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“Les secteurs de plaisance et du nautisme ne sont pas en danger”

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"Les secteurs de plaisance et du nautisme ne sont pas en danger"

Tahiti, le 30 juin 2020 - Un communiqué conjoint du cluster maritime de Polynésie française et du syndicat des activités nautiques Tai Moana défend le travail mené au fenua pour la réglementation et la structuration des secteurs de la plaisance et du nautisme.  "Les secteurs de plaisance et du nautisme n'y sont pas en danger, mais se structurent"

Dans un communiqué conjoint diffusé en fin de semaine dernière, le cluster maritime et le syndicat des activités nautiques de Polynésie française tente de rassurer sur la situation du nautisme et de la plaisance en Polynésie française, suite aux "plaintes exprimées par certains plaisanciers ou clients du charter". Dernières doléances en date : celles, fin mai, de l’association des voiliers de Polynésie. Elle avait alerté sur le "mauvais accueil" réservé par les riverains de certaines îles aux plaisanciers coincés sur place pendant la crise du coronavirus, suite aux restrictions de la circulation maritime entre les îles de Polynésie.

Ce secteur de l’économie bleue génère annuellement près de 1,5 milliard de francs de chiffre d’affaires. Entre 600 et 800 navires de plaisance jettent l’ancre au fenua chaque année. Un travail est en cours pour "accueillir toujours mieux les usagers locaux et internationaux [des] lagons", rappelle ce communiqué conjoint diffusé jeudi dernier. "Le mouillage temporaire y est toujours autorisé. L’objectif aujourd’hui est de définir et structurer des espaces de mouillage de plus longue durée sur dans les zones à flux important."

Un arrêté gouvernemental vient de mettre à jour, le 2 juin dernier, une précédente réglementation datant de 1987. Ce texte précise les zones de mouillage et le cadre de leur utilisation à l’usage des plaisanciers dans les lagons de Faa’a et de Punaauia. Sept zones de mouillage sont par ailleurs établies dans le lagon de Bora Bora depuis fin 2018. Un travail préparatoire pour définir de tels espaces maritimes se poursuit à Huahine, Taha’a, Raiatea et à Tahiti, à Teva i Uta et Taiarapu-Ouest, pour permettre "aux plaisanciers d’y stationner en toute légalité et en toute sécurité".
En outre, une loi du Pays visant à donner pouvoir de verbalisation aux agents de la Direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM) en projet est actuellement transmise pour avis au ministère des Outremers à Paris.

Au-delà de ces aménagements réglementaires, "notre syndicat souhaite que les aménagements nautiques puissent se multiplier, dans toute la Polynésie, et notamment dans ces îles à fort flux", assure le communiqué en évoquant l’installation de corps morts écologiques, la création de nouvelles marinas, la multiplication des services aux navires. "Certains ont été réalisés, d’autres le seront dans les prochaines années. Il nous semble important d’encourager la création de micro-services aux yachts dans les autres îles, afin de limiter le temps de séjour de ces bateaux sur Tahiti."

En somme, assurent le cluster maritime et le syndicat des activités nautiques Tai Moana à la faveur de cette mise au point, en Polynésie française "les secteurs de plaisance et du nautisme [ne] sont pas en danger, mais se structurent".

 

Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Mardi 30 Juin 2020 à 13:45 | Tahiti-Infos

Jean-Christophe Bouissou : “Je voudrais dire aux plaisanciers qu’ils sont tous les bienvenus”

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Vendredi 26 Juin 2020 - écrit par Dominique SCHMITT - Tahiti Pacifique

Alors que l’Association des voiliers en Polynésie (AVP) s’interroge sur l’avenir de la plaisance au fenua, suite aux tensions exacerbées avec certains riverains pendant le confinement, Jean-Christophe Bouissou, a accepté de répondre en exclusivité aux questions de Tahiti Pacifique. Le ministre chargé des Transports interinsulaires maritimes et aériens se veut rassurant : "Non, il n’y a pas de problèmes avec les plaisanciers en Polynésie française" et la polémique "n’a pas lieu d’être".

