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Espace d’énumération et d’analyses des altercations diverses et variées entre des plaisanciers et des riverains ou autres soi-disant excédés par la présence des voiliers.

Vigilantisme en Polynésie française

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[ATTENTION : le terme de « locaux » employés ici signifie les « habitants de Polynésie », qu’ils soient polynésiens, français ou de toute autre origine]

Les citations entre guillemets de ce post ont été extraites de cet article de La Relève et La Peste, paru le 5 août 2021.

 

Gilles Favarel-Garrigues et Laurent Gayer, deux chercheurs du CNRS, ont publié une enquête sur les « justiciers autoproclamés ». Ils ont même sorti un livre, sous forme d’essai, courant mai 2021 : Fiers de punir – Le monde des justiciers hors-la-loi.

Au vu des différents articles et analyses de cet essai, il en ressort, malheureusement, une similitude flagrante avec ce qui peut se passer concernant la plaisance en Polynésie française.

En effet, au vu des nombreux faits-divers ou « accrochages » concernant des voiliers et des locaux (notamment sur Raiatea, encore très récemment [voir plus bas], Haapiti, Huahine ou encore au mouillage de l’aéroport), on s’aperçoit d’ « un engouement croissant pour le vigilantisme, c’est-à-dire pour le recours à des méthodes extra-légales, de la part de citoyens ordinaires, en vue de maintenir l’ordre ou de rendre la justice par eux-mêmes, en réponse à une défaillance présumée des appareils policiers et judiciaires. »

Qu’il y ait un souci ou plutôt des flous (juridique, législatif, ou autre) concernant la plaisance en Polynésie française, personne ne semble le nier. Il est pourtant nécessaire de clarifier tout cela très rapidement.

Car depuis maintenant quelques années, ces personnes, organisées en groupe voire même en association, semble avoir pris de l’ampleur. « Excédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s’évertuent à punir par eux-mêmes les soi-disant fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l’ordre, ils s’improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. […] Le développement de ces nouvelles technologies d’information et de communication accroît en effet le risque de passage à l’auto-justice en soulevant des émotions intenses, en diffusant des rumeurs anxiogènes et en accroissant la tentation de jouer au détective, seul ou en groupe, avec tous les risques de bavure que cela comporte.»

Il n’y a qu’à voir le haut niveau de diatribe qui se déverse bien souvent sur les réseaux sociaux concernant les plaisanciers. Pour exemple, lors de l’explosion d’un voilier à Huahine en juin dernier, de très hauts philosophes locaux de la réflexion « fessebouquienne anti-plaisance" réagissaient à chaud et allaient même jusqu’à espérer qu’il y ait des morts ! … avant même de savoir qu’effectivement, il y en avait eu un.
De part l’utilisation de ces réseaux notamment, ces soi-disant redresseurs de tort « s’adressent à un public, pris à partie, dont ils attendent la validation de leurs actions controversées ». Il est même possible d’envisager que « ces justiciers recherchent l’approbation, au moins tacite, des autorités officielles. »

Évidemment, même si les niveaux de « vigilantisme » atteints ici en Polynésie n’ont absolument rien à voir en intensité avec ceux décrits dans le livre (en Russie, au Nigéria, en Inde, …), la croissance de cette pratique a tout de même de quoi inquiéter et surtout questionner.

En juillet 2019, à Raiatea vers Miri Miri, des plaisanciers se sont clairement fait agresser verbalement et le passage à l'acte de ces "shérifs locaux" n'étaient pas loin au vu du matériel amené pour la "discussion" : pince Monseigneur et couteau de chasse.

Très récemment, fin juillet 2021, des ressortissants anglo-saxons mouillent leur voilier à Raiatea.
Voici leur témoignage : « Aujourd'hui, nous avons jeté l'ancre dans une baie à l'ouest de Raiatea afin de visiter un restaurant local pour le déjeuner. Comme il n'y avait pas d'amarrage, nous avons jeté l'ancre en eau profonde, bien à l'écart du récif. Lorsque nous sommes revenus environ deux heures et demie plus tard, une de nos lignes avait été coupée. Elle faisait partie de l'appareil permettant de soulever le canot pneumatique. Un bateau local s'est approché et un jeune homme nous a dit que c'était une baie privée et que nous ne pouvions pas jeter l'ancre. Il a nié toute connaissance de la ligne coupée. »

