Pourquoi adhérer à l'AVP en 2020 ?

Créer du lien au sein de l’association et nous connaître un peu mieux. Parce qu’une association c’est avant tout créer des occasions de se rencontrer, d’échanger, nous avons décidé de déclencher ces occasions afin que tous les adhérents puissent avoir un vrai rôle participatif, que chacun puisse...

Comment adhérer à l'Association ?
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TAHITI : Tahiti Yacht Accessoire à la marina Taina (Michel Baltzer)
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2 - Ou en ligne sur ce site
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La navigation possible mais limitée

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À compter du 29 avril 2020 et jusqu'au 12 mai 2020, un nouvel arrêté du Haut-commissaire de la république en Polynésie française réglemente la navigation de plaisance :

Art. 10.—

La navigation de plaisance inter-îles est interdite et limitée à deux milles des eaux intérieures de l'île où le navire est stationné.

Il est interdit à tout navire de plaisance effectuant un voyage international à destination de la Polynésie française de faire escale, de mouiller ou stationner, de débarquer en mer toute personne dans les eaux intérieures et la mer territoriale de la Polynésie française jusqu'à nouvel ordre.

Art. 11.—

Par dérogation à l'article 10, le chef du service des affaires maritimes, en lien avec l'autorité maritime locale, peut autoriser l'escale ou le mouillage d'un navire de plaisance en situation de nécessité technique ou d'approvisionnement sous réserve des engagements internationaux. L'autorisation est délivrée pour une durée limitée.

Dans ce cas, les navires de plaisance doivent s'annoncer quarante-huit (48) heures avant l'arrivée, le capitaine doit se signaler en indiquant l'état de santé des personnes embarquées au port de Papeete et au JRCC en précisant le cas échéant les symptômes (fièvre, toux...).

Les passagers et membres d'équipage de ces navires autorisés à faire escale ne sont pas autorisés à débarquer, à quai ou en mer sans avoir observé une quarantaine à bord du navire de 14 jours à partir de leur dernière escale.

Source officielle : http://lexpol.cloud.pf/document.php?document=394570&deb=3590&fin=3593&titre=QXJyw6p0w6kgbsKwIDE2OTggQ0FCIGR1IDI4LzA0LzIwMjA=&fbclid=IwAR2y7L-o4D_CEtjf0TnBaKfy3GBC6whm7_StEhndJ6-27gUnWhcZsqPBPsw

Expulsion prochaine des voiliers du mouillage d’Outumaoro

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Communiqué de presse de l'Association des Voiliers en Polynésie après la réunion d'information du 29 octobre au Parc Vairai à Outumaoro

Communiqué de presse

Papeete, le 03 novembre 2019

Lors d'une conférence tenue mardi 29 octobre au parc Vairai, le Ministre du logement et de l'aménagement du territoire Jean-Christophe Bouissou a annoncé l'expulsion prochaine en pleine saison cyclonique des voiliers du mouillage d'Outumaoro, commune de Punaauia.

 

L'Association des Voiliers en Polynésie (AVP) salue les efforts de concertation du ministre et la volonté de dialogue du gouvernement, des mairies et des services administratifs présents.

L’AVP entend la volonté ministérielle d’un déplacement des voiliers présents au mouillage d'Outumaoro. Cependant, ceci ne peut se faire sans qu’une solution de repli réaliste et viable soit proposée aux voiliers concernés.

À notre connaissance, la zone de mouillage est utilisée par des usagers très divers :

  • Elle est indispensable pour un usage temporaire : nombre de voiliers sont là pour des raisons techniques, pour quelques jours ou quelques semaines. Cet usage     devrait être préservé et sécurisé par des corps morts pour des voiliers de passage.
  • Des voiliers ont choisi cet emplacement pour y faire une escale au long, parfois très long cours. Des familles vivent là, des enfants sont scolarisés, des gens travaillent. Il faut tenir compte des ces réalités sociales et nous avons entendu que les responsables présents y étaient sensibles.
  • Compte tenu du manque de places en marina et sur les corps morts, quelques bateaux sont en attente de trouver une meilleure solution. Il n’est jamais plaisant de laisser son bateau à l’ancre longtemps sans surveillance, pendant la saison cyclonique. C’est une situation que tout plaisancier responsable cherchera à éviter. Quelques bateaux sont trop gros pour les corps morts (qui ne sont pas calibrés pour résister à des tonnages importants) ou au contraire, trop petits pour rapporter assez d’argent (les corps morts sont facturés suivant la taille des bateaux).
  • Enfin, des bateaux en très mauvais état y ont trouvé refuge. Les épaves sont un problème pour tous et le Pays doit se doter d’un appareil législatif et d’une filière de déconstruction afin de libérer des places pour des voiliers qui naviguent, éviter la désastreuse image de leur abandon, limiter le danger pour la navigation et la pollution potentielle que représenterait leur naufrage. Nous savons que le gouvernement et les acteurs de l’économie bleue y travaillent.

L’AVP propose au Ministre, à ses conseillers et ses services, un étude dans le but de mieux connaître les voiliers réellement présents sur les lieux, en faisant une liste des situations et des attentes actuelles de chacun des usagers. Elle permettra de faciliter la relocalisation des voiliers au mieux des situations.

