Pourquoi adhérer à l'AVP en 2022 ?
Pourquoi adhérer à l'AVP en 2022 ?

Créer du lien au sein de l’association et nous connaître un peu mieux. Parce qu’une association c’est avant tout créer des occasions de se rencontrer, d’échanger, nous avons décidé de déclencher ces occasions afin que tous les adhérents puissent avoir un vrai rôle participatif, que chacun puisse...

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Actualités

“Orientations générales” actuelles concernant le PGEM de Moorea

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Chacun apportant sa pierre à l'édifice, un adhérent a pris l'initiative de demander directement à la DRM ce qu'il en était des mouillages actuellement sur Moorea. Son message a été transféré à la Commune de Moorea, notamment les personnes en charge du Pôle maritime et donc du PGEM.

Voici ce qu'il en ressort.
Concernant le mouillage sur Moorea, les orientations générales sont :

"Article 11. – Mouillage

  1. Le mouillage se définit comme :
  • L’action d’immobiliser un navire en mer au moyen d’une ancre, en utilisant les apparaux[i] de mouillage (chaînes, bosses, guindeau ou cabestan…) ;
  • L’amarrage permanent constitué d’un flotteur (bouée ou coffre), maintenu en position fixe par un corps-mort posé au fond, dans un endroit abrité ;
  1. Sauf cas de force majeure ou lorsque l’embarcation est utilisée à des fins de pêche, le mouillage de 19 heures à 6 heures est interdit dans l’ensemble du lagon en dehors des zones dédiées au mouillage prévues aux articles 50 et 51.

L’ancrage de toute embarcation n’est autorisé que sur fonds sablonneux. L’ancre et la chaîne ne doivent en aucun cas toucher des coraux, même isolés.
Le mouillage est interdit dans les chenaux de navigation balisés, sauf cas de force majeure.

III.   Les navires possédant des toilettes doivent être équipés d'un système de récupération des eaux usées et de détergents biodégradables.

Aucun déchet, même biodégradable, ne doit être jeté à l'eau. Les eaux usées doivent être rejetées conformément à la réglementation en vigueur. Des services à terre sont prévus pour assurer la gestion des déchets et des eaux usées (???).

  1. Le navire doit être en état de naviguer avec possibilité de manœuvre et faire l’objet d’une garde et d’une surveillance appropriées."

 

A ce jour, les zones de mouillage organisées semblent avoir été définies et placées sur des cartes (celles des quotas ?) et le fonctionnement de chacune d’elle doit être précisé (durée du mouillage, type de mouillage, redevance…) avec le concours de la direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM) afin de transférer cet arrêté ministériel en "loi Pays".

Donc pour l’instant, il n’y a pas encore de zones de mouillage autorisées gérées par la Commune à Moorea.
Une dernière précision, et pas des moindres, stipulerait que dans tous les cas, le texte qui reste applicable pour l’instant concernant le stationnement est défini par l'arrêté n°1211 AU du 24/08/1983.
Oui, vous avez bien lu ... 1983 !

Alors le voici : Arrêté n° 1211 AU du 24_08_1983

On y retrouve déjà cette dénomination à l'encontre de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen "Le stationnement des habitations flottantes est interdite sur le domaine public maritime territorial en dehors des zones autorisées." Soit.
Mais qu'en est-il alors de cette fameuse limitation des 48h ? Il n'en est pas fait mention ici en tout cas.
D'où sort-elle ?
Elle apparaît dans l'arrêté n°410 CM du 21/10/2004. Mais à part une mise en place soit disant "tacite" qui s'est instituée entre la Commune et les plaisanciers, aucune information sur des retours d'amendes pour les contrevenants n'a été relevée. C'est pourquoi la démarche du nouveau PGEM, certes sortie par l'Arrêté n° 2009 CM du 10/09/2021, semble vouloir aller plus loin en passant tout simplement le PGEM en "loi Pays", afin de pouvoir prévoir certainement une Brigade nautique pouvant verbaliser.
Si cela reste en l'état et que c'est appliqué, bon courage à cette "Brigade" pour gérer la logistique des mouillages mais surtout il faudra bien définir les responsabilités en cas de mise en danger si la "Brigade" oblige un voilier à quitter un mouillage alors que la météo n'est pas bonne, ou qu'il va faire nuit, ou qu'il a un souci moteur, ou ...

 

“General Orientations” concerning the Moorea’s PGEM

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Each one bringing his stone to the building, a member took the initiative to ask directly to the DRM what was the situation of the moorings currently on Moorea. His message was transferred to the Commune of Moorea, in particular to the persons in charge of the Maritime Pole and thus of the PGEM.

Here is what it comes out.
Concerning the mooring on Moorea, the general orientations are :

"Article 11. - Anchoring

Anchoring is defined as :

The action of immobilizing a vessel at sea by means of an anchor, using the apparatuses[i] of anchoring (chains, humps, windlass or capstan...) ;
Permanent mooring consisting of a float (buoy or trunk), held in a fixed position by a mooring body placed on the bottom, in a sheltered place;

Except in cases of force majeure or when the boat is used for fishing purposes, anchoring from 7:00 p.m. to 6:00 a.m. is forbidden in the entire lagoon outside of the zones dedicated to anchoring as provided for in articles 50 and 51.

The anchoring of any boat is only authorized on sandy bottoms. The anchor and the chain must not touch coral, even if it is isolated.
Anchoring is prohibited in the marked navigation channels, except in cases of force majeure.

III. Vessels with toilets must be equipped with a wastewater recovery system and biodegradable detergents.

No waste, even biodegradable, must be thrown into the water. Wastewater must be discharged in accordance with the regulations in force. Onshore services are provided to ensure the management of waste and wastewater (???).

The vessel must be seaworthy with the ability to maneuver and be properly guarded and monitored."

 

To date, the organized anchorage areas seem to have been defined and placed on maps (those of the quotas?) and the functioning of each of them must be specified (duration of anchorage, type of anchorage, fees?) with the assistance of the Polynesian Directorate of Maritime Affairs (DPAM) in order to transfer this ministerial decree into "loi Pays" (= official conutry's law).

So for the moment, there are no authorized anchorage areas managed by the Municipality in Moorea.
A last precision, and not the least, would stipulate that in any case, the text which remains applicable for the moment concerning the parking is defined by the decree n°1211 AU of 24/08/1983.
Yes, you read it right ... 1983 !

So here it is: Order n° 1211 AU of 24_08_1983

We already find this denomination against the Universal Declaration of Human Rights and Citizen "The parking of floating homes is prohibited on the territorial public maritime domain outside of authorized areas". So be it.

But what about this famous 48-hour limitation? It is not mentioned here in any case.
Where does it come from ?
It appears in the decree n°410 CM of 21/10/2004. But apart from a so-called "tacit" implementation that was instituted between the Municipality and the boaters, no information on the return of fines for the offenders has been found. This is why the approach of the new PGEM, certainly released by the Order No. 2009 CM of 10/09/2021, seems to want to go further by simply passing the PGEM in "Country law", in order to be able to certainly foresee a Nautical Brigade being able to verbalize.

If this remains as it is and if it is applied, good luck to this "Brigade" to manage the logistics of the anchorages, but above all it will be necessary to define the responsibilities in case of danger if the "Brigade" forces a sailboat to leave an anchorage when the weather is not good, or when it is going to be dark, or when there is an engine problem, or...

Plaisanciers = figurants de tableaux

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(article La Dépêche de Tahiti - de Jeannot Rey -  20/10/2021)

 

 

Voilà à quoi les voiliers vont être réduits sur Moorea : à faire bonne figure sur les belles toiles de Maïre Vallaux Bodereau !
Évidemment que la plaisance peut prendre cela comme un honneur mais malheureusement cela marque aussi l'aboutissement d'une stratégie incompréhensible de la Commune de Moorea certes, mais aussi du Pays en général.

"Alors que l’heure est aux préparatifs des départs des voiliers du lagon de Ta’ahiamanu, Maïre Vallaux Bodereau, artiste peintre et résidente à Opunohu, peint de son atelier qui donne sur le lagon, quelques voiliers qui se dandinent au gré du clapot. Ces bateaux qui savourent leurs derniers instants en mouillage forain à Moorea, seront les figurants de tableaux qui seront accrochés aux cimaises du siège du « Yacht-club de France » avenue Foch à Paris XVIe ."

 

Boaters : The unloved ones of tourism in French Polynesia

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SORRY IF THE TRANSLATION IS NOT ALWAYS GOOD, THE SUBJECT AND THE TEXT ARE COMPLEX.

 

Following the publication of an article in La Dépêche de Tahiti of October 4, 2021 and thanks to the kind authorization and transmission of the results of the study by Pierre Ghewy, we publish their analysis and thoughts on the subject, in agreement and partnership with the authors.

 

This study of the Polynesian population's awareness of yachting and boaters is the result of a collaborative effort with students of the Licence 3 Économie-Gestion of the University of French Polynesia (UPF). It was produced as part of their Market Studies course. To carry out the study, they wrote the problematic, the questionnaire, administered it and finally analyzed the collected data1.
In the years to come, this study could be repeated to establish a barometer and thus follow the evolution of the elements measured.