Quelques jours plus tard, voici ce que cette même personne relate de sa visite à la gendarmerie de Uturoa : « Aujourd'hui, je me suis rendu à la Gendarmerie Nationale à Uturoa, Raiatea, pour signaler l'incident de la semaine dernière. J'avais en ma possession mon récit traduit en français. La femme officier m'a dit que je devais payer un droit pour jeter l'ancre et que c'était une baie privée (Baie Pufau). J'ai été surpris et j'ai dit que nous n'étions pas au courant de cette taxe et que je n'avais jamais entendu cela de la part de quelqu'un d'autre. Elle parlait peu l'anglais et son supérieur est sorti. Il parlait mieux anglais et a dit qu'il y avait une taxe. Il a dit que le gouvernement national devrait le dire aux croisiéristes. Il a dit que nous ne pouvions jeter l'ancre que pour deux nuits n'importe où. J'ai demandé ce qui allait être fait pour les dégâts et, à contrecœur, le jeune officier a rédigé un compte rendu qui ne ressemblait que vaguement au mien. On m'a dirigé vers le DPAM, sans doute pour payer les frais. J'avais l'impression d'être le criminel.

À la DPAM, une dame très gentille m'a dit qu'il n'y avait pas de frais, mais que nous ne pouvions jeter l'ancre que pour deux nuits n'importe où dans le lagon. Elle a dit que la Baie Pufau n'est pas privée mais que c'est un très mauvais endroit !
Je ne peux rien faire de plus. Nous nous sentons tous deux malvenus et en détresse. »


Une baie privée ??? … et dire qu’on accuse les plaisanciers d’ « occupation illégale du domaine publique ». Que dire de cette APPROPRIATION ILLÉGALE du domaine publique ! Et bizarrement, le « on » là ne fait rien ! À croire que ces justiciers auto-proclamés semblent pouvoir agir en toute impunité … en tout cas, au vu de la recrudescence de ce genre d’acte, cela questionne.
Que dire aussi de la façon dont les plaisanciers sont reçus dans certaines gendarmeries qui, visiblement, n’ont pas les bonnes informations. N’osons pas imaginer qu’elles y mettent de la mauvaise volonté. Là encore, cela questionne.

Il est primordial d’éviter la mise en place d’un « Far West lagonaire ». Les plaisanciers sont, dans l’ensemble, compréhensifs et prêts à respecter des règles, encore faut-il qu’elles soient explicites, respectueuses, voire construites d’un commun accord.

 

 

le petit Colibri de l'AVP

 

Gilles Favarel-Garrigues est chercheur au CNRS (Sciences Po-CERI). Il travaille sur les questions de déviance, de police et de justice à partir d’enquêtes menées notamment en Russie.

Laurent Gayer est chercheur au CNRS (Sciences Po-CERI). Spécialiste du sous-continent indien, il s'intéresse plus particulièrement aux dynamiques urbaines et aux mobilisations violentes en Inde et au Pakistan.

 

Pour illustrer ces propos d’un exemple simple, voici des extraits d’un article paru dans la Dépêche de Tahiti, le 22 avril 2021 :

« Le week-end dernier, ce sont nos clients qui ont été agressés. Il y a trois semaines, un voileux qui avait pris son annexe pour aller faire quelques courses sur l’île, s’est fait massacrer son zodiaque à coup de cutter par un type en jet-ski venu exprès du quai jusqu’au bateau pour vandaliser l’embarcation. Il y a un mois, c’est un septuagénaire qui s’est fait casser la figure. En février, c’est ma skippeuse qui s’est faite agresser verbalement, puis physiquement, devant ses clients, par un habitant qui ne voulait pas qu’elle prenne de l’eau… À force de ne rien faire, il va y avoir un vrai drame, c’est sûr », explique le gérant.

« Quand la skipper a déposé plainte à la gendarmerie après son agression, les gendarmes qui avaient retrouvé l’assaillant et l’avait menotté pour l’entendre, l’ont relâché alors même que la skipper était encore en train de raconter les faits. Et c’est la même personne qui a saboté le zodiaque. Sur Huahine tout le monde sait qui sait, les autorités aussi, mais on laisse faire. C’est normal de se faire taper dessus, de se faire casser son matériel ? ».

