Pourquoi adhérer à l'AVP en 2022 ?
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Home Posts by “Arnaud JORDAN” (Page 4)

Réponses à l’enquête d’utilité publique (version courte)

2 Comments

Voici les arguments développés lors d'une réunion de travail le mardi 12 mars 2019 à partir de 18H00 dans la salle du Yacht Club de Tahiti à Arue [Plan] en réponse à l'enquête d'utilité publique sur le projet de modification du PGEM de Moorea. Ces arguments sont repris et complétés et détaillés sur le document : Réponses à l’enquête d'utilité publique (version longue)

Arguments des Voiliers

en réponse à l’enquête d'Utilité Publique sur le Plan de Gestion de l’Espace Maritime de Moorea

Sources : Le texte complet de l'enquête PGEM | Carte Pêche | Carte Activités | Carte Espaces | Plan | Le PGEM actuel

Tronc commun

SÉCURITÉ

  • La notion d'Abri Côtier disparaît avec une application stricte du PGEM
  • Information préalable impossible. Un voilier met au mieux quelques heures (sinon plusieurs jours) pour atteindre un mouillage. Doit-il se mettre en danger lorsqu'il constate qu'il n'y a plus de place (retourner à Tahiti de nuit, avec un équipage fatigué...) ?
  • Les mouillages dans plus de 15 m. d'eau sont des mouillages dangereux et impraticables pour des voiliers
  • Les zones de mouillage libre sur fond de sable sont indispensables et doivent être autorisés
  • Déséquilibre des zones est / nord (13 mouillages vs 60 mouillages) qui désavantage l'accès depuis Tahiti

LÉGISLATIF

  • Absence des voiliers (dont certains vivent dans le lagon) au processus de révision du PGEM
  • Le processus de révision des quota est inique : ne vise que les voiliers, aucune autre activité. Les voiliers n'ont même pas de voix délibérative, au mieux une voix consultative dans la commission de révision
  • Nous voudrions pouvoir identifier une autorité compétente unique et non plusieurs délégataires
  • Les mentions "navires de plaisance [...] à des fins non commerciales" mettent en danger l'activité de charter et suppose une distinction entre les navires

PROPOSITIONS

  • Nous ne sommes pas hostile au paiement s'il est proportionnel au service et négocié pour l'ensemble des mouillages de Polynésie française ou au moins par zones de navigation et non par corps-mort ce qui rend sa collecte irréaliste.
  • Aucune mention d'accès à la terre (des pontons aménagés) dans le PGEM ce qui est pourtant indispensable pour organiser un mouillage et source de difficultés potentielles avec les habitants à terre
  • Nous voudrions que soit rédigé et mise en place une charte de bonne conduite afin qu'elle soit connue et respectée de tous

Autres remarques

Il me semble important de mettre en avant dans nos arguments le fait, que nous voulons être associés réellement à l'élaboration de ce PGEM, que nous ne voulons pas seulement contester tout en bloc mais être des parties prenantes dans les discussions au même titre que les pêcheurs et les autres utilisateurs du lagon.

Imposer des mouillages dans des zones de 25 à 30m de fond prouve la non consultation des plaisanciers par son côté irréaliste.

Il y a une volonté de la mairie de mettre de côté le seul tourisme qui a un bilan carbone acceptable. En effet, se déplacer au gré du vent n’est pas (trop) polluant alors que les autres touristes prennent l’avion ou les navettes rapides. Les autres activités lagonaires sont elles aussi très carbonées, on pense notamment au jet ski...

observations en version pdf

Et pour les plus motivés:

Liste exhaustive ( ou presque) d'observations 

Une liste beaucoup plus détaillée d'observations susceptibles d'être retranscrites dans le registre d'enquête publique, et complétant le tronc commun ci-dessus, vous est proposée ici : https://voiliers.asso.pf/2019/04/06/reponses-a-lenquete-dutilite-publique-version-longue/

Responses to the Utility Survey (short version)

No Comments

Here are the arguments developed at a working meeting on Tuesday, March 12, 2019 starting at 18:00 in the hall of the Yacht Club of Tahiti in Arue [Plan]in response to the public utility survey on the proposed modification of the PGEM of Moorea. These arguments are repeated and supplemented and detailed on the document: Responses to the Public Utility Survey (long version)

Arguments of the Sailors

in response to the Public Utility Survey on the Moorea Maritime Area Management Plan

Sources: The full text of the PGEM survey Fishing Map Activity Map Map Spaces Map The current MLEP

Common Core

Security

  • The notion of Coastal Shelter disappears with strict application of the PGEM
  • Previous information impossible. A sailboat takes at best a few hours (if not several days) to reach a mooring. Should he put himself in danger when he finds that there is no more room (return to Tahiti at night, with a tired crew...)?
  • The moorings in more than 15 m. water are dangerous and impassable moorings for sailboats
  • Free mooring areas on a sandy background are essential and should be allowed
  • Disbalance of the east/north zones (13 moorings vs. 60 moorings) which disadvantages access from Tahiti

Legislative

  • Absence of sailboats (some of whom live in the lagoon) in the PGEM review process
  • The quota review process is unfair: only for sailboats, no other activity. Sailboats do not even have a deliberative voice, at best an advisory voice in the Review Committee
  • We would like to be able to identify a single competent authority and not several delegates
  • The references to "pleasure ve[...]ssels for non-commercial purposes" endanger charter activity and assume a distinction between vessels

Proposals

  • We are not hostile to payment if it is proportional to the service and negotiated for all the moorings of French Polynesia or at least by navigation zones and not by dead body which makes its collection unrealistic.
  • No mention of access to land (arranged pontoons) in the PGEM, which is nevertheless essential to organize a mooring and source of potential difficulties with the inhabitants on land
  • We would like to see a charter of good conduct drafted and put in place so that it is known and respected by all

Other remarks

I think it is important to put forward in our arguments the fact that we really want to be involved in the development of this PGEM, that we do not only want to challenge everything as a whole but to be stakeholders in the discussions in the same way as the fishermen and other users of the lagoon.

Imposing moorings in areas of 25 to 30m in depth proves that boaters are not consulting by its unrealistic side.

There is a desire of the town hall to put aside the only tourism that has an acceptable carbon footprint. Indeed, moving with the wind is not (too) polluting while other tourists fly or shuttle sane. Other lagoon activities are also very carbonous, we think especially of jet skiing ...

observations in pdf version

And for the more motivated:

Exhaustive (or almost) list of observations 

A much more detailed list of observations that can be transcribed in the public inquiry register, and complementing the above common core, is offered here: https://voiliers.asso.pf/2019/04/06/reponses-a-lenquete-dutilite-publique-version-longue/

Réponses à l’enquête d’utilité publique (version longue)

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A link to a human translation in english

PGEM Moorea 2019

Liste d’observations à retranscrire dans le registre d’enquête publique

Le tableau ci-dessous récapitule un ensemble d’observations susceptibles d’être transmises au commissaire-enquêteur pour inscription dans le registre d’observations du public pour le projet de révision du PGEM de Moorea.

Il comprend 3 parties :

  • d’abord, les observations concernant essentiellement la plaisance,
  • puis les observations ayant trait au déroulement de l’enquête elle-même (horaires d’accès au registre d’observations, incomplétude du dossier soumis à enquête, etc) ;
  • et enfin des observations sur le contenu du dossier, qui ne concernent pas directement la plaisance .

Il n’est pas nécessaire que vous repreniez toutes les observations : il vous suffit d’en sélectionner quelques unes, qui vous paraissent les plus pertinentes à votre point de vue.

Il n’est pas nécessaire non plus de les recopier in extenso : une version abrégée, mais compréhensible est bien suffisante.

Vous pouvez bien sûr ajouter d’autres éléments qui ne figurent pas dans le tableau : dans ce cas, évitez totalement les attaques personnelles ou contre les habitants de Moorea, ainsi que contre les autres activités lagonaires.

Vous pouvez les mettre directement par écrit sur le registre de l’enquêteur : dans ce cas, il vous faudra vous déplacer aux jours et heures prévues pour cela (à Papeete par exemple, c’est les 15 et 16 avril, au service de l’Urbanisme ; à Moorea, c’est entre le 17 et le 27 avril, dans les différentes mairies).

Vous pouvez également les adresser directement par courrier au commissaire-enquêteur à l’adresse suivante :

M. Gaspard PONIA

Ccommissaire-enquêteur PGEM Moorea

Service de l’urbanisme, bat. A1

11, rue du commandant Destremau

BP 866 Papeete 98713 Tahiti

Vous pouvez enfin les remettre à l’AVP, par courrier (BP 3691, 98713 Papeete) ou à un membre du Bureau, qui les remettra elle-même au commissaire-enquêteur lors d’une entrevue avec lui.

Il est IMPORTANT d’avoir un maximum de participations individuelles : l’effet de masse et de mobilisation, de connaissance des imperfections du dossier, de propositions, … sont les plus sûres chances de faire bouger les choses dans un sens favorable et d’obtenir une concertation de dernière minute.

Texte incriminé

Observations

Observations spécifiques plaisance

Annexe 2 : Quotas de mouillages :

Il n’est fourni aucune justification quant à la méthode de détermination des chiffres des quotas de mouillages. Il n’est fourni aucune étude scientifique déterminant ces chiffres. Aucune association reconnue de plaisanciers n’a été associée à la détermination de ces chiffres.

Ils sont donc arbitraires ou plus probablement de la seule volonté déclarée de l’équipe municipale.

Les justifications, méthodes et études doivent, s'ils existent, être rendus publics.

Article 50-II-1° : Mouillages dangereux en milieu des deux baies :

Ces mouillages s’effectueraient par 30 à 40 mètres de profondeur, sur un fond de tenue médiocre.

C’est totalement ignorer comment il faut ancrer un bateau et bien la preuve que les plaisanciers n’ont pas été consultés : les bonnes pratiques de mouillage sont les suivantes :

- beau temps, bon fond, une personne à bord : 3 fois la hauteur d’eau

- idem, équipage à terre : 5 fois la hauteur d’eau

- mauvais temps : 7 fois la hauteur d’eau

Les voiliers embarquent 30 à 80 mètres de chaîne en moyenne (limitation due au poids), soit une capacité de mouillage sécuritaire par 15 m de profondeur environ.

