Pourquoi adhérer à l'AVP en 2022 ?
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Informations concernant ce qui se passe sur les mouillages en Polynésie française

Et encore une réglementation (Raivavae) !

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Et encore une de plus ! Cela tombe de partout en ce moment !
Après la très récente mise en place d'une réglementation du lagon pour la commune de Taiarapu-Ouest, voici maintenant Raivavae !
Cet article de tntv.pf précise donc que le lagon de Raivavae est maintenant limité aux unités de moins de 20 m. Certes, cela ne concernera pas forcément le gros du milieu de la plaisance mais tout de même, là encore, l'esprit est là !

L'article ne fait qu'un copier-coller du compte-rendu effectué dans le Communiqué du Conseil des Ministres du 20 avril 2022.
Toutefois, dans l'article, il manque le premier paragraphe du Communiqué ... qui, pourtant, présente un certain intérêt.
En effet, il est écrit :

Comme il est bon (sic) de lire, dans un document du Gouvernement de la Polynésie française, que cela fait très longtemps (plusieurs années !) que les décisions sont prises EN CONCERTATION avec ceux qui ont une activité sur les lagons ! À notre connaissance, le monde de la plaisance n'a JAMAIS été concerté pour tenter d'expliquer son fonctionnement, ses problématiques, ses droits, etc etc ...

C'est bien là le problème : vu que c'est écrit dans les textes officiels, les médias reprennent les termes et le simple lecteur croient donc que tout le monde était d'accord pour ces réglementations, les plaisanciers y compris !
Normal qu'il y ait incompréhension et énervement quand l'AVP veut tenter de se faire entendre.

Quel sera donc le prochain lagon réglementé ?
Et dans combien de temps ?

Et une réglementation de plus en cours (Taiarapu-Ouest) !

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Après Moorea, Fakarava, Huahine et d'autres, c'est au tour de la commune de Taiarapu-Ouest d'y ajouter sa réglementation du lagon.

Le souci de ce côté de l'île de Tahiti est bien connu, puisque plusieurs plaisanciers ont écourté leurs séjours dans cette zone dernièrement, "fatigués" de se prendre des remarques et des injonctions de "dégager" tous les jours par des personnes en jet-ski.
Le problème soulevé vers la côte Ouest de la Presqu'île n'est pas spécifique qu'à la plaisance. Dans cet article, il est bien précisé qu'il y a trop "d'embarcations sur le lagon", avec images de gros yachts en illustration..
Même Raimana Van Bastolaere en parle dans une interview à lequipe.fr, où son rôle pour les JO sera de faire le diplomate entre les riverains et les bateaux ! Certes, ce sont les yachts qui sont visés mais l'esprit, l'idée est bien là.

"En Polynésie, vous êtes incontournable. Allez-vous jouer un rôle dans l'organisation de ces JO ?
Pour l'instant, on ne m'a rien demandé. Et c'est très bien comme ça. Je serai de toute façon occupé à gérer les yachts qui doivent arriver du côté de Vairao. Car il est possible qu'on les embête ces bateaux. J'ai donc un rôle de diplomate à jouer."

Il est encore utile de préciser que l'AVP n'est absolument pas contre toutes ces réglementations si elles sont faîtes dans un esprit de concertation globale, où tous les protagonistes du lagon et les autorités réfléchissent ensemble pour trouver le juste milieu pour tous.

Car là encore, ce n'est pas l'impression que cela donne : "il s'agit d'un projet de la commune, en consultation avec les administrés, visant à revoir les zones de mouillage et réglementer le lagon pour limiter la présence de navires et ainsi préserver l'environnement et la tranquillité des riverains."
Que les riverains (= administrés) soient consultés, bien évidemment ... mais cela ne doit pas être les seuls !
Les prestataires lagonaires, les propriétaires des gros yachts, les plaisanciers, les embarcations à moteur individuelles, les scientifiques, ... doivent l'être aussi afin de trouver un consensus logique où, on l'espère, le bon sens pourrait ENFIN triompher.