 

Et malheureusement, cela ne concerne pas seulement le milieu de la plaisance :
- vers 2010, pitbull lâchés, renversé en VTT par une voiture puis agressé au marteau à la fin de la traversière à Tahiti (Papenoo→Mataia) pour être passé sous la chaîne sur la route « normale » bloquée pour X raisons (à juste titre ou pas, ... mais de là à se faire presque lyncher !) ;
- plus récemment, « Dans cette affaire, les victimes – un couple disposant d’un permis de construire – souhaitent pouvoir continuer la construction de leur fare sans encombre. Selon l’avocat du couple, « Elles se font barrer la route de manière totalement abusive ! On ne se fait pas justice soi-même ». Quant aux riverains, ils estiment que le couple, de par son empressement à réaliser les travaux, aurait méprisé leurs droits. »
(https://actu.fr/polynesie-francaise/moorea-maiao_98729/les-riverains-de-teavaro-juges-sous-huitaine_43907924.html) 

 

Huahine – Les agressions sur les voiliers s’accentuent

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Skyppers, clients et plaisanciers sont victimes d’agressions répétées à Huahine.

À Huahine, comme ici à Punaauia, la vie de plaisancier n’est pas toujours plaisante.
À Huahine, comme ici à Punaauia, la vie de plaisancier n’est pas toujours plaisante.

Les plaisanciers en ont marre. Le week-end dernier, une nouvelle agression a eu lieu sur Huahine.

Des clients, résidents sur Tahiti, qui avaient opté pour un petit séjour dans les îles à bord d’un voilier, ont été pris à partie par un habitant de l’île lorsqu’ils ont mis leur bateau au mouillage.

Insultes, propos racistes, menaces, jets d’objets et agression physique sont devenus le quotidien des plaisanciers qui viennent mouiller sur l’île.

Une société de charter, qui a déjà déposé plusieurs plaintes explique que ce phénomène s’amplifie de manière inquiétante sur Huahine.

« Le week-end dernier, ce sont nos clients qui ont été agressés. Il y a trois semaines, un voileux qui avait pris son annexe pour aller faire quelques courses sur l’île, s’est fait massacrer son zodiaque à coup de cutter par un type en jet-ski venu exprès du quai jusqu’au bateau pour vandaliser l’embarcation. Il y a un mois, c’est un septuagénaire qui s’est fait casser la figure. En février, c’est ma skippeuse qui s’est faite agresser verbalement, puis physiquement, devant ses clients, par un habitant qui ne voulait pas qu’elle prenne de l’eau… À force de ne rien faire, il va y avoir un vrai drame, c’est sûr », explique le gérant.

Quelques individus

Selon nos informations ces agressions répétées à Huahine seraient l’œuvre de quelques individus, dont un, bien connu de tous.

« Quand la skipper a déposé plainte à la gendarmerie après son agression, les gendarmes qui avaient retrouvé l’assaillant et l’avait menotté pour l’entendre, l’ont relâché alors même que la skipper était encore en train de raconter les faits. Et c’est la même personne qui a saboté le zodiaque. Sur Huahine tout le monde sait qui sait, les autorités aussi, mais on laisse faire. C’est normal de se faire taper dessus, de se faire casser son matériel ? ».

D’autres compagnies de charter touristique, contactées à ce sujet, relèvent également une intensification du phénomène, mais toutes préfèrent garder l’anonymat par peur de représailles plus intenses.

Des skippers malmenés

Le dirigeant de la compagnie Charter Maui, qui lui a totalement arrêté son activité, explique que ce phénomène de « voilier bashing » a aussi fait partie des raisons qui l’ont poussé à stopper son activité.

« À Huahine, nous n’avons pas rencontré de problèmes particuliers mais c’est vrai que sur Raiatea et Bora Bora surtout, des skippers ont été malmenés », raconte-t-il.

Selon le président de l’association des voiliers de Polynésie, le phénomène de « voilier bashing » ne date pas d’hier.

« Depuis plus de trois ans, un phénomène anti voilier s’est amplifié en Polynésie. Les insultes et les menaces sont légions. Bien que la Polynésie reste un pays extrêmement accueillant, il est vrai que dans certaines îles, et notamment aux îles Sous-le-Vent, les tensions entre population et plaisanciers prennent une direction inquiétante. Selon moi, ces tensions sont dues à la politique laxiste du gouvernement qui véhicule un double langage. »

Du côté de la mairie de Huahine, on explique ne pas avoir été informé d’une agression le week-end dernier.

