogation temporaire des navires en transit en Polynésie qui ne sera pas sans conséquences.

En effet, il nous a été remonté par des plaisanciers internationaux en transit que les douanes ne leur accordaient plus de délai sur leur importation temporaire à compter du 31 décembre 2021.

A cette date, ils seront donc conviés de :

1 - Soit à quitter la Polynésie pour s'engager dans la Pacifique ouest en pleine saison cyclonique avec les risque de sécurité et de mise en danger de vie humaine que cela implique, sachant d'autre part que les assurances ne couvrent pas ce risque et qu'ils le feront à leur propre risques et périls.
Les conséquences sur l'image de la Polynésie qui forcent les plaisanciers internationaux (assimilés comme touristes) à prendre ce risque seraient désastreuses.

2 - Soit importer de manière définitive leur navire et s'acquitter d'une taxe de 7% de la valeur de leur navire.
Beaucoup d'entre-eux, afin de ne pas s'engager dans une navigation qui mettrait potentiellement leur vie en danger, envisagent, contraints, de s'acquitter de cette taxe et importer leur navire de façon définitive.
Les conséquences sont claires : sédentarisation de navires qui étaient pourtant uniquement de passage en Polynésie. En effet, il est fort probable que ceux qui choisirons la sécurité et d'investir 7% de la valeur de leur navire dans une importation définitive, seront enclins à rester en Polynésie sans limitation, pour "amortir" cette taxe.

En conclusion, la Polynésie se retrouverait avec un parc de voiliers résidents encore agrandi, avec toutes les conséquences de saturation des infrastructures qui se posent pourtant déjà aujourd'hui.
Sachant d'autre part que la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Calédonie envisagent de ré-ouvrir leurs frontières en mars/avril, ce qui permettrait à tous ces navires de continuer leurs routes en fin de saison cyclonique.

Il serait donc plus cohérent de prolonger leur importation temporaire jusqu'au mois d'avril afin qu'ils puissent quitter comme prévu la Polynésie à partir du mois d'avril.

Les douanes ont accordé des dérogations jusque-là à tous les navires qui étaient "bloqués" par la situation du COVID.
Il serait totalement contre-productif de stopper ces dérogations maintenant, au moment exact où la situation s’éclaircit et que les navires vont enfin pouvoir continuer leurs routes.

En espérant avoir pu vous éclairer un peu plus sur la situation réelle afin d'anticiper les risques et adapter vos décisions en conséquences,

Nous serions dans tous les cas et comme nous vous l'avons proposé à maintes reprises, disposés à vous rencontrer pour vous apporter notre expertise, ou vous remonter de l'information.

Bien cordialement,

l'A.V.P.

 

 

Divergence de réglementations exprimées auprès des plaisanciers

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En ces temps de confinement, il semble que les interprétations des arrêtés ne soient pas compris de la même manière par tout le monde ... y compris de certaines autorités de Moorea. Voici nos dernières interpellations sur le sujet auprès du Cluster Maritime.

Mail du 30/08/2021

Nous avons demandé au Cluster maritime, dont nous sommes adhérents, de porter notre étonnement auprès des autorités concernant les différentes interprétations de la réglementation sur le confinement au vu de post sur les réseaux de plaisanciers internationaux sur la Polynésie qui semblent un peu décontenancés (voir ci-dessous).

Alors que les règles du confinement sont strictes et que le message semble clair : aucun mouvement de navire n'est autorisé pendant le confinement sur les îles de la société ; les autorités maritimes de Moorea demandent aux plaisanciers de quitter leurs mouillages...

 

Mail du 01/09/21

Nous avons donc contacté le Conseiller pour l’action de l’État en mer du commandement des zones maritimes Polynésie française et océan Pacifique pour signifier que la police municipale de Moorea, en charge de faire respecter le PGEM, circule donc actuellement sur les mouillages autour de Moorea pour demander aux plaisanciers de quitter leur mouillage.
Certains plaisanciers se sont fait signifier que c'était le PGEM qui prévalait sur les règles du confinement. Ce que la DPAM réfute bien évidemment, et rappelle aux plaisanciers qu'il est absolument interdit de quitter un mouillage pendant le confinement.
De plus, suite à plusieurs demandes de plaisanciers au gardien de la marina de Vaiare, celui-ci a téléphoné à la Police municipale qui lui a dit qu'il était effectivement possible de naviguer autour de Moorea !