Marina à la pointe Tehoro (Teva i Uta)

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Teva i Uta : inauguration d’une marina api à la pointe Tehoro

Article Radio1.pf - Marau Biret - 18/01/2022

Le nouveau visage de la marina de Tehoro a été dévoilé ce matin. Les aménagements, qui faciliteront la vie des nombreux usagers du quai, représentent un investissement de 280 millions de francs du Pays, de l’État et de la commune. Ce projet date du premier mandat de Tearii Alpha en 2014, lorsque la commune a repris en main la gestion de la marina. 

La nouvelle marina de Tehoro a été inaugurée par le président du Pays ainsi que six de ses ministres ce mardi matin. Cet ensemble d’aménagements était programmé de longue date par le conseil municipal dès 2014 et c’est l’État qui a assuré la majeure partie du financement avec un apport de 210 millions de francs, complété par le Pays pour 90 millions de francs. Le ministère des Grands travaux était chargé du chantier, commencé en août 2020.

Deux espaces : un pour les professionnels et un pour les familles

De nouveaux pontons flottants sont disponibles, choisis par le ministère des grands travaux en charge du chantier. L’un d’eux est destiné aux usagers privés et prestataires d’activités nautiques. La marina est le théâtre de courses de pirogues très populaires au mois de juillet mais aussi de pique-niques familiaux fréquents. Des sanitaires flambant neuves et une laverie automatique, à côté du point de ravitaillement en carburant permettent désormais une escale confortable aux voiliers et autres navires privés.

Plus imposants, deux autres pontons sont destinés aux pêcheurs professionnels. Ils disposent d’une carte magnétique pour y accéder. Comme l’explique le tavana de Teva i Uta, Tearii Alpha, ils sont originaires pour 50% de la commune voisine de Papara, car eux, n’ont pas encore de marina dédiée. Un partenariat « pratique », puisque les pêcheurs empruntent des passes à la limite des deux communes pour sortir en mer. Toutes ces idées émanent aussi de la coopérative des pêcheurs, consultée pour connaître les besoins réels des usagers. En plus des pontons et des sanitaires, un canal d’avivement a été créé pour faire circuler l’eau dans la marina qui est protégée par la pointe Tehoro.

L’ensemble aura coûté 280 millions de francs et doit permettre un développement de la pêche et des activités nautiques. Les jeux olympiques de surf laissent également présager la présence de nombreux bateaux dans les eaux de la presqu’île en 2024.

 

 

 

 

 

Nouvelle réglementation pour le mouillage à Huahine

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[La fin d'année reste à l'image de celle écoulée ! Encore un beau cadeau de Noël, dans la lignée malheureuse du PGEM de Moorea annoncé]

Article Radio1.pf de Lucie Rabreaud - 22/12/2021

 

Un arrêté du conseil des ministres encadre la circulation et le mouillage des navires dans le lagon de Huahine. Un texte basé sur le même principe que la réglementation de Moorea, qui est fortement contestée. 

Après Moorea, au tour de Huahine de restreindre les mouillages pour les bateaux. Le mouillage et le stationnement des navires fréquentant le lagon de Huahine, qu’ils soient engagés dans des activités de plaisance ou de transport touristique, vont être encadrés, annonce le conseil des ministres. Les navires de moyens et gros gabarits devront s’amarrer dans des zones spécifiques, qui seront équipées de mouillages écologiques. Les navires de grandes tailles (plus de 90 m) et les paquebots disposeront de places dédiées, positionnées dans des zones spécifiques, notamment dans les baies des Bourayne et de Maroe, où la qualité des fonds permettra leur ancrage en toute sécurité pour l’environnement. Les navires ne pourront séjourner plus de 72 heures sur le même emplacement. Le communiqué du conseil de ministres ne donne pas d’indication sur le nombre de navires qui pourront stationner, ni sur l’organisation de l’occupation de ces mouillages. Les plus petits navires, dont la longueur est inférieure à 6 mètres, pourront continuer de stationner dans d’autres emplacements du lagon à l’exception des passes et des chenaux. Ils seront invités à stationner dans des endroits adaptés, à l’écart des récifs et massifs coralliens. La durée de leur mouillage sera limitée à 24 heures.