« Je n’ai reçu aucun rapport de la police municipale à propos d’un incident qui ce serait déroulé ce week-end », explique Nelson Tepa, le directeur général des services.

« Si des personnes ont été agressées, elles doivent porter plainte à la gendarmerie et si la gendarmerie ne donne pas suite, alors il faut qu’ils aillent voir les mutoi, pour que nous puissions agir. »

Une réponse qui fait rire jaune les professionnels concernés car selon eux, « les mutoi sont au courant ». « Ce sont eux-mêmes qui nous disent qu’ils ne peuvent rien faire, que cela ne les concerne pas, qu’il faut voir les gendarmes… ».

Raiatea : la plainte pour dégâts sur un voilier échoue au tribunal

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voiliers / raiatea
©Polynésie la 1ère

L'affaire remonte à août 2019, un habitant de l'île de Raiatea s'en prend à un voilier, coupe ses amarres afin de protester contre ce qu'il appelle les ancrages sauvages. Plainte du propriétaire. Vendredi dernier, le tribunal déboute le navigateur et inflige une simple amende au prévenu.

Une amende de 50 000 Fcfp et la relaxe pour Tehina Rota et son fils, dans le cadre d’une affaire survenue en août 2019 sur un voilier. Le père et le fils avaient coupé les amarres du voilier. Les faits jugés vendredi 19 février se sont déroulés à Raiatea.

Les deux hommes sont intervenus en tant que membres de l’association "Paruru i te tatahi e te tai roto". Selon eux, le plaisancier ne respectait pas la règlementation en cours. Au final, Tehina Rota, vice-président de l’association repart avec une amende de 50 000 Fcfp. Le plaisancier a, quant à lui, été débouté. "Le tribunal a bien compris le combat de cette associaiton et a considéré qu'une personne devait être relaxée et condamnée à une petite amende. Le combat donc continue", epxlique James Lau , avocat de Tehina Rota.

De son côté le président de l'associaiton, Tehina Rota, souligne que de nombreuses réunions ont été faites avec les autorités, les professionnels du tourisme et les communes. "Mais jusqu'à aujourd'hui, rien ne bouge. On ne voit rien de la part des autorités, du coup, on se met en association et on va sur site pour faire de l'information des réglements qui existent dans notre Pays." En clair, il faut empêcher l'occupation déraisonnée de l'espace lagunaire pour éviter des procès.

Les proriétaires des bateaux s'y soumettent bien volontier. "Je ne suis pas contre de payer des redevances pour avoir ensuite des services adaptés genre l'eau ou un accès à terre (...) Il faut s'asseoir autour d'une table et en discuter", souligne Ben Gatras, plaisancier et vice-président de l'association des plaisanciers de Apooiti.

 

Les plaisanciers sont « fiu » d’être pointés du doigt

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Le monde de la plaisance est encore au centre de multiples tensions suite à une nouvelle agression survenue la semaine dernière sur l’île de Huahine. Aujourd’hui, l’ensemble des protagonistes souhaite un retour au dialogue et une prise en compte des institutions pour que chacun puisse en toute quiétude exercer son activité.

TNTV - Publié le 09/02/2021 à 17:06 - Mise à jour le 09/02/2021

 

Le ciel s’assombri un peu plus sur le monde de la plaisance en Polynésie. Comme un vieux serpent de mer qui refait surface, la cohabitation entre les populations des îles et les usagers de la mer est toujours très fragile. Et l’agression d’une skipper la semaine dernière sur le quai de Fare, à Huahine, à remis de l’huile sur le feu.

Du côté des plaisanciers, la situation n’est pas encore critique, mais ils demandent aux institutions de prendre rapidement le problème en compte.

« Je pense que les pouvoirs publics pourraient nous aider à faire reculer ce sentiment d’intolérance vis-à-vis des voiliers, estime Arnaud Jordan, président de l’association des voiliers en Polynésie. Parce que les voiliers ne polluent pas, les voiliers ne gênent pas ou en tout cas s’ils gênent c’est parce qu’ils ne le savaient pas. Donc il y a de l’information à faire. Il y a vraiment des deux côtés, un pas les uns vers les autres. »

Même son de cloche du côté du collectif Tearai, créé en mai 2020. Il avait demandé aux autorités d’interdire aux bateaux de plaisance de mouiller sur certaines parties de l’île de Tahiti. Ce qui avait créé des tensions entre plaisanciers et riverains.