 

Jean-Christophe Bouissou, ministre chargé des Transports interinsulaires maritimes et aériens

Comme la circulation maritime des navires de plaisance était interdite entre les îles de Polynésie française entre le 21 mars et le 20 mai 2020, les navires autorisés à arriver à Papeete, Nuku Hiva, Hiva Oa ou Rikitea sont restés plus longtemps sur place, générant un afflux de navires plus important par rapport aux années précédentes et donc des désagréments entre plaisanciers, et entre les plaisanciers et les riverains. Mais c’était une situation exceptionnelle et temporaire qui, depuis ce mois de juin 2020, n’existe plus et ne pose plus de problèmes. Crédit photo : Dominique Schmitt

Comme la circulation maritime des navires de plaisance était interdite entre les îles de Polynésie française entre le 21 mars et le 20 mai 2020, les navires autorisés à arriver à Papeete, Nuku Hiva, Hiva Oa ou Rikitea sont restés plus longtemps sur place, générant un afflux de navires plus important par rapport aux années précédentes et donc des désagréments entre plaisanciers, et entre les plaisanciers et les riverains. Mais c’était une situation exceptionnelle et temporaire qui, depuis ce mois de juin 2020, n’existe plus et ne pose plus de problèmes. Crédit photo : Dominique Schmitt
L’Association des voiliers en Polynésie (AVP) regrette le manque de réglementation concernant les mouillages en Polynésie. Vous avez déclaré en effet : "Le mouillage est interdit partout, sauf là où il est autorisé." Qu’est-ce que cela signifie exactement ?
"Comme partout dans le monde, et en particulier dans les zones touristiques très fréquentées, le mouillage des navires de plaisance est possible partout où il est autorisé, et par conséquent interdit partout où il n’est pas autorisé, c’est presque une lapalissade. Il n’y a rien d’anormal dans ce principe, et rien qui permette de dire que les voiliers et les plaisanciers ne seraient plus les bienvenus en Polynésie française. Rien de fondamental n’a changé dans la législation actuelle qui existe depuis 1987, elle a simplement un peu évolué pour s’adapter aux enjeux économiques et à la croissance du trafic.
À la faveur de la crise de la Covid-19 et du recensement des voiliers qui a été effectué à cette occasion, certains ont peut-être découvert qu’une législation existait. Je les invite simplement à la respecter. La réglementation applicable aujourd’hui est la même depuis des années et les ajustements apportés n’ont pas d’autre objectif que de permettre une meilleure cohabitation entre les différents usagers du lagon."

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 435 en cliquant ICI

Polynésie – Du paradis à l’enfer pour les plaisanciers ?

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L’archipel polynésien, de par sa situation dans le Pacifique sud, sa tradition d’accueil et ses lagons sublimes, a toujours été une escale incontournable pour les circumnavigateurs. Pour certains plaisanciers, mouiller à Bora-Bora était peut-être même le moment le plus fort du voyage – une émotion, un objectif qui justifiaient à eux seuls de grand départ…

Mais voilà, depuis quelques années, les mouillages sont devenus de plus en plus réglementés. L’ambiance est parfois même devenue délétère, les plaisanciers étant régulièrement accusés de polluer les sites. Depuis mars dernier, la crise sanitaire a clairement attisé ce rejet des marins, cette fois suspectés d’être porteurs du virus. L’Association des Voiliers en Polynésie tente d’alerter les plaisanciers comme les médias sur l’absence de cadre juridique concernant les interdictions de mouillage qui fleurissent sur l’archipel. Et constate que les autorités locales ont bien prévu des zones de corps-morts… qui ne sont pas équipées. Espérons que Tahiti redevienne rapidement une exceptionnelle terre d’accueil et d’escale. Et que ses sites et ses habitants soient respectés, bien évidemment.

Par Emmanuel van Deth - multicoques-mag

La plaisance, une activité en péril ?

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voiliers

©Polynésie la 1ère

La crise sanitaire a augmenté la tension autour des voiliers amarrés dans les lagons des îles et de Tahiti. D'un côté, la grogne des riverains et des utilisateurs du lagon, et de l'autre des adeptes de la plaisance qui se posent la question de l'avenir de leur activité dans un tel climat.