 

 

Le mouillage à Vaitupa remis en question

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Article Tahiti-Infos rédigé par Sébastien Petit - 07/12/2021

Tahiti, le 7 décembre 2021 - En mai 2020, le conseil des ministres avait pris un arrêté réglementant les zones de mouillage des navires sur Punaauia et Faa’a. Un arrêté contesté au tribunal administratif par une dizaine d’habitants de Faa’a. En séance ce mardi, le rapporteur public a conclu à l’annulation partielle du texte. La baie de Vaitupa ne devrait pas être considérée comme une zone dédiée au mouillage. 

 

L’arrêté de mai 2020 interdit toutes activités nautiques, aquatiques et subaquatiques dans les différentes zones dédiées au mouillage de navires délimitées sur Punaauia et Faa’a. Des restrictions qu’une dizaine de particuliers ont contesté devant le tribunal administratif de Papeete invoquant de multiples arguments. Les dispositions du texte ne relèveraient pas de la compétence du conseil des ministres. Ces restrictions porteraient aussi notamment atteinte à la reconnaissance de l’identité culturelle polynésienne et de son attachement à la mer, à la reconnaissance des droits des peuples autochtones ou encore mettraient en lumière la gestion défaillante des épaves maritimes en Polynésie. Des arguments écartés un par un par le rapporteur public qui a rappelé que l’arrêté n’avait que pour objet la réglementation des zones de mouillages et que cette dernière concernait surtout des zones loin du rivage.

Vaitupa libérée

Mais le magistrat a cependant été sensible à l’effet de cette interdiction sur une zone à proximité immédiate du rivage, à savoir la zone P2 correspondant à la baie de Vaitupa. Sur cette zone, le rapporteur a considéré que le principe d’une interdiction générale et absolue des activités nautiques, aquatiques et subaquatiques apparait “excessif”. Il est en effet notamment constaté que l’activité de va’a y est très présente mais également que “la commune de Faa’a ne dispose que de très peu de points d’accès à la mer”, compte tenu de l’implantation de la piste de l’aéroport. Le magistrat a donc conclu à l’annulation partielle du texte attaqué avec la suppression dans l’arrêté de la mention de la baie de Vaitupa comme zone dédiée au mouillage et au stationnement autorisé des navires. Une suppression qui, si elle était actée par le Tribunal dans une semaine, permettrait à la population de bénéficier d’un accès facilité au lagon.

 

 

 

Un afflux de voiliers attendu sur la zone de mouillage de l’aéroport

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Un afflux de voiliers attendu sur la zone de mouillage de l’aéroport

L’Association des voiliers en Polynésie a envoyé un communiqué prévenant d’un afflux de bateaux à venir dans la zone du mouillage de l’aéroport de Tahiti-Faa’a. Une situation exceptionnelle, temporaire, due notamment aux restrictions sanitaires.

L’ambiance risque-t-elle de se tendre encore un peu plus ? C’est visiblement la crainte de l’Association des voiliers en Polynésie (AVP) qui a publié un communiqué prévenant d’un afflux de bateaux à venir dans la zone du mouillage de l’aéroport de Tahiti-Faa’a. L’association estime mais de manière large qu’environ 2 000 voiliers circulent actuellement en Polynésie française, en comptant les plaisanciers locaux et les voyageurs internationaux. Difficile de faire la comparaison avec une année classique dont on n’a pas les chiffres, mais il suffit de diriger son regard vers l’horizon pour constater que les voiliers sont plus nombreux que d’habitude. L’Association des voiliers en Polynésie assure que la situation est temporaire : « La plupart des voiliers ne peuvent pas continuer leur route vers l’ouest. Les frontières maritimes du Pacifique sont toujours fermées, contrairement aux frontières aériennes », explique Arnaud Jordan, président de l’AVP. Cook, Tonga, Nouvelle-Zélande, Australie et même Fidji qui avait ouvert un moment mais a finalement durci ses conditions d’entrée, sont fermés. Les bateaux sont bloqués à Tahiti et pour certains c’est un véritable « casse-tête ».