Les mouillages en milieu des deux baies de Cook et d’Oponohu sont donc impossibles, sauf aux très grosses unités (25 m ou plus) ou dans des calmes plats totaux. Une obligation de les utiliser relèverait de la mise en danger de la vie d’autrui …

Les mouillages doivent choisis dans d’autres zones moins profondes.

Annexe 2 Répartition nord-sud des mouillages (60/13):

La grande majorité des activités lagonaires se situe au nord de Moorea.

Et la majorités des zones de mouillage imposées se situent aussi au nord de Moorea…

Pourquoi le PGEM n’équilibre pas les quotas de mouillages nord et sud ?

De plus, la répartition actuelle défavorise les voiliers venant de Tahiti, où se trouvent la plupart des voiliers locaux.

Information préalable sur l’occupation des mouillages :

Rien n’est prévu par le PGEM quant à l’information préalable des plaisanciers sur l’occupation réelle des mouillages.

Comment les voiliers sauront-ils que le(s) mouillage(s) envisagé(s) est(sont) déjà complet(s) ?

Impossibilité pratique du respect et du contrôle de ces quotas :

- des voiliers arrivant à la tombée de la nuit mouilleront là même si le quota est déjà atteint

- un éventuel contrôleur sera dans l’impossibilité de déterminer quels bateaux sont arrivés en derniers, en cas d’infraction au quota

Discrimination générale :

La loi autorise évidemment des différences de règles pour des situations différentes ; encore faut-il ne pas exagérer :

- La plaisance, qui ne fait l’objet d’aucune remarque négative dans le rapport portant sur le vécu du PGEM pour la période 2004-2013 « ÉLÉMENTS POUR UN DOCUMENT D'OBJECTIFS ET ACTIONS PRIORITAIRES, Association du PGEM, 2013 » se voit appliquer des mesures drastiques, non-concertées et injustifiées.

- L’activité de pêche, dont le préambule du texte du PGEM indique explicitement que le lagon est en état de sur-pêche, se voit après 5 années de concertation simplement imposée de mettre en place un comité chargé de proposer des mesures, et ce sans la moindre indication de délai.

Cette différence de traitement n’est pas acceptable.

A minima, la plaisance demande à être traitée comme l’activité de pêche, avec la mise en place d’un comité chargé de faire des propositions réalistes en termes de quotas, de charte de bonne conduite, d'équipements, dans un délai de quelques mois.

Article 50-1, alinéa 2 : Révision systématique des quotas tous les ans :

Cette mesure spécifique à la plaisance est manifestement discriminatoire : les autres activités lagonaires ne sont pas astreintes à cette exigence, et ce sans aucune justification apportée. Ceci, ajouté à la volonté déclarée publiquement de la municipalité de supprimer les voiliers du lagon, démontre le manque d’impartialité qui a prévalu à la rédaction du texte du PGEM.

Cette mesure doit être supprimée.

Préambule, avant-avant dernier alinéa : Concertation (absence de) :

« Afin de garantir une révision basée sur la concertation efficiente, la Commune (avec l’aide des projets RESCUE et INTEGRE) a défini une méthodologie pour identifier les cibles et les acteurs de cette révision ». Manifestement, cette méthodologie (pour laquelle aucune information pratique n’est donnée) a été un échec, car elle n’a pas permis de repérer l’AVP (seule association de représentation des plaisanciers de Polynésie française depuis 1981), ni d'ailleurs le Yacht Club de Tahiti ou la fédération tahitienne de voile, impactés eux aussi par le PGEM.

On peut en conclure que les mesures concernant les plaisanciers ont été « étudiées » sans eux : la concertation sur ce plan n’a donc pas été efficiente, voire inexistante.

La municipalité a accepté de participer enfin à une réunion d'information informelle organisée par l'AVP le 16 juin 2017, le rapport de final du PGEM est daté du 22 juin 2017.

L’AVP demande à être associé à la révision du PGEM.

Politique du tourisme :

L’avis favorable sous réserves de la mairie de Moorea-Maiao a été émis le 13 septembre 2018 : selon la presse, le maire y expose une position totalement opposée à la présence de voiliers dans le lagon de Moorea.

La politique déclarée du Gouvernement [« Objectif n° 2 : développer les activités nautiques et de croisière (actions n°29 et 30). De même, les segments du tourisme nautique (plaisance, charter, yachting et croisière), malgré un développement notable ces 5 dernières années, disposent encore d’un potentiel de croissance très important.... (DEBAT D’ORIENTATION BUDGETAIRE PREALABLE AU VOTE DU BUDGET PRIMITIF POUR L’EXERCICE 2018, RAPPORT DU GOUVERNEMENT, 11 octobre 2017) est d’augmenter encore la présence de voiliers dans les eaux polynésienne. Les Iles du Vent (donc nécessairement Tahiti et Moorea) vont donc voir encore plus de voiliers si les souhaits du Gouvernement se réalisent.

Comment est-il prévu par le PGEM de faire coïncider ces deux positions manifestement irréconciliables ?

Mouillages forains :

La version 2004 du PGEM autorisait le mouillage forain sur fonds de sable, à juste titre puisqu’il est partout reconnu que les ancres ne font pas de dégâts sur les fonds de sable. Cette possibilité n'existe plus dans cette version du PGEM révisée, sans qu'il n'y ait une seule justification étayée de cette décision.

Cette possibilité de mouillage forain, dans des zones raisonnables, doit être rétablie.

Accès à terre :

De même que le PGEM prévoit à juste titre de préserver les accès à la mer, il faut également qu’il prévoit des accès à la terre dans les zones de mouillage : pour des raisons de sécurité (approche des annexes motorisées à proximité des éventuelles zones de baignade), pour des raisons simplement économiques (accès des équipages aux magasins, bars et restaurants, prestataires touristiques terrestres, services payants terrestres (poubelles, eau, sanitaires, …).

Ceci doit être inclus dans le texte du PGEM.

Article 6-I-A Membres du comité permanent :

Alors que la plaisance fait l’objet de plusieurs pages à elle seule dans le texte du PGEM, elle n’a pas droit à un seul représentant avec voix délibérative :

Les plaisanciers demandent d’avoir un représentant au comité permanent, avec voix délibérative.

Article 50-I, alinéa 4 Redevance :

Les plaisanciers ne sont pas opposés au principe d’une redevance. Ils demandent simplement à être associés réellement lors de l’établissement de ses modalités, que ce soit sur une base locale (en fonction des prestations fournies), ou sur une base globale (permis de circuler …).

Article 49, 1° alinéa : Discrimination plaisance commerciale / plaisance amateur :

« Ces zones visent à organiser et gérer durablement les navires de plaisance à usage personnel, à savoir pour le loisir ou le sport et à des fins non commerciales ... ».

Compte tenu de l’imprécision de la rédaction, deux lectures peuvent en être faites :

- la plaisance commerciale (charters, locations AirBNB, etc) ne peut pas utiliser les zones organisées, et est de facto totalement exclue du lagon de Moorea puisqu’il n’y a aucun article traitant de son cas dans le reste du texte du PGEM ;

- la plaisance commerciale est libre de toutes contraintes, les limitations fixées dans le texte ne s’appliquant qu’à la plaisance amateur. De facto, les charters et autres AirBNB peuvent mouiller partout (ou presque) sur fonds de sable sans limitation de durée.

Il n’est donc pas possible de lire : la plaisance commerciale a les même contraintes que la plaisance amateur. Cette discrimination est contestable, ces deux formes de plaisance générant les mêmes problèmes vis-à-vis du lagon dans le cadre de ce PGEM ...

Procédure d’enquête publique

Arrêté ministériel 558 MLA du 21 janvier 2019

Accès au registre des observations :

Le registre d’observations n’est pas disponible au public en permanence, mais uniquement lors des rares et courtes présences physiques du commissaire-enquêteur dans chaque lieu.

Ceci est totalement inhabituel dans les enquêtes publiques. C’est contraire à une bonne participation du public à l’enquête.

Quelle sont les raisons ayant empêché la mise à disposition permanente du registre ?

Arrêté ministériel 558 MLA du 21 janvier 2019

Dématérialisation de l’enquête publique :

Alors que le Gouvernement veut une administration plus efficace et plus proche des citoyens, via l’utilisation d’Internet, l’enquête publique du PGEM de Moorea n’est pas disponible sur Internet, alors qu’il existe des outils « clés en main » pour ce faire.

Pour quelles raisons cette possibilité permettant un accès simple, complet et permanent au dossier et au registre, n’est-elle pas mise en œuvre, la législation ne semblant pas s’y opposer ?

Arrêté ministériel 558 MLA du 21 janvier 2019

et

article 1

Le dossier d’enquête publique n’est pas complet :

L’arrêté 558 MLA du 21/1/2019, article 2, indique la composition du dossier : « pièce n° 1, rapport de présentation (…) ». Le rapport de présentation, à son article 1, parle de cinq cartes pour définir entièrement le PGEM : il manque donc « la carte des vocations générales qui fixe les grandes orientations de l’espace lagonaire ». L’absence de cette carte ne permet pas au citoyen de juger si les 4 cartes fournies sont en accord avec la carte manquante.

Pourquoi avoir omis de joindre cette carte au dossier d’enquête ?

Le dossier d’enquête publique n’est pas complet :

L’avis favorable sous réserves de la mairie de Moorea-Maiao a été émis le 13 septembre 2018 : il devrait déjà figurer dans le dossier d’enquête (et/ou le registre) et être consultable par les citoyens: ce n’était toujours pas le cas à la date du (aujourd’hui). Il n’est également pas disponible via Internet.

Quelles sont les raisons juridiques (ou non) ayant empêché l’insertion de ce document, extrêmement important pour l’information complète du public sur l’avenir de certaines activités lagonaires susceptibles d’être remises en cause dès la publication finale du PGEM, dans le dossier d’enquête publique ?

Annexe 1

Le dossier d’enquête publique n’est pas complet :

L’annexe 1 renvoie à de nombreux documents via des « hyperliens », qui ne sont évidemment pas actifs dans un document … « papier ». Le dossier présenté à enquête publique devrait donc contenir également ces documents, dont la consultation a semblé suffisamment importante au rédacteur du dossier de présentation du PGEM pour qu’il prenne la peine de les lier informatiquement.

Pourquoi ces documents ne sont-ils pas joints au dossier ?