La COVID-19 a eu des conséquences dans à peu près tous les domaines. Elle a aussi augmenté la tension autour des voiliers amarrés dans les lagons des îles et de Tahiti. Au-delà de la grogne des riverains et des utilisateurs du lagon, il ya les autorités qui tentent de répondre à ce mécontentement, et les adeptes de la plaisance, résidents ou navigateurs de passage qui se posent la question de l'avenir de leur activité dans un tel climat...

Chaque année, 500 à 800 voiliers pénètrent dans l'espace maritime polynésien au bout d'une longue traversée où les pièces ont souvent souffert. Des réparations sont indispensables. "Le souci majeur est qu'un bateau a besoin d'entretien, quand les gens ont traversé le Pacifique et qu'ils arrivent aux Marquises, ils ont besoin d'entretien. Là, en l'occurence, ces bateaux ont été déroutés sur Tahiti donc les bateaux se trouvent coller à Tahiti en attendant des pièces qui n'arrivent pas puisqu'il n'y a pas de fret", explique Eric Pinel-Peschardiere, sécrétaire association des voiliers en Polynésie.

Pour les navigateurs, les difficultés d'amarrage sont croissantes. Les marina sont pleines et honéreuses. "Si on dit que tous les bateaux doivent rester dans les marina, on tue la plaisance, ce n'est pas intéressant", confie Jordan Arnaud président association des voiliers en Polynésie. Du côté des affaires maritimes, on parle d'occupation du domaine publique et on affirme que la réglementation a besoin d'être précisée après un flou qui a longtemps persisté. "Il est interdit de mouiller partout sauf là où c'est autorisé, il y a des zones définies (...) Mais c'est vrai qu'avec l'afflux de bateaux hors crise, il faut repenser l'ogranisation de l'espace et réguler", explique Cathy Rocheteau, chef de service de la direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM).

La plaisance, une activité en péril ?

 

Le tourisme nautique, pilier économique de Nuku Hiva

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​NUKU HIVA, le 01 juin 2020 – Privées de touristes internationaux, les îles marquisiennes s'en remettent à leurs eaux pour maintenir l'économie touristique à flot. En attendant une quinzaine de paquebots, d'ici la fin de l'année, ce sont les plaisanciers qui permettent de sauver les meubles.

À l'opposé des autres archipels, et en raison de sa position géographique, l’archipel des Marquises a toujours bénéficié d'un tourisme nautique supérieur à l'aérien. Il est bon de rappeler qu'à Nuku Hiva sont accueillis 21 000 touristes maritimes, dont 17 000 croisiéristes, contre 6 000 pour l'aérien (ils sont 8 000 à Hiva Oa pour Brel et Gauguin).
Sans la pandémie du Covid-19, l'archipel marquisien devait accueillir plus de 20 000 touristes entre mars et décembre ; une grande partie des escales de ces visiteurs ont été annulées ces dernières semaines. Les espoirs reposent sur une reprise des rotations de l'Aranui ainsi que sur le retour des paquebots de croisière, une quinzaine étant encore possibles d'ici la fin de l'année, dont dix entre septembre et décembre.
« Pour l’instant, nous n’avons aucune annulation pour ces paquebots de croisières, indique Colette Teikitohe, secrétaire du comité du tourisme de Nuku Hiva. En revanche, nous avons quelques inquiétudes car, pour l’escale de ces navires, nous travaillons principalement avec l’agence Tahiti Nui Travel qui est en grande difficulté en ce moment. Cela nous fait craindre le pire, mais nous restons optimistes et espérons que ces visiteurs, si importants pour notre économie locale, pourront faire escale chez nous. ».
Par ailleurs, comme c’est le cas dans toutes les îles du Pays, l’absence de vols internationaux pénalise tous les professionnels du tourisme marquisien.
Ainsi, actuellement, l’unique lueur d’espoir pour l’économie de la Terre des Hommes, et en particulier pour celle de la capitale, Nuku Hiva, vient des yachts privés qui sont chaque année de plus en plus nombreux à séjourner aux Marquises (600 l’an passé), notamment en raison des mouillages confortables qu’offre l’archipel.
Un archipel qui constitue, par ailleurs, leur première escale en Polynésie française, après la traversée du canal de Panama. Celle-ci s’effectuant en moyenne en trois semaines de navigation.
C’est donc à bras ouverts que les prestataires de service, les artisans, les commerçants, les restaurateurs ou encore les maraichers de l’île accueillent ces touristes qui séjournent en moyenne trois semaines dans leurs îles.

