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Expulsion prochaine des voiliers du mouillage d’Outumaoro

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Expulsion prochaine des voiliers du mouillage d’Outumaoro

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Communiqué de presse de l'Association des Voiliers en Polynésie après la réunion d'information du 29 octobre au Parc Vairai à Outumaoro

Communiqué de presse

Papeete, le 03 novembre 2019

Lors d'une conférence tenue mardi 29 octobre au parc Vairai, le Ministre du logement et de l'aménagement du territoire Jean-Christophe Bouissou a annoncé l'expulsion prochaine en pleine saison cyclonique des voiliers du mouillage d'Outumaoro, commune de Punaauia.

 

L'Association des Voiliers en Polynésie (AVP) salue les efforts de concertation du ministre et la volonté de dialogue du gouvernement, des mairies et des services administratifs présents.

L’AVP entend la volonté ministérielle d’un déplacement des voiliers présents au mouillage d'Outumaoro. Cependant, ceci ne peut se faire sans qu’une solution de repli réaliste et viable soit proposée aux voiliers concernés.

À notre connaissance, la zone de mouillage est utilisée par des usagers très divers :

  • Elle est indispensable pour un usage temporaire : nombre de voiliers sont là pour des raisons techniques, pour quelques jours ou quelques semaines. Cet usage     devrait être préservé et sécurisé par des corps morts pour des voiliers de passage.
  • Des voiliers ont choisi cet emplacement pour y faire une escale au long, parfois très long cours. Des familles vivent là, des enfants sont scolarisés, des gens travaillent. Il faut tenir compte des ces réalités sociales et nous avons entendu que les responsables présents y étaient sensibles.
  • Compte tenu du manque de places en marina et sur les corps morts, quelques bateaux sont en attente de trouver une meilleure solution. Il n’est jamais plaisant de laisser son bateau à l’ancre longtemps sans surveillance, pendant la saison cyclonique. C’est une situation que tout plaisancier responsable cherchera à éviter. Quelques bateaux sont trop gros pour les corps morts (qui ne sont pas calibrés pour résister à des tonnages importants) ou au contraire, trop petits pour rapporter assez d’argent (les corps morts sont facturés suivant la taille des bateaux).
  • Enfin, des bateaux en très mauvais état y ont trouvé refuge. Les épaves sont un problème pour tous et le Pays doit se doter d’un appareil législatif et d’une filière de déconstruction afin de libérer des places pour des voiliers qui naviguent, éviter la désastreuse image de leur abandon, limiter le danger pour la navigation et la pollution potentielle que représenterait leur naufrage. Nous savons que le gouvernement et les acteurs de l’économie bleue y travaillent.

L’AVP propose au Ministre, à ses conseillers et ses services, un étude dans le but de mieux connaître les voiliers réellement présents sur les lieux, en faisant une liste des situations et des attentes actuelles de chacun des usagers. Elle permettra de faciliter la relocalisation des voiliers au mieux des situations.

Le Ministre annonce qu’il ne pourra pas offrir une zone de surface similaire autour de l'agglomération urbaine de Papeete, que ce soit à Vaitupa ou le long de la piste de l'aéroport de Faa’a. Seulement 60 % des voiliers trouveront une place. Il doit être possible de proposer une surface similaire autour de l'agglomération urbaine de Papeete, où tous les voiliers de Outamaoro trouveront une place, bien que moins pratique. La Polynésie n’a pas encore pris toute la mesure de l’affluence qu’a créée l’exonération des droits et taxes à l’importation portée à 36 mois et a pris un retard sur les infrastructures que nécessitent l’ambition de développer une filière touristique de la plaisance.

Dans son intervention, le Ministre a rappelé sa volonté de réelle concertation, s'opposant ainsi aux anciennes pratiques. Hors de toute polémique, l'AVP souhaite obtenir un rendez-vous auprès du Ministre pour étudier techniquement des solutions pragmatiques à des problèmes qui concernent tous les usagers de l’espace public maritime.

Mais plus largement, l’Association des Voiliers en Polynésie alerte le gouvernement sur la nécessité de faire participer la population de Tahiti et de îles à l’intégration des voiliers et du tourisme nautique. La stigmatisation actuelle ne mènera à rien de souhaitable. Toutes les études montrent que la voile est l'un des modes de vie touristique les plus écologiques et que la qualité des eaux de baignade du lagon de Punaauia s'est améliorée régulièrement pendant que le nombre de voiliers augmentait.

Stéphane Renard, le coordinateur du Cluster Maritime de Polynésie française, a présenté il y a quelques jours les chiffres du tourisme nautique :

Le tourisme nautique est indéniablement un vecteur de croissance. Dans son article Tourisme nautique et maritime en Polynésie: crucial pour le développement économique, il écrivait en juin 2017, il y a deux ans et demi déjà : « Néanmoins, la croissance de ces segments ne peut être envisagée sans une nouvelle phase de réflexion et de structuration majeure, au regard des difficultés opérationnelles, de l’acceptation sociale, ou de la préservation de l’environnement que des flux supplémentaires ne manqueraient pas de poser. »

Les voiliers sont tout à fait prêts à consentir à bien des efforts pour préserver l’environnement qui leur est cher. Ils sont très conscients, peut-être plus que les gens qui habitent sur terre, de leur impact sur la nature. Leur mode de vie est souvent sobre, exigeant et les gens qui voyagent sont souvent ouvert aux autres, curieux de rencontrer d’autres cultures. C’est dans cet esprit que l’Association des Voiliers en Polynésie s’est dotée d’une charte de bonne conduite du plaisancier en Polynésie. Elle promeut des règles et des usages pour que le” vivre ensemble” ne soit pas simplement un vain mot mais un mode de vie partagé par tous.

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