Pourquoi adhérer à l'AVP en 2019 ?

Créer du lien au sein de l’association et nous connaître un peu mieux. Parce qu’une association c’est avant tout créer des occasions de se rencontrer, d’échanger, nous avons décidé de déclencher ces occasions afin que tous les adhérents puissent avoir un vrai rôle participatif, que chacun puisse...

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Tout ce qui concerne l’écologie, la gestion des déchets. Les voiliers ne sont pas des pollueurs.

ECONAV2

Quelle fin de vie pour les bateaux de plaisance en Polynésie ?

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Florent Gachod, secrétaire de l’AVP - Novembre 2019

 

90% des coques de bateaux sont en polyester, la production a commencé dans les années 70 en s’intensifiant jusque dans les années 80, et la durée de vie d’un bateau en composite est estimée à 40 ans : le recyclage c’est maintenant, on y est !
Il est urgent de créer une filière pour ces bateaux, elle existe déjà en France, reste à la créer en Polynésie, cela permettra de faire le ménage dans les bateaux abandonnés, de libérer de la place en marina au profit d’autres plaisanciers et de donner une image positive de notre plaisance. Tout le monde va y gagner !

 

1. L’abandon d’un bateau :

Mais pourquoi abandonne t’on son navire ? Il y a autant de raisons que d’histoires de bateaux ! Mais ce sont souvent des raisons ::

  • Financières
  • Familiales
  • Médicales
  • Manque de temps
  • Perte d'intérêt

“Pour un plaisancier il est parfois plus facile d’abandonner son navire que de s’en occuper…”
Le propriétaire est responsable de son bateau, son abandon peut faire l'objet de poursuites pénales
Il faut anticiper cet abandon et accompagner le plaisancier dans une démarche volontaire.

 

2. La démarche volontaire :

‘Abandonner’, c’est parfois la solution de la dernière chance, il faut encadrer les fins de vies des bateaux, il faut rendre accessible les démarches administratives de recyclage et le tout gratuitement ! C’est déjà le cas en France depuis le 1er janvier 2019 (Article L541-10-10) - la seule contrainte du plaisancier est d’amener son bateau à un centre de déconstruction agréé.

La démarche volontaire est la solution car elle permet d’accompagner le plaisancier dans la déconstruction de son navire, elle permet surtout de limiter fortement le risque d’abandon.

 

3. Comment évacuer légalement un bateau abandonné ?

Tout comme une voiture un bateau est une propriété privée. On ne peut le déplacer, le modifier ou le détruire sans autorisation expresse du propriétaire, il existe cependant une procédure administrative permettant le retirement des épaves. En France le droit de propriété est relativement bien protégé, il faut donc que cette procédure soit bien respectée, cela peut se résumer à ça :

  • L’autorité portuaire doit faire un constat de l’abandon ou de l’entrave
  • Elle adresse au propriétaire une mise en demeure au propriétaire de mettre fin à l’abandon ou à l’entrave dans un délai de 1 à 3 mois (avec publicité)
  • En cas de non réponse du propriétaire, l’autorité portuaire demande au préfet de département de prononcer la déchéance de propriété. Le préfet doit se prononcer dans un délai de 2 mois
  • Si le préfet prononce la déchéance, l’autorité portuaire doit attendre 2 mois avant de procéder à la vente du navire (nécessité de publicité de la déchéance)

En théorie cette procédure peut durer 4 à 7 mois mais dans la pratique ce sera certainement plus long. Ref. :

Certains ports utilisent une procédure simplifiée différente qui permet de retirer ces bateaux plus rapidement :

  • Etape 1 : Envoi au propriétaire d’un courrier de mise en garde
  • Etape 2 : Si pas de réponse, envoi d’un courrier de mise en demeure
  • Etape 3 : Si pas de réponse, le port met le bateau à terre, à la charge du propriétaire et à ses risques et périls.
  • Etape 4 : Au bout d’un an et un jour il y a déchéance de propriété et le bateau peut être déconstruit.