Nous attirons donc l'attention des autorités sur le fait que leur crédibilité est directement, et de plus en plus, engagée sur ce genre de divergence et qu'il nous sera de plus en plus difficile de communiquer de façon efficace sur la réglementation.

Notre adhésion au cluster maritime nous permet de participer régulièrement à des réunions et exprimer directement aux représentants des autorités présentes les dysfonctionnement que les plaisanciers subissent. Toutes ces actions devraient finir par y voir un peu plus clair et remonter de façon efficace les problèmes que nous rencontrons afin que des solutions soient enfin évoquées.

 

RÉPONSE DU 3 SEPTEMBRE :
Le Conseiller pour l’action de l’État en mer du commandement des zones maritimes Polynésie française et océan Pacifique nous a répondu qu'il nous remerciait pour cette information et qu'elle serait exploitée (avec d'autres qui lui ont été remontées) dans le cadre des organes de coordination avec le Pays.

RÉPONSE DU 10 SEPTEMBRE par l'Administrateur des Affaires maritimes et Adjoint au Chef du service des Affaires maritimes de Polynésie :
Il nous a confirmé par mail que, Moorea se trouvant en zone de confinement, tous voiliers voulant se déplacer autour de l'île devait avoir un motif impérieux et en faire la demande auprès de la SAM PF et de la DPAM.

Épave dans la zone de délégation du Port Autonome

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Le 29 août 2021, un mail a été envoyé à des responsables du Port Autonome et des personnes du Cluster Maritime pour les contacter au sujet de l'épave échouée à proximité du récif au nord de la piste de l'aéroport de Faa'a (image ci-jointe).

Les épaves abandonnées dans les lagons sont un problème grave qui nous préoccupe au quotidien, d'autant plus qu'il entame à chaque fois un peu plus l'image des plaisanciers, sans parler des conséquences écologiques.
Le comportement de certains est inacceptable et doit être sanctionné vivement et sans attendre.
Bien souvent les instances administratives regrettent que ce soit bien long d'identifier les propriétaires. Dans ce cas précis, le voilier est immatriculé en PY et donc référencé dans les archives des affaires maritimes polynésiennes.

Une réponse a été reçue le 31 août, par le commandant du Port, d'un mail destiné à la Direction de la Marina Taina, dans lequel il était demandé de dire au propriétaire "d’activer son opération de déséchouage de son voilier avant qu’il ne sombre". Il semblerait que cette même personne avait déjà essayé, sans succès, la semaine précédente.
Affaire à suivre.

Droit de réponse à Moorea Magasine n°65 (mars 2021)

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Mail envoyé à Moorea Magasine n°65 (mars 2021)

 

Bonjour,

Je me permets de revenir sur le premier article de votre numéro 65 du Magasine de Moorea.

En tant que simple plaisancier, je m'étonne une nouvelle fois (après un article de Tahiti Infos aussi, il y a quelques semaines) qu'un petit amalgame soit toujours fait.

En effet, Vous écrivez  dans votre article que les plaisanciers ont participé à toutes les décisions concernant le PGEM.

Or, à ma connaissance, les plaisanciers ou même surtout l'Association des Voiliers de Polynésie (A.V.P.) n'ont jamais été consultés durant toutes les étapes de la Commission Locale de l'Espace Maritime sur le dossier du PGEM de Moorea.
Comme vous le signalez, à juste titre, dans l'Éditorial, la majeure partie des modifications du PGEM concerne la plaisance autour de Moorea ... des décisions prises sans demander un avis ou entamer des discussions avec les principaux intéressés.

Je me permets aussi de sourire, mais votre magasine n'y est pour rien vu que vous transcrivez les paroles du Maire de Moorea, quand je lis :

Bref, une nouvelle fois, en lisant cet article, la population ne peut que croire que les plaisanciers sont donc en accord total avec le PGEM et ses décisions extrêmement restrictives à venir pour la plaisance à Moorea, mais en Polynésie de manière générale. C'est bien dommage.