Boaters are tourists in their own right. They arrive from abroad, stay in French Polynesia and, like all "normal" tourists, those arriving by plane, they consume various products: local crafts, food, clothing, entertainment (leisure, restaurants, hotels, activities, air transport), maintenance of their sailboat, etc. A study by the Association des Voiliers de Polynésie (AVP) recently estimated that their contribution to the country is equivalent to 4.77 billion francs2 per year. However, they are insulted, threatened, assaulted (at least two injured in Huahine in 2021), their equipment is damaged (cut mooring lines3 or lacerated dinghies) 4 and one death5 , admittedly accidental, has already occurred.
The only difference with the traditional tourist, who arrives by plane, is that the yachtsman comes with his house and locates it where he wishes. What is the Polynesian resident's view of this particular tourist and what are the determinants? These are the questions that this work attempts to answer.

A first question asked seeks to determine the overall positioning of respondents with respect to boating 6.

Surprisingly, compared to the news cited above, opinions are rather neutral on the subject7 . This apparent neutrality, however, hides very different and stronger opinions: 15.1% are very much in favor of recreational boating compared to 9.5% who are very much against it.

Another question, "Do you wish they (boaters) would leave the lagoon?", receives a similar response: fairly neutral (mean: 4.24), but also with strong extremes: 12.3% of respondents are absolutely opposed to the idea of boaters leaving the lagoon while 20.5% absolutely want them to leave.

These initial results suggest that a minority of people who are strongly hostile to boating and boaters are leading the rest of the population to protest against sailboats.

"Polluters profiteering too much"

Other questions seek to identify more precisely the image that residents have of boaters in French Polynesia8 . This one is rather negative. They are mainly considered as "too many polluters". Again, the majority of respondents are rather neutral towards this image: 4.81 on a scale of 1 to 7. As with the previous measures, a minority (11%) adheres completely to this image.

The visual pollution of sailboats is often cited in the media and in social networks, yet, surprisingly, the fact of seeing or not seeing sailboats from one's home does not influence the image of the boater. Whether or not they see them all day long, respondents have the same view of sailboats. In fact, two elements influence the image of the boater : the respondent's archipelago of residence and his involvement in the environment.

Negative image of boaters according to location

Concerning the place of residence, in decreasing order, the most negative image is in the Tuamotus (5.82 on a scale of 1 to 7), the Marquesas, Leeward Islands and Moorea are almost equal (between 5.08 and 5.05 on a scale of 7). Tahiti, where the greatest concentration of sailboats is located, is only in fifth place (4.79). Boaters are the least disliked in the Austral Islands (4.04 - neutral position on the scale of 1 to 7). Thus, all the archipelagos, to different degrees, share this negative image of boaters. Does the behavior of boaters vary from one archipelago to another or is it the tolerance threshold of the residents that varies?

Involvement in the environment

Concerning the involvement in the environment, the second element influencing the image that Polynesian residents have of sailboats, the more the respondents feel concerned, the more negative the image they have of sailboats. This finding seems quite logical since pollution by wastewater discharge (dishes and toilets) is also blamed on boaters. This last point leads us to question the ranking of the elements likely to pollute the lagoon asked to the respondents. One question in the study consisted in asking the respondents to classify, according to their polluting power, the elements mentioned. The ranking of these elements, in decreasing order according to the number of times they are cited first, gives the following results :

- yacht wrecks (110 first quotes, 28.2% of respondents)
- Poor sewage treatment in homes (80, 20.5%)
- Island housing (60 first quotes, 15.4% of respondents)
- the infrastructure for pleasure boating (47, 12.1%)
- hotels (40, 10.3%)
- Sailing boats in the lagoon (25, 6.4%)
- agriculture (20, 5.1%)
- professional fishing (6, 1.5%).

 

Sailboats in good condition, those that float, finally rank only 6th in terms of polluting elements, after hotels, houses and poor treatment of wastewater from houses. Through their answers, the respondents indicate that they consider that their houses have a more polluting power than sailing boats.

These results thus indicate that, in the same way that it seems that a minority of respondents are very hostile to boating and boaters, it seems that a minority of boaters, the ones who let their sailboat wither and sink in the lagoon, are perceived as very polluting. This is probably an exaggerated behavior that exacerbates the tensions between the two communities.

Correlation with bathing water quality

This ranking of the elements polluting the lagoon is consistent with the results of the bathing water quality study published annually by the Ministry of Health 9 :

 

According to this map, water quality problems are concentrated at river mouths. As this report states, "Of the 16 points monitored in 2019 none are suitable for bathing compared to 11% in 2018. The quality of bathing water at river mouths remains a major concern whether in urban areas (100% in poor quality in 2018 and 2019) or rural areas (100% in poor quality in 2019 compared to 78% in 2018).
The report points out the deficiency of wastewater treatment. The facilities are often outdated or inadequate.The sailboats are concentrated in front of the marina Taina and the airport ... in blue zone: good quality water.

In spite of this information, the strongest opposition to yachting comes from those who think that sailboats, yachting infrastructures and wrecks of sailboats pollute the lagoon the most. If these people want to protect Polynesian lagoons by chasing away sailboats, they are obviously in the wrong business. But, as social psychologists demonstrate through theories of causal attribution, it can be easier to blame our actions on other people or external events, rather than taking responsibility for them.10

Too many and polluting ?

Among the attributes that have helped define the image of the boater, the strongest criticism leveled at them is that they are too numerous. Without mentioning the 36-month Route, the current upsurge of sailboats in the lagoon comes from the fact that, during the 2020 containment, the government of French Polynesia asked boaters to come to the Tahitian lagoon. This was to avoid the spread of the virus in the islands. As no infrastructure was put in place to welcome them, they were forced to "crowd" where they could...

The second strong attribute of the negative image of boaters among the population is that they are "polluters, responsible for the degradation of the lagoons (broken corals, waste water and motor oil discharges)". Concerning the corals, boaters do not put their anchor in the corals for pleasure. An anchor in the corals will be damaged, even blocked. It will then be necessary to dive to untie it or to lose it with its chain. The best and safest anchorage remains the sand. Concerning waste water. Yachtsmen are often blamed for polluting the lagoon with their organic waste (toilets, food scraps, etc.). Modern sailboats and some older ones are now equipped with black water tanks that allow them to discharge this wastewater outside the lagoon, in the open sea, or in marinas equipped for this recovery. This poses the problem of investment in the reception infrastructure. The respondents who most criticize sailboats for polluting are also the most opposed to investments to improve their reception and reduce these possible discharges11. The majority of boaters have made the investments to reduce this nuisance. This last argument, that of organic pollution, should lose its force when we know that, in normal periods, excluding Covid-19, only 26 sailboats are inhabited year-round at the Taina marina. How many motorboats are concentrated every weekend on the sandbar of the Tepuahono reef, near the Ta'apuna channel, to go on a binge... and without any toilets!

So, are boaters the unloved ones of tourism?
The above results show that all the criticisms made of them are not always justified or shared by the population as a whole. However, these criticisms are attributed to them and degrade their image. In two separate surveys, carried out by the same Bachelor 3 students, similar questions to describe the behavior of respondents towards tourists on the one hand and boaters on the other hand, describe different behaviors. The behavioral score for tourists was 6.12, compared to 5.42 for boaters. Again, the scale is 7 points. In both cases, the behavior is benevolent but the tourist is still rated higher than the boater.

Other questions were asked to evaluate the attitude not towards the person, tourist or boater, but towards the activity, tourism or boating. In this case, the opinions are clearer: +1.12 for tourism versus -1.30 for pleasure boating. These two measures are on a scale of -6 to +6.

 

The broader issue of tourism

One possible explanation for these differences may be that these two activities do not have the same visibility. Tourists, even if they are numerous, often stay in the hotels where they stay. These hotels are equipped for this purpose. They have enough to lodge them, of course, but also to feed and entertain them. Few tourists leave these structures. We sometimes see some of them in the back of the pick-up trucks that take them to visit Papenoo or other remarkable places of the country, but this remains marginal. As for the sailboats, they are in the lagoon, visible to everyone. They are a bit like those Airbnb tourists, more visible than hotel tourists. After spending the night in their accommodation, Airbnb tourists come out to meet the population. A study published in 2020 showed that the two indicators mentioned above, behavior towards tourists and attitude towards tourism, both tended to decline before the Covid-19 crisis. We were at about 240,000 tourists per year.

The bottom line

Another important numerical fact shows that the results of the explanatory analyses are particularly interesting since they indicate the real reasons for the rejection of boaters: the respondents reject the other (the boater) because he is not (culturally) like them and, economically, does not bring them anything. The environmental factor, often put forward to justify a negative attitude towards boating and boaters, is indeed noted as an element justifying this behavior, but it is weaker than culture and economy. The environment would therefore only be a pretext to hide other motivations.

Concerning the last position of the respondent ("the lagoon belongs to everyone"), the analysis of the detail of the answers is interesting with regard to the current events around the PGEM of Moorea.

In decreasing order of lagoon sharing, the ranking is as follows: Tuamotu (average: 2.71); Austral Islands (my: 1.19); Leeward Islands (my: 1.14); Tahiti (my: 0.53) and Moorea (my: 0.35). The Marquesas Islands having no lagoon are not taken into account in this ranking.
The inhabitants of Moorea have the strongest feeling of belonging to their lagoon. They are, in all Polynesia, the ones who consider that the lagoon belongs above all to the inhabitants of the island and not to everybody. They do not want to share. Add to that Mr. Le Maire who feels obliged to follow what the population wants (article in the Dépêche of 11/10/2021), but he is, in fact, only following the wishes of a minority of people (on average around 15 - 20%) "extremists" with strong ideas about yachting ... and you get the PGEM 2021 in the process of being formalized.