Article 4

Le dossier d’enquête publique n’est pas complet :

L’article 4 indique :« Dispositions transitoires : Les autorisations administratives délivrées avant l’entrée en vigueur du présent texte et qui ne lui sont pas conformes demeurent applicables jusqu’à la date du XXX. ».

L’absence de la date du XXX, surlignée en jaune dans le document, empêche le citoyen de porter un jugement éclairé sur l’application et les conséquences éventuelles de cette disposition (il y a une différence de fond essentielle dans le sens que prendrait l’article 4 selon que l’on retiendrait la date du 31/12/2019 ou celle du 31/12/2029 (équivalente à : aucune mise en conformité ne sera exigée), par exemple ...).

Comment le citoyen peut-il émettre un avis éclairé sur le document présenté à enquête sans cette information capitale ?

Copie du dossier :

Pour quelle raison objective et juridique (autre que celle de l’habitude) n’est-il pas permis d’obtenir une copie du dossier d’enquête (en version papier complète ou en version informatique) ?

Il est par contre autorisé d’en faire une photographie, mais pas une photocopie.

Arrêté ministériel 558 MLA du 21 janvier 2019 Adresse du commissaire-enquêteur :

Alors que dans d’autres dossiers d’enquête publique en Polynésie française l’adresse précise et complète du commissaire-enquêteur figure dans l’arrêté ministériel et dans les avis diffusés par voie de presse, ici il a fallu la demander expressément par mail.

Cette omission vient s’ajouter aux autres observations ci-dessus et ne facilitent  pas l’expression des opinions des citoyens.

Dossier de présentation – Éléments non spécifiquement plaisance

Autorités compétentes :

A de multiples reprises, le terme « autorités compétentes » est utilisé dans le texte du PGEM.

Il est indispensable de faire préciser dans un alinéa à rajouter que la Commune de Moorea n’est jamais incluse dans ce terme, qui ne concernera donc que des organismes du Pays .

Article 2 Limites géographiques du PGEM :

La définition de la limite du PGEM passe de la profondeur bathymétrique de 70 m à la distance de 250 mètres de la crête récifale. Il n’est indiqué nulle part les raisons, ni conséquences de ce changement de limites.

L’information du public est là encore incomplète.

Article 2 Limites du PGEM :

La bande côtière inaliénable des 3 mètres est-elle incluse dans la zone de responsabilité du PGEM ?

Article 8 Gestionnaire futur du PGEM

Après 14 ans d’existence, et 5 ans de révision, le texte du PGEM proposé est incapable de définir le système de gestion à venir : la commune de Moorea est seulement « identifiée » comme possible gestionnaire ! Alors qu’il existe potentiellement d’autres solutions envisageables (structure privée, structure associative, organisme du Pays, …), le dossier proposé à enquête publique laisse dans le flou le plus complet cette partie essentielle à la mise en œuvre efficace du PGEM.

Pire, la solution de la commune gestionnaire « sera discutée avec le gouvernement » : quid si le gouvernement refuse ? Aucune solution de repli, aucun délai n’est indiqué.

Il est donc difficile à la population de se prononcer sur un dossier aussi lacunaire.

Le texte du PGEM est donc notoirement incomplet, et doit être repris et finalisé.

Article 7, alinéa 1 Désignation des membres du comité permanent :

« En cas de désaccord sur la nomination d’un membre, il [le maire] procède à la désignation d’un membre ». Cette rédaction permettrait au maire de désigner tout le bureau en cas de désaccords multiples …

Pourquoi ne pas laisser le Comité trancher, et non le Maire ?

Article 10 Vitesse :

Les « zones fréquentées », où la vitesse est limitée à 5 nœuds, ne sont pas définies : le mot « fréquentées » n’est pas explicité sans la moindre ambiguïté, ce qui permet toutes les interprétations, et donc l’inapplicabilité de cette règle.

Elle doit être totalement claire, c’est un problème majeur de sécurité.

Article 12 Réseaux :

La zone de protection des réseaux sous-marins (interdiction d’ancrage) n’est pas définie en mètres dans le texte du PGEM, entraînant là encore des risques pour la sécurité de ces câbles.

Cette information doit figurer explicitement dans le texte du PGEM.

Article 43, alinéa 1 Pêche :

Alors que le PGEM a un vécu de 15 ans, et une période de révision de 5 ans, il n’a pas été possible de fixer les contraintes pour l’activité « pêche » dans ce PGEM : seule la mise en place d’un comité chargé de faire des propositions dans un délai non-défini est envisagée. C’est clairement là un chèque en blanc fait à cette activité, et un encouragement à la sur-pêche dénoncée dans l’introduction du document. C’est ce que dit en d’autres mots la Chambre Territoriale des Comptes dans son rapport 2017 sur la politique environnementale du Pays : « L’expérience a montré que les PGA et PGEM, tels qu’ils sont conçus, constituent davantage des outils d’organisation de l’espace et moins de protection du milieu naturel ».

Financement du PGEM :

Le dossier présenté à enquête publique n’aborde nulle part la question du financement : le public (contribuable) n’est absolument pas informé de combien le PGEM, va coûter, ni comment il sera financé ! L’incertitude totale sur le futur gestionnaire n’améliore pas les choses.

Par exemple, l’étude RESCUE (2016, non-jointe au dossier d’enquête publique) sur des mouillages payants conclut à une très grande difficulté à simplement équilibrer les comptes de la collecte de cette éventuelle recette…

Pourquoi n’y a-t-il aucun élément de chiffrage dans le dossier de présentation soumis à enquête publique ? Les habitants de Moorea seront-ils les seuls à payer pour ce PGEM ? Le dossier d’enquête est incomplet.

Révision :

L’article 8 du PGEM 2004 a disparu (il prévoyait la possibilité d’une révision exceptionnelle, autre celle décennale )

Nous demandons son rétablissement

Article 48-III Hydravions :

« Toute nouvelle autorisation d’amerrissage et de décollage sur le lagon des aéronefs est interdite. »

Sans être spécialiste de la chose, cette formulation paraît largement entachée d’illégalité...

Les observations en pdf

Responses to the Utility Survey (long version)

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PGEM Moorea 2019

List of observations to be transcribed in the public inquiry register

The table below summarizes a set of observations that could be forwarded to the Investigating Commissioner for inclusion in the Public Comment Register for the Moorea MSEP review project.

It consists of three parts:

  • First, the observations about boating,
  • then observations relating to the conduct of the investigation itself (timetables for access to the observation register, incompleteness of the file under investigation, etc.);
  • and finally comments on the content of the file, which do not directly concern boating.

You don't need to repeat all the observations: you just need to select a few, which you think are most relevant to your point of view.

It is also not necessary to copy them in full: an abbreviated but understandable version is sufficient.

You can of course add other elements that are not in the table: in this case, avoid all personal attacks or against the inhabitants of Moorea, as well as against other lagoon activities.

You can put them directly in writing on the register of the investigator: in this case, you will have to travel to the days and times provided for this (in Papeete for example, it is April 15 and 16, in the service of Urbanism; in Moorea, it is between the 17th and 27th of A.C. ril, in the various town halls).

You can also mail them directly to the investigating commissioner at:

Mr Gaspard PONIA

Ccommissioner-Investigator PGEM Moorea

Planning department, bat. A1

11 Commander Destremau Street

BP 866 Papeete 98713 Tahiti

Finally, you can deliver them to the AVP, by mail (BP 3691, 98713 Papeete) or to a member of the Bureau, who will give them to the Investigating Commissioner herself during an interview with him.

It is IMPORTANT to have a maximum of individual participation: the effect of mass and mobilization, knowledge of the imperfections of the file, proposals, ... are the safest chances to move things in a positive direction and get a last-minute consultation.

Offending text

Comments

Specific boating observations

Appendix 2: Quotas for moorings:

There is no justification for how wetting quota figures are determined. No scientific studies are provided that determine these figures. No recognized association of boaters has been associated with determining these figures.

They are therefore arbitrary or more likely the only stated will of the municipal team.

The justifications, methods and studies must, if they exist, be made public.

Article 50-II-1: Dangerous moorings in the middle of the two bays:

These moorings would be carried out by 30 to 40 meters deep, against a background of mediocre holding.

It is totally unaware of how to anchor a boat and the proof that boaters have not been consulted: good mooring practices are:

- good weather, good background, one person on board: 3 times the height of water

- ditto, shore crew: 5 times the height of water

- bad weather: 7 times the height of water

Sailboats carry an average of 30 to 80 metres of chain (weight limitation), which is a safe mooring capacity of about 15 metres deep.

The moorings in the middle of the two bays of Cook and Oponohu are therefore impossible, except for very large units (25 m or more) or in total flat calms. An obligation to use them would be a danger to the lives of others ...

Wetting should be chosen in other shallower areas.

Appendix 2 North-south distribution of moorings (60/13):

The vast majority of lagoon activities are located north of Moorea.

And the majority of the imposed mooring areas are also north of Moorea...

Why does the PGEM not balance the quotas for north and south moorings?

In addition, the current distribution disadvantages sailboats coming from Tahiti, where most of the local sailboats are located.

Advance information on the occupancy of the moorings:

There is no provision for the PGEM to provide for the boaters' prior information on the actual occupancy of the moorings.

How will sailboats know that the proposed anchorage is already complete?

Practical impossibility of respecting and controlling these quotas:

- sailboats arriving at nightfall will wet there even if the quota is already reached

- a possible controller will be unable to determine which boats arrived last, in case of a violation of the quota

General discrimination:

The law obviously allows for differences in rules for different situations; we must not exaggerate:

- Boating, which is not the subject of any negative remarks in the report on the experience of the PGEM for the period 2004-2013 "ELEMENTS FOR A DOCUMENT OF OBJECTIVES AND ACTIONS PRIORITYS, PGEM Association, 2013" is being applied drastic measures, uncoordinated and unjustified.

- The fishing activity, whose preamble to the text of the PGEM explicitly states that the lagoon is in a state of over-fishing, is seen after 5 years of consultation simply imposed to set up a committee to propose measures, without any indication delay.

This difference in treatment is not acceptable.

At a minimum, boating needs to be treated as a fishing activity, with the establishment of a committee to make realistic proposals in terms of quotas, charters of good conduct, equipment, within a few months.

Article 50-1, paragraph 2: Systematic review of quotas every year:

This boating-specific measure is clearly discriminatory: other lagoon activities are not subject to this requirement, without any justification. This, coupled with the municipality's publicly declared desire to remove sailboats from the lagoon, demonstrates the lack of impartiality that prevailed in the drafting of the PGEM text.