Le Ministre annonce qu’il ne pourra pas offrir une zone de surface similaire autour de l'agglomération urbaine de Papeete, que ce soit à Vaitupa ou le long de la piste de l'aéroport de Faa’a. Seulement 60 % des voiliers trouveront une place. Il doit être possible de proposer une surface similaire autour de l'agglomération urbaine de Papeete, où tous les voiliers de Outamaoro trouveront une place, bien que moins pratique. La Polynésie n’a pas encore pris toute la mesure de l’affluence qu’a créée l’exonération des droits et taxes à l’importation portée à 36 mois et a pris un retard sur les infrastructures que nécessitent l’ambition de développer une filière touristique de la plaisance.

Dans son intervention, le Ministre a rappelé sa volonté de réelle concertation, s'opposant ainsi aux anciennes pratiques. Hors de toute polémique, l'AVP souhaite obtenir un rendez-vous auprès du Ministre pour étudier techniquement des solutions pragmatiques à des problèmes qui concernent tous les usagers de l’espace public maritime.

Mais plus largement, l’Association des Voiliers en Polynésie alerte le gouvernement sur la nécessité de faire participer la population de Tahiti et de îles à l’intégration des voiliers et du tourisme nautique. La stigmatisation actuelle ne mènera à rien de souhaitable. Toutes les études montrent que la voile est l'un des modes de vie touristique les plus écologiques et que la qualité des eaux de baignade du lagon de Punaauia s'est améliorée régulièrement pendant que le nombre de voiliers augmentait.

Stéphane Renard, le coordinateur du Cluster Maritime de Polynésie française, a présenté il y a quelques jours les chiffres du tourisme nautique :

Le tourisme nautique est indéniablement un vecteur de croissance. Dans son article Tourisme nautique et maritime en Polynésie: crucial pour le développement économique, il écrivait en juin 2017, il y a deux ans et demi déjà : « Néanmoins, la croissance de ces segments ne peut être envisagée sans une nouvelle phase de réflexion et de structuration majeure, au regard des difficultés opérationnelles, de l’acceptation sociale, ou de la préservation de l’environnement que des flux supplémentaires ne manqueraient pas de poser. »

Les voiliers sont tout à fait prêts à consentir à bien des efforts pour préserver l’environnement qui leur est cher. Ils sont très conscients, peut-être plus que les gens qui habitent sur terre, de leur impact sur la nature. Leur mode de vie est souvent sobre, exigeant et les gens qui voyagent sont souvent ouvert aux autres, curieux de rencontrer d’autres cultures. C’est dans cet esprit que l’Association des Voiliers en Polynésie s’est dotée d’une charte de bonne conduite du plaisancier en Polynésie. Elle promeut des règles et des usages pour que le” vivre ensemble” ne soit pas simplement un vain mot mais un mode de vie partagé par tous.

La couverture santé en Polynésie Française

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Les plaisanciers ont depuis 2014 la possibilité de rester 36 mois (moyennant un visa de longue durée pour les non-ressortissants de l'UE) avec leur embarcation en franchise de droits de douane. Au delà de cette période, le bateau doit quitter la Polynésie, ou bien être soumis à une taxe d'importation calculée sur la valeur estimée du bien (taux d'environ 7%, en 2018).

Les plaisanciers qui n'ont plus, pour une raison ou pour une autre, de couverture santé*, qu'elle soit publique ou privée, ont l'obligation de s'inscrire à la CPS (Sécurité Sociale locale) après 6 mois** de séjour en Polynésie (loi n°94-6 consolidée, articles 8 et 9). Ceci est valable également pour les étrangers.

Il existe 3 régimes de protection sociale en PF :
• le régime des salariés et retraités : vous percevez un salaire ou une retraite ;
• le régime des non-salariés (RNS) : dans les autres cas  ;
• le régime de solidarité (RST) ne concerne que les personnes ayant un revenu total (placements compris) inférieur à un certain plafond (87.346 XPF/mois pour un célibataire, 97.346 XPF/mois pour un couple, en 2016) . (***)

Les formulaires d'inscription sont à retirer auprès d'une antenne locale de la CPS ou téléchargeables sur leur site (www//cps.pf).

A la suite du dépôt du dossier complet, vous obtiendrez un numéro d'affiliation (DN) à 6 chiffres la carte attestant de vos droits est à télécharger sur le site. Dès lors, vous bénéficiez de la prise en charge de vos dépenses de santé, selon des modalités similaires à celle de la France métropolitaine.
Mais toutes ces démarches et la décision finale de votre affiliation peut prendre du temps.

Vous serez amené à cotiser selon vos ressources dans l'un ou l'autre de ces régimes : RNS : 9,54 % (2016), RST : gratuit.

En cas de retard dans l'inscription, un rattrapage de cotisations sur la période concernée pourra vous être réclamé au moment de l'inscription, calculée d’après votre date d’entrée sur le territoire.

La maladie ne prévient pas et vous éviterez bien des tracas en respectant ces consignes plutôt que d'être contraints à le faire dans l'urgence.

(*) la Sécurité Sociale française ne couvre plus vos frais de santé au delà de 6 mois continus passés hors de métropole.
(**) : 3 mois sur demande motivée
(***) : le RST peut être dans certains cas, accessible aux navigateurs qui remplissent les conditions de revenus.

Les textes (liens) :
RPSG : Régime de Protection Sociale Généralisée
RST : Régime de Solidarité Territoriale
RNS : Régime des Non-Salariés
CPS : Caisse Polynésienne de Sécurité

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