 

Réactions :
1 : Kevin Ellis, cogérant du yacht service de Nuku Hiva
" Ce sont des touristes qui consomment "
« Il y a actuellement une centaine de voiliers dans la baie de Taiohae. Ils sont là pour passer du bon temps en long séjour. Il faut bien comprendre que ce sont des touristes qui consomment ; ils prennent les taxis, ils font des excursions, ils se font tatouer, ils font leurs courses dans les magasins d’alimentation, etc. En plus, ils engagent régulièrement des locaux pour faire des petits travaux de réparations sur leurs bateaux, et tout ça représente beaucoup d’argent.
Il faut dire aussi qu’ils restent en moyenne trois semaines dans l’archipel, ce qui est bien plus que la moyenne des touristes, surtout aux Marquises.
Quand je vois qu’à Tahiti ou à Moorea, ils sont rejetés, je me dis que c’est dommage. Je pense aussi que les médias amplifient les choses et rendent parfois les situations inextricables.
Et pour ce qui est des déchets, il faut savoir que tous les voiliers construits depuis 2015 disposent d’une cuve de rétention qui fait office de fosse septique. D’ailleurs, les eaux de baignade de Nuku Hiva viennent d’être déclarées propres, et ce malgré tous ces plaisanciers. ».2 : Marcelline Kautai Santos, agricultrice
"Ce sont nos résidents et les voiliers qui nous font vivre"
Comme beaucoup de maraichers et d’agriculteurs en général, j’expose mes produits au marché de Taiohae.
Depuis le début du Covid-19 en Polynésie, nous ne fournissons plus les cantines scolaires et nous avons aussi perdu les commandes de l’Aranui, puisqu’il n’a plus de touristes à son bord. Du coup, ce sont nos résidents et les voiliers qui nous font vivre. Les voiliers achètent beaucoup de fruits, de légumes, des confitures aussi ; ils sont là tous les jours, fort heureusement pour nous. Nous ne nous plaignons pas de cela, bien au contraire. ».

3 : Célina Bonet, restauratrice
"Très contente que les voiliers aient été là"
« Pendant le confinement, on avait comme clients nos locaux et aussi les voiliers qui étaient confinés dans la baie, à qui on préparait des plats à emporter.
Après le confinement, nos clients de l’île sont revenus et les voiliers aussi.
En ce moment, ces derniers sont là dès le petit déjeuner, ils reviennent à midi puis le soir également. Et comme nous proposons le wifi gratuit, les yachtmen viennent se connecter régulièrement tout en consommant.
Je dois dire que je suis très contente que les voiliers aient été là pendant la période que nous venons de traverser, ils ont vraiment contribué à faire que notre snack soit toujours debout. ».

4 : Mau Huukena Ségur, artisane
"Les artisans se retrouvent en grande difficulté"
« Contrairement à beaucoup d’îles, à Nuku Hiva, nous sommes bien contents d’avoir des voiliers dans la baie, parce que c’est bien la seule clientèle qu’on a en ce moment.
Au niveau des ressources, avec l’annulation des paquebots, des vols internationaux et du salon des Marquises à Tahiti, les artisans se retrouvent en grande difficulté.
Et ce n’est pas avec trois avions par semaine, avec des tarifs très élevés pour les Marquises, qu’on fera venir la clientèle de Tahiti, il ne faut pas rêver.
Donc, on se satisfait de ce qu’on a et pour l’instant ce sont les voiliers. Donc on les accueille du mieux possible, on fait tout pour les garder et on fait même des efforts en discutant avec eux du prix des objets afin qu’il soit le plus satisfaisant pour eux comme pour nous. ».

 

Rédigé par Marie Laure le Lundi 1 Juin 2020 - Tahiti Infos

Nouvelle réglementation des zones de mouillage de Tahiti et Bora Bora

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Le conseil des ministres a présenté ce mercredi les dispositions et réglementations des zones de mouillage dans le lagon de Faa'a et Punaauia à Tahiti, mais aussi de Bora Bora.