 

 

4. Les étapes de déconstruction d’un bateau de plaisance :

Exemple d’une déconstruction en 9 étapes :

  • 1. AUDIT : diagnostique environnementale comprenant une étude du site de stockage et du bateau
  • 2. LA DÉSIMMATRICULATION du bateau, qui s’effectue auprès du bureau des Affaires Maritimes, puis sa RADIATION du registre de francisation à effectuer auprès des Douanes.
  • 3. TRANSPORT : transfert du bateau vers le centre de déconstruction
  • 4. DÉSARMEMENT : enlèvement du matériel et des équipements de navigation
  • 5. DÉPOLLUTION : récupération des différents fluides (hydrocarbures, huile), batteries, …
  • 6. ELIMINATION DES DÉCHETS DANGEREUX : traitement dans des installations spécifiques avec stockage ou incinération
  • 7. DÉCONSTRUCTION SÉLECTIVE : déconstruction des différents éléments du bateau
  • 8. LE DÉCHIQUETAGE et le broyage de la coque et du pont, c’est le tri des déchets et envoi vers les filières adaptées
  • 9. LA VALORISATION DES DÉCHETS : dans les filières adaptées avec traçabilité.

 

plus d’info sur https://www.recyclermonbateau.fr/

 

5. Les différentes façon de recycler un bateau :

Le recyclage d’un bateau est complexe, il doit être encadré et organisé pour limiter l'impact sur l’environnement :

  • Le broyage et l’enfouissement : c’est le plus répandu et c’est la solution la plus simple à mettre en place
  • L’incinération :
    • Brute (donc sans optimisation des matériaux)
    • Sous forme de CSR (Combustible Solide de Réparation), c’est un ensemble de déchets non récupérables sous forme de granulés qui va servir à alimenter les cimenteries (par exemple), une très bonne alternative à l’énergie fossile !
  • La valorisation : réemploi de la matière, la fibre/résine est intégrée à hauteur de 40% dans des produits assez divers (exemple : les soubassements de clôtures)
  • Les bateaux en acier ou aluminium seront facilement valorisés
  • Les bateaux en contreplaqué stratifié, les vernis, les colles, … sont difficilement recyclables, une incinération est souvent la seule solution.
  • La réutilisation : donner une deuxième vie à un objet/matériau

 

 

6. S’organiser en créant une filière :

En Polynésie il faut créer un réseau du recyclage pour gérer efficacement la fin de vie des bateaux de plaisance. Ce réseau devra regrouper tous les acteurs pouvant aider à la déconstruction, depuis le retirement jusqu'au recyclage final du navire : administration, port de plaisance, chantier naval, association d’usagers, centre de traitement, etc …

Concrètement cela pourrait se résumer à :

  • La DPAM et les Douanes
  • Le Port autonome
  • Les associations : le Cluster Maritime, l’AVP, la FEPSM,
  • Les marinas : Taina, Papeete, YCT, Vaiare, Taravao, Apooiti,
  • Les chantiers : Technimarine, TNC, Raiatea Carénage, CNISLV, MMS, Apataki Carénage
  • Les entreprises de travaux sous-marins (renflouage et récupération)
  • Le grutage, le transport
  • Les centres de traitement : Fenua Ma, Technival et Enviropol
  • Le CET (Centre d’Enfouissement Technique) de Paihoro
  • Le CRT (Centre de Recyclage et de Transfert) de Motu Uta
  • ...

 

L’ensemble de ce réseau sera géré par un éco-organisme qui structurera et coordonnera toute la filière. Elle aura pour but de :

  • Sensibiliser et informer les plaisanciers
  • Accompagner les chantiers navals et les ports dans les démarches administratives
  • S’assurer du paiement de la déconstruction auprès des partenaires
  • Réduire les coûts de déconstruction en proposant des partenariats et en globalisant les actions

 

7. Quel financement pour le recyclage ?

Le coût d’un recyclage complet d’un navire est onéreux, en France il faut compter en moyenne 200 euros par mètre (livraison sur site non comprise), mais certaines entreprises arrivent à faire baisser considérablement la facture en valorisant et en ré-utilisant les matériaux.