In any case, it appears from this work that the respondents, residents of French Polynesia, distinguish the activity from the person. They reject the boating activity but, except for the exceptional cases mentioned in the introduction, not the boater. Not yet.

 

 

 

 

 

 

1  390 résidents ont été interrogées en vis-à-vis, principalement à Tahiti, Moorea, Îles-sous-le vent et Australes. La distribution hommes/femmes, dans l’échantillon, est représentative de la population.

2  Pinel-Peschardière E. (2020), « Etude d’impact de la plaisance sur l’économie de la Polynésie française ».

3  Teriiteporouarai T. et Vesco J. (2021), « Raiatea : la plainte pour dégâts sur un voilier échoue au tribunal », Polynésie la 1ère, 21 février. https://la1ere.francetvinfo.fr/polynesie/raiatea/raiatea-la-plainte-pour-degats-sur-un-voilier-echoue-au-tribunal-941071.html

4  Rofes J. (2021), « Huahine – Les agressions sur les voiliers s’accentuent », La Dépêche de Tahiti, 22 avril. https://actu.fr/polynesie-francaise/huahine_98724/huahine-les-agressions-sur-les-voiliers-s-accentuent_41280619.html

5  Réné C. (2020), « Moorea : mort d’un jeune baigneur percuté par une embarcation », Radio 1.pf, 10 août. https://www.radio1.pf/moorea-mort-dun-jeune-baigneur-percute-par-une-embarcation/

6  74,3, en moyenne, sur une échelle de 1 à 7 ; 1 = opposé et 7 = favorable ; 42,1% des répondants se positionnent sur la modalité de réponse neutre, 4.

8  L’image obtenue est le résultat de la factorisation de différentes questions abordant cette image sous des angles différents.

9  Rapport CHSP "Qualité bactériologique des eaux de baignade" • Publié le 25 mai 2020 à 15h31, mis à jour le 26 mai 2020 à 20h13 : https://la1ere.francetvinfo.fr/polynesie/qualite-eaux-baignades-leger-progres-836292.html

10  Heider F. (1958), « The Psychology of Interpersonal Relations », John Wiley & Sons, Inc, Kansas, USA.

11   Corrélation significative (Sig. = 0,000) et négative (corrélation de Pearson = -0,222) entre la question concernant les rejets (« Les voiliers polluent les lagons (rejet d’huile de moteur et des eaux usées : toilettes, vaisselle, déchets alimentaires) ») et la question sur le besoin d’investissement pour mieux accueillir les plaisanciers (« Le gouvernement devrait investir plus pour l’accueil des plaisanciers (corps morts, marinas, zones de carénage, etc) »).

12   Ghewy P. (2020), « Bientôt fiu des touristes ? », Tahiti Infos, 16/02/2020. https://www.tahiti-infos.com/Bientot-fiu-des-touristes_a188903.html

Plaisanciers : les mal-aimés du tourisme ?

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Suite à la parution d'un article dans La Dépêche de Tahiti du 4 octobre 2021 et grâce à l'aimable autorisation et transmission des résultats de l'étude par Pierre Ghewy, nous publions leurs analyses et réflexions sur le sujet, en accord et partenariat avec les auteurs.

Pour information, voici un lien pour télécharger l'article de la Dépêche en pdf : Article Dépêche 4 octobre 2021

 

Cette étude de la sensibilisation de la population polynésienne à la plaisance et aux plaisanciers est le fruit d’un travail en collaboration avec les étudiants de la Licence 3 Économie-gestion de l’Université de la Polynésie Française (UPF). Il a été réalisé dans le cadre de leur cours d’Études de marché. Pour le réaliser, ils en ont rédigé la problématique, le questionnaire, administré ce dernier et enfin analysé les données recueillies1.
Dans les années à venir, cette étude pourra être répétée pour en établir un baromètre et ainsi suivre l’évolution des éléments mesurés.

Les plaisanciers sont des touristes à part entière. Ils arrivent de l’étranger, séjournent en Polynésie française et, comme tous les touristes « normaux », ceux arrivés en avion, ils y consomment divers produits : artisanat local, nourriture, habillement, divertissements (loisirs, restaurants, hôtels, activités, transports aériens), entretien de leur voilier, etc. Une étude de l’Association des Voiliers de Polynésie (AVP) a récemment estimé que leur apport au pays équivaut à 4,77 milliards de francs2 par an. Pourtant, on les insulte, on les menace, on les agresse (au moins deux blessés à Huahine en 2021), on détériore leur matériel (amarres coupées3 ou annexes lacérées) 4 et un mort5, certes accidentel, est déjà à déplorer.
La seule différence avec le touriste traditionnel, arrivé en avion, est que le plaisancier vient avec son habitation et la localise où il le souhaite. Quel est le regard du résident polynésien sur ce touriste particulier et quels en sont les déterminants ? Ce sont les questions auxquelles ce travail tente de répondre.

Une première question posée cherche à déterminer le positionnement global des répondants vis-à-vis de la plaisance6.

Étonnamment, par rapport à l’actualité citée précédemment, les avis sont plutôt neutres sur le sujet7. Cette neutralité apparente cache cependant des avis très différents et plus tranchés : 15,1% sont très favorables à la pratique de la plaisance contre 9,5% très défavorables.

Une autre question, « Souhaites-tu qu’ils (les plaisanciers) quittent le lagon ?», reçoit une réponse similaire : assez neutre (moyenne : 4,24), mais également avec des extrêmes forts : 12,3% des répondants sont absolument opposés à l’idée de voir les plaisanciers quitter le lagon alors que 20,5% veulent absolument les voir partir.

Ces premiers résultats donnent à penser qu’une minorité de personnes fortement hostiles à la plaisance et aux plaisanciers entraîne le reste de la population à protester contre les voiliers.

« Pollueurs profiteurs trop nombreux »

D’autres questions cherchent à cerner plus précisément l’image qu’ont les résidents des plaisanciers en Polynésie française8. Celle-ci est assez négative. Ils sont principalement envisagés comme des « Pollueurs profiteurs trop nombreux ». Encore une fois, la majorité des répondants est plutôt neutre vis-à-vis de cette image : 4,81 sur une échelle de 1 à 7. Comme pour les mesures précédentes, une minorité (11%) adhère complètement à cette image.

La pollution visuelle des voiliers est souvent citée dans les médias et dans les réseaux sociaux, pourtant, étonnamment, le fait de voir ou non les voiliers de son habitation, n’influence pas l’image du plaisancier. Qu’ils les voient, ou pas, à longueur de journées, les répondants ont le même point de vue sur les voiliers. En fait, deux éléments influencent l’image du plaisancier : l’archipel d’habitation du répondant et son implication dans l’environnement.

Image négative du plaisanciers en fonction du lieu

Concernant le lieu d’habitation, dans l’ordre décroissant, l’image la plus négative est aux Tuamotu (5,82 sur une échelle de 1 à 7), Les Marquises, Îles-sous-le-vent et Moorea sont quasiment à égalité (entre 5,08 et 5,05 sur 7). Tahiti, où se trouve la plus grande concentration de voiliers, n’arrive qu’en cinquième position (4,79). Les plaisanciers sont les moins mal vus aux Australes (4,04 – position neutre sur l’échelle de 1 à 7). Ainsi, l’ensemble des archipels, à des degrés différents, partagent cette image négative du plaisancier. Le comportement des plaisanciers varie-t-il d’un archipel à un autre ou est-ce le seuil de tolérance des résidents qui varie ?

 

L'implication dans l'environnement

Concernant l’implication dans l’environnement, second élément influençant l’image que les résidents polynésiens ont des voiliers, plus les répondants s’en sentent concernés, plus l’image qu’ils ont des plaisanciers est négative. Ce constat semble assez logique puisque la pollution par rejet d’eaux usées (vaisselle et toilettes) est également reprochée aux plaisanciers. Ce dernier point nous amène alors à nous questionner sur le classement des éléments susceptibles de polluer le lagon demandé aux répondants. Une question de l’étude consistait à demander aux répondants de classer, selon leur pouvoir polluant, des éléments cités. Le classement de ces éléments, par ordre décroissant selon le nombre de fois qu’ils sont cités en premier, donne les résultats suivants :
- les
épaves de voiliers (110 citations en premier, 28,2% des répondants)
- la faiblesse du traitement des eaux usées des maisons (80, 20,5%) l
- les habitations sur l’île (60 citations en premier, 15,4% des répondants)
- les infrastructures pour
la plaisance (47, 12,1%)
- les hôtels (40, 10,3%)
- les
voiliers dans le lagon (25, 6,4%)
- l’agriculture (20, 5,1%)
- la pêche professionnelle (6, 1,5%).

Les voiliers en bon état, ceux qui flottent, n’arrivent finalement qu’au 6ème rang des éléments polluant, après les hôtels, les habitations et le mauvais traitement des eaux usées des maisons. Au travers de leurs réponses, les répondants indiquent qu’ils considèrent ainsi que leurs habitations ont un pouvoir plus polluant que les voiliers.