This measure must be removed.

Preamble, penultimate paragraph: Consultation (lack of):

"In order to ensure a review based on efficient consultation, the Commune (with the help of the RESCUE and INTEGRE projects) has defined a methodology for identifying the targets and actors of this revision." Clearly, this methodology (for which no practical information is given) was a failure, because it did not identify the AVP (the only association representing boaters in French Polynesia since 1981), nor for that matter the Yacht Club of Tahiti or the Tahitian sailing federation, also impacted by the PGEM.

It can be concluded that the measures concerning boaters were "studyed" without them: consultation on this level was therefore not efficient or non-existent.

The municipality has finally agreed to participate in an informal information meeting organized by the AVP on June 16, 2017, the final report of the PGEM is dated June 22, 2017.

The AVP requests to be associated with the review of the MMP.

Tourism policy:

The favourable opinion subject to the Moorea-Maiao town hall was issued on 13 September 2018: according to the press, the mayor sets out a position totally opposed to the presence of sailboats in the Moorea lagoon.

The Government's stated policy ["Objective 2: to develop boating and cruise activities" (actions 29 and 30). Similarly, the segments of water tourism (pleasure, charter, yachting and cruising), despite a notable development over the last 5 years, still have a very significant growth potential.... (DEBAT OF BUDGETARY ORIENTATION PREALABLE TO VOTE OF BUDGET PRIMITIF FOR EXERCICE 2018, REPORT OF GOVERNMENT, October 11, 2017) is to further increase the presence of sailboats in Polynesian waters. The Windward Islands (so necessarily Tahiti and Moorea) will therefore see even more sailboats if the wishes of the Government come true.

How is it envisaged by the PGEM to bring these two clearly irreconcilable positions together?

Fairground moorings:

The 2004 version of the PGEM allowed fairground mooring on sand bottoms, and rightly so, since it is widely recognized that anchors do not do damage to the sand bottoms. This possibility no longer exists in this version of the revised EMeP, without a single substantiated justification for this decision.

This possibility of fairground mooring, in reasonable areas, must be restored.

Land access:

Just as the PGEM rightly plans to preserve access to the sea, it must also provide for access to land in mooring areas: for safety reasons (approach of motorized annexes near possible bathing areas) , for simple economic reasons (crew access to shops, bars and restaurants, land-based tourism providers, paid land services (garbage, water, sanitation, etc.).

This must be included in the PGEM text.

Article 6-I-A Members of the Standing Committee:

While boating is the subject of several pages in the pGEM text alone, it is not entitled to a single representative with a deliberative voice:

Boaters ask for a representative on the standing committee, with a deliberative vote.

Article 50-I, paragraph 4 Fee:

Boaters are not opposed to the principle of a levy. They simply ask to be truly associated when establishing its terms and conditions, whether on a local basis (depending on the services provided), or on a global basis (permit to circulate ...).

Article 49, paragraph 1: Discrimination commercial /amateur boating:

"These zones aim to organize and manage recreational vessels for personal use, i.e. for leisure or sport and for non-commercial purposes ... ».

Given the vagueness of the writing, two readings can be made:

- commercial boating (charters, AirBNB rentals, etc.) cannot use organised areas, and is de facto totally excluded from the Moorea lagoon since there is no article dealing with its case in the rest of the PGEM text;

- commercial boating is free of all constraints, the limitations set in the text apply only to amateur boating. De facto, charters and other AirBNB can wet anywhere (or almost) on sand bottoms without limitation of duration.

It is therefore not possible to read: commercial boating has the same constraints as amateur boating. This discrimination is questionable, these two forms of boating generating the same problems vis-à-vis the lagoon in the context of this PGEM ...

Public inquiry procedure

Ministerial Decree 558 MLA of January 21, 2019

Access to the observation register:

The observation register is not available to the public at all times, but only during the few and short physical presences of the Investigating Commissioner in each location.

This is totally unusual in public inquiries. This is contrary to good public participation in the investigation.

What were the reasons why the register was permanently made available?

Ministerial Decree 558 MLA of January 21, 2019

Dematerialization of the public inquiry:

While the Government wants a more efficient administration and closer to citizens, through the use of the Internet, the public inquiry of the PGEM of Moorea is not available on the Internet, while there are "turnkey" tools to do so.

Why is this possibility, allowing simple, complete and permanent access to the file and register, not implemented, since the legislation does not seem to oppose it?

Ministerial Decree 558 MLA of January 21, 2019

And

Article 1

The public inquiry file is not complete:

Order 558 MLA of 21/1/2019, Article 2, indicates the composition of the file: "Exhibit 1, Presentation Report (...)". The presentation report, in Article 1, speaks of five maps to define the PGEM entirely: therefore, "the map of general vocations that sets the broad orientations of the lagoon space" is missing. The absence of this card does not allow the citizen to judge whether the 4 cards provided are in agreement with the missing card.

Why did you fail to attach this card to the investigation file?

The public inquiry file is not complete:

The favourable opinion subject to the Moorea-Maiao town hall was issued on 13 September 2018: it should already be included in the investigation file (and/or the register) and be consultable by the citizens: this was still not the case on the date of the (today). It is also not available via the Internet.

What are the legal (or not) reasons that have prevented the inclusion of this document, which is extremely important for the complete information of the public on the future of certain lagoon activities that may be called into question as soon as the final publication of the PGEM, in the public inquiry file?

Appendix 1

The public inquiry file is not complete:

Appendix 1 refers to many documents via "hyperlinks", which are obviously not active in a document ... "paper." The file submitted to the public inquiry should therefore also contain these documents, the consultation of which seemed important enough to the drafter of the MSP submission file to take the trouble to link them computer.

Why arethese documents not attached to the file?

Article 4

The public inquiry file is not complete:

Article 4 states: "Transitional provisions: Administrative authorizations issued prior to the entry into force of this text and which do not comply with it remain applicable until the date of the XXX. ».

The absence of the date of the XXX, highlighted in yellow in the document, prevents the citizen from making an informed judgment on the application and possible consequences of this provision (there is an essential substantive difference in the sense that Article 4 would take depending on whether one would remember the date of 31/12/2019 or that of 31/12/2029 (equivalent to: no compliance will be required by example , by example , by which one would be required by the date of 31/12/2019).

How can the citizen issue an informed opinion on the document presented to the investigation without this crucial information?

Copy of the file:

Why is it not permissible to obtain a copy of the investigation file (in full paper or computer version)?

On the other hand, it is allowed to make a photograph, but not a photocopy.

Ministerial Decree 558 MLA of January 21, 2019 Address of the Investigating Commissioner:

While in other public inquiry files in French Polynesia the precise and complete address of the investigating commissioner appears in the ministerial decree and in the notices circulated by press, here it had to be specifically requested by email.

This omission is in addition to the other observations above and does not facilitate the expression of citizens' opinions.

Presentation folder - Items not specifically for pleasure

Relevant authorities:

The term "competent authorities" is used repeatedly in the text of the PGEM.

It is essential to make it clear in a paragraph to add that the Municipality of Moorea is never included in this term, which will therefore only concern agencies of the country .

Article 2 Geographical limits of the MLP:

The definition of the PGEM limit increases from the bathymetric depth of 70 m to the distance of 250 metres from the reef ridge. Nowhere is the reasons for this change of limits indicated.

Again, the public's information is incomplete.

Article 2 Limitations of the MLP:

Is the 3-metre inalienable coastal strip included in the MLP area of responsibility?

Article 8 Future manager of the PGEM

After 14 years of existence, and 5 years of revision, the proposed PGEM text is unable to define the management system to come: the municipality of Moorea is only "identified" as a possible manager! While there are potentially other possible solutions (private structure, association structure, country body, etc.), the file proposed for public inquiry leaves in the most complete blur this part essential to the effective implementation of the I'm PGEM.

Worse, the solution of the common manager "will be discussed with the government": what if the government refuses? No fallback solution, no time limit is indicated.

It is therefore difficult for the public to comment on such a dislocated issue.

The text of the PGEM is therefore notoriously incomplete, and must be taken up and finalised.

Article 7, paragraph 1 Appointment of Standing Committee members:

"If there is a disagreement over the appointment [le maire]of a member, it appoints a member." This drafting would allow the mayor to designate the entire office in case of multiple disagreements ...

Why not let the Committee decide, not the Mayor?

Article 10 Speed:

The "frequented areas", where the speed is limited to 5 knots, are not defined: the word "frequented" is not explained without the slightest ambiguity, which allows all interpretations, and therefore the inapplicability of this rule.

It has to be totally clear, it is a major security issue.

Article 12 Networks:

The protection zone for underwater networks (anchor ban) is not defined in metres in the text of the PGEM, again entailing risks to the safety of these cables.

This information must be explicitly included in the text of the PGEM.

Article 43, paragraph 1 Fishing:

While the PGEM has a 15-year experience, and a 5-year review period, it has not been possible to set the constraints for the "fishing" activity in this PGEM: only the establishment of a committee to make proposals within an undefined time frame is envisaged. This is clearly a blank cheque for this activity, and an encouragement to overfishing denounced in the introduction of the document. This is what the Territorial Chamber of Auditors says in its 2017 report on the country's environmental policy: "Experience has shown that The PGA and PGEM, as they are designed, are more of the tools for organising space and less protection of the natural environment."

MLPP funding:

Nowhere does the file presented to the public inquiry address the issue of funding: the public (taxpayer) is absolutely not informed of how much the MMIS will cost, or how it will be financed! Total uncertainty about the future manager does not improve things.

For example, the RESCUE study (2016, not attached to the public inquiry file) on paid moorings concludes that it is very difficult to simply balance the accounts for the collection of this possible recipe...

Why is there no encryption element in the submission file submitted to public inquiry? Will the people of Moorea be the only ones paying for this PGEM? The investigation file is incomplete.

Revision:

Article 8 of the 2004 MLP has disappeared (it provided for the possibility of an exceptional revision, other than the 10-year review)

We call for his recovery

Article 48-III Seaplanes:

"Any new authorization to land and take off on the aircraft lagoon is prohibited. »

Without being a specialist in the matter, this formulation seems largely tainted with illegality...