Les voiliers continuent d’arriver, notamment du Panama, profitant d’une dérogation qui leur permet de faire escale en Polynésie française, et espérant que la situation se débloquepour pouvoir continuer leur route. De son côté, le Cluster maritime de la Polynésie française discute toujours avec les autorités pour une réouverture des frontières maritimes et a même fait des propositions de reprise séquencée des secteurs plaisance, superyachts et croisière au Pays et à l’État. Le président Édouard Fritch a répondu au Cluster, confirmant la prise en compte de ces propositions.

Certains voiliers sont ici depuis plusieurs mois et après avoir stationné aux Marquises, aux Gambier ou aux Tuamotu pendant la saison cyclonique (une obligation de leur assurance), ils doivent se rendre sur Tahiti s’occuper de leurs papiers administratifs, des problèmes mécaniques de leur bateau et de leurs propres problèmes de santé. Un autre problème s’ajoute : la zone de mouillage de Taina soit être évacuée, à cause des travaux du futur village tahitien. Où vont aller ces 54 navires ? La zone de l’aéroport compte déjà 36 bateaux, selon l’Association des voiliers en Polynésie, additionnés aux 54 de Taina qui rejoindraient Faa’a, c’est une centaine de voiliers qui vont se retrouver à cet endroit. « C’est du jamais vu et une grande première ! De quoi impressionner les habitués du lagon et ‘déchainer les passions’ dans les médias et sur les réseaux sociaux. Mais tous ces propriétaires de voiliers n’ont aucune autre option. Cette situation n’est pas du choix de la communauté des plaisanciers mais plutôt due à l’absence de toute autre alternative », explique Arnaud Jordan. Selon l’association, une cinquantaine de corps-morts sont en préparation à l’aéroport mais cela restera insuffisant, les capacités des marinas et celles des corps-morts restent sous-dimensionnées.

Mais tous ces voiliers présents en Polynésie française, ce sont aussi des taxes qui rentrent dans les caisses du Pays, des touristes qui consomment, achètent et profitent des loisirs et autres sorties culturelles sur la Polynésie française. Et enfin, sans vouloir faire de généralités, Arnaud Jordan affirme que ces « bateaux grand voyage » possèdent des caisses à eaux grises et à eaux noires et que les propriétaires sont plutôt des gens aisés, sensibilisés à l’environnement. Mais surtout, ils n’ont aucune autre solution et il est impossible de savoir combien de temps cette situation va durer.

Une réunion orchestrée par le Secrétariat général de la mer est prévue ce mardi 8 mai à Paris avec les acteurs du secteur touristique maritime, pour la fixation de la date – il est question du 30 juin – et des protocoles de reprise au niveau national.

Des bouées connectées à Bora Bora

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Des bouées connectées pour répondre aux soucis de gestion des plaisanciers en Polynésie

Photo d'illustration. Archives Tahiti Nui Télévision
de Manon Kemounbaye
Publié le 27/04/2021 - TNTV

C'est une innovation : la commune de Bora Bora va mettre en place des bouées connectées. Un dispositif qui utilise l'internet des objets et qui a des avantages à la fois pour les gestionnaires de l'espace maritime, et pour les plaisanciers.

Le nombre de plaisanciers en Polynésie est en augmentation. Une situation qui crée des tensions des deux côtés : la population craignant une pollution visuelle et du lagon, les occupants de bateaux se faisant parfois violemment prendre à partie.

Mais les autorités le rappellent régulièrement, les plaisanciers représentent une niche touristique. Au fenua, de passage, ils consomment du carburant, louent des voitures, font parfois du tourisme. Ceux qui s’installent ou les résidents du fenua qui vivent sur des bateaux, travaillent à terre, consomment…

Stéphane Poulain, ancien juriste et installé au fenua depuis de nombreuses années, a toujours beaucoup navigué. Le sujet lui tenait donc à coeur. Il a ainsi proposé la mise en place de bouées connectées. Un projet aperçu lors du concours Tech4islands dont le but et de faire émerger des solutions innovantes pour les îles.

L’idée a séduit le maire de Bora Bora Gaston Tong Sang. La commune n’a pas de PGEM. Au lieu de ça, Bora Bora a demandé à la DPAM de mettre en place une règlementation adaptée à son lagon, a défini des espaces maritimes et les a mis sous concession en contrepartie d’une redevance. Une solution qui permet à la commune d’éviter de gérer directement les corps-morts et les arrivées et départs de bateaux au mouillage.