Ces résultats indiquent ainsi que, de la même manière qu’il semble qu’une minorité de répondants soit très hostile à la plaisance et aux plaisanciers, il semble qu’une minorité de plaisanciers, celle qui laisse leur voilier dépérir puis couler dans le lagon, soit perçue comme très polluant. Les uns et les autres ont probablement un comportement exagéré qui exacerbe les tensions entre les deux communautés.

Corrélation avec la qualité des eaux de baignade

Ce classement des éléments polluant le lagon est conforme aux résultats de l’étude de la qualité des eaux de baignade publiée tous les ans par le Ministère de la santé9 :

Selon cette carte, les problèmes de qualité de l’eau sont concentrés aux embouchures des rivières. Comme l’indique ce rapport, « Sur les 16 points contrôlés en 2019 aucun n’est propre à la baignade contre 11% en 2018. La qualité des eaux de baignade en embouchure de rivière reste très préoccupante que ce soit en zone urbaine (100% en qualité insuffisante en 2018 et 2019) ou rurale (100% de qualité insuffisante en 2019 contre 78% en 2018).
Le rapport pointe du doigt la déficience du traitement des eaux usées. Les installations sont souvent vétustes ou insuffisantes ».

Les voiliers, eux, sont concentrés devant la marina Taina et l’aéroport… en zone bleue : eaux de bonne qualité.

Malgré ces différentes informations, les oppositions les plus fortes à la plaisance viennent de ceux qui pensent que les voiliers, les infrastructures de la plaisance et les épaves de voiliers polluent le plus le lagon. Si ces personnes souhaitent protéger les lagons polynésiens en chassant les voiliers, visiblement, elles se trompent d’adversaire. Mais, comme le démontrent les socio-psychologues au travers des théories de l’attribution causale, il peut être plus facile de rejeter la faute de nos actions sur d’autres personnes ou des événements externes, plutôt que d’en assumer la responsabilité10.

Trop nombreux et pollueurs ?

Parmi les attributs qui ont permis de définir l’image du plaisancier, la critique la plus forte qui leur est faite est d’être trop nombreux. Sans évoquer la Route des 36 mois, la recrudescence actuelle des voiliers dans le lagon vient du fait que, lors du confinement, en 2020, le gouvernement de la Polynésie française a demandé aux plaisanciers de venir se confiner dans le lagon de Tahiti. Ceci avait pour objectif d’éviter la propagation du virus dans les îles. Aucune infrastructure d’accueil n’ayant été mise en place pour les accueillir, sans le vouloir, ceux-ci ont été contraints de « s’entasser » là où ils le pouvaient…

Le second attribut fort de l’image négative des plaisanciers auprès de la population est d’être « Des pollueurs, responsables de la dégradation des lagons (coraux cassés, rejets d’eaux usées et d’huile moteur) ». Concernant les coraux, les plaisanciers ne mettent pas, par plaisir, leur ancre dans les coraux. Une ancre dans les coraux sera abîmée, voire bloquée. Il faudra alors plonger pour la décoincer ou la perdre avec sa chaîne. Le meilleur mouillage, le plus sûr, reste le sable. Concernant les eaux usées. Il est souvent reproché aux plaisanciers de polluer le lagon avec leurs rejets organiques (toilettes, restes alimentaires, etc.). Les voiliers modernes et certains plus anciens sont maintenant équipés de cuves à eaux noires qui leur permettent de rejeter ces eaux usées en dehors du lagon, en pleine mer, ou dans les marinas équipées pour cette récupération. Cela pose le problème de l’investissement dans les infrastructures d’accueil. Les répondants qui reprochent le plus aux voiliers de polluer sont également les plus opposés aux investissements pour améliorer leur accueil et réduire ces éventuels rejets11. Les plaisanciers ont, pour la plupart, fait les investissements pour réduire cette nuisance. Ce dernier argument, celui de la pollution organique, devrait perdre de sa force quand on sait que, en période normale, hors Covid-19, seuls 26 voiliers sont habités à l’année aux corps morts de la marina de Taina. Combien de bateaux à moteur se concentrent-ils tous les week-end au banc de sable du récif Tepuahono, près de la passe de Ta’apuna pour aller faire la bringue … et sans aucunes toilettes !

Alors, les plaisanciers sont-ils les mal-aimés du tourisme ?
Les résultats cités ont pu montrer que tous les reproches qui leurs sont fait ne sont pas toujours justifiés ni partagés par l’ensemble de la population. Ces reproches leur restent cependant imputés et dégradent leur image. Dans deux enquêtes séparées, réalisées par les mêmes étudiants de la Licence 3, des questions similaires pour décrire le comportement des répondants vis-à-vis des touristes, d’une part, et des plaisanciers, d’autre part, décrivent des comportements différents. La note de comportement vis-à-vis des touristes est de 6,12 contre 5,42 pour les plaisanciers. L’échelle de mesure est, là aussi, en 7 points. Dans les deux cas, le comportement est bienveillant mais le touriste reste mieux noté que le plaisancier.

D’autres questions ont été posées pour évaluer l’attitude non plus vis-à-vis de la personne, touriste ou plaisancier, mais de l’activité, tourisme ou plaisance. Dans ce cas, les avis sont plus tranchés : +1,12 pour le tourisme contre -1,30 pour la plaisance. Ces deux mesures sont sur une échelle de -6 à +6.

Problème plus large du tourisme

Une explication possible de ces différences peut provenir du fait que ces deux activités n’ont pas la même visibilité. Les touristes, même nombreux, restent souvent dans les hôtels qui les hébergent. Ceux-ci sont d’ailleurs équipés à cette fin. Ils possèdent de quoi les loger, bien-sûr, mais aussi les nourrir et les divertir. Rares sont alors les touristes à sortir de ces structures. Nous en voyons parfois quelques-uns à l’arrière des pick-up qui les emmènent visiter la Papenoo ou d’autres endroits remarquables du pays mais cela reste marginal. Les voiliers, quant à eux, sont dans le lagon, visibles de tout le monde. Ils sont un peu comme ces touristes des Airbnb, plus visibles que les touristes des hôtels. Après avoir passé la nuit dans leur logement, les touristes Airbnb en sortent pour aller à la rencontre de la population. Une étude publiée en 2020, montrait d’ailleurs que les deux indicateurs évoqués précédemment, le comportement vis-à-vis des touristes et l’attitude vis-à-vis du tourisme, tendaient, tous deux, à baisser avant la crise de la Covid-19. Les polynésiens étaient-ils déjà fiu des touristes ? 12 Nous en étions à près de 240 000 touristes par an.

Le fond du problème

Une autre donnée numérique importante montre que les résultats des analyses explicatives sont particulièrement intéressants puisqu'ils indiquent les vraies raisons du rejet des plaisanciers : les répondants rejettent l’autre (le plaisancier) parce qu’il n’est pas (culturellement) comme eux et, économiquement, ne leur apporte rien. Le facteur environnemental, souvent mis en avant pour justifier une attitude négative vis-à-vis de la plaisance et des plaisanciers, est effectivement relevé comme un élément justifiant ce comportement mais il est plus faible que la culture et l’économie. L’environnement ne serait donc qu’un prétexte pour cacher d’autres motivations.

 

Sur la dernière position du répondant ("le lagon appartient à tout le monde"), l'analyse du détail des réponses est intéressante au regard de l'actualité autour du PGEM de Moorea.

Dans l’ordre décroissant du partage du lagon, le classement est le suivant : Tuamotu (moyenne : 2,71) ; Australes (my : 1,19) ; Iles sous-le-vent (my : 1,14) ; Tahiti (my : 0,53) et Moorea (my : 0,35). Les Marquises n’ayant pas de lagon ne sont pas prises en compte dans ce classement.
Les habitants de Moorea ont donc le sentiment d’appartenance le plus fort vis-à-vis de leur lagon. Ce sont, dans toute la Polynésie, ceux qui considèrent le plus que le lagon appartient avant tout aux habitants de l'île et pas à tout le monde. Ils ne veulent pas partager. Ajoutez à cela M. Le Maire qui se sent obligé de suivre ce que la population souhaite (article dans la Dépêche du 11/10/2021), mais il ne fait, du coup, que suivre les velléités d'une minorité de personnes (en moyenne autour de 15 - 20 %) "extrémistes" aux idées bien arrêtées sur la plaisance ... et vous obtenez le PGEM 2021 en voie d'officialisation.

Quoiqu’il en soit, il ressort de ce travail que les répondants, résidents de la Polynésie française, distinguent l’activité de la personne. Ils rejettent l’activité plaisance mais, sauf cas exceptionnels cité en introduction, pas le plaisancier. Pas encore.

 

 

 

 

 


1390 résidents ont été interrogées en vis-à-vis, principalement à Tahiti, Moorea, Îles-sous-le vent et Australes. La distribution hommes/femmes, dans l’échantillon, est représentative de la population.

2Pinel-Peschardière E. (2020), « Etude d’impact de la plaisance sur l’économie de la Polynésie française ».