En France le financement du recyclage des bateaux se fait sur plusieurs niveaux :

  • en demandant une éco-contribution aux fabricants du secteur nautique
  • Dotation de l’état
  • Taxe de navigation (DAFN), de 2% jusqu’au plafond de 5% en 2022

En Polynésie il faut adapter les financements à notre fenua :

  • Taxe à l’entrée sur la zone de navigation de la Polynésie
  • Dotation de l’état
  • Subventions privées

Il est donc impératif d’organiser une filière de recyclage des bateaux avec valorisation des déchets en tout genre pour réduire les coûts de déconstruction des navires de plaisance. Cette filière servira aussi aux autres types de déchets, ménagers et surtout industriels.

L’enjeu est énorme, la tâche est colossale ! mais il faut agir maintenant car c’est l’avenir de notre fenua qui est en jeu.

 

LE RECYCLAGE C'EST L'AFFAIRE DE TOUS
Protégeons notre fenua pour nous et pour les générations futures.

 

La gestion des déchets à bord –

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Chaque année en France un habitant produit 354kg de déchets, soit 1kg par jour !
>>> Et la moitié des déchets correspond à de l'emballage !
Sur un voilier il est possible de diviser cette quantité par 4, soit 250gr par jour et par personne.

A bord d'un voilier la gestion des déchets est primordiale pour ne pas se laisser dépasser. Le principe appliqué par la majorité d'entre nous est simple : ce qui vient de la mer retourne à la mer, tout le reste doit retourner à terre.
Comme dans une maison il faut avoir 2 poubelles : la verte pour le recyclage et la noire pour le général (et le verre à part).

 

Le recyclable :
Déjà on peut considérablement réduire le volume à bord en ôtant le sur-emballage (souvent exagéré) et/ou en privilégiant le vrac lors de l'achat .
Un emballage, c'est volumineux, il existe des compacteurs de bouteille plastique ou de cannette. A défaut de cet outil on peut aussi découper les bouteilles en lamelles, cela occupe l'homme de quart ou cela peut aussi faire une activité pour les enfants !
Les boites de conserves sont nettoyées à l'eau de mer (la seule eau en quantité illimitée...) et sont relativement facile à écraser si on ouvre l'autre coté.
Le verre, même si c'est de la silice (et donc du sable), sera mis de coté, car ce serait dommage de ne pas le recycler !

1Kg d'emballage c'est 40 canettes ou 20 bouteilles 1,5L d'eau !

 

Les déchets organiques :
La règle d'or : dans le lagon ou près des côtes : aucun déchet organique à la mer.
Une épluchure de légume ou de fruit sera bien plus heureuse de terminer sa vie dans la terre que sur la mer, et puis la terre n'est jamais très loin !
Cependant, ces déchets peuvent être rejetés au-delà des 12 milles des côtes, ou 3 milles s’ils sont broyés ou concassés et passés dans un tamis dont les ouvertures ne dépassent pas 25 millimètres (selon les règles de la Convention Marpol, annexe V).

= à plus de 12 milles des côtes !

 

Le non-recyclable :
Barquette de viande, pot de yaourt, poche plastique, polystyrène, les films plastique, les couches culottes, etc ... à mettre dans la poubelle noire avec les déchets organiques, une fois nettoyés à l'eau de mer pour limiter l'apparition d'odeur de 'charogne'...

trop de plastiques sont rejetés dans les rivières et atterrissent dans la mer

 

Les spécifiques :
Huiles, batteries, piles : le pire des polluants ménager !
> 1 Litre d’huile de vidange pollue 1 km² d’eau, ou 1 m³ de terre, ou 1 000 000 L d’eau potable ! L'huile ça pollue énormément... et pour longtemps !
> 70% des piles sont rejetées dans la poubelle, ces piles contiennent des métaux lourd qui sont toxiques pour l'homme. La pire des piles étant la pile bouton au mercure, une seule de ces piles pollue 1 m³ de terre pendant 50 ans.
Donc on garde tout à bord jusqu'à trouver des bacs spécifiques pour le recyclage, rien ne se perd, tout se transforme, la valorisation de nos déchets est l'avenir.