« Nous ne sommes pas contre ce tourisme-là, nous sommes pour le tourisme agréé, respectueux de l’environnement. C’est tout, indique Roland Barff, membre du collectif Tearai. La population en a marre de ces abus. Il n’y a pas de réglementation, il n’y a pas de contrôle. Que fait le gouvernement ? Ils sont à la manette de tout ça. Et nous, la population, on dit stop. »

Dénonçant un manque de législation et de dialogue, l’association des voiliers en Polynésie a parallèlement lancé il y a peu une charte de bonne conduite à destination des plaisanciers, afin de rassurer les riverains et les usagers des lagons.

« On veut que cette charte permette de montrer à tous que les plaisanciers sont des gens respectueux et que ce sont les derniers touristes qui sont en ce moment en Polynésie, confie le président de l’association des voiliers en Polynésie. C’est un tourisme résilient et non polluant. »

Les deux parties attendent maintenant que les autorités interviennent pour renouer le dialogue.

Une skipper agressée à Huahine

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Huahine

©Polynésie la 1ère

Une skipper s'est faite agresser, jeudi 4 février, au quai de Fare à Huahine par un jeune homme visiblement très remonté contre les voiliers. La victime a 3 jours d'ITT et a déposé une plainte à la gendarmerie.

Elle est skipper en Polynésie française depuis plus de 10 ans. Jeudi, comme elle a l'habitude de le faire à chaque fois, elle met les amarres au quai de Fare, à Huahine, pour refaire les pleins d'eau du catamaran. Le bateau est alors loué par des touristes américains. Mais, la présence du navire semble déranger un jeune homme sur le quai.

"Un jeune Polynésien m'a agressée, verbalement puis physiquementC'était violent et surtout consternant car le parking du super U était plein de monde qui ont vu la scène sans intervenir", confie la victime qui constate ces derniers temps une animosité contre les voiliers et des agressions qui se multiplient. Valérie a eu trois jours d'ITT et a déposé plainte à la gendarmerie. La skipper reste néanmoins choquée et surprise par cette agression et surtout l'inertie des gens.

 

 

 

Quelques détails en plus dans l'article

Huahine – Les agressions sur les voiliers s’accentuent

 

Un touriste se fait agresser par quatre individus à Huahine

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Amoureux de la Polynésie où il se rend régulièrement depuis quatorze ans, il se fait agresser par quatre individus à Huahine.

Jean-Denis, un plaisancier amoureux du fenua s'est fait agresser vendredi dernier à Huahine, par quatre individus. Touché à l'œil droit, il ne retrouvera plus totalement l'usage de son œil.
Jean-Denis, un plaisancier amoureux du fenua s’est fait agresser vendredi dernier à Huahine, par quatre individus. Touché à l’œil droit, il ne retrouvera plus totalement l’usage de son œil. (©DR)

Amoureux de la Polynésie où il se rend régulièrement depuis quatorze ans, il se fait agresser par quatre individus à Huahine. Vendredi dernier, aux alentours de 23 h 30, devant le Yacht Club situé dans la commune de Fare, Jean-Denis, un plaisancier sexagénaire, est déposé aux abords de l’établissement, après une soirée à terre avec un ami. « J’avais à peu près 50 mètres à faire pour rejoindre le ponton et récupérer mon annexe », se remémore-t-il.

Sur le chemin le menant à son embarcation, le touriste remarque quatre hommes dans un coin, qui le suivent jusqu’au ponton. « Il n’y a pas eu d’échanges de mots. Ils m’ont juste demandé d’où j’étais et je leur ai rapidement répondu. Je sentais que j’étais en danger. » À bord de son annexe, il tente de déguerpir mais oublie de détacher son cadenas. Dès lors, il ne faut pas plus de temps aux quatre individus pour encercler le visiteur (deux devant et deux derrière), qui reçoit un premier coup douloureux à la tête. Sonné, l’homme crie à l’aide et par chance, interpelle des jeunes filles présentes non loin du lieu d’agression. Ces dernières interviennent immédiatement et le sortent de sa petite embarcation. Ses agresseurs, eux, prennent la fuite. L’un d’eux aurait toutefois été reconnu par les filles, il s’agirait d’un jeune réputé sur l’île pour son comportement turbulent.

