Pourquoi adhérer à l'AVP en 2020 ?

Créer du lien au sein de l’association et nous connaître un peu mieux. Parce qu’une association c’est avant tout créer des occasions de se rencontrer, d’échanger, nous avons décidé de déclencher ces occasions afin que tous les adhérents puissent avoir un vrai rôle participatif, que chacun puisse...

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Voiliers : mécontentement entre plaisanciers et riverains

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Le torchon brûle entre les plaisanciers, les pécheurs, les riverains et certaines communes. Quelle est la réglementation en vigueur ? Dans quelle mesure le mouillage est-il autorisé ? Reportage.
Le torchon brûle entre les plaisanciers, les pécheurs, les riverains et certaines communes. Au cœur du problème une règlementation parfois un peu flottante en ce qui concerne notamment les durées de mouillage des voiliers.

A Moorea, la mairie de Moorea réfléchit à un renforcement de la règlementation dans ses zones de mouillage. Un nouveau plan de gestion de l’espace maritime est en cours de finalisation. Il devrait  être opérationnel d’ici le mois de novembre. "On va durcir cette régelementation pour dire qu'il faut quitter au-delà de 48h et ne plus revenir au bout d'un laps de temps", explique Ataria Firiapu, 1er adjoint au maire de Moorea-Maiao

A Mahina, la mairie est d’accord pour un mouillage de deux ou trois jours mais pas plusieurs mois. Quelle est la réglementation en vigueur ? Dans quelle mesure le mouillage est-il autorisé ?

L’invité café : Arnaud Jordan – 24/09/2020

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L'invité café du jeudi 24 septembre est Arnaud Jordan, président de l'association des voiliers en Polynésie.

Arnaud Jordan est le président de l’association des voiliers en Polynésie, il est venu s’exprimer sur les tensions actuelles entre les voiliers et certains riverains de Moorea, Faa'a et Mahina.

"Les voiliers font ce qu'on leur demande. Rester plusieurs mois au mouillage ? C'est un usage normal du domaine public, tant que cela ne gène pas les autres. (...) Lorsque l'on dit partout que le mouillage est interdit, c'est faux ; on met de fausses idées dans la tête des gens qui permettent des débordements. C'est dangereux pour les voiliers. Les voiliers rapportent de l'argent au Pays et respectent très largement le lagon. Nous ne sommes pas des nuisances, mais plutôt une chance".

Arnaud Jordan est interrogé en direct par téléphone par Ibrahim Ahmed Hazi :

Moorea : la mairie s’apprête à renforcer son PGEM

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La mairie de Moorea réfléchit à un renforcement de la règlementation dans ses zones de mouillage. Un nouveau plan de gestion de l’espace maritime est en cours de finalisation. Il devrait  être opérationnel d’ici le mois de novembre.
Bientôt fini la pagaille sur le lagon de Moorea... La mairie s'apprête en effet à renforcer son PGEM, son plan de gestion de l’espace maritime. Ce nouveau PGEM est en cours de finalisation. Il devrait être opérationnel d’ici le mois de novembre. Pour cela, un nouveau comité du PGEM sera renforcé.

Le temps de présence des voiliers sur le lagon ainsi que leur lieu de mouillage seront mieux règlementés, explique Ataria Firiapu, 1er adjoint au maire de Moorea-Maiao. "Interdire pour interdire, non, c'est réglementer les zones de mouillage et qu'on les respecte (...) Ils peuvent mouiller partout en dehors des AMP, c'est-à-dire des zones marines protégées mais limité en temps de mouillage (...) On va durcir cette régelementation pour dire qu'il faut quitter au-delà de 38h et ne plus revenir au bout d'un laps de temps".

Les voiliers invités à quitter la baie de Matavai

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La police municipale de Mahina est intervenue hier, à la pointe Vénus, pour signaler à neuf voiliers que la baie de Matavai n’était pas une zone de mouillage de longue durée.

Les propriétaires des voiliers actuellement au mouillage dans la baie ont été invités à partir dans les 24 heures.
Les propriétaires des voiliers actuellement au mouillage dans la baie ont été invités à partir dans les 24 heures. (©JLM/LDT)

Usant de son pouvoir de maire sur la bande des 300 mètres du littoral, le tavana de Mahina a dépêché, hier après-midi, la police municipale afin d’inviter les voiliers ancrés dans la baie de Matavai à quitter les lieux dans les 24 heures.