3Teriiteporouarai T. et Vesco J. (2021), « Raiatea : la plainte pour dégâts sur un voilier échoue au tribunal », Polynésie la 1ère, 21 février. https://la1ere.francetvinfo.fr/polynesie/raiatea/raiatea-la-plainte-pour-degats-sur-un-voilier-echoue-au-tribunal-941071.html

4Rofes J. (2021), « Huahine – Les agressions sur les voiliers s’accentuent », La Dépêche de Tahiti, 22 avril. https://actu.fr/polynesie-francaise/huahine_98724/huahine-les-agressions-sur-les-voiliers-s-accentuent_41280619.html

5Réné C. (2020), « Moorea : mort d’un jeune baigneur percuté par une embarcation », Radio 1.pf, 10 août. https://www.radio1.pf/moorea-mort-dun-jeune-baigneur-percute-par-une-embarcation/

6

74,3, en moyenne, sur une échelle de 1 à 7 ; 1 = opposé et 7 = favorable ; 42,1% des répondants se positionnent sur la modalité de réponse neutre, 4.

8L’image obtenue est le résultat de la factorisation de différentes questions abordant cette image sous des angles différents.

9Rapport CHSP "Qualité bactériologique des eaux de baignade"  Publié le 25 mai 2020 à 15h31, mis à jour le 26 mai 2020 à 20h13 : https://la1ere.francetvinfo.fr/polynesie/qualite-eaux-baignades-leger-progres-836292.html

10Heider F. (1958), « The Psychology of Interpersonal Relations », John Wiley & Sons, Inc, Kansas, USA.

11Corrélation significative (Sig. = 0,000) et négative (corrélation de Pearson = -0,222) entre la question concernant les rejets (« Les voiliers polluent les lagons (rejet d’huile de moteur et des eaux usées : toilettes, vaisselle, déchets alimentaires) ») et la question sur le besoin d’investissement pour mieux accueillir les plaisanciers (« Le gouvernement devrait investir plus pour l’accueil des plaisanciers (corps morts, marinas, zones de carénage, etc) »).

12Ghewy P. (2020), « Bientôt fiu des touristes ? », Tahiti Infos, 16/02/2020. https://www.tahiti-infos.com/Bientot-fiu-des-touristes_a188903.html

PGEM 2021 : Un nouveau message fort et clair contre la plaisance en Polynésie francaise

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Au pire moment de la crise touristique que connaît la Polynésie, encore une île (Moorea) qui se ferme à ce tourisme pourtant le plus résilient de tous : la plaisance internationale.

Manque d'infrastructures pour la plaisance en Polynésie ?

La réponse du pays aujourd’hui à cette problématique au travers du PGEM, est de valider la fermeture de zones de mouillages et restreindre à outrance l’accès pour celles qui restent ouvertes au travers d’un système aberrant de “quotas” ridiculement faibles d’un nombre total de 30 voiliers sur l’ensemble du lagon de Moorea sur une dizaine de mouillages différents pourtant officiellement recensés.

Résultat : Plus de 5 000 Ha de lagon tout autour de Moorea, et seulement 10 voiliers sont dorénavant autorisés à venir transiter une ou 2 nuits maximum sur Moorea.
Les 20 autres mouillages en fond de baies de Cook et Opunohu étant plutôt destinés au mouillage de longue durée (et seront occupés par des résidents de Moorea qui ne trouvent pas de place de marina).

Seulement 2 à 3 mouillages sont potentiellement ouverts à tous les plaisanciers qui viendraient de Tahiti, car seule la façade EST de Moorea est accessible sur une durée inférieure à 48h (si ces mouillages ne sont pas déjà occupés par les résidents de la Marina de Moorea qui se trouve à proximité).

La privation de liberté semble donc en croissance continue.

Depuis plusieurs années, tout le monde s’accorde à faire le constat qu’il manque cruellement d’infrastructures en Polynésie pour mieux organiser et recevoir correctement les plaisanciers résidents ou internationaux.
La légère augmentation du flux de ces dernières années, mais surtout les conditions exceptionnelles de la situation sanitaire COVID et la fermeture globale des frontières maritimes dans le Pacifique ouest a retenu un nombre plus important que d’habitude de plaisanciers internationaux dans les eaux polynésiennes.

En 2014, le gouvernement prend la décision du développement de la plaisance en Polynésie avec une extension de l’admission temporaire originelle de 24 mois maximum, et crée “la route des 36 mois”, avec l’objectif de développer des infrastructures pour dynamiser l’économie florissante de la plaisance.

6 ans plus tard, en 2020, ayant échoué à développer de nouvelles infrastructures, le gouvernement décide de faire machine arrière en adoptant à nouveau une réduction du régime d'admission temporaire à 24 mois en espérant limiter le flux des navires internationaux.

En 2021, il n’y a donc AUCUNE nouvelle infrastructure, ni même de projet en cours. En revanche, le gouvernement continue dans sa politique de restriction du nombre de mouillages disponibles.

C’est donc une politique inverse qui est engagée visant à limiter le nombre de navires et augmenter les restrictions en fermant les mouillages les uns après les autres.
En effet, un nombre important de restrictions ont été votées et vont l’être encore pour restreindre la capacité d’accueil des plaisanciers internationaux et pénaliser les plaisanciers résidents qui n’ont plus accès au lagon.

Ainsi la liste des limitations et fermetures s’allonge irrémédiablement :

→ Fermeture du mouillage de la marina Taina.
→ Limitation par des quotas du nombre de voiliers autorisés à mouiller sur l’ensemble de Moorea (uniquement 20 bateaux en mouillage court de 48 heures).
→ Fermeture de l’accès de la moitié OUEST du lagon de Fakarava.
→ Réduction des capacités d’accueil sur l’île de Huahine avec la création de zones de mouillages limitées (prochainement voté).

 

Zones de mouillage : plus de 5 000 Ha de lagon tout autour de Moorea, et seulement 30 voiliers autorisés à y mouiller. 

Mouillages des baies de Cook et Opunohu : + de 25m de fond et effet Venturi.
Ainsi on peut déjà remarquer que la volonté est de concentrer les navires au nord de l’île, dans les baies d’Opunohu et surtout de Cook, qui ne présentent techniquement pas de réels abris, puisque les mouillages se font pour la plupart dans des fonds supérieurs à 25 mètres, dans des baies soumisent à de puissants effets Venturi générés par le vent qui s’engouffre par le fond des baies. La sécurité des plaisanciers n’est clairement pas assurée car tous les voiliers n’ont pas 80m ou plus de chaîne pour sécuriser leur bateau dans ce type de mouillage.

Mouillage de Vaiare : Quota de 2 navires pour une marina de 66 navires.
L’autre aberration provient évidemment du fait que cette concentration au nord ne tenait pas compte de l'existence d’un nombre important de navires au sein de la marina de Vaiare à l’est.
Plus de 60 navires à vocation de loisirs qui ont pour but essentiel et primaire de sortir de la marina le week-end et pendant les vacances pour aller se mettre au mouillage à proximité.

Créer un quota de 2 mouillages autorisés pour répondre à un besoin d’une infrastructure existante de 60 navires n’a clairement AUCUN SENS. Surtout quand il faut y ajouter les voiliers éventuels de Tahiti qui viennent passer le WE ou les vacances sur cette côte, la seule accessible sur une durée réduite à 48 heures maximum.

Mouillage de Tahiamanu : Plus aucun navire n’est autorisé à y mouiller désormais.
La mort d’un plaisancier en 2020 lors d’un accident a probablement motivé cette décision.
La réponse n’est pas appropriée et il n’y a pas que le monde de la plaisance qui le dit.

Mouillage des Tikis immergés (quai de Papetoai) : Pluis aucun navire n’est autorisé à y mouiller désormais.
Supprimer l’accès à ces deux mouillages emblématiques de Moorea revient à “enlever la Tour Eiffel à Paris” : leur renommée est certes locale mais aussi surtout internationale (cf l’interview en bas d’article de la présidente de Taimoana, syndicat des professionnels des activités nautiques).

Mouillage Maatea entre le PK 14 et 15 : 1 navire autorisé
Comment justifier un seul voilier pour une longueur de mouillage sur fond de sable de plus de 1 km ?

Une instauration irrationnelle d’un système de quotas.

A aucun moment l’Association des Voiliers en Polynésie, représentant majeur des utilisateurs du lagon n’a malheureusement été sollicitée pour émettre un avis ou même représenter les plaisanciers, malgré des requêtes auprès de la Commune de Moorea depuis 2017. Les plaisanciers, utilisateurs du lagon au même titre que les pêcheurs, les prestataires, ou les scientifiques ont été volontairement écartés de toute concertation lors de l’élaboration du nouveau PGEM.

La décision de quotas a donc été évidemment prise sans aucune considération d’un certain nombre de facteurs pratiques et techniques évidents liés au monde de la plaisance, et notamment sa vitesse de déplacement.
Pour mieux comprendre la problématique, il faut avant tout avoir conscience des temps de déplacement des voiliers entre chaque zone de mouillage.
Sachant qu’un voilier se déplace exclusivement d’une zone à une autre et ne s’arrête JAMAIS en plein océan et que le lagon est le seul abri naturel dans lequel un voilier trouve sa protection.

Un nombre conséquent de questions pratiques auraient permis d’éviter l’élaboration d’un système de limitations irrationnelles :

1 - Quand un voilier quitte Tahiti pour rejoindre Moorea, comment peut-il savoir s’il aura une place dans le mouillage ?

2- Sachant qu’il lui faudra de 3 à 5 heures pour rejoindre un mouillage, comment peut-il savoir si le mouillage libre au moment de son départ, ne sera pas occupé à son arrivée ?