Climat tendu sur l’eau

Les forces de l’ordre et pompiers prévenus, Jean-Denis est transporté au dispensaire de l’île. Il est touché à l’œil droit et souffre d’une double fracture du nez. Le lendemain, il décide de se rendre à Tahiti et de voir un spécialiste à la clinique Cardella. « Le chirurgien ophtalmologue craignait que je perde la vue, je suis donc resté trois jours à Papeete », se souvient le sexagénaire, qui poursuit : « Les séquelles vont être lourdes, je ne retrouverai pas totalement l’usage de mon œil. »

Il a profité de son séjour dans la capitale pour déposer plainte. « Les gendarmes de Papeete doivent transmettre la plainte à Huahine, pour qu’une enquête soit ouverte. Je dois encore identifier mon agresseur par reconnaissance photos. »

Choqué par la violence des actes dont il a été victime, Jean-Denis indique qu’une autre agression aurait eu lieu dans l’après-midi du 20 novembre. « Visiblement, c’étaient deux messieurs arrivés sur un monocoque blanc de Raiatea. Ils auraient pris beaucoup de coups, et la police serait intervenue. Les agresseurs étaient également au nombre de quatre, mais aucune plainte n’a été déposée. » Il évoque également un événement survenu une quinzaine de jours avant son agression, alors qu’il arrivait dans le lagon de l’île de la femme. « Un homme en pirogue est venu et m’a enjoint de quitter les lieux. Il m’a dit ‘On ne veut plus de vous (les plaisanciers, NDLR) ici. » Impossible cependant pour le visiteur de dire si les tensions – connues – entre certains locaux et les plaisanciers sont à l’origine de son agression, ou s’il s’agit simplement de la manifestation spontanée de violences délictuelles. Il reste néanmoins choqué et littéralement marqué à tout jamais.

Enquête – QUAND LA PLAISANCE DEVIENT DÉPLAISANTE !

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Enquête– QUAND LA PLAISANCE DEVIENT DÉPLAISANTE !
Blog de Mediapart, revue Voiles et Voiliers, magazine Cruising World… Les articles à charge contre la gestion de la plaisance en Polynésie s’enchaînent dans la presse, ne cessant de ternir l’image de notre destination. Aussi, la volonté du maire de Moorea d’interdire le mouillage aux plaisanciers devant la plage de Ta’ahiamanu, après la mort de l’adolescent Eddie, a suscité l’incompréhension du monde de la mer, qui estime que le Pays doit revoir sa réglementation et offrir davantage d’infrastructures. Manque de marinas, places revues à la baisse dans le nouveau Plan de gestion de l’espace maritime (PGEM), pressions des élus et des riverains… l’accueil des voiliers est en berne au fenua !

Tahiti Pacifique N°443 du 20 novembre 2020

 

L’accueil des voiliers en berne au fenua !

 

Crédit photo : Dominique Schmitt

Crédit photo : Dominique Schmitt
La plaisance deviendrait-elle déplaisante en Polynésie ? Le décès du jeune Eddie, 14 ans, fauché par un speed-boat dans le lagon (lire encadré ci-contre), a ravivé la polémique des plaisanciers devenus indésirables au fenua. La presse nationale et internationale s’en fait malheureusement de plus en plus l’écho. Une tribune parue sur le blog de Mediapart a notamment fait le tour des réseaux sociaux. L’article, intitulé “La Polynésie : un paradis qui n’en est plus un - Chronique de la haine ordinaire”, relate ainsi la triste histoire : “Un dramatique accident survient le 9 août 2020, à Moorea. Un jeune garçon, qui vit sur un voilier et se baigne à proximité, est tué par un bateau à moteur passant à vive allure. En réaction, les autorités décident de chasser les voiliers du mouillage le plus populaire de l’île ! Explication d’une hérésie.”
Une décision surprenante, dont Tahiti Pacifique a essayé de comprendre le lien de cause à effet. Selon les textes en vigueur, la réglementation de la baignade relève du maire dans la bande littorale des 300 mètres ; c’est donc l’édile qui décide. Nous nous sommes alors rendus sur l’île Sœur à la rencontre des différentes antennes de la Direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM) : une interdiction du mouillage devant la plage publique de Ta’ahiamanu, à Moorea est bien envisagée. Du moins temporairement...Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 443 en cliquant ICI

Voiliers : mécontentement entre plaisanciers et riverains

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Le torchon brûle entre les plaisanciers, les pécheurs, les riverains et certaines communes. Quelle est la réglementation en vigueur ? Dans quelle mesure le mouillage est-il autorisé ? Reportage.