Depuis quinze jours, ce ne sont pas moins de neuf voiliers qui se sont installés devant la plage de la pointe Vénus. Il n’y en avait jamais eu autant à la fois.

Cela a particulièrement exaspéré les habitants de la zone qui, sur Facebook, ont manifesté leur crainte de voir leur site pollué ou que la baie soit un jour saturée de bateaux, comme à Faa’a et Punaauia.

Avec le zodiac des pompiers, deux mutoi sont allés informer les propriétaires de voiliers que la baie n’était pas une zone de mouillage dédiée (comme Faa’a et Punaauia) et qu’un récent arrêté du maire interdisait le stationnement dans la baie au-delà de 24 heures.

Les propriétaires interpellés hier, originaires d’Allemagne, d’Angleterre, de Belgique et de France, ont regretté cette situation, se disant stigmatisés partout où ils passaient. Tous souhaitaient savoir comment s’informer sur la réglementation. Une navigatrice a même montré, sur son téléphone, une application (non institutionnelle) qui signalait la possibilité de mouillage dans la baie.

À l’issue de l’intervention, le chef adjoint de la PM, Aa Oopa a constaté que les navigateurs n’étaient pas tous au courant de la réglementation. « Ils cherchent un moyen de mouiller gratuitement pour de ne pas être obligés d’aller dans une marina. Mais à Mahina, il n’y a aucune structure pour accueillir leurs déchets. Des gens ont constaté que certains propriétaires de voiliers emmenaient leurs déchets dans les quartiers pour les abandonner sur place. Je ne sais pas non plus où ils vont faire leurs besoins. »

Les voiliers qui n’auraient pas quitté les lieux pourraient avoir la visite de la gendarmerie maritime avec la menace d’une amende.

Depuis quinze jours, ce ne sont pas moins de neuf voiliers qui se sont installés devant la plage de la pointe Vénus.
Depuis quinze jours, ce ne sont pas moins de neuf voiliers qui se sont installés devant la plage de la pointe Vénus. (©JLM)
Avec le zodiac des pompiers, deux mutoi sont allés infor-mer les propriétaires de voiliers que la baie n’était pas une zone de mouillage dédiée.
Avec le zodiac des pompiers, deux mutoi sont allés informer les propriétaires de voiliers que la baie n’était pas une zone de mouillage dédiée. (©JLM)

Moorea : un homme avec un couteau menace un yacht

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À Moorea, le capitaine et les passagers d'un grand voilier ont reçu une visite plutôt hostile ce matin...

TNTV - Publié le 21/09/2020 à 17:10 - Mise à jour le 21/09/2020 à 17:10

Ancré dans le lagon de Haapiti par sécurité, ils ont été menacés par un individu avec un couteau. Cet homme s’est approché du voilier de luxe à bord d’une pirogue et a commencé à proférer des menaces et à insulter les passagers. Le capitaine du yacht a prévenu la police municipale.

Toujours selon lui, difficile pour les voiliers de jeter l’ancre dans le lagon de Haapiti à l’heure où la principale ressource de la Polynésie est au plus bas.

REPORTAGEBrandy Tevero

Moorea : le balisage toujours en question après un nouvel accident nautique

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Deux mois après le décès d’un adolescent britannique, percuté par un bateau alors qu’il faisait du snorkeling à proximité de la plage de Taahiamanu, et quelques jours après qu'une touriste autrichienne s'est également fait percuter à Patae, du côté de Vaiare, la question du balisage des zones de baignade à Moorea se pose toujours.

TNTV - Publié le 18/09/2020 à 11:00

La plage de Taahiamanu attire du monde, aussi bien sur terre que sur mer. C’est dans ce chenal de Moorea que séjournent les voiliers et que fréquentent également les jet skis, les petits bateaux de pêche et de tourisme. Depuis l’accident de l’adolescent britannique, l’inquiétude des prestataires d’excursions touristiques ne cesse de grandir. Tous sont en attente de propositions.