3 - Qui fera demi-tour en fin de journée pour trouver une éventuelle place ailleurs ? Sachant qu’il faudra au voilier plus de 2 heures supplémentaires pour rejoindre un autre mouillage, sans savoir s’il est aussi déjà occupé.

4 - Comment connaître le statut de chaque voilier présent au mouillage afin de déterminer quand est-ce qu’il devra libérer sa place et à quel moment un nouveau voilier sera en mesure de rejoindre cette place laissée vacante ?

5 - Qui est en mesure d’évaluer la notion de “cas de force majeur” d’un voilier qui vient occuper “illégalement” un mouillage dont le quota est dépassé ?

6 - Qui est en mesure de prendre la responsabilité de faire quitter un mouillage à un navire en difficulté, avec une panne quelqu’elle soit qui ne lui permet pas de prendre la mer en toute sécurité ?

7 - Que va-t’on dire à un plaisancier qui se retrouve bloqué sur un mouillage à cause d’un changement brusque de météo ?

8 - Qui va définir que la météo est suffisamment bonne pour que le plaisancier puisse quitter son mouillage ? (et par conséquent prendre la responsabilité d’une mise en danger d’autrui).

 

Historique de mise en place de ce nouveau PGEM :

 

  • Mars 2019 : Enquête publique en cours concernant le PGEM 2019 de Moorea avec déjà, par exemple, SEULEMENT 13 voiliers autorisés sur la façade Est de Moorea (vallée Maamaa de Teavaro = Sofitel ; Patae = face à la marina et au Champion ; Maatea). L’enquête publique réalisée en vue de l’élaboration du texte définitif du nouveau PGEM avait interloqué tous les plaisanciers (surtout les résidents) de Moorea comme ceux de Tahiti, par le concept de “quota par mouillage” pour y limiter le nombre de voiliers.
    Ces quotas ne sont de toute façon pas en accord avec la réalité pratique d’accès au lagon de Moorea et surtout pas en phase avec la localisation des besoins réels relatifs aux aménagements existants.

 

 

  • Février 2021 : première et dernière rencontre entre l’AVP et les responsables du dossier PGEM de la Commune de Moorea ; il nous a pourtant été confirmé que le mouillage sur fond de sable partout autour de Moorea resterait autorisé 48h.
    La notion d’abri côtier reste donc d’actualité mais cela rentre forcément en contradiction avec la notion de zonage et de quotas.
    Pour Tahiamanu, les personnes présentes nous ont confirmé que le mouillage ne serait pas interdit mais que le quota serait de 0. Comment interpréter cette information ?

 

  • Septembre 2021 : l’arrêté n°2009 CM du 10/09/2021 tombe et le constat est amer, mais prévisible avec la réduction de 83 voiliers au mouillage (déjà bien ridicules sur le projet initial présenté lors de l’enquête publique), à seulement 30 voiliers, avec fermeture de 3 mouillages.

Et la suite ?

On regrette encore une fois que le tourisme en Polynésie de manière générale va encore largement souffrir d’une image négative au travers du milieu de la plaisance internationale.
Ce sont encore de nouveaux signes qui sont lancés vers une plaisance déjà bien méprisée et stigmatisée, alors qu’elle représente un tourisme à échelle humaine, non polluant et résilient qui alimente pourtant largement l’économie locale (Etude d’impact de la plaisance sur l’économie polynésienne). On ne peut que regretter et dénoncer ces choix.
L’Association des Voiliers en Polynésie œuvre pourtant depuis des années pour essayer d’entamer le dialogue afin de proposer des choix cohérents en adéquation avec les attentes, les besoins des plaisanciers et la gestion optimale d’un lagon pour tous.
Force est de constater une fois de plus que malgré tous nos efforts, la concertation et la construction positive n’est pas l’objectif premier des décideurs.

L’association va donc évidemment mettre en œuvre tous les moyens dont elle dispose pour enrayer cette escalade et continuera à dénoncer le plus largement possible cet acharnement dont la plaisance en Polynésie fait l’objet.

 

 

 

 

PGEM 2021 : Another strongly negative message to the cruising community in FP

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 During the worst economic crisis faced by the tourism industry in French Polynesia, another island (Mo'orea) is turning her back on this most resilient form of tourism : international cruising.

Lack of boating infrastructure in Polynesia

The answer from the French Polynesian government to this problem is to update the PGEM (Lagoon Management Plan) with the closure of several anchorages and a drastic reduction of capacity   for other anchorages, and implementing a preposterous “quota system" limiting  the total number ofboats across the 10 official anchoring zones in the Moorea lagoon to a ridiculously low 30

Result:  With  more than 5,000 Ha (19 sq.miles) of lagoon area around Moorea, only 10 boats are now allowed to transit, for a maximum of 2 nights.

The other 20 other anchoring spots in Cook’s Bay and Opunohu Bay are reserved for long term anchoring, and will likely be occupied by Mo'orea residents who cannot get a spot in a marina.

Only 2 to 3 anchoring spots are potentially open to all  sailors travelling from Tahiti, since only the East coast of Moorea is accessible, and only for  stays shorter than 48 hours, assuming these spots are not occupied by the residents of  M oorea’s marina.

 

The restrictions on freedom  continue   to grow.

Over the past several years, everyone agrees that a boating infrastructure capable of properly welcoming, hosting and organizing local and international cruising is seriously lacking in French Polynesia.

The slight increase of new cruisers  in the past few years, but more importantly the  unprecedented COVID pandemic  and the closure of  maritime borders worldwide  forced many cruisers to extend their stay in French Polynesia.

In 2014, the local government decided in favor of developing the cruising industry in French Polynesia, by extending the temporary admission from 24 months to 36 months, with the goal of developing infrastructure to further boost the thriving local  yachting industry.

Six years later, having  failed to create new infrastructure, the government  took a step backwards and reduced their initial ambitions by resetting the temporary admission period  to 24 months, hoping to reduce the flow of international boats.

In 2021, there is  absolutely no new boating infrastructure, and  no projects in the works. In contrast, the government has strengthened the policies meant  to reduce  the number of anchorages.

The new policy is an about face, aimed at reducing the number of boats, and increasing  restrictions by closing anchorages one after the other.

Indeed, a large number of restrictions  have been voted into law and more are set to  be passed  to further restrict the capacity to welcome international yachts and to penalize the local boaters by preventing them from accessing the lagoon.

The list of closures keeps growing  dramatically:

-       Marina Taina Anchorage closed/closing
-       Reduction of the number of boats allowed at anchor in Moorea lagoon to only  30 boats and 10 of those for a maximum duration of 48 hours
-       Closing of the western portion of Fakarava lagoon in the Tuamotus
-       Reduction of capacity in Huahine by creating limited anchoring zones, soon to be voted upon.

 

Anchoring zones : a lagoon of more than 5,000 Ha (19 sq miles) around Moorea, and only 30 boats allowed to anchor   


Anchorages in Cook’s Bay and Opunohu Bay: 25+ meters depth (80+ feet) and Venturi effect

There is a clear intention  to concentrate all boats in the northern part of the island, in both Opunohu bay and especially Cook’s bay, that don't  really offer any protection, due to significant depths (25m/80ft) and strong winds caused  by the Venturi effect of the tall surrounding mountains.

Anchoring in these areas doesn't offer much   safety to  boaters with less than 80m of chain to anchor safely  in this type of anchoring situation.

Anchorage in Vaiare: quota of 2 boats with a nearby 66 slip marina

Another reason which makes this decision ludicrous is  that it doesn't take into consideration  the 60+ boats in Vaiare marina on the East coast.

The primary usage of most of these boats is to go out to  the nearby anchorages during weekends and holidays.

Creating a quota of 2 boats allowed to anchor at the closest anchorage for the local population   of 60 boats is absurdly  inadequate. . Furthermore, this will  strongly discourage all potential boaters from Tahiti from sailing  to Moorea for weekends or holidays.

Anchorage of Ta'ahiamanu: No sailboats are allowed to anchor there from now on.

The death of a young cruiser in 2020 has probably prompted this decision.
The response is inappropriate. It is against the wishes of the family of the deceased and it does not solve the problem of  mixed usage of this public space.

Anchorage nearby the underwater Tikis (Papetoai) : No anchoring allowed

Preventing access to these two iconic anchorages in Moorea is like removing the Eiffel tower from Paris : their reputation is famous both locally and internationally.

Maatea Anchorage between PK 14 and 15 : 1 boat allowed

What is the justification for allowing only one single boat on a sandy anchoring area of one kilometer (0.5 nm) ?

 The creation of a completely illogical quota system

The AVP (Association des Voiliers en Polynésie/ Polynesian Sailors Association),  which represents a large number of the lagoon users, has not been asked to share their opinion, or even represent cruisers interests,  in spite of their several requests  to meet with the authorities of the municipality of Moorea since 2017. Cruisers, who have the same access rights to the lagoon  as fishermen, local businesses and scientists, have deliberately been ignored to create this new PGEM.

The decision to implement a quota system has been made without considering several practical and technical elements specific to cruising boats, most  particularly their traveling speed.

To better understand the context, it is important to factor in the cruising time between anchorages.

A sailboat moves from one anchorage to another and NEVER stops in the middle of the ocean.Furthermore, the lagoon is the only place where a sailboat can find protection, as the local marina is perpetually full.

 

 Taking into consideration these  logistical questions would have avoided the creation of such an impractical quota system:

1 - When a sailboat leaves Tahiti for Moorea, how can the skipper know if they will find a spot at their desired anchorage ?