Le torchon brûle entre les plaisanciers, les pécheurs, les riverains et certaines communes. Au cœur du problème une règlementation parfois un peu flottante en ce qui concerne notamment les durées de mouillage des voiliers.

A Moorea, la mairie de Moorea réfléchit à un renforcement de la règlementation dans ses zones de mouillage. Un nouveau plan de gestion de l’espace maritime est en cours de finalisation. Il devrait  être opérationnel d’ici le mois de novembre. "On va durcir cette régelementation pour dire qu'il faut quitter au-delà de 48h et ne plus revenir au bout d'un laps de temps", explique Ataria Firiapu, 1er adjoint au maire de Moorea-Maiao

A Mahina, la mairie est d’accord pour un mouillage de deux ou trois jours mais pas plusieurs mois. Quelle est la réglementation en vigueur ? Dans quelle mesure le mouillage est-il autorisé ?

Moorea : un homme avec un couteau menace un yacht

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À Moorea, le capitaine et les passagers d'un grand voilier ont reçu une visite plutôt hostile ce matin...

TNTV - Publié le 21/09/2020 à 17:10 - Mise à jour le 21/09/2020 à 17:10

Ancré dans le lagon de Haapiti par sécurité, ils ont été menacés par un individu avec un couteau. Cet homme s’est approché du voilier de luxe à bord d’une pirogue et a commencé à proférer des menaces et à insulter les passagers. Le capitaine du yacht a prévenu la police municipale.

Toujours selon lui, difficile pour les voiliers de jeter l’ancre dans le lagon de Haapiti à l’heure où la principale ressource de la Polynésie est au plus bas.

REPORTAGEBrandy Tevero

Moorea : après le décès d’un adolescent faut-il interdire le mouillage à Ta’ahiamanu ?

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A Moorea, suite à l’accident survenu il y a près de deux semaines dans le lagon de la plage Ta’ahiamanu, et au cours duquel un adolescent a perdu la vie : les voiliers ne pourront plus rester au mouillage sur ce site. Une décision que les parents d’Eddie, la victime, disent déplorer. Ils ont l’impression que la commune utilise cette affaire comme une excuse pour se débarrasser de cette zone de mouillage. Certains dénoncent une réponse qui ne répond pas au problème de la vitesse excessive dans le chenal.

Publié le 22/08/2020 à 6:53 - Mise à jour le 22/08/2020 à 7:24- TNTV

C’est dans le lagon de la plage Ta’ahiamanu qu’il y a une dizaine de jours, Eddie, un adolescent britannique de 14 ans de passage en Polynésie avec ses parents, a succombé à un accident dans le lagon. Il a été heurté par un bateau alors qu’il faisait du snorkeling à quelques mètres du voilier familial.

A Ta’ahiamanu, le chenal passe à moins de 30 mètres de la plage publique, fréquentée. La problématique est connue et une réflexion est en cours, dans la cadre de la révision du PGEM : le plan de gestion de l’espace maritime.

Plage Ta’ahiamanu – Crédit photo TNTV

« On s’est rendus compte que la vitesse de navigation actuelle n’était pas forcément adaptée dans certaines zones », explique Hereiti Arapari, chargée des projets maritimes de la commune de Moorea. « On l’a du coup réduite à 15 nœuds dans l’ensemble du lagon, et dans les espaces fréquentés, on l’a réduite à 5 nœuds. Cette problématique a été abordée et elle doit continuer à être discutée avec la direction polynésienne des affaires maritimes ».

La commune va prendre un arrêté pour interdire le mouillage. Mais impossible d’obtenir des explications quant à ce choix : le maire et ses adjoints étant aux abonnés absents. Pas plus d’interlocuteur du côté du Pays qui nous renvoie vers la mairie…

Site de Ta’ahiamanu, Moorea – Crédit photo TNTV

« Suite à la tournée gouvernementale [postérieure à l’accident – NDLR], notre tavana a mis en avant les problématiques qu’il y avait face au mouillage, à Ta’ahiamanu », indique la responsable des projets maritimes de Moorea, « et c’est suite à l’intervention de notre tavana que le président a mis en avant le fait qu’il ne faudrait plus qu’il y ait de mouillage à Ta’ahiamanu pour des raisons de sécurité ».