Je souhaite une très bonne et longue continuation à votre magasine, toujours intéressant à lire pour les administrés de Moorea.

Cordialement,

le petit Colibri de l'AVP

Droit de réponse à Tahiti Infos (12/03/21)

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Dans l'article "Fin de travaux pour la CLEM de Moorea" paru sur Tahiti Infos le 12 mars 2021, il était dit, dans une parenthèse pour lister les acteurs locaux, que les plaisanciers participaient aux réunions de la CLEM !

Je leur ai donc écrit un mail pour signaler cette fausse information. Je n'ai pas eu de réponse de leur part mais lorsque ma femme a voulu lire l'article, 3 jours plus tard, elle m'a pris pour un fou et un menteur ! J'ai retrouvé le mail avec l'extrait copié-collé et ai donc pu comprendre que Tahiti Infos avait supprimé la fameuse parenthèse.
Comme quoi ...

Depuis, j'ai perdu ce mail, mais surtout maintenant, je fais des captures d'écran pour conserver ce genre d'informations ... et ne plus passer pour un fou.

le p'tit Colibri de l'AVP

Lettres aux autorités – sept/oct/nov. 2020

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Réponses (ou non) aux lettres envoyées aux autorités

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Réponse à la lettre au Port Autonome concernant la zone de Punaauia (14/10/20) :

Monsieur, Par correspondance électronique du 27 août 2020, vous avez interrogé Mon Établissement public sur les modalités d’applications concrètes de l’arrêté n° 650/CM du 02 juin 2020. Merci de trouver ci-après les observations qu’appellent de ma part vos demandes.

  1. Sur le mouillage dans la zone VAIRAI

Le mouillage et le stationnement de tout navire étant strictement interdits, pour quelque durée et quelque navire que ce soient, dans la zone VAIRAI (article 3 de l’arrêté précité), mon Établissement public procèdera effectivement à l’expulsion de tous les navires en infraction.
Ces expulsions débuteront en principe dès que la zone de mouillage P6 aura été aménagée (pose de corps-morts), ce qui arrivera très vraisemblablement avant la fin de l’année.
J’attire votre attention sur le fait que les navires mouillant ou stationnant dans cette zone sont d’ores et déjà en infraction et donc passibles, dès aujourd’hui, de sanctions pénales. Il leur appartient de se rapprocher sans délais des marinas et/ou des autorités compétentes pour obtenir un poste d’amarrage ou une autorisation de mouillage sur corps-mort.

  1. Sur le ponton des annexes de la Marina Taina

Ce ponton a été définitivement démonté et ne sera pas réinstallé.
Concernant les usagers de ce dernier : les voiliers au mouillage dans les zones P0 et P1 bénéficient déjà des infrastructures et équipements de la marina Taina, ce ponton ne leur est donc pas nécessaire ; quant aux voiliers au mouillage dans la zone VAIRAI, ce sont des occupants sans droits ni titre du domaine public maritime, ils n’ont donc aucun droit au maintien dudit ponton.

3. Sur le mouillage dans la zone P6

Aucun mouillage sur ancre n’est autorisé, ni toléré, dans la zone P6 conformément aux dispositions de l’article 5 de l’arrêté précité.
Des corps-morts y seront installés et proposés à la location avant la fin de l’année et la zone de mouillage sera délimitée conformément aux plans annexés à l’arrêté susmentionné.
Espérant avoir répondu à vos interrogations.
Cordialement,
Pour le Directeur général du Port autonome de Papeete, Monsieur Jean-Paul LE CAILL.

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Réponse à la lettre à la DPAM du 11/09/20 concernant la limitation de la vitesse sur l'île de Moorea :

Bonjour Monsieur,

En ce qui concerne la vitesse de circulation maritime, celle-ci est réglementée de manière générale par la délibération n°78-124 du 27 juillet 1978 portant règlementation de la circulation dans les lagons de la Polynésie française. Son article 2 précise que la vitesse doit être inférieure à 5 nœuds à moins de 70 mètres du rivage ou à moins de 70 mètres des installations de pêche fixes ou mobiles et des ouvrages portuaires (digues, quais, pontons, balisages, etc…). En dehors de ces limites, elle doit être telle que le pilote puisse garder le parfait contrôle de son navire quels que soient les circonstances et l’environnement, et telle qu’elle ne provoque pas des vagues pouvant occasionner des avaries aux embarcations à quai ou au mouillage.