Comments in pdf

Nautisme : indésirables voiliers à Moorea

2 Comments

Voici l'article paru sous le titre Nautisme : indésirables voiliers à Moorea dans Tahiti Pacifique du 25 janvier. Vous pouvez le télécharger à cette adresse

https://www.tahiti-pacifique.com/Nautisme-indesirables-voiliers-a-Moorea_a1081.html

ou le lire ci-après.

Comme vous, je suis tout à fait peiné (et je mesure mes mots) à la lecture de cet article. Mais restons positifs. Nous passons pour des râleurs indisciplinés ? Et bien râlons, mais entre nous. Ne tendons pas les verges pour nous faire battre. Que cet article soit l'occasion que chacun s'exprime, en commentaire, sous l'article. Et c'est peut-être aussi le moment

  • de faire des propositions concrètes, réalistes, intelligentes, avec une vraie connaissance du terrain,
  • de rassembler les arguments qui nous servirons à réagir à l'enquête d'utilité publique,
  • d'afficher nos véritables préoccupations pour le nautisme durable en suivant cette formation en ligne

Si vous parvenez à me lire, vous devez pouvoir commenter. Organisons le débat, nous irons porter cette parole légitime où l'on voudra bien l'entendre.

En réunion de crise le 25 janvier, le bureau de l'Association des Voiliers en Polynésie a débattu autour de l’attitude à tenir. Deux positions divergentes ressortent :

  • publication d’un droit de réponse (version light : simplement factuel, version hard : offensif contre la municipalité et ses contre-vérités).
  • ne pas réagir (journal lu essentiellement par popaa, pas de faits ou de déclarations nouvelles …)

Nous convenons de ne pas réagir pour l’instant ; par contre, nous demanderons une nouvelle fois un rendez-vous avec le maire de Moorea (sans grand espoir, les précédentes demandes étant restées sans réponse)

Même débat autour de la diffusion de cet article. Là encore, deux positions divergentes :

  • - ne rien faire, pour éviter de « mettre de l’huile sur le feu » ;
  • - diffuser cet article de Tahiti-Pacifique sur le site AVP.

La mise en ligne d’un article d’un journal payant encore en vente étant peu légale, nous convenons de le diffuser seulement à nos membres.


Nautisme : indésirables voiliers à Moorea

Vendredi 25 Janvier 2019 - écrit par Toatane Rurua

À l’approche de l’enquête publique pour le renouvellement du PGEM à Moorea, la municipalité a décidé, par souci de l’environnement et de la sécurité des usagers de la mer, de supprimer certaines zones de mouillage jugées "polluantes" ou présentant  "des risques d’accident". De nouvelles zones ainsi que de nouvelles infrastructures seraient à l’étude pour mieux structurer l’accueil des voiliers. La zone de Tahiamanu, notamment, cristallise toutes les tensions, en attendant des solutions.

À Tahiamanu, il a été recensé sept bateaux dans lesquels vivent des résidents de l’île Sœur. Crédit photo : DR

Alors que le projet de révision du PGEM (Plan de gestion de l’espace maritime) sera bientôt soumis à une enquête publique à Moorea en vue d’une concertation avec la population et les institutions, l’inquiétude règne chez les plaisanciers. Et pour cause, lors d’un conseil municipal tenu à la fin de l’année dernière, la majorité des élus a décidé de supprimer certaines zones de mouillage très appréciées des voiliers et des touristes, notamment celle en face de la plage de Tahiamanu.

Et, pourtant, depuis le début des discussions entre les différentes parties (élus, représentants des voiliers…) dans le cadre de la révision du PGEM, les représentants des voiliers ont adopté d’emblée une position catégorique : il était hors de question d’exclure les plaisanciers de la zone "mythique et emblématique" de Tahiamanu. Ce site serait incontournable pour les plaisanciers, en particulier pour les touristes, au vu de la beauté du site et du paysage. Le ton était d’ailleurs rapidement monté, puisque des plaisanciers de l’île Sœur ont lancé, dès le début des négociations, une pétition contre la suppression de cette zone de mouillage, au mois de septembre 2017. Les esprits se sont finalement apaisés avec les élus, par la suite...

Mais alors que les discussions se poursui­vaient, avec le soutien technique de l'Agence française pour la biodiversité, dans le cadre du projet RESCCUE (Restoration of Ecosystem Services and Adaptation to Climate Change, restauration des services éco-systémiques et adaptation au changement climatique), les élus de la majorité ont décidé d'adopter une décision ferme vis-à-vis des zones de mouil­lage à autoriser. Outre le site de Tahiamanu, d'autres zones de mouillage seraient également retirées : Papetoai (près des tiki submergés), Opunohu, Haapiti, Afareaitu (Maatea et Patae), de Teavaro (face à la vallée Maamaa).

Plaisanciers déterminés

Il reste toutefois à voir prochainement la réaction des représentants des plaisanciers. Est-ce que l'on n'assistera pas à un clash dans les jours à venir, entre la municipalité et eux ? Une chose est sûre, ces derniers seraient déterminés à faire entendre leur voix. Mais pourquoi tant d'intransigeance de la part du maire de Moorea, Evans Haumani, et de sa majorité vis-à-vis des voiliers ?

Le tàvana et son conseil municipal expriment tout simplement, face au nombre grandissant de voiliers, leur volonté de structurer l'accueil des plaisanciers et de remettre de l'ordre face à certains comportements nuisibles autour de l'île Sœur. Il y a une volonté claire de leur faire payer les services communaux habituels, tels que l'eau ou le ramassage des déchets, comme tout citoyen de l'île. Dans l'annexe de

RÉACTION

EVANS HAUMANI, MAIRE DE MOOREA-MAIAO

"NOTRE VŒU EST QU'IL N'Y AIT PLUS DE VOILIERS À TAHIANIANU"

"Il y a un problème de sécurité sur la zone de mouillage de Tahiamanu. Les voiliers occupent le chenal, alors que celui-ci est utilisé par plusieurs prestataires. Ces derniers viennent vers la plage pour éviter ces voi­liers, là où il y a justement plein de baigneurs. Il y a donc des risques d'accident. Tahiamanu est peut-être un site international, mais c'est une plage publique. On se préoccupe avant tout de la sécurité de la popu­lation. C'est notre priorité.

Je rappelle à tout le monde que la commune a été condamnée à verser 20 millions de Fcfp à la famille de la victime de l'accident de paddle, survenue en novembre 2011 à Haapiti. On a aussi été obligés de prendre, à un moment donné, un arrêté pour suspendre les activités de kitesurf dans certaines zones lagunaires de Moorea, à cause de quelques com­portements dangereux. On a finalement trouvé un accord par la suite. Le vœu du conseil municipal est qu'il n'y ait plus de voiliers à Tahiamanu.
Il y a aussi des risques d'accident dans la baie d'Opunohu et celle de Paopao avec les voiliers. Ceux-ci gênent le passage des paquebots. On fait d'ailleurs souvent appel à la brigade nautique de la commune ou du service de l'équipement pour intervenir en cas de souci. Les riverains se plaignent également des rejets d'eaux sales des voiliers ou des poubelles qui sont amenées sur les bords de route.
On a un projet de création d'une marina flottante dans la baie de Paopao. La commune a aussi commencé a acheté des terrains à Paopao afin de construire les infrastructures d'accueil pour les plaisanciers, comme les toilettes, les sanitaires ou les buanderies. On étudie également à la possibilité de mettre en place de nouvelles zones de mouillage autour de l'île."

sa délibération n°93 /2018 du 13 septembre 2018, les élus, qui ont émis leur souhait de mettre en place une redevance/taxe, ainsi que de réduire le quota des mouillages, font justement le constat suivant : "Trop de voiliers et yachts sont présents sur le plan d'eau, sans aucune contrepartie financière versée à la commune, alors que ces derniers déposent leurs déchets à terre ou viennent se ravitailler en eau."
L'absence de ces services à la disposition des voiliers provoquerait quelques dérives, qui seraient très mal appréciés par cer­tains riverains. "Ces voiliers (dans la Baie de Opunohu) sont là depuis des années. Au début, ils venaient jeter leurs déchets dans la poubelle du magasin, avant que le propriétaire ne s'en rende compte et retire ses poubelles. Par la suite, ils ont continué à jeter leurs sacs poubelles dans la mer. II y a toutes sortes de déchets dans leurs sacs, comme des boîtes de conserve", témoigne un pêcheur de Urufara. "Une fois, un plai­sancier est venu déposer ses déchets sur des chaises dans ma cour et a utilisé mon eau. Je lui ai clairement fait comprendre qu'il ne devait pas recommencer. Je me demande s'ils utilisent désormais les poubelles ou l'eau des autres habitants", a déclaré Edmée Brosious, présidente de l'association Paruru ia Opunohu.

La pollution dans le lagon est égale­ment l'une des problématiques qui préoccupe les élus de l'île Soeur. Pour rappel, l'un des objectifs du PGEM de Moorea est le contrôle des pollutions et des dégradations du milieu marin. Or, à l'aube du renouvellement de ce PGEM, créé en 2004, on ne peut pas dire que les voiliers ont fait, jusqu'à présent, forte impression auprès des élus, ainsi que de la population, en matière de limitation de leur impact sur l'environnement. C'est ce que révèle notamment une enquête réalisée dans le cadre du projet Rescue auprès des riverains de la baie de Opunohu (Rapport "Gestion des mouillages à Opunohu/Moorea et aux Gambier"). Selon les résultats de cette enquête, "les plaisanciers souffrent dans l'ensemble d'une mauvaise image, les résidents considèrent que toutes les eaux usées (toilettes, vaisselle) partent à la mer sans traitement et polluent, avec un impact notable sur les poissons qui risquent d'être pêchés et sur les eaux de baignade. Ils considèrent également que les voiliers jettent leurs ancres sur les récifs et détruisent les coraux".

Certains riverains n'hésitent d'ailleurs pas à exprimer leur frustration. "Ces voiliers [à Urufara, dans baie de Opu­nohu] sont là depuis des années. Ils utilisent un seau d'eau pour récupérer les eaux des toilettes et les versent dans la mer. Ce qui est très mauvais pour les enfants puisque ces derniers se baignent juste à quelques mètres des voiliers. Je n'habite pas aux alentours de Tahiamanu, mais je suis certain que les voiliers font la même chose là-bas", témoigne encore le pêcheur de Urufara avant d'ajouter que " les mtito'i et les élus savent pertinemment ce qui se passe. C'est à eux d'aller les voir pour faire un rappel à l'ordre. Ça serait bien que ces voiliers soient déplacés vers des sites où ils auraient des infrastructures adéquates à leur disposition, comme les toilettes. Il y a par exemple le quai de Papetoe".