Publié le 27/05/2020 à 17:04 - Mise à jour le 27/05/2020 à 17:14 - tntv.pf

Le lagon de la zone de Punaauia et Faa’a est confronté à un accroissement exponentiel des mouillages et du stationnement des navires, en raison de la saturation des marinas de la zone urbaine. Il doit aussi faire face à une forte croissance des activités nautiques (aquatiques, subaquatiques, de plaisance, de loisirs, de sports et de pêche). L’intensification de l’activité nécessite d’adapter la réglementation et les zones de mouillage, pour mieux réguler leur concentration, éviter les conflits entre les différents utilisateurs, et préserver l’environnement.

Le dispositif intègre plusieurs impératifs : la sécurité de la navigation dans les eaux intérieures à fort trafic, l’utilisation raisonnée du domaine public maritime et la préservation des intérêts économiques des différents utilisateurs notamment les riverains les plaisanciers de passage. Cette réglementation s’est faite en concertation avec l’autorité portuaire qui gère cette zone, et en s’appuyant sur l’expérience et les constats effectués par les nombreux acteurs de cet espace maritime.

L’arrêté adopté par le conseil des ministres comprend deux parties : l’une consacrée aux règles générales applicables dans les eaux intérieures et l’autre consacrée aux règles applicables dans les zones dédiées. Ces zones dédiées sont de deux types : celle consacrée au mouillage et au stationnement autorisé, et celle qui fait l’objet d’une interdiction permanente de mouillage et de stationnement.

Tous les navires dont la longueur hors tout excède 6 mètres et dont la durée de séjour au mouillage est supérieure à 24 heures, et tous les navires de grande taille ou dont la durée de mouillage excède 24 heures auront obligation de relâcher dans l’une des cinq zones dédiées. Cette distinction vise à éviter une interdiction trop stricte qui pénaliserait les utilisateurs occasionnels du lagon, qu’ils soient résidents ou plaisanciers de passage.

Les pêcheurs seront peu affectés par ces contraintes, puisqu’ils exercent leur activité hors du lagon, dans les eaux extérieures et non dans ces zones intérieures interdites au mouillage. Les prestataires d’activités nautiques ou de location charter pourront mouiller temporairement dans ces zones ou plus longuement dans les zones dédiées au mouillage de plus longue durée. Une seule zone est strictement interdite au mouillage. Elle est située le long de la côte incluant la baie de Vairai, et se prolongeant jusqu’à la marina Taina. Les zones où sont autorisées les mouillages permanents sont au nombre de cinq. Trois sont situées à Faa’a : deux côté récif en face de la piste de l’aéroport, et l’autre, dans la baie qui prolonge le Motu Ovini. Deux sont situées à Punaauia : la plus grande longe la zone côté récif en face de Vairai jusqu’en face de la marina Taina, et prolongée par une plus petite située en face de la marina du Lotus.

Amélioration du cadre réglementaire et des zones de mouillage de Bora Bora

Le Pays s’est engagé en 2018 à encadrer le mouillage des navires dans les eaux intérieures de l’île de Bora Bora. Un an après l’entrée en application du dispositif et sur la base d’un retour d’expérience, il a été décidé d’apporter quelques adaptations au dispositif existant. La Direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM), qui pilote cette opération, a maintenu un contact fréquent avec les interlocuteurs concernés et s’est rendue sur site pour évaluer l’application effective du cadre règlementaire.

Il ressort que le dispositif est reçu favorablement autant par les professionnels que par la population. Les professionnels de la plaisance ne perçoivent pas ce dispositif comme mettant en péril leurs entreprises et le nombre de mouillages prévus ne constitue pas une restriction excessive. De nombreux plaisanciers considèrent cet encadrement du mouillage comme normal car il est fréquent et répandu dans le monde.

Les adaptations qui vont être mises en oeuvre consistent à mieux préciser les restrictions au mouillage afin d’éviter les divergences d’interprétation, et de revoir certaines zones de mouillage qui se sont révélées inappropriées.