D’autre part, la bande littorale des 300m s’applique aux zones de baignades. Ces dispositions relèvent du CGCT, le code général des collectivités territoriales, en son article L.2213-23, qui précise que le maire exerce la police des baignades et des activités nautiques à partir du rivage avec des engins de plage et des engins non immatriculés (comme les kayak, pirogue, paddle, pédalos, kite surf, etc…), jusqu’à une limite fixée à 300m à compter de la limite des eaux. Il faut donc comprendre cette limite de 300m comme la limite extérieure de la zone de baignade, son extension maximale, laquelle peut être plus petite, en fonction de la configuration de l’endroit. La zone de baignade doit être balisée, et de fait le chenal qui la borde le cas échéant. Cette police spéciale qui concerne la sécurité des personnes relève directement du maire.

Ces informations sont extraites du site internet de la DPAM : www.maritime.gov.pf

Vous trouverez en PJ les deux textes en référence, la délibération de 1978 et l'article L.2213-23 du CGCT extrait de légifrance.

Cordialement.

Yves HAUPERT, Direction Polynésienne des Affaires Maritimes

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Lettre envoyée le 5 novembre 2020 au maire de Moorea, sans réponse à ce jour :

M. le maire,
 
L'association des Voiliers en Polynésie, forte de plus de 300 membres tant polynésiens qu'internationaux a suivi de près la révision du PGEM qui arrive bientôt à son terme.
 
Certains de nos membres sont résidents à Moorea et tous sont susceptibles d'être de passage dans le lagon de Moorea. Pourtant, nous n'avons malheureusement jamais été conviés aux travaux d'élaboration du PGEM. Nous vous avons adressé à ce sujet une lettre ouverte le 7 septembre 2017 et vos services ont pu lire les remarques que nous avons faites lors de l'enquête publique. Nous avons apprécié, de la part de vos services, la réunion d'information qui a été organisée le 16 juin 2018 dans les jardins de l'Assemblée à Papeete.
 
Cette année, un triste accident a endeuillé notre communauté et nous lisons avec stupeur l'article 19 du Chapitre 6 de l'arrêté qui rend exécutoire le plan de gestion de l'espace maritime de l'île de Moorea. :
 
"Chapitre 6 : CIRCULATION Art. 19.— Limitation de vitesse Sans préjudice de la réglementation en vigueur qui limite la vitesse des navires à 5 noeuds dans la bande de 70 mètres à partir du littoral, la vitesse des engins motorisés est limitée à 20 noeuds dans le lagon de Moorea, sauf dans les aires marines protégées où elle est limitée à 5 noeuds."
 
qui permet, semble-t-il, la vitesse autour des mouillages à vingt nœuds. Cette vitesse excessive met en danger de mort les baigneurs autour des bateaux ainsi que les baigneurs des plages publiques.
 
Nous attendons de votre part un signal fort à l'attention des usagers motorisés du lagon. Nous voudrions aussi que cesse le mépris qu'encourage l'attitude des autorités envers les voiliers qui sont, pour la plupart, respectueux des lois et des usages. Ces touristes au long cours représentent un fort potentiel économique que nous estimons à 4,5 milliard par an. Contrairement aux idées reçues, ils ont un très faible impact sur le lagon et sur l'environnement en général. La très grande majorité des voiliers respectent le PGEM actuel, notamment dans la durée de mouillage et l’utilisation de la cuve à eau noire qui est maintenant une norme sur les voiliers. Nous condamnons fermement la petite minorité qui ne respecte pas la réglementation en vigueur.
Nous nous sommes d'ailleurs doté d'une charte de bonne conduite que nous aurons plaisir à vous détailler. Elle est matérialisée par un pavillon que les plaisanciers peuvent mettre dans leur mâture.
 
image.png
Pour toutes ces raisons, je me permets, par la présente, de solliciter un rendez-vous selon vos disponibilités. Je me tiens à votre disposition pour plus d'informations complémentaires et vous prie d'agréer, M. le Maire, mes salutations distinguées.
 