La cohabitation avec les prestataires de service pourrait être améliorée par un meilleur partage de la zone.

"Beaucoup de poissons tels que les ôrare, les ohopu ou les ha'urà ne viennent plus dans la baie de Opunohu, depuis quelques années. Cela en va de même pour les dauphins. ll y a aussi moins de ature. Nous sommes convaincus que cela est dû à la pollution causée par les voiliers et par les excursions de Jet-Ski. J'ai personnellement dit à tavana Evans que nous n'en voulons plus [les voiliers et les Jet-Skis] dans cette baie", insiste Edmée Brosious.
Outre l'impact environnemental sur le milieu marin, la gêne visuelle causée par les voiliers auprès de la population dans certaines zones de mouillage, telle Tahiamanu, inquiéterait également les élus de l'île Soeur.

Non-respect de la réglementation sur les ancrages

Mais s'il y a bien un point qui inquiète le plus le tàvana de Moorea et ses maires-adjoints dans la révision du PGEM, c'est bien celle de la sécurité de tous les usagers de la mer. Il y est écrit, par exemple, que la présence de voiliers dans la zone de Tahiamanu gêne le chenal. Ce qui augmente les risques d'ac­cident et pose une question de sécurité, qui incombe au maire. La décision de suppri­mer cette zone ne s'est pas fait attendre d'autant qu'elle est l'une des zones les plus fréquentées par les prestataires touristiques (bateaux, pirogues à moteurs, Jet-Skis, etc.), les pêcheurs et la population. Cette zone lagunaire, en plus d'être bien située entre plusieurs hôtels et pensions de famille, représente une voie d'accès indispensable vers quelques sites touristiques incontour­nables (plongée sous-marine, shark-feeding, nourrissage de raies, tiki sous-marins ...) ou d'autres sites très appréciés de la popula­tion tels que les motu Tiahura et Faaone, à Haapiti. Toutes ces embarcations sont donc obligées de contourner à chaque fois les quelque 20 à 30 voiliers présents dans le chenal, pendant toute l'année. Outre la sécurité dans le chenal, celle des baigneurs qui viennent régulièrement se détendre à la plage de Tahiamanu, située à quelques mètres de la zone de mouillage et du chenal, préoccupe également les élus.

RÉACTION

JULIEN GUILLET, TECHNICIEN À CREOCEAN, DANS LE CADRE DU PROJET RESCCUE

"ON A DÉTERMINÉ COMBIEN DE MOUILLAGES ON POUVAIT METTRE"

"Notre travail sur le site de Tahiamanu était de deux ordres : la protection contre l'érosion du sol de la plage et la mise en place d'une zone de mouillage organisée pour , les plaisanciers. L'aspect technique était de concevoir, la zone de mouillage, de dimensionner les ancrages. écologiques, la ligne de mouillage, les bouées et de mettre tout cela sur des plans. Il fallait savoir combien on pouvait mettre de bateau sur la zone en respectant les zones d'évitages, les longueurs de ligne de mouillage. Pour cela, on a fait une cartographie des fonds, on a été voir la nature des fonds, les épaisseurs des matériaux de fonds de sable pour savoir si on pouvait mettre des ancrages écologiques, en sachant qu'un tel ancrage écologique nécessite d'avoir deux à trois mètres de sable. Une fois qu'on a eu ces informations, on a pu déterminer combien on pouvait mettre de mouillages avec leurs caractéristiques, ainsi que le diamètre des chaînes, des bouées... Sur l'emplacement des mouillages, on a échangé au préalable avec les élus. De même, on a effectué des visites de terrain et des enquêtes auprès des riverains. Il y avait la problématique, avec ces derniers, de ne pas trop mettre de mouillages en face des lagons. ll y a aussi eu des échanges sur le terrain avec les élus et le représentant des plaisanciers. Cela a permis de circonscrire une zone qui convenait globalement à tout le monde. On a revu notre plan d'implantation des mouillages à plusieurs reprises, en tenant compte à chaque fois des contraintes des acteurs locaux. Ainsi, sur la zone de Tahiamanu, on avait fixé un premier nombre de mouillages. Celui-ci a été revu en fonction de l'im­plantation de la zone, qui a été déplacée en cours de route pour tenir compte des remarques, comme le problème de navigation dans le chenal et le passage des prestataires. C'est une problématique des décideurs publics qui, à un moment donné, doivent décider combien on en accepte. Les discussions se sont déroulées dans le cadre de la révision du PGEM. Ce qui se passe après est en dehors de notre cadre d'intervention."

Le risque d'accident créé par le nombre trop élevé de voiliers dans certaines zones de mouillage n'est en fait que la conséquence directe du non-respect de la réglementation du PGEM, de la part de certains plaisanciers depuis quelques années, au sujet du délai autorisé des ancrages. La réglementation en vigueur prévoit qu'un bateau peut rester ancrer 48 heures sur les fonds de sable. Passé ce délai, il doit être ancrée dans les zones prévues à cet effet, au maximum 7 jours consécutifs et 90 jours cumulés au cours de l'année". Force est de constater que cette règle n'est pas respectée par tous. Dans la zone de mouillage de Tahiamanu par exemple, cinq voiliers seraient restés sur place depuis quelques années, selon la brigade nautique de la municipalité. S'il n'est pas question de bannir la présence de plaisanciers à Moorea, alors même que ce tourisme tend à se développer, entre incivisme de certains plaisanciers et laxisme des autorités, il est temps de mettre un peu d'ordre.

Toatane Rurua

INTERVIEW

Stéphanie BETZ PRÉSIDENTE DE TAIMOANA (SYNDICAT DES ACTIVITÉS NAUTIQUES)

"COMME PARTOUT DANS LE MONDE, TU PAYES S'IL Y A UN SERVICE"

La présidente de Taimoana n'est pas à court d'idées pour améliorer la situation.

Plusieurs problématiques pré­occupent actuellement les élus de Moorea, telles que les poubelles ou encore la pollution causée par les voiliers. Que leur répondez-vous ?

On entendait ces problématiques l'année dernière lors des réunions du PGEM avec le maire et les équipes de la commune. Il y avait un nombre trop élevés de voiliers à Tahiamanu, les poubelles, les histoires de pollution avec les eaux usées des voiliers, les toilettes, etc. On voudrait dire qu'on comprend lorsqu'il y a une problématique, mais il y a aussi des solutions. Par exemple, les bateaux peuvent avoir des "holding tank" (réservoir de stockage) pour les eaux usées, puis les vider quand ils s'en vont. Concernant les déchets, on a payé et installé des poubelles avec des auto­collants à l'ancien hôtel Bali Hai (hôtel Aimeo Lodge) pour que les plaisanciers puissent aller mettre leurs déchets dans les poubelles sans se dire : "J'utilise la poubelle de quelqu'un d'autre ou personne n'a payé la rede­vance à la commune pour mes déchets." Nous attendons que les nouvelles zones de mouillage soient fixées par la commune avant de proposer de déposer de nouvelles poubelles. On leur demande en fait de nous prendre comme des sources de solution parce que la commune ne pourra pas tout gérer toute seule. Si on travaille avec tous les acteurs, on peut arriver à gérer et à réguler pour que cela soit le moins nuisible possible pour la population.

Les élus sont très préoccupés par les risques d'accident à Tahiamanu. Com­prenez-vous leurs réactions ?

Effectivement, 40 bateaux sur le site de Tahiamanu, c'est trop. Du coup, les bateaux débordent un peu dans le chenal. Mais on a aussi fait des propositions par rapport à la problématique de la sécurité.

On pourrait avoir les baigneurs à la plage de Tahiamanu et placer les voiliers immobiles juste après, pour protéger ces baigneurs. Les speed boats passeraient ainsi par le chenal, sans tra­verser au milieu des voiliers. Les baigneurs pourraient dans ce cas faire tranquille­ment des activités nautiques sans avoir à craindre des engins à moteur. Si on limite le nombre de bateaux à Tahiamanu, il faut aussi donner à l'en­semble des utilisa­teurs la possibilité d'y aller. Si dix mouillages sont autorisés dans le PGEM à Tahiamanu, il faudrait avoir une durée limitée pour l'utilisation des corps-morts et un code couleur pour chaque type d'utilisateur. Ce qui permettrait à chacun d'avoir la possibilité d'y aller et de ne pas nuire au développe­ment économique de l'île, des sociétés de charter ou de la plaisance en général. Il faudrait effectivement se dire qu'il y en a trop, qu'on doit réguler et qu'on doit réfléchir au nombre de mouillage supportable pour le site.

Pour quelle raison les plaisanciers veulent absolument garder le site de Tahiamanu comme zone de mouillage ?

C'est un peu comme quand tu vas à Paris, tu vas voir la Tour Eiffel. Quand les plaisan­ciers de l'étranger viennent à Moorea, ils viennent voir Tahiamanu. Avant de venir, ils ont déjà vu le site dans les livres ou dans les guides dans lesquels les gens racontent leur escale à Moorea. C'est un mouillage mythique et emblématique, un des plus beaux de la Polynésie française. La vue, le mouillage dans le sable, la montagne, la baie : c'est magique. Le site de Tahiamanu fait partie des escales que les plaisanciers-résidents, les plaisanciers internationaux ou les sociétés de charter veulent voir.

Ce site et celui près des tiki (tiki sub­mergés du sculpteur Tihoti dans le lagon de Papetoai, ndlr) font partie des sites de mouillage incontournables de la Polynésie française. D'ailleurs, on aimerait qu'il y ait au moins deux à trois corps-morts au site des tiki dans le nouveau PGEM pour que les plaisanciers aient la possibilité d'y aller pendant le jour.

Pour Tahiamanu, c'est aussi une ques­tion de sécurité, une histoire d'ancre. Un plaisancier n'a pas assez de chaîne pour mouiller dans 20 mètres de profondeur. S'il y a 20 mètres de profondeur, tu dois mettre au moins 60 mètres de chaîne pour être sûr que ton bateau ne va pas partir lorsqu'il y a un coup de vent. Or les bateaux n'ont pas 60 mètres de chaîne, parce que c'est trop lourd. À Tahiamanu, il y a 5 mètres de profondeur alors que dans la baie, c'est profond. Si toutefois la commune décide de mettre des corps-morts dans la baie, il faut que ceux-ci soient entretenus, vérifiés. S'ils cassent, les plaisanciers pourraient avoir des problèmes avec leur bateau et on leur aurait fait payer, dans ce cas, la nuit au corps-mort pour rien.