C’est dans ce contexte que seront installées les premières bouées connectées à Bora Bora. Une lettre d’engagement a été signée entre la commune, le concessionnaire BBMS (Bora Bora Mooring & Services), et les entreprises qui développent les bouées. Une innovation locale mais aussi nationale. Ces bouées fabriquées aujourd’hui par plusieurs entreprises, utilisent l’internet des objets. Dès l’amarrage d’un bateau, la bouée enverra un signal au concessionnaire. Un plan s’affichera sur une interface, mentionnant les mouillages occupés et ceux, disponibles. Un gain de temps et d’argent pour le concessionnaire. Mais pas seulement.

Le plaisancier aura lui aussi accès à une interface. Il saura où il se trouve exactement, aura des informations sur sa zone (s’il y a des restaurants aux alentours, un loueur de voiture etc.). Il pourra entrer son identité et celle de son bateau et payer son emplacement en fonction de son temps de séjour, tout cela en ligne, sans quitter son bateau. La tarification sera étudiée en fonction de l’usage, certains plaisanciers étant des touristes de passage et d’autres des locaux. Des services qui sont encore en train de se mettre en place.

D’autres types de bouées sont également en développement. Elles devraient permettre de réaliser des mesures physico-chimiques de l’eau, à l’endroit du mouillage.

Bora Bora sert en quelque sorte de test à la mise en place du projet. L’objectif étant bien sûr pour Stéphane Poulain, de convaincre d’autres communes d’adhérer. Pour cela, il compte sur l’aide de Matairii Maire, ingénieur et consultant, amoureux de la mer.

L’installation des bouées à Bora Bora devrait débuter en juillet et être finalisée en septembre. La mairie observe avec attention l’avancée du projet. Le tavana a toujours été intéressé par les « smart technologies », nous précise-t-on du côté de Bora Bora.

Le projet pourrait également s’implanter à Fakarava.

Les voiliers invités à quitter la baie de Matavai

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La police municipale de Mahina est intervenue hier, à la pointe Vénus, pour signaler à neuf voiliers que la baie de Matavai n’était pas une zone de mouillage de longue durée.

Les propriétaires des voiliers actuellement au mouillage dans la baie ont été invités à partir dans les 24 heures.
Les propriétaires des voiliers actuellement au mouillage dans la baie ont été invités à partir dans les 24 heures. (©JLM/LDT)

Usant de son pouvoir de maire sur la bande des 300 mètres du littoral, le tavana de Mahina a dépêché, hier après-midi, la police municipale afin d’inviter les voiliers ancrés dans la baie de Matavai à quitter les lieux dans les 24 heures.

Depuis quinze jours, ce ne sont pas moins de neuf voiliers qui se sont installés devant la plage de la pointe Vénus. Il n’y en avait jamais eu autant à la fois.

Cela a particulièrement exaspéré les habitants de la zone qui, sur Facebook, ont manifesté leur crainte de voir leur site pollué ou que la baie soit un jour saturée de bateaux, comme à Faa’a et Punaauia.

Avec le zodiac des pompiers, deux mutoi sont allés informer les propriétaires de voiliers que la baie n’était pas une zone de mouillage dédiée (comme Faa’a et Punaauia) et qu’un récent arrêté du maire interdisait le stationnement dans la baie au-delà de 24 heures.

Les propriétaires interpellés hier, originaires d’Allemagne, d’Angleterre, de Belgique et de France, ont regretté cette situation, se disant stigmatisés partout où ils passaient. Tous souhaitaient savoir comment s’informer sur la réglementation. Une navigatrice a même montré, sur son téléphone, une application (non institutionnelle) qui signalait la possibilité de mouillage dans la baie.

À l’issue de l’intervention, le chef adjoint de la PM, Aa Oopa a constaté que les navigateurs n’étaient pas tous au courant de la réglementation. « Ils cherchent un moyen de mouiller gratuitement pour de ne pas être obligés d’aller dans une marina. Mais à Mahina, il n’y a aucune structure pour accueillir leurs déchets. Des gens ont constaté que certains propriétaires de voiliers emmenaient leurs déchets dans les quartiers pour les abandonner sur place. Je ne sais pas non plus où ils vont faire leurs besoins. »

Les voiliers qui n’auraient pas quitté les lieux pourraient avoir la visite de la gendarmerie maritime avec la menace d’une amende.