2- Since a sailboat takes 3 to 5 hours to reach an anchorage, how can the skipper know if a spot available at departure time will not be occupied upon arrival ?

3 - Who would turn around at the end of the day to possibly find a  spot in a different anchorage? A sailboat needs a minimum of 2 hours to reach a different anchorage, not even knowing if there is availability.

4 - How to know when  sailboats at anchor might leave to allow another sailboat to have a spot?

5 - Who can decide the legitimate status of “force majeure” for a sailboat  anchoring "illegally" in  an anchorage already at  its quota ?

6 - Who will take the responsibility, in such a case, to tell  a disabled sailboat owner (engine or other technical failure) to leave an anchorage, regardless of their ability to sail safely ?

7 - What will a cruiser be told when waiting in an anchorage due to a sudden weather change ?Who has the right to tell a sailor they must leave safe harbour, even if there is bad weather, if they have passed the 48 hour anchoring limit?
8 - Who will define the criteria of safe weather conditions  for   a cruiser to leave their anchorage, and consequently take the responsibility of possibly endangering the crew ?

A brief history of the evolution of the new PGEM  :

-       End of 2017: AVP asked the mayor of Moorea in a letter to discuss the g Moorea PGEM  proposal changes (“Propositions de modifications du nouveau projet PGEM de Mo'orea”) . The letter  remains unanswered.

-       March 2019 : public survey regarding Moorea PGEM 2019 (Enquête publique en cours concernant le PGEM 2019 de Moorea).lready at that time the recommendation was to allow only 13 sailboats on Mo'orea's East coast (Maamaa valley in Teavaro = Sofitel ; Patae = by the marina and Champion store; Maatea). The outcome of the  public survey   to create the final PGEM was  a shock to all boaters, especially Moorea residents) but also s those from Tahiti and the international community, with the “quota by anchorage” concept to limit the number of sailboats.

These quotas are not at all in line  with the practical reality of accessing the Moorea lagoon and definitely not in sync  with the needs of the existing boating population.

-       August 2019 : The AVP received only 14 (inadequate) answers to the 36 concerns addressed by the AVP (rapport du Commissaire enquêteur relatif à l'enquête publique du PGEM de Moorea).

-       February 2021 : first and only meeting between the  AVP and Moorea PGEM committee (rencontre entre l’AVP et les responsables du dossier PGEM de la Commune de Moorea) ;the AVP was told that anchoring in sandy areas all around Moorea would still be allowed for 48 hours.

The concept of the right to seek safe coastal shelter seems to remains acknowledged , but is now in conflict with the zoning and quotas.
Regarding Ta'ahiamanu, the committee confirmed that anchoring would be allowed, but with a quota of 0 boats. How should this information be interpreted ?

-       September 2021 : decree #2009 CM is published (“arrêté n°2009 CM du 10/09/2021”) and leaves a bitter taste, with a reduction from a proposed 83 sailboats ( already a pitifully small number from the initial project presented during the public consultation), to only 30 sailboats, and the closure of 3 anchorages.

What’s next ?

We deeply regret that nautical tourism in Polynesia will further suffer from negative publicity in the international cruising community.

Restrictions like these are increasingly negative actions towards local and international cruisers, who are already despised and stigmatised by some, even though cruising is the face of  sustainable tourism; at a human scale, eco-friendly and resilient, a sector of the tourist market which  contributes significantly  to the local economy (see Cruising tourism impact to the local polynesian economy [french]). We can only  report and express our disappointment with these decisions.

AVP (Association des Voiliers en Polynésie) has been working hard for several years to have constructive dialogue, and to propose reasonable choices which meet the needs and expectations of all cruisers, and for the best possible  management of the lagoon for all.

It is clear that despite all our efforts,  positive collaboration, including consulting the end users, is not the prime objective of the local leaders.

The AVP will continue to use all means at their disposal to stop this escalating situation, and will continue to broadly report the negative actions taken which deeply affect  the cruising community in Polynesia.

 

 

 

Compost à la marina de Vaiare (Moorea)

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Un plaisancier-résident de la marina de Vaiare, dont le voilier sort très fréquemment autour de Moorea d'ailleurs, nous fait partager la mise en place d'un compost au sein de la marina.

 

COMPOST 1.0 à la marina de Vaiare (Moorea - Décembre 2019)

Commencé en Septembre 2018, suite à une tentative par certains de mettre en place un petit « fa’apu », un « composteur » est à la disposition des habitants de la marina.
Alors oui, « composteur » est un bien grand mot pour un tonneau couché et coupé sur le dessus. Il n’empêche que depuis un an et demi nous (je parle au nom des habitants de mon voilier) y déposons tous nos déchets organiques.
Et mine de rien, cela représente en moyenne plus d’un gros saladier par jour.

Le « compost » produit n’est pas exploité … certes, mais ce sont déjà tous ces déchets qui ne remplissent pas la poubelle du tout-venant. Et comme quoi cela fonctionne, le tonneau n’a jamais débordé ! Je précise aussi qu'il n'y a pas d'odeurs, contrairement à ce que l'on pourrait croire.

Même lorsque que nous sortons au mouillage proche de la marina, les déchets organiques sont stockés et déposés dans ce « composteur ».
Tout ce qui vient de la terre, retourne à la terre. Et idem pour la mer.

L’empathie, c’est se mettre à la place des autres pour tenter de ressentir leur émotion. La mienne ne serait pas terrible si, habitant du bord de mer avec une petite plage et des voiliers au mouillage pas loin, je retrouvais régulièrement des demi pamplemousses vides, des demis citrons pressés et autres noyaux de mangue ou avocat, sans compter les épluchures de carottes et autres concombres, ...

Ce n’est pas grand-chose, peut-être, mais cela participe à l’effort commun autant sur le plan du respect des voiliers envers les populations des îles, autant sur le plan du traitement des déchets.
C’est possible.

A chacun ses responsabilités, à chacun ses petits gestes de colibri.

 

COMPOST 2.0 à la marina de Vaiare (Moorea - Septembre 2021)

Le composteur de la marina a évolué !
Trois fûts forment le composteur depuis mars 2021 et permettent ainsi d'écouler encore plus de déchets organiques, vu que plusieurs voiliers participent maintenant à cet élan.

De plus, deux voiliers se sont attelés à la confection d'un petit fa'apu avec aubergine, salade, haricot, ... et de la menthe, basilic et oignon vert pour tout le monde. Le compost produit est ainsi utilisé. Le surplus sera donné à un ami ... à la production plus conséquente !

Comme quoi, vivre sur un voilier n'empêche pas de s'occuper aussi de la terre.
ET NON ... les plaisanciers ne jettent pas tous leurs déchets organiques dans le lagon !

Projets d’envergure à Moorea : population et associations contre la révision du PGEM

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Moorea compte aujourd’hui près d’une dizaine de grands projets d’aménagement. Lotissements de luxe, terrassements et hôtels sont quelques-uns des projets qui sont dans les cartons. Pour leur réalisation, le gouvernement a procédé à une révision du Plan de gestion de l’espace maritime, le PGEM.

 

 

Article sur la1ere.francetvinfo.fr de David CHANG - Publié le 20 novembre 2021

Les membres de l'association PGEM se sont réunis aujourd'hui pour échanger sur les modifications qui vont être apportées au plan.
La révision du PGEM de Moorea, le plan de gestion des espaces maritimes, ne fait pas que des heureux. D'ailleurs, de nombreux pêcheurs ont affiché leur mécontentement. Ce samedi matin 20 novembre, les référents des pêcheurs de l'île sœur, se sont réunis autour de l'association PGEM pour mieux saisir les modifications qui ont été apportées au plan. La partie qui les intéresse le plus est notamment la « zone prioritaire de développement ». Lee Rurua, la présidente de l'association PGEM, parle d'efforts réalisés en vain : « Si c'est dans une aire marine protégée, cette loi va passer au-dessus. Là où les habitants ont tellement géré leurs ressources depuis 15 ans maintenant, cet article va arriver et va détruire tout ce qu'on a fait depuis 1994. »

 


Le conseil des ministres a validé le 8 septembre dernier une révision du PGEM de Moorea Maiao. "Le dossier a été envoyé au gouvernement, il est entre leurs mains aujourd’hui, nous attendons maintenant de savoir quelle sera la marche à suivre. Notre partie est faite, à eux maintenant de voir", déclare Evans Haumani maire de Moorea Maiao.

La révision du PGEM était obligatoire selon le gouvernement car il venait à l’encontre d’une loi de Pays votée en 2015. "On n’a jamais vu dans un pays qu'un gouvernement était lié à l'avis favorable d'une commission. Ca va même en contresens du mode de fonctionnement normal des institutions", précise le ministre de l'Aménagement du territoire, Jean-Christophe Bouissou.

Incompréhension des associations

 

Pour les associations de protection de l’environnement de l’île, c’est l’incompréhension. Elles souhaiteraient avoir plus d’informations sur les zones prioritaires de développement et être inclues dans toute révision du PGEM. Pour Dom Leoture, de la fédération des associations de protection de l’environnement de Moorea-Maiao, "le Pays ne veut pas fondamentalement du PGEM. Il a essayé de le supprimer à de multiples reprises, même depuis sa révision. On a réussi tant bien que mal à avoir des analyses juridiques qui fortifient ce mouvement pour qu'il perdure. On voit encore qu'on n'écoute pas la population".