Vous mettez souvent en avant l'argument de l'impact économique de la présence des plaisanciers à Moorea. Pourriez-vous nous donner quelques chiffres ?

Il y a deux sociétés de charter indépendan­tes basées à Moorea qui font 150 à 200 jours de charter par an, sachant qu'une journée de charter coûte en moyenne 100 000 francs. La société "Tahiti Voile et Lagon" fait 120 jours par an d'excursion pour le navire Paul Gauguin. La société "Poe Charter" fait en gros 60 jours de charter par an avec les paquebots. Après, il y a les loueurs indépen­dants qui font en moyenne 5 à 10 jours d'excursion par an. Au total, on estime que les sociétés de charter totalisent ensemble 400 journées d'excursion par an. Concer­nant le flux de la plaisance internationale, il y a 700 bateaux de l'étranger qui restent une dizaine de jours par an. Ce qui leur fait donc 7 000 nuits. Leurs zones de mouillage favori sont Opunohu et Tahiamanu. Après, il y a les rallyes, c'est-à-dire des voiliers qui naviguent en groupe. Il y a deux à trois rallyes par an dans lesquels 30 bateaux naviguent ensemble. C'est comme quand on organise l'événement "Tahiti-Moorea sailing rendez-vous", auquel participent 60 bateaux. Dans ce cas, il y a une organ­isation qui s'assure que les bateaux sont mouillés au bon endroit. La population est carrément impliquée dans cet événement, depuis quinze ans. La commune nous sou­tient aussi. Donc on ne peut pas dire que la commune ne veut pas des voiliers, parce qu'elle nous aide dans ce type d'activité.

Après, il y a les voiliers-résidents de la Polynésie française. L'AVP (Association des voiliers de Polynésie) a estimé que 30 à 40 bateaux viennent régulièrement passer un week-end à Moorea. Ceux-là utilisent et payent également plusieurs services, comme l'accrobranche (à Opunohu, ndir). Ils vont aux snacks, etc. L'AVP a aussi recensé sept bateaux à Tahiamanu dans lesquels vivent des résidents de l'île Sœur.

Les plaisanciers seraient-ils d'accord pour payer des taxes à Moorea ?

On est d'accord pour payer des taxes. Comme partout dans le monde, tu payes s'il y a un service. Ce n'est pas un problème. Mais l'idée, c'est plutôt de payer à chaque fois qu'on s'arrête. Peut-être qu'on pourrait payer une taxe de navigation quand on rentre en Polynésie française. Par exem­ple, un séjour de trois mois pourrait coûter 100 000 francs. On pourrait alimenter une caisse avec cet argent pour financer des infrastructures dans les sites les plus fréquentés. On en discute avec le Pays.

À Moorea, les sociétés de charter et les plaisanciers sont d'accord pour payer la nuitée au corps-mort, car ça se passe comme cela dans le monde. Mais c'est bien qu'il y ait un service associé, comme par exemple le wifi, les poubelles, le gardiennage des petits annexes ou la laverie. Il y a plein de petits services qui pourraient être développés par les habitants de Moorea. Il pourrait y avoir des micro-activités et un petit lieu d'interface terre-mer entre la population et les plaisanciers, dans lequel ces derniers pourraient trouver des services ou des informations au sujet de ce qu'il y a à faire à Moorea, comme les fêtes des paroisses ou les grands bals. Dans ce cas, il y aurait une interaction entre les plaisanciers et les habitants de l'île, non plus un mur. Les clients des sociétés de charter vont manger au restaurant ou vont faire un tour de l'île en 4x4. Les plaisanciers internationaux vont faire leurs courses pour s'acheter à manger ; il y a des retombées possibles pour la population.

Toutes les problématiques concernant les plaisanciers à Moorea ne datent pas d'hier. Comment se fait-il que cela a perduré ?

L'erreur des professionnels est de n'avoir rien fait. On voyait qu'il y avait de plus en plus de bateaux, mais personne ne s'est dit qu'il fallait structurer, organiser. Aujourd'hui, on ne veut donc pas que la commune se retrouve seule face à ce problème. On aime notre lagon. On n'a pas envie que les sites soient détériorés ou qu'il y ait trop de monde. Du coup, on ne pourrait plus en profiter. L'idée est de travailler ensemble : acteurs, professionnels, commune et comité PGEM. RI

Propos recueillis par Toatane Rurua

Boating: unwanted sailboats in Moorea

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Here is the article published under the title Boating: Unwanted sailboats in Moorea in Tahiti Pacific from January 25. You can download it at this address

https://www.tahiti-pacifique.com/Nautisme-indesirables-voiliers-a-Moorea_a1081.html

or read it below.

Like you, I am quite saddened (and I measure my words) at reading this article. But let's stay positive. We look like unruly rascals? Well, let's grumble, but between us. Don't stretch yards to beat us. Let this article be an opportunity for everyone to comment on under the article. And it may also be the time

  • to make concrete, realistic, intelligent proposals, with real knowledge of the field,
  • to gather the arguments that we will use to respond to the public utility inquiry,
  • to show our real concerns for sustainable boating by taking this online training

If you can read me, you need to be able to comment. Let us organize the debate, we will carry this legitimate word where we want to hear it.

In a crisis meeting on 25 January, the office of the Association of Sailors in Polynesia debated the attitude to be held. Two diverging positions emerge:

  • publication of a right of reply (light version: simply factual, hard version: offensive against the municipality and its untruths).
  • do not react (newspaper read essentially by popaa, no facts or new statements ...)

We agree not to react at this time; on the other hand, we will once again request an appointment with the mayor of Moorea (without much hope, the previous requests having remained unanswered)

Same debate around the dissemination of this article. Again, two diverging positions:

  • - do nothing to avoid "putting oil on the fire";
  • - publish this Tahiti-Pacific article on the AVP website.

Since the posting of an article from a paid newspaper still on sale is not legal, we agree to distribute it only to our members.


Boating: unwanted sailboats in Moorea

Friday 25 January 2019 - written by Toatane Rurua

In the run-up to the public inquiry into the renewal of the PGEM in Moorea, the municipality decided, for the sake of the environment and the safety of sea users, to remove certain mooring areas deemed "polluting" or "risky" accident." New areas and new infrastructure would be under consideration to better structure the reception of sailboats. The Tahiamanu area, in particular, crystallizes all tensions, waiting for solutions.

In Tahiamanu, there were seven boats in which residents of Sister Island live. Photo credit: DR

While the draft revision of the MMIS (Marine Space Management Plan) will soon be subject to a public inquiry in Moorea for consultation with the public and institutions, there is concern among boaters. And for good reason, at a municipal council held at the end of last year, the majority of elected officials decided to remove some mooring areas popular with sailboats and tourists, especially the one in front of The beach of Tahiamanu.

And yet, since the beginning of the discussions between the various parties (elected, representatives of sailboats...) in the context of the revision of the PGEM, the representatives of the sailboats have taken a categorical position from the outset: it was out of the question to exclude boaters in the "mythical and emblematic" area of Tahiamanu. This site would be a must for boaters, especially tourists, given the beauty of the site and the landscape. The tone was quickly set, as boaters on Sister Island launched a petition against the removal of the mooring area in September 2017. The spirits finally calmed down with the elect, afterwards...

But as discussions continued, with technical support from the French Agency for Biodiversity, as part of the RESCCUE (Restoration of Ecosystem Services and Adaptation to Climate Change) project, and adapting to climate change), the majority decided to adopt a firm decision on the mooring areas to be allowed. In addition to the Tahiamanu site, other mooring areas would also be removed: Papetoai (near submerged tiki), Opunohu, Haapiti, Afareaitu (Maatea and Patae), Teavaro (opposite the Maamaa Valley).

Determined boaters

However, the reaction of the boaters' representatives remains to be seen in the near future. Will we not see a clash in the coming days between the municipality and them? One thing is for sure, they would be determined to make their voices heard. But why so much intransigence on the part of the mayor of Moorea, Evans Haumani, and his majority vis-à-vis sailboats?

The tàvana and its municipal council simply express, in the face of the growing number of sailboats, their desire to structure the welcome of boaters and to restore order in the face of certain harmful behaviors around Sister Island. There is a clear desire to make them pay for the usual communal services, such as water or waste collection, like any citizen of the island. In the appendix

RÉACTION

EVANS HAUMANI, MAIRE OF MOOREA-MAIAO

"Our VE U IS THAT THERE is MORE TO VOILIERS TO TAHIANIANU"

"There is a safety issue on the Tahiamanu mooring area. Sailboats occupy the channel, while it is used by several service providers. They come to the beach to avoid these sailboats, where there are just a lot of bathers. There is therefore a risk of an accident. Tahiamanu may be an international site, but it is a public beach. The most concern is the safety of the population. That's our priority.

I remind everyone that the municipality has been ordered to pay 20 million Fcfp to the family of the victim of the paddle accident, which occurred in November 2011 in Haapiti. At one point, an order was also issued to suspend kitesurfing activities in some lagoon areas of Moorea because of some dangerous behaviour. We finally reached an agreement afterwards. The wish of the city council is that there will be no more sailboats in Tahiamanu.
There is also the risk of accidents in Opunohu Bay and Paopao Bay with sailboats. These hinder the passage of the liners. In fact, the nautical brigade of the municipality or the equipment department is often called upon to intervene in case of problems. Residents also complain about the discharge of dirty water from sailboats or garbage cans that are brought to the roadside.
We have a project to create a floating marina in Paopao Bay. The municipality has also started buying land in Paopao to build reception facilities for boaters, such as toilets, toilets or laundry facilities. The possibility of setting up new mooring zones around the island is also being investigated."

its deliberation No. 93 /2018 of September 13, 2018, the elected representatives, who have expressed their wish to introduce a levy/tax, as well as to reduce the quota of moorings, state precisely: "Too many sailboats and yachts are present on the water, without any financial consideration paid to the municipality, while the latter deposit their waste on land or come to delight themselves in water.
The absence of these services available to sailboats would cause some drifts, which would be very poorly appreciated by some residents. "These sailboats (in Opunohu Bay) have been there for years. At first, they would come and throw their garbage in the store's garbage can, before the owner realized it and took out his garbage. Afterwards, they continued to throw their garbage bags into the sea. There's all kinds of rubbish in their bags, like cans," says a fisherman from Urufara. "Once, a boater came to drop his garbage on chairs in my yard and used my water. I made it clear to him that he shouldn't do it again. I wonder if they now use the garbage cans or water of other inhabitants," said Edmée Brosious, president of the association Paruru ia Opunohu.