Comme « bien ponctuer les voiliers, les baigneurs et les bateaux, confie Juliano Arapari, prestataire d’excursions touristiques sur Moorea. Normalement, quand tu es dans le chenal, c’est limité à 5 nœuds, mais on voit des bateaux qui ne respectent pas la limitation sur le plan d’eau. Aussi nous n’avons pas de limite pour les nageurs. Donc quand ils traversent le chenal, ils se mettent en danger. »

Du côté du PGEM de Moorea, des discussions sont en cours, avec un objectif : la protection de toutes les personnes qui fréquentent ce lieu.

« L’avantage de Taahiamanu, c’est un lieu accessible à tous, indique Alain Druet, vice-président du PGEM de Moorea. A la population locale et à la population de passage. Mais la cohabitation voiliers, prestataires de service qui passent des fois à des vitesses excessives il faut le reconnaître, un balisage pas très bien marqué, un lieu de baignade pas bien délimité, fait qu’on peut encore s’attendre à différents accidents comme le triste accident que nous venons d’avoir. »

En effet, lundi dernier, un autre drame s’est produit à Patae, près du port de Vaiare. Une touriste autrichienne a été percutée par une embarcation. Transportée à l’hôpital de Afareaitu, ses jours ne sont pas en danger.

En attendant des travaux, la population est appelée à rester très prudente.

Au tour de la famille d’Eddie de faire un don à la Polynésie

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TAHITI INFO - Rédigé par Vaite Urarii Pambrun le Mardi 8 Septembre 2020 à 18:53

Au tour de la famille d'Eddie de faire un don à la Polynésie

Tahiti, le 8 septembre 2020 - La famille d'Eddie, le jeune adolescent mortellement percuté par un bateau à Tahiamanu à Moorea en août dernier, a décidé d'offrir une partie des dons récoltés pour son fils à des jeunes musiciens polynésiens, à travers le Conservatoire artistique de la Polynésie française (CAPF).

La famille du jeune Eddie, décédé à Moorea le 9 août dernier percuté par un bateau à Tahiamanu, a rencontré le directeur du Conservatoire artistique, Fabien Dinard, vendredi dernier. Les proches du jeune homme ont visité l'établissement et ont surtout découvert tous les cours proposés aux artistes en herbe du fenua. Mais cette visite avait un autre but. En effet, en souvenir de l'amour que portait Eddie pour la musique, la famille du jeune a décidé d'aider de jeunes musiciens, en leur offrant des cours au Conservatoire ou en leur achetant des instruments de musique, grâce aux nombreux dons reçus pour permettre le rapatriement du corps du jeune homme.

Rappelons en effet que lorsque ce drame est survenu, la famille de l'adolescent avait lancé une campagne de financement pour rapatrier Eddie au Royaume-Uni. "Malheureusement, nous n'étions pas couverts pour de telles dépenses. Alors nous avons lancé une campagne de financement sur Internet. Et en quelques heures, nous avons rassemblé tout l'argent dont nous avions besoin et plus encore". La famille a donc décidé de créer un fonds de bienfaisance intitulé Eddie Jarman Young Musicians Trust Fund pour les jeunes musiciens.

 

"Très beau geste"

"Nous avons voulu étendre ce don aux jeunes de la Polynésie, car c'est là qu'Eddie a passé les neuf derniers mois de sa vie, qui ont été des moments très heureux, même lors du confinement", explique la mère du jeune homme, Barbara. "Nous voulons garder un lien avec le pays où Eddie était le plus heureux et où il est mort". La famille du jeune Eddie compte essayer de financer les études de deux à quatre jeunes musiciens sur du "long terme" au Conservatoire. Et pour ce faire, elle a décidé de continuer à collecter des fonds, auprès notamment de la communauté musicale du Royaume-Uni mais aussi à l'international. Elle a même mis en place une autre campagne de financement : www.justgiving / crowdfunding / eddie-jarman. Et par ailleurs, les proches d'Eddie comptent mettre aux enchères les instruments du jeune homme ainsi que ses enregistrements piano et violon pour participer à cette cagnotte.