Depuis quinze jours, ce ne sont pas moins de neuf voiliers qui se sont installés devant la plage de la pointe Vénus.
Depuis quinze jours, ce ne sont pas moins de neuf voiliers qui se sont installés devant la plage de la pointe Vénus. (©JLM)
Avec le zodiac des pompiers, deux mutoi sont allés infor-mer les propriétaires de voiliers que la baie n’était pas une zone de mouillage dédiée.
Avec le zodiac des pompiers, deux mutoi sont allés informer les propriétaires de voiliers que la baie n’était pas une zone de mouillage dédiée. (©JLM) 

Moorea – Vers une interdiction de mouillage à Ta’ahiamanu

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Le président Édouard Fritch et une partie de son gouvernement et collaborateurs techniques ont passé la journée d'hier à Moorea.

Les voiliers ne pourront plus mouiller à Ta’ahiamanu. Le gouvernement en a décidé ainsi à la demande du maire. (©J. Rey/LDT)

 

Le président du Pays, Édouard Fritch, sa suite ministérielle et ses collaborateurs techniques sont arrivés à Moorea par le bateau de 8 heures. Accueilli par Evans Haumani, maire de Moorea-Maiao, et quelques membres de son conseil municipal, le groupe a rapidement pris la direction de Maatea pour établir un premier point sur les projets de la commune, les modes de financements possibles ainsi que sur les grands projets de la commune comme la transition énergétique que Moorea-Maiao compte bien lancer rapidement.

Ainsi, après les présentations d’usage, Tiare Derock, gestionnaire des marchés publics en charge du suivi des financements auprès du Pays, a présenté différents projets qui comptent sur un partenariat financier avec le Pays et par le FIP. C’est le cas pour une BOM (benne à ordures ménagères) de 16 m3 pour un coût de 35 millions de francs. Le Pays qui est favorable aura à sa charge 60 % et la commune 40 %.

Deux autres projets attendent un financement FIP : des équipements de protection individuel pour jeunes sapeurs-pompiers, soit un coût de 625 450 francs répartis à raison de 50 % FIP, 50 % commune, et l’acquisition d’un camion-citerne rural pour un montant total de 46 millions. Cette intervention a été suivie de celle de Frédéric Metayer, directeur des services publiques environnementaux. Le technicien de la commune a fait un point sur les enjeux du service public de l’électricité à Moorea au travers d’une démarche qu’elle s’est fixée et qui consiste à obtenir 30 % de la ressource en provenance des énergies renouvelables et en particulier du solaire (lire La Dépêche de Tahiti du 31 juillet).

Pour atteindre l’objectif d’un mixe énergétique, la commune mise sur des supports existants pour installer ses panneaux solaires. Les grandes toitures de Moorea ont déjà été identifiées, bâtiments publics, établissements scolaires ; elles devraient toutes être recouvertes de cellules photovoltaïques. Une première démarche cadastro-solaire a permis une quantification des surfaces mobilisables pour évaluer la « puissance installée » et son impact sur le réseau.

Maiao a sa part de projets dont certains sont déjà avancés comme l’achat d’un nouveau navire (financé partiellement par le Pays) et la mise en place d’un schéma directeur pour l’eau potable. L’électrification est l’une des grandes priorités qui devrait se concrétiser par l’installation d’une centrale en mode hybride. Une enquête parcellaire a été lancée pour déterminer l’emplacement de la centrale.

Aménagements du quai de Vaiare

La délégation s’est rendue à Vaiare pour en savoir plus sur les projets d’aménagements du quai en vue de l’arrivée du Ferry Terevau, des aménagement de places de parkings et de la marina (La Dépêche de Tahiti du 5 août). Un projet de remise aux normes est actuellement en cours d’enquête publique. Un autre projet, celui de l’extension, n’est pas encore à l’ordre du jour, mais les plans sont là. Celui-ci avait été contesté il y a trois ans par la population de Teavaro, il devra être présenté à la population par la nouvelle équipe en place pour trouver un terrain d’entente.