Arnaud JORDAN
Président de l'Association des Voiliers en Polynésie

La fin de la plaisance en Polynésie ?

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“Le mouillage est interdit partout en Polynésie ! sauf là où il est autorisé…”

Ce message de Cathy ROCHETEAU, directrice des Affaires Maritimes qui a fait bondir tout le monde de la plaisance !
Suite aux demandes répétées de l’AVP auprès des médias télévisés afin d’alerter sur la situation, la plupart a accepté de venir à notre rencontre afin d’essayer de comprendre la problématique.
C’est ainsi que l’AVP a pu obtenir la parole et celle-ci a été relayée à plusieurs reprises ces dernières semaines auprès de TNTV et Polynésie la 1ère.
La plaisance en Polynésie en péril
Lors de notre dernière intervention pour dénoncer l’actuel acharnement contre la plaisance et la stigmatisation qu’elle subit en ce moment de plein fouet, les journalistes de Polynésie la 1ère sont allés à la rencontre de la directrice de la DPAM, Cathy ROCHETEAU, pour essayer de comprendre d’où venait le problème.
Si vous avez manqué cette interview, elle est disponible ici : reportage “la plaisance en péril - Polynésie la 1ère”
Nous avions en effet avancé qu’il existait un manque TOTAL d’information concernant la réglementation sur le mouillage temporaire dans les lagons pour les plaisanciers, ce qui laissait l’opportunité à tous les niveaux de l’administration de produire des arrêtés pour “se protéger de l’envahisseur” — arrêtés pour la plupart totalement illégaux, sur lesquels il va falloir un jour se pencher pour définir une réglementation appropriée dans un VRAI cadre légal.
Les plaisanciers sont malheureusement les premières victimes de cette totale opacité de la réglementation.
“Considérez que le mouillage est interdit partout en Polynésie, et que vous avez le droit de ne mouiller nulle part sans autorisation préalable” - Cathy ROCHETEAU (Directrice des Affaires Maritimes polynésiennes)
Nous avions donc rencontré il y a quelques temps la directrice de la DPAM pour lui faire part de notre inquiétude face à cette opacité totale de la réglementation et les dérives engendrées par l’apparition de “shérifs” improvisés, voir de milices se sentant investies d’un pouvoir suprême, qui se sont arrogé le droit de menacer et d’agresser les usagers du lagon, en toute impunité.
A l’évocation de ces faits, nous avons reçu une réponse pour la moins surprenante : “Considérez que le mouillage est interdit partout en Polynésie, et que vous avez le droit de mouiller nulle part sans autorisation préalable”.
Encore aurait-il fallu savoir à qui demander cette autorisation vu que la délégation de la gestion du lagon est multiple : la DPAM, le Port Autonome, les Affaires Foncières, les communes, PGEM, Direction de la Pêche - Rahui - et la Direction de l’environnement, et que chacun est à même de créer un arrêté quand il le souhaite pour légiférer comme bon lui semble selon l’humeur de la population ou la pression politique des élections.
Comme il n’existe à ce jour aucun registre sur lequel un plaisancier en Polynésie peut avoir une information claire sur les parties du lagon interdites au mouillage, il est évidemment plus facile de lui interdire purement et simplement le mouillage et laisser la population ignorante de la réglementation se charger abusivement de “faire la police” elle-même.
Ce qui nous semble TRÈS GRAVE aujourd’hui, c’est qu’une autorité maritime laisse entendre à toute la population face aux médias, que le “mouillage est interdit partout en Polynésie”.
Au pire moment où la crise du Covid-19 a contraint les plaisanciers de passage à se confiner là où la concentration des voiliers était déjà la plus forte sur ordre des mêmes Affaires Maritimes (ce qui a contribué à attiser de façon exponentielle le rejet de la population), la directrice des Affaires Maritimes envoie un message clair à la population : tous ces voiliers n’ont pas le droit de mouiller en Polynésie !
C’est tout à fait scandaleux de la part d’une autorité maritime.
L'Art. 5 des Droits de l'Homme bafoué par un législateur