"C'est un très beau geste de financer des études artistiques d'un enfant ou de plusieurs enfants,  considérant ce qui s'est passé pour cette famille", a réagi Fabien Dinard. "J'aurais pensé qu'ils auraient eu un mauvais souvenir de notre pays. Finalement le geste est très fort envers les enfants de la Polynésie". Le directeur du Conservatoire explique que cette aide va être destinée à la fois aux enfants les moins favorisés et aux plus méritants. "Que cela soit des études musicales, de danse ou même de théâtre. On va identifier quelques enfants. Mais maintenant, on doit avoir des échanges avec la famille surtout pour savoir quelles sont les disciplines qu'elle aimerait soutenir"

 

Une stèle en mémoire d'Eddie

Autre projet que la famille d'Eddie aimerait voir sortir de terre, la mise en place d'une pierre commémorative, à Tahiamanu, lieu de l'accident, en souvenir de leur fils. "Nous espérons que le mémorial va sensibiliser tous ceux qui utilisent le lagon à être plus réfléchis et plus respectueux (…).Un court moment de plaisir dû à un excès de vitesse peut entraîner un accident tragique", assure la mère de l'adolescent. À travers cette stèle, la famille espère qu'une réglementation fera son apparition. Quant au souhait du tāvana de Moorea d'interdire le mouillage des voiliers à Tahiamanu, la famille concède que cette décision n'a pas dû être facile, mais trouve que cette annonce est mal venue une semaine après l'accident. "Cela nous a semblé malheureusement comme une tentative de rendre les voiliers responsables de ce qui s'est passé, et ce n'est clairement pas juste".

La famille considère qu'une enquête "appropriée et approfondie" aurait dû être menée pour déterminer les responsabilités de chacun. La mère d'Eddie affirme que beaucoup de questions restent encore en suspens et que cette interdiction de mouillage est "une décision précipitée (…). Comment l'interdiction des voiliers pourra résoudre le problème des bateaux à grande vitesse et des jet-skis qui s'approchent de la plage?". La famille endeuillée rappelle d'ailleurs que "'l'argent des voiliers' va directement à la communauté (…), contrairement au cas des grands hôtels où les dépenses ne sont pas toujours distribuées à la population locale."

Moorea : après le décès d’un adolescent faut-il interdire le mouillage à Ta’ahiamanu ?

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A Moorea, suite à l’accident survenu il y a près de deux semaines dans le lagon de la plage Ta’ahiamanu, et au cours duquel un adolescent a perdu la vie : les voiliers ne pourront plus rester au mouillage sur ce site. Une décision que les parents d’Eddie, la victime, disent déplorer. Ils ont l’impression que la commune utilise cette affaire comme une excuse pour se débarrasser de cette zone de mouillage. Certains dénoncent une réponse qui ne répond pas au problème de la vitesse excessive dans le chenal.

Publié le 22/08/2020 à 6:53 - Mise à jour le 22/08/2020 à 7:24- TNTV

C’est dans le lagon de la plage Ta’ahiamanu qu’il y a une dizaine de jours, Eddie, un adolescent britannique de 14 ans de passage en Polynésie avec ses parents, a succombé à un accident dans le lagon. Il a été heurté par un bateau alors qu’il faisait du snorkeling à quelques mètres du voilier familial.

A Ta’ahiamanu, le chenal passe à moins de 30 mètres de la plage publique, fréquentée. La problématique est connue et une réflexion est en cours, dans la cadre de la révision du PGEM : le plan de gestion de l’espace maritime.

Plage Ta’ahiamanu – Crédit photo TNTV

« On s’est rendus compte que la vitesse de navigation actuelle n’était pas forcément adaptée dans certaines zones », explique Hereiti Arapari, chargée des projets maritimes de la commune de Moorea. « On l’a du coup réduite à 15 nœuds dans l’ensemble du lagon, et dans les espaces fréquentés, on l’a réduite à 5 nœuds. Cette problématique a été abordée et elle doit continuer à être discutée avec la direction polynésienne des affaires maritimes ».

La commune va prendre un arrêté pour interdire le mouillage. Mais impossible d’obtenir des explications explications quant à ce choix : le maire et ses adjoints étant aux abonnés absents. Pas plus d’interlocuteur du côté du Pays qui nous renvoie vers la mairie…

Site de Ta’ahiamanu, Moorea – Crédit photo TNTV

« Suite à la tournée gouvernementale [postérieure à l’accident – NDLR], notre tavana a mis en avant les problématiques qu’il y avait face au mouillage, à Ta’ahiamanu », indique la responsable des projets maritimes de Moorea, « et c’est suite à l’intervention de notre tavana que le président a mis en avant le fait qu’il ne faudrait plus qu’il y ait de mouillage à Ta’ahiamanu pour des raisons de sécurité ».