S’agissant de la partie réglementaire, il est clairement établi que sont concernés par l’interdiction de mouillage, hors des zones de mouillage autorisé :
– tous les navires non pontés d’une longueur hors tout inférieure ou égale à 10 mètres dont la durée de séjour au mouillage est supérieure à 24 heures ;
– tous les navires non pontés d’une longueur hors tout supérieure à 10 mètres ;
– tous les navires pontés quelles que soient la longueur du navire et la durée de séjour au mouillage.

S’agissant de la création et de la délimitation des zones dédiées, il convient de distinguer celles réservées aux navires d’une longueur supérieure ou égale à 20 mètres et celles dédiées aux navires d’une longueur inférieure à 20 mètres. Leurs délimitations ont été réalisées en collaboration avec la commune qui est plus à même d’identifier les zones adaptées et pertinentes. Les changements sont les suivants :

  • la suppression de la zone Ahuna 1 est remplacée par la zone Yacht-club 1 ;
  • une nouvelle zone est créée, dite du Bloody Mary’s 1 ;
  • la zone Hitiaa est supprimée et remplacée par la zone Taimoo.

Il est important de souligner qu’une régulation pertinente du mouillage nécessite la conciliation, mais aussi la préservation de l’ensemble des intérêts en présence, qu’ils soient ceux des professionnels de la mer, de la population de l’île et des plaisanciers de passage. Le maire de la commune de Bora Bora a été consulté et a donné un avis favorable au projet.

Un fichier pour « aider à lutter contre la diffusion de fausses informations qui viseraient à stigmatiser les plaisanciers »

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Le conseil des ministres détaille les mesures de relance du tourisme nautique et la création d'un fichier de la plaisance

Publié le 27/05/2020 à 15:53 - Mise à jour le 27/05/2020 à 15:53 - TNTV.PF

À l’annonce de la pandémie mondiale déclarée officiellement le 11 mars dernier, le haut-commissaire de la République en Polynésie française a pris des mesures concernant la navigation maritime et notamment des mesures d’interdiction de la navigation ainsi que des restrictions pour le déplacement des personnes par voie maritime. Ces mesures ont eu pour effet l’arrêt immédiat et brutal des activités professionnelles du tourisme nautique.

Le déconfinement est entré en vigueur le 21 mai dernier. La levée des interdictions ne concerne que la navigation dans les eaux polynésiennes. La circulation maritime internationale reste interdite. Toute sortie des eaux polynésiennes doit faire l’objet d’une demande dérogatoire. Ce document de sortie sera exigé par le pays d’accueil.

Lire aussi – Covid 19 : gestion et mise en place d’un fichier de suivi des navires de plaisance

Toute nouvelle entrée dans les eaux de la Polynésie française doit faire de même l’objet d’une demande spécifique de dérogation d’escale, limitée à Papeete, Nuku Hiva, ou Rikitea. Elle ne sera accordée que pour les navires de plaisance en situation de nécessité technique ou d’approvisionnement ou assistance médicale et ce en application des engagements internationaux.

Dans cette situation, il sera appliqué les mesures sanitaires suivantes :

  • 48 H avant leur arrivée, se faire recenser, présenter une déclaration maritime sanitaire et signer l’attestation d’engagement relative aux conditions d’entrée en Polynésie française par voie maritime ;
  • Effectuer un test pour les personnes à bord à leur arrivée, lorsque le navire arrive à Papeete, et rester à bord jusqu’à l’obtention de l’attestation du bureau de veille sanitaire de la direction de la santé ;
  • En cas de résultat positif au test de dépistage, ou d’impossibilité d’effectuer le test de dépistage, rester à bord, dès l’arrivée, en application de la mesure de quarantaine de 14 jours, en arborant le pavillon de la quarantaine ;
  • Une procédure d’accueil et de surveillance de ces navires de plaisance, dans un lieu dédié, sera mise en place en collaboration avec la direction de la santé et les services concernés (Port autonome, Affaires maritimes, etc.) ;
  • Toute arrivée en provenance de l’extérieur de la Polynésie par voie maritime reste soumise à une mesure de quarantaine ou d’isolement en considération de la mise en œuvre du test de dépistage du covid-19.