Ce qui est encore plus insupportable, c’est que le législateur (la directrice des Affaires Maritimes participe à la rédaction des arrêtés) ait l’aplomb de prononcer une phrase en totale contradiction avec la Constitution et les Droits de l’Homme. Ses mots remettent question la liberté d’usage du domaine public : « Le mouillage est interdit partout en Polynésie... sauf là où il est autorisé… »
L'Art 5 des Droits de l'Homme : " Tout ce qui n'est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas."
Que l’on laisse aujourd’hui un législateur bafouer les droits fondamentaux nous paraît inconcevable.
Pourtant, il part du principe que le mouillage est interdit PARTOUT a priori, pour ensuite légiférer et autoriser certaines zones.
Ce ne serait donc plus aux autorités de vous signifier que vous n’avez pas le droit de mouiller là où vous êtes, mais bien à vous de prouver que vous en avez le droit !
Nouvel arrêté : Mouillage interdit dans toute la zone de Papeete - Faa’a - Punaauia
Le 2 juin a été voté l’arrêté 00650 définissant une interdiction de mouillage sur ancre sous peine d’amende de classe 4 entre les passes de Papeete et Taapuna à tout navire ponté supérieur à 6m de long.
Disparition définitive de zones de mouillage libre : Il n’est donc plus possible pour un plaisancier propriétaire d’un voilier de profiter du lagon devant Faa’a et Punaauia, ne serait-ce que quelques minutes ou quelques heures durant son week-end…
Il est donc également hors de question qu’un plaisancier étranger de passage en Polynésie puisse poser son ancre le temps de se reposer ou réparer une avarie.
Un voilier doit rester dans une marina, c’est donc l’alternative unique que propose le gouvernement aux plaisanciers.
Ce texte prévoit des zones autorisées dans lesquels SERONT implantées des corps-morts. L’utilisation de ces corps-morts sera soumise à autorisation préalable, payante et révocable à tout moment. Pour l’heure, les zones existent, mais pas les corps-morts…
Or, ces zones font pourtant l’objet d’une farouche opposition de la population locale, qui a pour l’occasion créé un collectif (TEARAI), manifesté, menacé et agressé verbalement des plaisanciers qui mouillaient dans ces zones. Par ailleurs, ces zones deviennent, par arrêté, interdites à tout autre embarcation et toute forme “d’activité nautique”, ce qui en ferme donc l’accès à la population locale et notamment des pêcheurs qui voient une partie de lagon qui leur est dorénavant interdite, privatisée.
Une pétition qui a reçu plus de 2000 signatures est bien la preuve que la population locale ne veut pas de ces zones et que si les voiliers s’y installent comme la loi les y obligent, ils s’exposent à une vive réaction. Un décision qui risque encore une fois d’alimenter le rejet et la stigmatisation dont les plaisanciers victimes aujourd’hui.
« Les plaisanciers sont invités à libérer les mouillages et continuer leur voyage » - Edouard FRITCH (président de le la Polynésie Française)
Il est temps aujourd’hui d’agir et d’informer tous les plaisanciers, résidents ou de passage, ainsi que tous ceux qui avaient prévus de venir naviguer dans les eaux polynésiennes. La Polynésie française se moque du développement de l’économie de la plaisance et montre un profond mépris vis-à-vis de l’ensemble des plaisanciers et des acteurs économiques qui y sont attachés.
Après la phrase assassine du président de la Polynésie : « Les plaisanciers sont invités à libérer les mouillages et continuer leur voyage », celle de la directrice des Affaires Maritimes est-elle un moyen de se débarrasser d’un secteur économique et touristique gênant ? Le gouvernement pourrait-il, au contraire, s’engager dans une politique cohérente et concertée afin de recueillir durablement les fruits d’une niche touristique rentable, pérenne et respectueuse aussi bien de l’environnement que des habitants de ce pays.
Au vu de la multiplication de ces privations de libertés fondamentales qui se multiplient sans concertation et sans aucune réflexion, peut-être est-il venu le temps pour l’Association des Voiliers en Polynésie de se lancer également dans un combat juridique ?
Vous avez des commentaires ? Une réflexion ? Nous sommes à l'écoute, vous pouvez poster ici votre commentaire : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeJbQv8Z3kJHr7gq39KP8ya-cYyJVofuwp1MXYBmyexlbEa3A/viewform
Bien cordialement,
L'Association des Voiliers en Polynésie