Pourtant la commune est interpellée depuis des années sur la dangerosité de ce site, et des solutions ont été proposées.

« Nous avons fait des propositions au maire il y a 4 ans, pour déplacer le chenal plus près du récif, et laisser les baigneurs et les bateaux stationnés plus près de la plage, afin de protéger tout le monde… mais on n’a pas été entendus, c’est dommage. Mais là, on a une personne qui est décédée », déplore Arnaud Jordan, président de l’association des voiliers en Polynésie.

Proposition de modifier le balisage par l’Association des voiliers en Polynésie – DR AVP

« On entend parler d’une décision qui va être prise par la commune ou le pays d’enlever ces voiliers. Ce n’est pas la solution », s’exclame Hiro Kelley, habitant de Moorea et professionnel du tourisme sur l’île. C’est juste le balisage qui pose problème. Les prestataires ne savent pas où passer parce-qu’il n’y a pas de balisage. Il n’y a pas d’indications pour montrer par où passer! »

La réponse apportée par la commune est pour le moins surprenante : « Bouger une balise sous entendrait aller détruire encore du corail. Parce-qu’une balise, ça ne s’installe pas comme ça! »

« Si ça sauve la vie de quelqu’un, je ne vois pas pourquoi la question se pose », réplique une riveraine.

La responsable des projets maritimes apporte des éléments complémentaires : « Pour l’instant, il n’y a pas d’arrêté qui est pris, parce-que notre tavana attendait de faire adopter la révision du PGEM au conseil des ministres. Cependant, il y a différentes problématiques qu’il faut traiter dans leur ensemble, et tavana voulait prendre une décision globale. Il attendait que la révision du PGEM soit adoptée en Conseil des ministres. Retirer le mouillage permettra de limiter les accidents, la pollution. C’est vrai qu’on n’a pas assez pris en compte le monde de la plaisance, tout simplement parce-qu’avant, on n’en avait pas autant. C’est une question qui va au delà de l’échelle de Moorea. On doit avoir une réflexion générale. La DPAM va venir échanger avec nous sur la question du mouillage à Moorea. »

Balises dans le lagon de Ta’ahiamanu – crédit photo TNTV

Toujours une vitesse excessive dans le chenal

Malgré cet accident, les prises de risques continuent. Un responsable de la sécurité recense toute l’activité sur le site de Ta’ahiamanu, dans un registre consciencieusement tenu. Dimanche dernier, une semaine après l’accident mortel, une cohorte de 5 jetski a failli percuter un baigneur. En parcourant la plage, nous observons deux jet skis en train de faire la course à moins de 25 mètres du rivage.

« J’estime que c’est dangereux », confie une baigneuse. « Je vois là où est mon fils, ils sont passés très près. Quand on pense à l’accident qu’il y a eu, il faudrait peut-être faire quelque chose ». Une riveraine ajoute : « Ici c’est une plage publique. Ca veut dire qu’on peut se mettre à l’eau et nager devant. Déjà, on passe quelques patates, et après, on est à l’aise pour nager. Juste à ce moment là, on se retrouve en plein milieu du chenal, avec des jets skis qui passent à toute vitesse. C’est un miracle qu’il n’y ait pas eu plus d’accidents! »

Les parents d’Eddie, rentrés en Grande Bretagne enterrer leur garçon, nous ont fait part de leur désarroi quant à cette décision. Ils considèrent que les propriétaires de voiliers sont des boucs émissaires…

La famille d’Eddie Jarman, à bord de son voilier – Crédit photo TNTV

« La victime est un membres d’un équipage d’un voilier, or, ce sont les voiliers qu’on interdit. Nous sommes doublement victimes. C’est un peu comme si on traversait la rue, et qu’on disait, si un accident se passe, qu’on interdit les piétons », regrette Arnaud Jordan.

La famille d’Eddie sollicitée par la BBC pour témoigner

Sollicitée par la chaîne télévisée BBC, Barbara, la mère d’Eddie, compte bien exprimer son désarroi dans les médias internationaux. De quoi ternir encore davantage l’image de la destination Polynésie.