Le déconfinement annoncé à compter du 21 mai dernier, n’autorise la relance du tourisme nautique que pour les sociétés basées en Polynésie, comme pour les plaisanciers déjà présents en Polynésie, pour des déplacements uniquement à l’intérieur des archipels de Polynésie française. À ce stade, les perspectives du tourisme nautique ne sont envisageables qu’avec une commercialisation sur le marché local, et à condition de respecter les modalités suivantes :

  • Proposer des protocoles de mesures sanitaires applicables à bord des navires utilisés pour les différentes prestations  (navigation inter-îles, inter-archipels, charter à la journée, sortie en mer au coucher de soleil, etc). Le ministère  du Tourisme et du travail vient d’éditer, à destination des professionnels, un guide des mesures et gestes barrières et des protocoles sanitaires à respecter avec pour objectif de relancer l’activité en toute sécurité.
  • Accompagner et garantir l’acceptabilité des navires à leur arrivée dans une île ou dans un espace maritime fréquenté. Cette condition d’acceptabilité est un volet essentiel de la reprise de l’activité.

Lire aussi – Voiliers : une situation « explosive », l’association veut rétablir « la vérité »

Le gouvernement insiste sur le fait que la relance économique doit s’appuyer sur toutes les niches potentielles de ressources pour la population. Aucune dépense, des navigateurs, des plaisanciers ou des touristes locaux, lors de leur périple maritime, ne doit être négligée ou sous-estimée dans ce contexte de reprise économique progressive et longue.

Pour aider à lutter contre la diffusion de fausses informations qui viseraient à stigmatiser les plaisanciers en particulier, un fichier a été élaboré. Il est destiné aux maires, aux capitaineries, au Port de Papeete, et à tout référent concerné. Il recense l’ensemble des navires de plaisances, ou professionnels déjà enregistrés dans les eaux polynésiennes et recensés depuis le début de cette crise. Ce ficher a pour objectif de sécuriser la reprise de la navigation de plaisance, en s’assurant qu’un navire venant mouiller près d’une île est déjà présent dans les eaux polynésiennes depuis le confinement, et qu’il n’est pas un voilier entré récemment ou clandestinement et en violation des déclarations obligatoires.

Ce suivi de l’ensemble des navires de plaisance est mis en place et géré par la DPAM, et peut constituer la base de référence permettant d’identifier les navires déjà présents en Polynésie française. Cette base de données est mise en ligne sur le site de la DPAM et librement consultable (nom du navire, pavillon, immatriculation, nombre de personnes à bord, date d’arrivée en Polynésie). Elle est mise à jour quotidiennement et amendée en fonction de demandes de professionnels non encore inscrits ou de demandes spécifiques et ce après vérification. Elle pourra aussi être amendée des informations provenant des polices municipales. À cet effet, le gouvernement invite les maires à recouper et, au besoin, à compléter les informations contenues sur cette liste en appelant directement la DPAM.

Rapidement, elle pourra être une référence pour les autorités de police et de contrôle tout en garantissant une information fiable sur la circulation des navires déjà présents dans les eaux polynésiennes. Cette gestion des navires de plaisance se poursuivra, au moins jusqu’à ce que la navigation maritime soit de nouveau autorisée et intégralement rétablie entre l’extérieur des frontières maritimes et les îles de Polynésie française.

Les zones de mouillages dans le lagon de Faa’a et Punaauia réglementées

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voiliers

©Polynésie la 1ère
Ce mercredi 27 mai, le conseil des ministres a réglementé les zones de mouillages de Faa'a et Punaauia. Les navires de plus de 6 mètres devront relâcher dans l'une des cinq zones dédiées : trois à Faa'a et deux à Punaauia.

Ce mercredi 27 mai, le conseil des ministres a réglementé les zones de mouillage de Faa'a et Punaauia, confrontées à un accroissement exponentiel de navires, en raison de la saturation des marinas de la zone urbaine. Elles doivent aussi faire face à une forte croissance des activités nautiques (aquatiques, subaquatiques, de plaisance, de loisirs, de sports et de pêche).