Un petit tour vers Temae, plus précisément sur la servitude du golf qui deviendra une route territoriale réaménagée par le Pays donc ouverte à tout le monde. En attendant, cette servitude appartenant au golf est toujours fermée et en cours d’une procédure judiciaire lancée par l’association des résidents de Temae.

Après une halte au quai de Paopao où une darse est prévue pour les pêcheurs, la délégation s’est rendue à Ta’ahiamanu, la plage publique superbement aménagée. Le récent accident du jeune garçon d’origine anglaise fauché par un hors-bord alors qu’il effectuait du snorkling a été évoqué parallèlement à la problématique du mouillage des voiliers sur ce site très prisé mais qui ne dispose d’aucune réglementation précise sur qui peut faire quoi et où. Il a donc été décidé, à la demande du maire, d’interdire le mouillage des voiliers sur ce site. L’arrêté du Pays devrait être pris très prochainement.

Le pont de Opunohu, dont la reconstruction a été arrêtée depuis le confinement pour cause de dépassement budgétaire (La Dépêche de Tahiti du 4 août), a reçu la visite de la délégation. Ce chantier affiche aujourd’hui un retard de travaux de près de six mois. L’entreprise qui avait répondu à l’appel d’offre avait demandé un avenant de 25 millions pour un chantier d’un peu plus de 200 millions. Il a été décidé qu’il n’y aura pas d’avenant possible, et l’entreprise se doit de reprendre les travaux rapidement, ce qui sera fait dès la semaine prochaine. Trois mois seront encore nécessaires pour son terme.

Après un repas à la salle paroissiale de Maatea, la délégation a repris la direction de Tahiti par le bateau de 16 h 30.

Édouard Fritch a dit…

Cette visite était l’occasion pour la commune de présenter ses différents projets tels que son programme de transition énergétique, divers travaux d’aménagement comme le port de Paopao et des zones de mouillages. (©présidence)

Le tourisme nautique, pilier économique de Nuku Hiva

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​NUKU HIVA, le 01 juin 2020 – Privées de touristes internationaux, les îles marquisiennes s'en remettent à leurs eaux pour maintenir l'économie touristique à flot. En attendant une quinzaine de paquebots, d'ici la fin de l'année, ce sont les plaisanciers qui permettent de sauver les meubles.

À l'opposé des autres archipels, et en raison de sa position géographique, l’archipel des Marquises a toujours bénéficié d'un tourisme nautique supérieur à l'aérien. Il est bon de rappeler qu'à Nuku Hiva sont accueillis 21 000 touristes maritimes, dont 17 000 croisiéristes, contre 6 000 pour l'aérien (ils sont 8 000 à Hiva Oa pour Brel et Gauguin).
Sans la pandémie du Covid-19, l'archipel marquisien devait accueillir plus de 20 000 touristes entre mars et décembre ; une grande partie des escales de ces visiteurs ont été annulées ces dernières semaines. Les espoirs reposent sur une reprise des rotations de l'Aranui ainsi que sur le retour des paquebots de croisière, une quinzaine étant encore possibles d'ici la fin de l'année, dont dix entre septembre et décembre.
« Pour l’instant, nous n’avons aucune annulation pour ces paquebots de croisières, indique Colette Teikitohe, secrétaire du comité du tourisme de Nuku Hiva. En revanche, nous avons quelques inquiétudes car, pour l’escale de ces navires, nous travaillons principalement avec l’agence Tahiti Nui Travel qui est en grande difficulté en ce moment. Cela nous fait craindre le pire, mais nous restons optimistes et espérons que ces visiteurs, si importants pour notre économie locale, pourront faire escale chez nous. ».
Par ailleurs, comme c’est le cas dans toutes les îles du Pays, l’absence de vols internationaux pénalise tous les professionnels du tourisme marquisien.
Ainsi, actuellement, l’unique lueur d’espoir pour l’économie de la Terre des Hommes, et en particulier pour celle de la capitale, Nuku Hiva, vient des yachts privés qui sont chaque année de plus en plus nombreux à séjourner aux Marquises (600 l’an passé), notamment en raison des mouillages confortables qu’offre l’archipel.
Un archipel qui constitue, par ailleurs, leur première escale en Polynésie française, après la traversée du canal de Panama. Celle-ci s’effectuant en moyenne en trois semaines de navigation.
C’est donc à bras ouverts que les prestataires de service, les artisans, les commerçants, les restaurateurs ou encore les maraichers de l’île accueillent ces touristes qui séjournent en moyenne trois semaines dans leurs îles.