Pourtant la commune est interpellée depuis des années sur la dangerosité de ce site, et des solutions ont été proposées.

« Nous avons fait des propositions au maire il y a 4 ans, pour déplacer le chenal plus près du récif, et laisser les baigneurs et les bateaux stationnés plus près de la plage, afin de protéger tout le monde… mais on n’a pas été entendus, c’est dommage. Mais là, on a une personne qui est décédée », déplore Arnaud Jordan, président de l’association des voiliers en Polynésie.

Proposition de modifier le balisage par l’Association des voiliers en Polynésie – DR AVP

« On entend parler d’une décision qui va être prise par la commune ou le pays d’enlever ces voiliers. Ce n’est pas la solution », s’exclame Hiro Kelley, habitant de Moorea et professionnel du tourisme sur l’île. C’est juste le balisage qui pose problème. Les prestataires ne savent pas où passer parce-qu’il n’y a pas de balisage. Il n’y a pas d’indications pour montrer par où passer! »

La réponse apportée par la commune est pour le moins surprenante : « Bouger une balise sous entendrait aller détruire encore du corail. Parce-qu’une balise, ça ne s’installe pas comme ça! »

« Si ça sauve la vie de quelqu’un, je ne vois pas pourquoi la question se pose », réplique une riveraine.

La responsable des projets maritimes apporte des éléments complémentaires : « Pour l’instant, il n’y a pas d’arrêté qui est pris, parce-que notre tavana attendait de faire adopter la révision du PGEM au conseil des ministres. Cependant, il y a différentes problématiques qu’il faut traiter dans leur ensemble, et tavana voulait prendre une décision globale. Il attendait que la révision du PGEM soit adoptée en Conseil des ministres. Retirer le mouillage permettra de limiter les accidents, la pollution. C’est vrai qu’on n’a pas assez pris en compte le monde de la plaisance, tout simplement parce-qu’avant, on n’en avait pas autant. C’est une question qui va au delà de l’échelle de Moorea. On doit avoir une réflexion générale. La DPAM va venir échanger avec nous sur la question du mouillage à Moorea. »

Balises dans le lagon de Ta’ahiamanu – crédit photo TNTV

Toujours une vitesse excessive dans le chenal

Malgré cet accident, les prises de risques continuent. Un responsable de la sécurité recense toute l’activité sur le site de Ta’ahiamanu, dans un registre consciencieusement tenu. Dimanche dernier, une semaine après l’accident mortel, une cohorte de 5 jetski a failli percuter un baigneur. En parcourant la plage, nous observons deux jet skis en train de faire la course à moins de 25 mètres du rivage.

« J’estime que c’est dangereux », confie une baigneuse. « Je vois là où est mon fils, ils sont passés très près. Quand on pense à l’accident qu’il y a eu, il faudrait peut-être faire quelque chose ». Une riveraine ajoute : « Ici c’est une plage publique. Ca veut dire qu’on peut se mettre à l’eau et nager devant. Déjà, on passe quelques patates, et après, on est à l’aise pour nager. Juste à ce moment là, on se retrouve en plein milieu du chenal, avec des jets skis qui passent à toute vitesse. C’est un miracle qu’il n’y ait pas eu plus d’accidents! »

Les parents d’Eddie, rentrés en Grande Bretagne enterrer leur garçon, nous ont fait part de leur désarroi quant à cette décision. Ils considèrent que les propriétaires de voiliers sont des boucs émissaires…

La famille d’Eddie Jarman, à bord de son voilier – Crédit photo TNTV

« La victime est un membres d’un équipage d’un voilier, or, ce sont les voiliers qu’on interdit. Nous sommes doublement victimes. C’est un peu comme si on traversait la rue, et qu’on disait, si un accident se passe, qu’on interdit les piétons », regrette Arnaud Jordan.

La famille d’Eddie sollicitée par la BBC pour témoigner

Sollicitée par la chaîne télévisée BBC, Barbara, la mère d’Eddie, compte bien exprimer son désarroi dans les médias internationaux. De quoi ternir encore davantage l’image de la destination Polynésie.

Laure Philiber

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