A lire aussi : LES ESPÈCES LES PLUS DANGEREUSES DE NOS CÔTES ET NOS LAGONS

 

 

LE RECYCLAGE C'EST L'AFFAIRE DE TOUS
Protégeons notre planète pour nous et pour les générations futures.

 

 

Plastique fantastique ?

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Des nuages foncés s'accumulent au dessus des hauteurs, puis le vent s'intensifie les nuages se déplacent au dessus de nous ; c'est le signe d'un grain, le temps de fermer les hublots, et de rentrer le linge et voici que la pluie s'abat, drue, grosse, crépitante, abondante.

Le bon marin est toujours attentif aux signes de la météo.

La pluie ne s'éternise pas mais remplit les seaux et les récupérateurs d'eau afin de nourrir les réservoirs et à terre de nourrir la végétation gourmande. La pluie est un bienfait.

C'est alors que la pluie a cessé, que le spectacle commence, à chaque averse le scénario est le même, désolant. C'est la danse du plastique accumulé dans les déversoirs, dans les caniveaux, n'importe où et qui poussé par le vent et la pluie vient s'accumuler dans les eaux du lagon. C'est tout d'abord quelques bouteilles, puis de plus en plus et bientôt tout ce qui peu ou prou arrive à flotter, les papiers, les sacs, les boites de jus de fruits, les couches culotte … tout cela est emporté par le courant et se dirige vers le récif pour entamer un voyage plus ou moins long dans le bel océan.

Les mains des hommes et des femmes ont fabriqué cette pollution et nul ne semble plus capable de l'arrêter ni de l'endiguer. Partout, sur toutes les plages, toutes les îles, toutes les côtes du monde entier le même fléau se répand.

Les plus courageux et aussi les plus désespérés collectent, trient, entassent, ramassent, récupèrent cette peste espérant un recyclage incertain. Trop de plastiques différents, trop de matières, trop de molécules incompatibles, trop de plastiques souillés, les solutions de recyclage sont quasi inopérantes.

Virginie de Hent Eon ramasse les bouteilles

Utopie de retrouver une planète non souillée, nos enfants n'ont pas connu les chemins de promenade, les lieux de picnic, les parcs et jardins, les plages, les sentiers de randonnée, les rivages sans papiers gras, sans déchets plastiques et vraisemblablement ne les connaîtront jamais.

Tant que nous laisseront les industriels fabriquer des contenants non recyclables, tant que les lois n'interdiront pas la mise sur le marché de ces produits, le monde sera envahi par cette merde.

 

Pourtant, les discours sont toujours les mêmes : culpabilisants, ce sont les utilisateurs les coupables, c'est à eux de faire attention, de trier, de consommer autrement, de s'astreindre à produire zéro déchets, de recycler, de trouver des solutions, de ramasser, de collecter, de nettoyer, etc... mais pendant ce temps les industriels continuent à se gaver, à produire toujours plus, à ne pas prendre à leur charge la fin de vie de leur produits. Ce sont eux qui sont à la base de toute cette pollution, les fabricants de sacs plastiques, de verres en plastique, de fourchettes, de cuillères, de pailles, de brosses à dents, d'emballages souvent inutiles de toutes sortes.

En attendant ce jour béni où les politiques prendront leurs responsabilités dans ce domaine, effectivement nous devons tenter chacun à notre niveau de faire un geste, aussi petit soit il, pour la planète.