La situation des voiliers de passage, résidents et charter devient insupportable à Tahiti

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Depuis des années, les infrastructures des Îles de la Société sont saturées. Or, durant la crise sanitaire, la plupart des bateaux de passage ont été contraints par les autorités locales, de rejoindre Tahiti. Ceci a eu pour effet de concentrer les voiliers, notamment devant l’aéroport.
La situation actuelle
À cet endroit, une vingtaine de bateaux actuellement (le 2 juin 2020) dont les situations sont diverses. Une quinzaine de voiliers de voyage sont la plupart en escale technique. Certains, en l’absence de fret, sont dans l'attente de pièces ou de prestataires pour effectuer une maintenance indispensable avant de reprendre la mer. D’autres en attente d’équipages qui ont été dispersés au gré des expirations de visas ou des difficultés des voyages aériens. D'autres encore attendent l’ouverture des frontières de leur prochaine destination dans le Pacifique — rappelons que nos propres frontières sont toujours fermées — . Une poignée de catamarans de charter sont au mouillage pour éviter de payer des charges en l’absence de touristes. C’est pourtant à cet endroit même que le ministre de l’équipement et des transports terrestres avait demandé aux voiliers en octobre 2019 de mouiller pour pouvoir libérer la zone jusque là tolérée devant le projet du “village tahitien”. Une vingtaine de voiliers se trouvent encore dans cette zone. Sommés de quitter les lieux sans délais et sans alternative.
Cette situation a conduit à la création du collectif Tearai à Faa’a et à de nombreuses difficultés avec les riverains et les autorités tout autour de Tahiti et à un sentiment de rejet entretenu par les discours en particulier et la presse en général.
La pression s’accentue
L’association alerte pourtant le gouvernement depuis des années sur l’absence de création d’infrastructures et sur la grogne des riverains.
Depuis quelques jours, la pression s’est encore accentuée. Le Port Autonome interdit et empêche de façon arbitraire les voiliers de mouiller légalement dans le lagon. Pour ceux qui sont déjà présents, la vedette du Port Autonome vient les chasser fermement en invoquant une réglementation qui n’existe pas. C’est donc en bafouant la liberté et la loi (pour rappel, AUCUNE LOI n'interdit le mouillage), la réglementation maritime et la sécurité des navires et de leurs équipages, que le Pays chasse les derniers touristes encore présents sur le territoire.
Le conseil des ministres prépare un arrêté portant sur la réglementation du mouillage à Faa’a et Punaauia qu’il publie en hâte sur le site de la DPAM. Ce n’est pas suffisant pour le rendre légal. Le futur arrêté interdit strictement le mouillage sur ancre dans ces zones mais autorise “une installation d’ancrage appropriée” en clair, un corps mort. Ce qui revient, au plus fort de la saison des voiliers à les chasser à coup d’amendes prévues pour les contraventions de 4e classe... en attendant la pose de corps-morts.
La charrue avant les bœufs
Peut-être que des actions sur le terrain seraient plus utiles que des actions sur le papier. Car il nous semble que dire qu’il faut prendre des corps morts avant de les créer, c’est mettre la charrue avant les bœufs. Aucune solution réaliste n’est proposée. Les voiliers ne veulent pas d’une zone de mouillage à l’aéroport que les riverains rejettent. Au plus fort de la saison, nous pensons que le mouillage devant le “village tahitien”, un projet qui mettra des années à sortir de terre est une solution de transition acceptable. Ce mouillage est toléré depuis des années, il est indispensable en ce moment.
Le gouvernement doit prendre des mesures réalistes et légales et protéger les voiliers, locaux et de passage contre la vindicte populaire et les abus de pouvoir tant du port autonome, des municipalités que des résidents qui tous, se croient autorisés à légiférer dans leur pré carré au mépris des lois du pays et des arrêtés du gouvernement. Les autorités du pays doivent assurer la tranquillité des voiliers et non les mettre en danger en leur ordonnant un départ du jour au lendemain au mépris de toutes les règles de sécurité en mer.
Les touristes et les résidents en voiliers aspirent à des mouillages sereins et calmes dans une Polynésie apaisée et de nouveau souriante.
L'Association des Voiliers en Polynésie.
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