 

Réactions :
1 : Kevin Ellis, cogérant du yacht service de Nuku Hiva
" Ce sont des touristes qui consomment "
« Il y a actuellement une centaine de voiliers dans la baie de Taiohae. Ils sont là pour passer du bon temps en long séjour. Il faut bien comprendre que ce sont des touristes qui consomment ; ils prennent les taxis, ils font des excursions, ils se font tatouer, ils font leurs courses dans les magasins d’alimentation, etc. En plus, ils engagent régulièrement des locaux pour faire des petits travaux de réparations sur leurs bateaux, et tout ça représente beaucoup d’argent.
Il faut dire aussi qu’ils restent en moyenne trois semaines dans l’archipel, ce qui est bien plus que la moyenne des touristes, surtout aux Marquises.
Quand je vois qu’à Tahiti ou à Moorea, ils sont rejetés, je me dis que c’est dommage. Je pense aussi que les médias amplifient les choses et rendent parfois les situations inextricables.
Et pour ce qui est des déchets, il faut savoir que tous les voiliers construits depuis 2015 disposent d’une cuve de rétention qui fait office de fosse septique. D’ailleurs, les eaux de baignade de Nuku Hiva viennent d’être déclarées propres, et ce malgré tous ces plaisanciers. ».2 : Marcelline Kautai Santos, agricultrice
"Ce sont nos résidents et les voiliers qui nous font vivre"
Comme beaucoup de maraichers et d’agriculteurs en général, j’expose mes produits au marché de Taiohae.
Depuis le début du Covid-19 en Polynésie, nous ne fournissons plus les cantines scolaires et nous avons aussi perdu les commandes de l’Aranui, puisqu’il n’a plus de touristes à son bord. Du coup, ce sont nos résidents et les voiliers qui nous font vivre. Les voiliers achètent beaucoup de fruits, de légumes, des confitures aussi ; ils sont là tous les jours, fort heureusement pour nous. Nous ne nous plaignons pas de cela, bien au contraire. ».3 : Célina Bonet, restauratrice
"Très contente que les voiliers aient été là"
« Pendant le confinement, on avait comme clients nos locaux et aussi les voiliers qui étaient confinés dans la baie, à qui on préparait des plats à emporter.
Après le confinement, nos clients de l’île sont revenus et les voiliers aussi.
En ce moment, ces derniers sont là dès le petit déjeuner, ils reviennent à midi puis le soir également. Et comme nous proposons le wifi gratuit, les yachtmen viennent se connecter régulièrement tout en consommant.
Je dois dire que je suis très contente que les voiliers aient été là pendant la période que nous venons de traverser, ils ont vraiment contribué à faire que notre snack soit toujours debout. ».

4 : Mau Huukena Ségur, artisane
"Les artisans se retrouvent en grande difficulté"
« Contrairement à beaucoup d’îles, à Nuku Hiva, nous sommes bien contents d’avoir des voiliers dans la baie, parce que c’est bien la seule clientèle qu’on a en ce moment.
Au niveau des ressources, avec l’annulation des paquebots, des vols internationaux et du salon des Marquises à Tahiti, les artisans se retrouvent en grande difficulté.
Et ce n’est pas avec trois avions par semaine, avec des tarifs très élevés pour les Marquises, qu’on fera venir la clientèle de Tahiti, il ne faut pas rêver.
Donc, on se satisfait de ce qu’on a et pour l’instant ce sont les voiliers. Donc on les accueille du mieux possible, on fait tout pour les garder et on fait même des efforts en discutant avec eux du prix des objets afin qu’il soit le plus satisfaisant pour eux comme pour nous. ».

 

Rédigé par Marie Laure le Lundi 1 Juin 2020 - Tahiti Infos
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