R2

Charte de bonne conduite du plaisancier en Polynésie

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Cette charte est crée par l'AVP et a pour but de définir des règles de bonne conduite pour les voiliers qui naviguent en Polynésie afin de les informer sur les pratiques et réglementations locales, d'améliorer leur image auprès des résidents "terriens" et donc d'harmoniser les comportements afin d'obtenir une vraie reconnaissance et acceptation auprès des autorités et de la population.
L'idée étant de prendre à contre-pied le train de restrictions qui est en marche contre la plaisance en Polynésie, en montrant notre engagement à la "réguler" par nous même et montrer patte blanche afin d’obtenir une souplesse dans les restrictions à venir et devenir le premier acteur de sa propre expansion et ne plus être le simple spectateur de la dégradation d'une plaisance que l'on ne souhaite pas.
Elle s'appuiera sur une documentation et une information détaillée qui sera développée en annexe afin d'expliquer pourquoi les points abordés sont essentiels et comment il est possible de les mettre en œuvre.
Nous nous attacherons à apporter des réponses et des solutions simple et bon marché pour équiper son bateau le cas échéant pour s'y conformer.

Chacun des membres de l'AVP sera libre d'y souscrire, ou pas.
Chaque souscription sera accompagnée d'un pavillon permettant d'afficher son engagement et sa volonté de mettre tout en oeuvre pour la respecter.

Cette charte sera évolutive et développée conjointement avec la participation de partenaires impliqués dans la plaisance en Polynésie.

Elle sera donc implémentée de préconisations de tous les acteurs qui jugeront bon d'y apporter de l'information sur une conduite à tenir afin de limiter l'impact de la plaisance sur le domaine qui le concerne. Les partenaires pourront être aussi bien des associations de protection de l'environnement de manière générale, que des organismes issus de l'administration ou du gouvernement, pourvu qu'ils soient impliqués dans notre démarche et que leurs préconisations soient cohérentes et "non liberticide".

Voici le projet de charte que nous avons élaboré :

CHARTE DE BONNE CONDUITE DES PLAISANCIERS EN POLYNÉSIE

AVANT TOUT, UN ENGAGEMENT :

En adhérant à cette charte, j’affiche mon engagement à avoir une attitude éco-responsable, à respecter la terre et sa population, les réglementations et usages en vigueur, et à protéger la faune et la flore de Polynésie.

UN PAVILLON POUR AFFICHER SON ENGAGEMENT :

En arborant le pavillon lié à cette charte, je montre aux autres plaisanciers et à la population que je me suis engagé à la respecter.


1 - Aucun rejet polluant en mer et tri des déchets (cliquez ici)

- Je conserve tous mes déchets à bord et je les trie pour les recycler selon les infrastructures disponibles prévues dans chaque île.
- Je privilégie une attitude éco-responsable active :
--> en ramassant les déchets trouvés en mer
--> en limitant l’utilisation de plastique à usage unique
--> en utilisant des produits sans effet sur l'environnement

2 - Traitement des eaux noires (toilettes) (cliquez ici)

- J’utilise mon dispositif de rétention et/ou les infrastructures prévues à terre, conformément aux prescriptions en vigueur pour éviter les rejets dans le lagon

3 - Respect de la faune et la flore sous-marine (cliquez ici)

- Je pose mon ancre exclusivement sur fond de sable ou de vase afin de préserver le corail
- Je respecte les règlements de pêche (poissons, coquillages, crustacés, …)
- Je respecte les distances et règles d’observation des mammifères marins

4 - Circulation dans le lagon (cliquez ici)

- Je navigue avec prudence dans le lagon et à l’approche des plages et des nageurs
- Je réduis ma vitesse dans les mouillages et à proximité d’autres bateaux