Parmi les points de friction de cette révision pour les pêcheurs, par exemple des autorisations d’amerrissage dans des zones jusqu’ici protégées par le PGEM. "C'est la porte ouverte, même au niveau du PGA, pour tous les projets immobiliers, hôteliers...sans que la population et les pêcheurs ne soient consultés", dénonce Rahiti Buchin, de l'association des pêcheurs de Moorea . "On aurait aimé garder notre plage comme ça, comme elle est", regrette une habitante de Temae. "Je ne comprends pas exactement qu’est ce qui est prévu, nous ne sommes pas du tout au courant, mais si ce n’est pas un bon projet pour Moorea il faut que la population dise non", ajoute un autre habitant.

Le Pays privilégie la concertation

 

Pour la zone de Temae, le gouvernement affirme n’avoir qu’un projet d’acquisition et non d’aménagement d’un quelconque hôtel ou de la plage. "C'est bien un PGA qui gère Moorea, c'est bien un PGEM qui gère Moorea. La seule manière pour le Pays, à un moment donné, en fonction de projets d'envergure (certains faisant plus de 15 milliards cfp), c'est de créer une zone de développement prioritaire. Et auquel cas on repasse par toute la procédure : enquête publique, rencotre avec le conseil municipal...C'est contraire à ce que j'ai pu entendre de certains qui disaient "mais ils peuvent faire ce qu'ils veulent". C'est faux !", détaille Jean-Christophe Bouissou.

Il n’y a pas que la révision du PGEM qui échauffe les esprits… mais aussi les autorisations accordées à des projets immobiliers de luxe, largement hors de portée de la majorité des habitants malgré les contestations. Des preuves, s’il en faut selon les associations, que le politique en local comme au niveau du Pays privilégie un développement sans concertation.

 

PGEM de Moorea : l’espace lagunaire plus aussi préservé…

Article de

Mercredi 8 septembre 2021, le Plan de Gestion des Espaces Maritimes de Moorea a été approuvé en conseil des ministres. Après de multiples échanges et travaux menés en collaboration avec les associations et les habitants, la commune a présenté son PGEM, avec des modifications de dernière minute.

Après 13 ans d’existence, le PGEM de Moorea était entré dans les mœurs, faisant de l’île sœur un exemple en matière de gestion et de préservation de ses espaces maritimes. Les élus municipaux n’en étaient pas peu fiers. Toutefois, le plan nouvelle version, pourrait détruire tout ce qui a été accompli jusqu’ici.

Ce serait presque passé inaperçu, si l’on s’en tenait au compte-rendu du conseil des ministres qui précisait : « Par ce PGEM révisé, le Pays et la commune partagent l’ambition de préserver le cadre et la diversité du lagon de Moorea, tout en permettant l’essor économique de l’île au travers notamment le développement du secteur touristique, tant à destination des touristes étrangers que des résidents. ».

Toutefois, à travers cette attention commune du Pays et de la commune, il faut comprendre que les futurs projets à vocation de développement, notamment touristiques, auront le champ libre.

Selon nos informations, d'après un courrier datant du 02 septembre 2021 émanant du ministère du logement et de l’aménagement, des modifications auraient été apportées au PGEM nouvelle version. Des changements sans consultation du CLEM, le comité local de l'espace maritime, créé pour mettre en forme le nouveau PGEM. Ce dernier avait validé à l'unanimité de ses membres, la version initiale du plan. Les dernières modifications permettraient notamment de concrétiser des projets touristiques.

Agrandissement de l’hôtel Sofitel ?

La dernière version du document indique que les zones de développement prioritaires outrepassent les règles établies par le PGEM. Ces zones, définies par le gouvernement, permettent, comme leurs noms l’indiquent, de mettre en place un projet de développement économique.

A titre d’exemple, la baie de Nuarei, à Tema’e, pourrait alors voir fleurir les bungalows de l’hôtel Sofitel. Un article inséré dans le PGEM prévoit en effet que les interdictions posées dans les zones à vocation de protection de l’environnement s’appliquent, sauf dans les zones de développement prioritaire.

L’article 31 concernant l’occupation du domaine maritime précise : « D’une manière générale, tout ouvrage sur l’eau, dans la colonne d’eau, sur les fonds marins et sous les fonds, est interdit ». S’en suivait initialement : « Toutefois, des autorisations spéciales peuvent être accordées pour cause d’utilité publique sous réserve de l’avis favorable du comité de gestion de l’espace maritime ». Cette dernière phrase a été purement et simplement supprimée. En d’autres termes, le comite de gestion de l'espace maritime n'a plus de pouvoir de décision.

Idem dans le paragraphe II, concernant spécifiquement la zone de Nuarei, à Tema’e. La mention qui prévoit que « le comité de gestion de l’espace maritime de Moorea est consulté sur l’organisation de ces événements par les services du Pays compétents et les organisateurs » a été supprimée. Cette baie accueille chaque année des courses de pirogues. Les organisateurs aussi, auront le champ libre.

Nourrissage des espèces interdit

Jusqu’alors contraire au code de l’environnement, le PGEM 2021 met à jour une règle. Le nourrissage d’espèces est interdit, sauf dérogation.
Par ailleurs, le comité de gestion de l’espace maritime de Moorea est toujours présidé par le maire et lui seul peut décider de changer un membre, en cas de désaccord.

Enfin, si le PGEM prévoyait initialement que toute nouvelle autorisation d’amerrissage et de décollage d’aéronefs ne pourra être délivrée à compter de l’entrée en vigueur du présent rapport, une modification a été apportée, pour permettre l’amerrissage en cas de besoin ou de nécessité.

Le plan de gestion des espaces maritimes de Moorea devrait être rendu exécutoire par arrêté ministériel.

 

PGEM vs. State of Health Emergency : lucid indignation

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AND WHAT ABOUT COMMON SENSE ?
PGEM vs. State of Health Emergency : lucid indignation.

 

This new confinement in French Polynesia (but is it really a confinement when we see that the only reason for a waiver certificate of displacement that is not listed is: "to go and see the buddies"!) has inevitably had its share of nonsense.
About a week after the date of August 23, 2021 (entry in the confinement), the firstquestions raised by boaters, notably Anglo-Saxons, appeared on the social networks: around Moorea, the Municipal Police asked them to move their sailboat because of the 48 hours limit in authorized anchorage on sand as mandated by the PGEM.

However, during the previous containment of 2019, around Moorea, the Municipal Police had indeed come to see the sailboats at anchor to inform them that the PGEM was suspended and that the containment, as an exceptional measure, prevailed. It was then compulsory to stay on anchor and not to move ("We tolerate that you splash around your sailboat." ... different confinement, different rules).
How is the current situation different?
Why should sailboats in Moorea be allowed to move around the island while the population is confined? I don't even specify "land population", as if the two had to be differentiated in a Manichean vision. Intolerable and inconceivable.
Because until proven otherwise, sailors are indeed part of the wider population of French Polynesia, so it would seem that they are subject to confinement, no?

Of course, civic-mindedness and common sense are everyone's business. Some sailboats also move of their own free will. Were a boater decide to move despite the prohibition, it may be his choice, but he knows he may be liable to a fine or worse . On the other hand, the fact that an authority, even a local one, forces them to move during the confinement is a matter of concern.

 

The administrative process to get an answer from the competent authorities has confirmed what common sense would suggest. The Adviser for the action of the State at sea (Part of the command of the maritime zones of French Polynesia and Pacific Ocean) as well as the Administrator of the maritime affairs and Deputy to the head of the service of the maritime affairs of Polynesia clearly answered me NO to the movements around Moorea, confirming this would be contrary to the rules of confinement.

Therefore, what to think of the decision of the Moorea's Township ?
The mayor of Moorea, whose vision of the world has become even more elegant, perhaps did not understand the statutes of a confinement or maybe he had other ideas in mind. This man has the merit of constancy in any case.
My investigation did not stop there because when I contacted the Polynesian Directorate of Maritime Affairs, I was told that I could not be given an answer for the moment because the Director had made a request to the High Commission to know if the State of Emergency took precedence over the PGEM!
In other words, the DPAM does not know if the PGEM of the small township of Moorea is less important than a State of Health Emergency decreed by the French State?
It seems obvious to me that any citizen is able to question this logic, isn't it?

Each one, according to his look at life, is free to judge this action of the Commune of Moorea. Some may applaud, others may be indignant, many may not care.
It is easy to imagine the reaction of the residents living by the sea or on high ground, seeing sailboats moving in the lagoon or around Moorea. They are confined but not the boaters? Do they know, for one moment, that many of these boaters were "forced" to move?

That's all it takes for dozens of "public prosecutors on social networks" to pour out their usual poetry on the "sailors". But here again, the debate is unfortunately distorted. And it will not be necessary to wait for an official and public denial of the State towards the Mayor of Moorea.
The damage will have been done. Let us dare to believe that it was not a deliberate maneuver of this Mayor.

"Because, in the end, the major risk is that everything ends up being the same, that the amalgam prevails and that the confusion overwhelms the minds. Short-sighted politicians are only waiting for that, to blur our disgust, to smooth our resistances; let's not make them this offer and let's be discriminating for once.
Lucid indignation is the surest defence. *

a sailor who is fed up

 

* Cédric Sapin-Defour - February 10, 2019