Laure Philiber

« Faire croire que les voiliers ne sont pas les bienvenus est mensonger »

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La réponse du gouvernement concernant les voiliers suite à un dossier rédigé par Voiles et voiliers, dressant un tableau peu reluisant de la situation des voiliers au fenua.

« Je trouve donc les propos du responsable de l’association inexacts, excessifs, voire méprisants pour les Polynésiens »,explique le ministre Jean-Christophe Bouissou.
« Je trouve donc les propos du responsable de l’association inexacts, excessifs, voire méprisants pour les Polynésiens »,explique le ministre Jean-Christophe Bouissou. (©présidence)

La semaine dernière, La Dépêche a relayé une partie d’un dossier rédigé par nos confrères de Voiles et voiliers, dressant un tableau peu reluisant de la situation des voiliers et des amateurs de bateaux en tout genre dans nos eaux.

Le ministre de l’Aménagement du territoire, en charge des transports interinsulaires, Jean-Christophe Bouissou, a souhaité réagir à la publication de nos confrères sur une situation polynésienne qui n’est pas aussi catastrophique que le magazine métropolitain a bien voulu le dépeindre, d’autant que seul l’article pointant les aspects négatifs du problème reste consultable gratuitement sur le site du magazine. Les réponses apportées par les autorités, sont, elles, payantes.

« Par souci d’équilibrer les points de vue, nous avons demandé au magazine Voiles et voiliers de rendre l’intégralité de l’article accessible sur son site internet, mais celui-ci n’a pas estimé utile de faire suite à notre demande. C’est donc un nouvel article à charge que nous devons essayer de rectifier et c’est bien regrettable », explique le ministre.

« Jamais cette association (l’Association des voiliers de Polynésie, citée dans l’article de Voiles et voiliers, NDLR), qui a brusquement fait parler d’elle durant le confinement, n’a jugé utile de solliciter un rendez-vous, ni auprès de moi, ni auprès de la DPAM (direction polynésienne des affaires maritimes, NDLR), pour se présenter, se faire expliquer la réglementation qui existe et qui n’est pas floue contrairement à ce qui est colporté. On ne peut pas d’un côté affirmer ne pas être entendu par les autorités et dans le même temps les ignorer et ne pas chercher à les rencontrer. Je m’interroge donc sur les réelles intentions du responsable de l’association dont l’agitation partisane ne sert pas la cause des voiliers en Polynésie française. »

Le ministre poursuit : « Faire croire que les voiliers ne sont pas les bienvenus et que les autorités les ignorent est mensonger. Je l’ai dit et redit maintes fois lors d’entretiens dans la presse locale, que ce soit à La Dépêche de Tahiti ou à Tahiti Pacifique Magazine, les voiliers sont les bienvenus. Le président du Pays dans deux courriers, ainsi que moi-même, avons même pris la défense des plaisanciers auprès des associations de riverains, et nous les avons tous accueillis en toute sécurité durant la période de confinement, mettant en pratique la tradition d’accueil polynésienne. Je ne vois pas en quoi nous aurions tenu des propos qui exacerberaient les tensions, comme le journal l’affirme. Les seuls propos qui exacerbent les tensions et qui stigmatisent de surcroit les Polynésiens sont ceux de cette association. »

Des propos « inexacts, excessifs, voire méprisants »

« Il ne faut pas mélanger les problèmes comme cela est le cas. Nous avons été confrontés à une situation difficile, comme partout dans le monde, lorsque les frontières se sont fermées et que les navires ont dû regagner leur port d’attache ou le port le plus proche. Cela a eu pour effet en Polynésie française de concentrer les voiliers dans des zones adaptées près des services, comme ce fut le cas dans le lagon de Faa’a et de Punaauia, ou vers des zones de mouillage dédiées et protégées. Mais cette situation était transitoire. À l’occasion du confinement, cette concentration a eu pour effet d’occasionner ici ou là quelques tensions avec des riverains ou d’autres utilisateurs du lagon, excédés par cette présence soudaine de voiliers que certains ont pu juger envahissante. Nous le regrettons, et nous nous sommes employés à apaiser les relations avec les associations de riverains, en particulier pour rappeler que le lagon est un bien commun qu’il convient de partager dans le respect des règles existantes et de notre tradition d’accueil. Ce n’est pas toujours facile à faire accepter, de part et d’autre d’ailleurs. Les problèmes de voisinage existent aussi sur l’eau ! Certains dérapages regrettables se sont aussi produits dans certaines îles, probablement consécutifs à la peur que cette pandémie mondiale a pu susciter, mais ils sont très minoritaires et il n’y a pas lieu d’en faire une règle générale. Dans l’ensemble, les plaisanciers ont été bien accueillis dans la plupart des îles. Des initiatives d’accueil et des dons en produits frais offerts aux plaisanciers ont même été prises par la population. De tout ceci, l’association ne dit mot. Je trouve donc les propos du responsable de l’association inexacts, excessifs, voire méprisants pour les Polynésiens. »