5 - Respect de la population et accès à terre

- Je privilégie les accès à terre publics à proximité du mouillage quand ils existent
- La plupart des terres étant privées (motu - îlots - compris), l’accès au rivage, la cueillette des fruits, quelquefois le simple passage sont soumis à autorisation des habitants.
- J’ancre à une distance raisonnable des habitations en respectant la quiétude des lieux
- Je me présente, je communique, et je m’informe auprès des habitants des spécificités du lieu visité.
- Je conserve une tenue décente à proximité du rivage, des embarcations et au contact des populations en général

6 - Entretien de son navire (cliquez ici)

- Je mets tout en œuvre pour maintenir mon bateau en état de navigation et de manœuvrabilité
- Je privilégie les aires de carénage équipées pour effectuer l’entretien de ma coque

7 - Solidarité, partage et communication (cliquez ici)

- Je défends les valeurs de solidarité et d’entraide entre gens de mer
- Je sensibilise mon entourage (et notamment les enfants) sur la protection et la sauvegarde de notre environnement et sur le respect de cette charte


ANNEXES DE LA CHARTE ÉCOCÉAN POLYNÉSIE :
ALTERNATIVES / SOLUTIONS / INFORMATIONS / PRÉCONISATIONS

Dans la charte, vous trouverez des liens vers ces annexes : elles ont pour but de fournir de l'information, apporter des solutions pratiques à ceux qui ne seraient pas en mesure de l'appliquer, et recensera toutes les préconisations des partenaires qui voudraient se joindre et participer activement à la charte en s'en servant comme canal de communication pour exposer au plaisanciers leurs problématiques.
Elle est TOTALEMENT ÉVOLUTIVE !

Mise aux normes : Cuve à EAUX NOIRES à bord, facile à installer…

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La loi interdit, dans de plus en plus d’endroits, le rejet des déchets organiques dans le lagon et près des côtes.
En Polynésie cet équipement est obligatoire dans la plupart des lagons ainsi que dans les marinas (le PGEM de Moorea l'a rendu obligatoire dans le lagon depuis 2004)

Les voiliers récents sont tous équipés de cuves à eaux noires. Le vôtre ne l'est pas encore ? Quelques conseils d'installation.

Vous n'avez pas la place d'installer une cuve à eaux noires ? Installez en une souple ! plus facile à loger, c'est une solution économique, discrète, respectueuse de l’environnement et des normes légales.

L'idée et d'interposer un réservoir souple et étanche entre votre WC et la vanne de coque.
• Vanne fermée, les matières passant par le WC sont retenues dans le réservoir.
• Vanne ouverte, elles partent à la mer (autorisé à plus de 3 milles des côtes).
• Au port, la vidange est faite par aspiration par un nable spécial monté dans le passavant.

Deux solutions préconisées :
• Réservoir au-dessus des WC, remplissage par la pompe des toilettes, évacuation en mer par gravité, au port par l'installation de la marina.
• Réservoir sous la flottaison, remplissage par la pompe des toilettes, évacuation en mer par pompe (électrique ou manuelle), au port par l'installation de la marina.

Selon comment sera utilisé le WC, des options peuvent être rajoutées : clapet anti-retour, évent, filtre à odeur, adaptateur pour diamètre tuyau, etc…

 

Caractéristiques techniques.

Cuve :
Dimensions : sur mesure, aux cotes du contenant (équipet, coffre) : pas de perte de place. Fabrication en PVC double peau de 2,4 mm d’épaisseur, souple, imputrescible, soudé à chaud.
Buses collées et boulonnées pour tuyau standard des toilettes (diam 38 mm intérieur, adaptateur si besoin).
Sangles de fixation soudées ceinturant la cuve (pas d’arrachage).
La cuve étant souple, le niveau de remplissage est tout de suite visible, sans possibilité de dysfonctionnement d’une jauge en milieu boueux. Pas de surprise à craindre.

Circuit :
Tuyau annelé anti odeur diam 38 mm.
Nable de pont marqué « WASTE ».
Double collier inox à chaque connexion du tuyau.