Tous les navires dont la longueur hors tout excède 6 mètres et dont la durée de séjour au mouillage est supérieure à 24h, et tous les navires de grande taille ou dont la durée de mouillage excède 24h auront obligation de relâcher dans l’une des cinq zones dédiées. Cette distinction vise à éviter une interdiction trop stricte qui pénaliserait les utilisateurs occasionnels du lagon, qu’ils soient résidents ou plaisanciers de passage.

Les pêcheurs seront peu affectés par ces contraintes, puisqu’ils exercent leur activité hors du lagon, dans les eaux extérieures et non dans ces zones intérieures interdites au mouillage. Les prestataires d’activités nautiques ou de location charter pourront mouiller temporairement dans ces zones ou plus longuement dans les zones dédiées au mouillage de plus longue durée.

Une seule zone est strictement interdite au mouillage. Elle est située le long de la côte incluant la baie de Vairai, et se prolongeant jusqu’à la marina Taina. Les zones où sont autorisées les mouillages permanents sont au nombre de cinq. Trois sont situées à Faa’a : deux côté récif en face de la piste de l’aéroport, et l’autre, dans la baie qui prolonge le Motu Ovini. Deux sont situées à Punaauia : la plus grande longe la zone côté récif en face de Vairai jusqu’en face de la marina Taina, et prolongée par une plus petite située en face de la marina du Lotus.

Occupation du lagon – Les voiliers lancent un pavé dans l’amarre

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Les voiliers ne veulent plus voir jeter de pavés dans l’amarre.

« La plupart des voiliers sont un exemple écologique », explique le communiqué.
« La plupart des voiliers sont un exemple écologique », explique le communiqué. (©DR)

Après un coup de force mené par le collectif Tearai, prétextant un « hommage au lagon » samedi dernier, pour demander à dégager les voiliers au mouillage, l’association des voiliers de Polynésie est montée au créneau.

Las d’être accusée régulièrement de pollution, fatiguée, comme à Raiatea, de voir les propriétaires de voiliers agressés pour une soi-disant pollution visuelle, l’association a fait parvenir un long courrier pour défendre sa cause et répondre au collectif mené par des membres de la Fédération tahitienne de kayak. « Sur Tahiti, des débordements graves, ainsi que des abus de pouvoir nous ont été rapportés. Des résidents, des associations et même des mairies exercent une pression très forte en menaçant de représailles physiques des plaisanciers qui se sont aventurés à mouiller, dans leur droit le plus absolu, dans des zones autorisées », constate l’association des voiliers.

« De nouvelles règles ont donc été édictées de façon totalement illégales afin de chasser les plaisanciers du domaine maritime, de façon arbitraire. »

Un mode de vie fantasmé

Devant la persistance de l’image des voiliers pollueurs qui rejettent eaux noires et grises dans le lagon, l’association replace quelques vérités.

« Tous les bateaux fabriqués depuis 15 ans sont tous équipés de cuves à eaux noires. (…) Un partenariat avec Tikitea est mis en place pour approvisionner les bateaux, dès leur arrivée aux Marquises, de détergents 100 % écologiques, sans aucun impact sur le lagon. Selon le rapport des eaux de baignade 2019, il est incontestable que la pollution du lagon vient de la terre, et à l’endroit où se trouve la plus grande concentration de voiliers, les eaux de baignade sont vertes et bleues ! »

« La plupart des voiliers sont un exemple écologique », poursuit le communiqué. Les voiliers produisent leur propre énergie uniquement avec le soleil et le vent. Ils produisent leur propre eau douce grâce à un système embarqué de désalinisation. Ils limitent leur production de déchets au maximum (pour un problème de stockage et parce qu’ils n’ont pas accès au système terriens de traitement ou dépotoirs. » Enfin, revenant sur le problème des épaves de bateau, l’association en appelle aux autorités, capables de mettre en place des collectes d’épaves de voiture, mais incapables de faire de même pour les bateaux.

« Cette situation est en train d’entacher gravement l’image de la Polynésie sur les réseaux, et cela va définitivement mettre un frein considérable au redémarrage du tourisme », conclut l’association.

« Les plaisanciers sont une catégorie de touristes dont la Polynésie n’a pas le luxe de se passer aujourd’hui face à la crise profonde qui l’attend. »

Par : - La dépêche de Tahiti

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