« Les voiliers sont les bienvenus »

« S’agissant de la réglementation, naturellement elle existe et elle n’a pas changé depuis des années. Les voiliers sont les bienvenus en Polynésie, des marinas sont disponibles pour cela. Celle de Taina est saturée, c’est exact, mais celle de Papeete a été refaite, celle de Vaiare à Moorea est en cours de rénovation, et d’autres projets existent. Des zones de mouillage dédiées sont créées pour permettre aux voiliers de jeter l’ancre légalement là où il n’y a pas de marina, et des corps morts sont même installés dans certaines de ces zones pour faciliter le mouillage. Des communes comme Bora Bora, Huahine, Hitia’a par exemple, sollicitent les autorités pour définir des zones dédiées parce qu’elles n’ont pas de marina. On le voit, chacun s’organise pour accueillir le mieux possible les plaisanciers de passage chez nous dans le respect des contraintes environnementales. La plaisance et le tourisme nautique sont essentiels au développement de notre pays et laisser croire que les autorités y seraient opposées est simplement mensonger et malveillant. Tout s’est toujours bien passé pour les voiliers jusqu’à présent et il n’y pas de raison que cela change à condition que chacun fasse preuve de bonne volonté et le gouvernement s’inscrit bien évidemment dans cette démarche. Comme toute législation, elle existe et elle consultable auprès des autorités concernées ou sur leurs sites internet, en l’occurrence celui de la DPAM. Pour qui veut la trouver, elle est disponible. Et si le président de l’association s’était donné la peine de venir à la rencontre des autorités pour échanger, faire part de ses observations, comprendre ce qui existe, nous n’en serions pas à communiquer par articles de presse interposés. Ce n’est pas en jetant le discrédit sur les autorités et en faisant une publicité injuste et déplorable à la Polynésie française que les choses avanceront. Je jugerai la bonne foi du responsable de l’association à sa volonté de solliciter une rencontre avec les autorités. Le reste n’est que de l’affichage et du brassage polémique qui n’est ni justifié, ni constructif. »

Moorea – Vers une interdiction de mouillage à Ta’ahiamanu

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Le président Édouard Fritch et une partie de son gouvernement et collaborateurs techniques ont passé la journée d'hier à Moorea.

Les voiliers ne pourront plus mouiller à Ta’ahiamanu. Le gouvernement en a décidé ainsi à la demande du maire.
Les voiliers ne pourront plus mouiller à Ta’ahiamanu. Le gouvernement en a décidé ainsi à la demande du maire. (©J. Rey/LDT)

Le président du Pays, Édouard Fritch, sa suite ministérielle et ses collaborateurs techniques sont arrivés à Moorea par le bateau de 8 heures. Accueilli par Evans Haumani, maire de Moorea-Maiao, et quelques membres de son conseil municipal, le groupe a rapidement pris la direction de Maatea pour établir un premier point sur les projets de la commune, les modes de financements possibles ainsi que sur les grands projets de la commune comme la transition énergétique que Moorea-Maiao compte bien lancer rapidement.

Ainsi, après les présentations d’usage, Tiare Derock, gestionnaire des marchés publics en charge du suivi des financements auprès du Pays, a présenté différents projets qui comptent sur un partenariat financier avec le Pays et par le FIP. C’est le cas pour une BOM (benne à ordures ménagères) de 16 m3 pour un coût de 35 millions de francs. Le Pays qui est favorable aura à sa charge 60 % et la commune 40 %.