Options selon utilisation :
• Clapet anti-retour, si un retour de chasse est possible (selon la configuration).
• Mise à l’air par évent, filtre anti-odeur, si la cuve doit rester longtemps sans être vidée.
• Pompe électrique ou manuelle, si le réservoir est sous la flottaison, pour le vidange.

Note : le méthane, produit de la fermentation des eaux noires à terre, est inodore et deux fois plus léger que l’air. Contrairement au butane ou propane qui sont plus lourds et s’accumulent dans les fonds, cela n’est pas à craindre avec le méthane.
De plus, en eau salée, la fermentation est ralentie.

Conseils d’utilisation :
Comme avant, ne mettre dans les toilettes que les produits de digestion.
Idéalement, le papier aura une poubelle à part, comme cela se fait dans beaucoup de pays. Sinon, choisir de préférence un papier qui se délite bien à l’eau (mettre une feuille dans un verre d’eau, attendre et remuer pour voir s’il reste en feuille ou se disperse en particules).
Pour nettoyer et détartrer les tuyaux, continuez à utiliser du vinaigre mais évitez le chlore (Javel) même en solution dans l’eau de rinçage (cela n’affecte pas la cuve mais la faune et la flore).

Fusées de détresse périmées ?

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Comment s’en débarrasser ?

Impérativement dans un des points d’apport volontaire mis en place à Tahiti. Surtout PAS dans un bac vert ou gris !

Les tirer pendant un feu d'artifice n'est pas non plus un bon moyen de s'en débarrasser. Photo : Pascal Baudet, Pointe Vénus, 1 janvier 2019

La Dépêche et l’excellent Damien GRIVOIS nous informent :

Source : http://www.ladepeche.pf/points-dapport-volontaire-enfin-solution-fusees-de-detresse-perimees/

Les plaisanciers et les professionnels de la mer peuvent désormais se débarrasser, gratuitement et en toute sécurité depuis le 12 décembre, de leurs fusées de détresse périmées. En effet, le syndicat Fenua Ma, le Cluster maritime et le Pays ont décidé de la mise en place de neuf points publics à Papeete, Arue, Punaauia et Taravao pour la récupération de ces engins pyrotechniques dangereux. Aucun point d’apport n’est à ce jour prévu dans les îles, puisque le périmètre de compétence de Fenua Ma se limite aux îles du Vent.

« Si les fusées de détresse permettent de sauver des vies en mer, elles peuvent aussi, une fois périmées, s’avérer dangereuses pour le plaisancier et pour l’environnement » rappelait, ce jeudi matin sur le parking du partenaire Nautisport à Fare Ute, le directeur de Fenua Ma, Benoit Layrle. Et l’homme en sait quelque chose, puisque des fusées de détresse usagées ont déjà provoqué des incendies au Centre d’enfouissement technique (CET) de Paihoro ainsi qu’au centre de tri de Motu Uta, occasionnant des dégâts chiffrés à plusieurs dizaines de millions de francs.

Les engins pyrotechniques récupérés dans les points d’apport volontaire seront ensuite rapatriés par Fenua puis rendus inertes : le syndicat va les couler dans du béton à l’intérieur de drums de 200 litres. [note de l’AVP, on se demande ce que deviennent ces drums… aaah ils seront immergés avec les épaves de navires] Les engins concernés sont les fumigènes flottants, les fusées à parachute rouge, les « ocean signal flare », les jeux de trois feux à main rouges du coffret hauturier et enfin les jeux de trois feux à main rouges DNS.

Les lieux de dépôt sont Nautisport à Fare Ute, Sailtech, le port de pêche et le centre de retraitement et de tri de Motu Uta (Papeete), le Yacht club de Tahiti (Arue), la marina Taina (Punaauia), les magasins Ace et Nautisport Industrie-NSI (Taravao) et enfin le centre d’enfouissement technique de Paihoro.

https://www.tntv.pf/De-nouvelles-bornes-pour-les-fusees-de-detresse-perimees_a29555.html