Deux autres projets attendent un financement FIP : des équipements de protection individuel pour jeunes sapeurs-pompiers, soit un coût de 625 450 francs répartis à raison de 50 % FIP, 50 % commune, et l’acquisition d’un camion-citerne rural pour un montant total de 46 millions. Cette intervention a été suivie de celle de Frédéric Metayer, directeur des services publiques environnementaux. Le technicien de la commune a fait un point sur les enjeux du service public de l’électricité à Moorea au travers d’une démarche qu’elle s’est fixée et qui consiste à obtenir 30 % de la ressource en provenance des énergies renouvelables et en particulier du solaire (lire La Dépêche de Tahiti du 31 juillet).

Pour atteindre l’objectif d’un mixe énergétique, la commune mise sur des supports existants pour installer ses panneaux solaires. Les grandes toitures de Moorea ont déjà été identifiées, bâtiments publics, établissements scolaires ; elles devraient toutes être recouvertes de cellules photovoltaïques. Une première démarche cadastro-solaire a permis une quantification des surfaces mobilisables pour évaluer la « puissance installée » et son impact sur le réseau.

Maiao a sa part de projets dont certains sont déjà avancés comme l’achat d’un nouveau navire (financé partiellement par le Pays) et la mise en place d’un schéma directeur pour l’eau potable. L’électrification est l’une des grandes priorités qui devrait se concrétiser par l’installation d’une centrale en mode hybride. Une enquête parcellaire a été lancée pour déterminer l’emplacement de la centrale.

Aménagements du quai de Vaiare

La délégation s’est rendue à Vaiare pour en savoir plus sur les projets d’aménagements du quai en vue de l’arrivée du Ferry Terevau, des aménagement de places de parkings et de la marina (La Dépêche de Tahiti du 5 août). Un projet de remise aux normes est actuellement en cours d’enquête publique. Un autre projet, celui de l’extension, n’est pas encore à l’ordre du jour, mais les plans sont là. Celui-ci avait été contesté il y a trois ans par la population de Teavaro, il devra être présenté à la population par la nouvelle équipe en place pour trouver un terrain d’entente.

Un petit tour vers Temae, plus précisément sur la servitude du golf qui deviendra une route territoriale réaménagée par le Pays donc ouverte à tout le monde. En attendant, cette servitude appartenant au golf est toujours fermée et en cours d’une procédure judiciaire lancée par l’association des résidents de Temae.

Après une halte au quai de Paopao où une darse est prévue pour les pêcheurs, la délégation s’est rendue à Ta’ahiamanu, la plage publique superbement aménagée. Le récent accident du jeune garçon d’origine anglaise fauché par un hors-bord alors qu’il effectuait du snorkling a été évoqué parallèlement à la problématique du mouillage des voiliers sur ce site très prisé mais qui ne dispose d’aucune réglementation précise sur qui peut faire quoi et où. Il a donc été décidé, à la demande du maire, d’interdire le mouillage des voiliers sur ce site. L’arrêté du Pays devrait être pris très prochainement.

Le pont de Opunohu, dont la reconstruction a été arrêtée depuis le confinement pour cause de dépassement budgétaire (La Dépêche de Tahiti du 4 août), a reçu la visite de la délégation. Ce chantier affiche aujourd’hui un retard de travaux de près de six mois. L’entreprise qui avait répondu à l’appel d’offre avait demandé un avenant de 25 millions pour un chantier d’un peu plus de 200 millions. Il a été décidé qu’il n’y aura pas d’avenant possible, et l’entreprise se doit de reprendre les travaux rapidement, ce qui sera fait dès la semaine prochaine. Trois mois seront encore nécessaires pour son terme.

Après un repas à la salle paroissiale de Maatea, la délégation a repris la direction de Tahiti par le bateau de 16 h 30.

Édouard Fritch a dit…

Cette visite était l’occasion pour la commune de présenter ses différents projets tels que son programme de transition énergétique, divers travaux d’aménagement comme le port de Paopao et des zones de mouillages.
Cette visite était l’occasion pour la commune de présenter ses différents projets tels que son programme de transition énergétique, divers travaux d’aménagement comme le port de Paopao et des zones de mouillages. (©présidence)
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