Pollution in the lagoon is also one of the issues of concern to the elected representatives of Sister Island. As a reminder, one of the objectives of the Moorea PGEM is the control of pollution and degradation of the marine environment. However, on the eve of the renewal of this PGEM, created in 2004, it cannot be said that sailboats have so far made a strong impression on elected officials, as well as the population, in terms of limiting their impact on the environment. This is revealed in particular by a survey carried out as part of the Rescue project among the residents of Opunohu Bay (Report "Management of moorings in Opunohu/Moorea and The Gambier"). According to the results of this survey, "boaters suffer overall from a bad image, residents consider that all wastewater (toilets, dishes) go to sea without treatment and pollute, with a significant impact on fish that are at risk of being caught and on bathing waters. They also consider that sailboats throw their anchors on reefs and destroy corals."

Some residents do not hesitate to express their frustration. "These sailboa[à Urufara, dans baie de Opu­nohu]ts have been there for years. They use a bucket of water to collect water from the toiletand and pour it into the sea. This is very bad for the children since they bathe just a few meters from the sailboats. I don't live around Tahiamanu, but I'm sure the sailboats are doing the same thing there," says the fisherman from Urufara before adding that "the mtito'i and the elected officials know what is going on. It is up to them to go to them to make a reminder to order. It would be nice if these sailboats were moved to sites where they would have adequate infrastructure at their disposal, such as toilets. For example, there is the Papetoe wharf."

Cohabitation with service providers could be improved by better sharing of the area.

"Many fish such as orare, ohopu or ha'urà have not been coming to Opunohu Bay for a few years. The same goes for dolphins. There's also less ature. We are convinced that this is due to the pollution caused by the sailboats and the Jet-Ski excursions. I personally told tavana Evans that we don't want it in this[les voiliers et les Jet-Skis] bay anymore," insists Edmée Brosious.
In addition to the environmental impact on the marine environment, the visual discomfort caused by sailboats to the population in certain mooring areas, such as Tahiamanu, would also worry the elected representatives of Sister Island.

Non-compliance with anchoring regulations

But if there is one point that worries Moorea's tàvana and its deputy mayors the most in the revision of the PGEM, it is that of the safety of all sea users. It says, for example, that the presence of sailboats in the Tahiamanu area hinders the channel. This increases the risk of an accident and poses a safety issue, which is the responsibility of the mayor. The decision to remove this area was not long in coming, especially since it is one of the areas most frequented by tourist providers (boats, motor canoes, Jet-Skis, etc.), fishermen and the population. This lagoon area, in addition to being well located between several hotels and guesthouses, represents an indispensable access route to some must-see tourist sites (scuba diving, shark-feeding, stingray feeding, tiki submarines ...) or other popular sites such as motu Tiahura and Faaone in Haapiti. All these boats are therefore obliged to circumnavigate each time the 20 to 30 sailboats present in the channel, throughout the year. In addition to the safety in the channel, the safety of bathers who regularly come to relax at Tahiamanu beach, located a few meters from the mooring area and the channel, is also of concern to elected officials.

RÉACTION

JULIEN GUILLET, CREOCEAN TECHNICIAN, IN THE RESCCUE PROJECT

ON A DETERMINED WHAT OF WETS ON CAN

"Our work at the Tahiamanu site was of two kinds: protection against beach soil erosion and the establishment of an organized mooring area for boaters. The technical aspect was to design, the mooring area, to size the anchors. ecological, the mooring line, the buoys and put it all on planes. It was necessary to know how much boat could be put on the area respecting the avoidance zones, the lengths of the mooring line. To do this, we did a mapping of the bottoms, we went to see the nature of the bottoms, the thicknesses of the sand bottom materials to find out if we could put ecological anchors, knowing that such ecological anchorage requires having two to three meters of Sand. Once we had this information, we were able to determine how many wecould put moorings with their characteristics, as well as the diameter of chains, buoys... On the location of the moorings, we exchanged beforehand with the elected officials. Similarly, field visits and surveys were conducted with local residents. There was the problem, with these, not to put too many moorings in front of the lagoons. There were also exchanges on the ground with elected officials and the boaters' representative. This helped to identify an area that was generally suitable for everyone. We have revised our plan for the implementation of the moorings several times, taking into account each time the constraints of the local actors. Thus, in the Tahiamanu area, a first number of moorings had been set. This was revised in line with the location of the area, which was moved along the way to accommodate the remarks, such as the problem of navigation in the channel and the passage of the providers. This is a problem for policy makers who, at some point, have to decide how much is accepted. Discussions took place as part of the review of the MSP. What happens next is outside our framework."

The risk of an accident created by the excessive number of sailboats in some mooring areas is in fact only a direct consequence of the non-compliance with the regulations of the PGEM, on the part of some boaters in recent years, regarding the delay allowed anchors. Current regulations provide that a boat can remain anchored for 48 hours on the sand bottoms. After this period, it must be anchored in the areas provided for this purpose, a maximum of 7 consecutive days and 90 cumulative days during the year." It is clear that this rule is not respected by all. In the Tahiamanu mooring area, for example, five sailboats have remained on site for a few years, according to the municipality's nautical brigade. If there is no question of banning the presence of boaters in Moorea, even as this tourism tends to develop, between the incivility of some boaters and laxity of the authorities, it is time to put some order.

Toatane Rurua

INTERVIEW

Stephanie BETZ PRESIDENT OF TAIMOANA (UNION OF AALINS)

"COMME ALL IN THE WORLD, TU PAYES IF there is A SERVICE"

The president of Taimoana is not short of ideas to improve the situation.

Moorea's elected officials are currently concerned about a number of issues, such as garbage cans and pollution caused by sailboats. What do you say to them?

These issues were heard last year at the PGEM meetings with the mayor and the teams of the municipality. There were too many sailboats in Tahiamanu, garbage cans, pollution stories with sewage from sailboats, toilets, etc. We would like to say that we understand when there is a problem, but there are also solutions. For example, boats may have "holding tanks" for wastewater and then empty it when they leave. As for waste, we paid for and installed garbage cans with stickers at the old Bali Hai hotel (Hotel Aimeo Lodge) so that boaters could put their waste in the garbage without saying: "I'm using someone's trash someone else has paid the fee to the municipality for my waste." We are waiting for the new mooring areas to be fixed by the municipality before proposing to deposit new garbage cans. They are actually being asked to take us as sources of solution because the municipality will not be able to manage everything on its own. If we work with all the players, we can manage and regulate so that this is as harmful as possible to the population.

Elected officials are very concerned about the risk of an accident in Tahiamanu. Do you understand their reactions?

Indeed, 40 boats on the site of Tahiamanu is too much. As a result, the boats overflow a little in the channel. But proposals have also been made on the issue of security.

We could have the bathers at Tahiamanu beach and place the boats motionless just after, to protect these bathers. The speed boats would pass through the channel, without crossing in the middle of the sailboats. In this case, bathers could do water activities quietly without fear of motor vehicles. If you limit the number of boats in Tahiamanu, you also have to give all users the opportunity to go there. If ten moorings are allowed in the PGEM in Tahiamanu, there should be a limited time for the use of dead bodies and a color code for each type of user. This would allow everyone to have the opportunity to go there and not harm the economic development of the island, charter companies or boating in general. We should actually say that there are too many, that we have to regulate and that we have to think about the number of anchorages that can be supported for the site.

Why do boaters really want to keep the Tahiamanu site as a mooring area?

It's a bit like when you go to Paris, you go to see the Eiffel Tower. When boaters from abroad come to Moorea, they come to see Tahiamanu. Before coming, they have already seen the site in the books or in the guides in which people tell of their stopover in Moorea. It is a mythical and emblematic anchorage, one of the most beautiful in French Polynesia. The view, the anchorage in the sand, the mountain, the bay: it's magical. The Tahiamanu site is one of the stops that resident boaters, international boaters or charter companies want to see.

This site and the one near the tiki (tiki submerged by the sculptor Tihoti in the lagoon of Papetoai, ed.) are among the must-see mooring sites of French Polynesia. In fact, we would like to see at least two to three dead bodies at the tiki site in the new PGEM so that boaters can go there during the day.

For Tahiamanu, it is also a question of security, a story of anchor. A boater does not have enough chain to wet in 20 meters deep. If there is a depth of 20 metres, you must put at least 60 meters of chain to be sure that your boat will not leave when there is a gale. But the boats do not have 60 meters of chain, because it is too heavy. In Tahiamanu, it is 5 meters deep while in the bay, it is deep. If, however, the municipality decides to put dead bodies in the bay, they must be maintained, checked. If they break, boaters could have problems with their boat and they would have been charged, in this case, at night to the dead body for nothing.

You often put forward the argument of the economic impact of the presence of boaters in Moorea. Could you give us some numbers?

There are two independent charter companies based in Moorea that do 150 to 200 charter days a year, knowing that a charter day costs an average of 100,000 francs. The company "Tahiti Sailing and Lagoon" makes 120 days a year of excursion for the ship Paul Gauguin. The company "Poe Charter" roughly charters 60 days a year with the liners. After that, there are independent renters who make an average of 5 to 10 days of excursion per year. In total, it is estimated that the charter companies together have 400 excursion days per year. Regarding the flow of international yachting, there are 700 boats from abroad that stay about ten days a year. That's why they're 7,000 nights. Their favourite mooring areas are Opunohu and Tahiamanu. Then there are the rallies, that is, sailboats that sail in groups. There are two to three rallies a year in which 30 boats sail together. It's like when you organize the event "Tahiti-Moorea sailing rendezvous", in which 60 boats participate. In this case, there is an organization that ensures that the boats are wet in the right place. The population has been totally involved in this event for fifteen years. The municipality also supports us. So we can't say that the municipality doesn't want sailboats, because it helps us in this type of activity.

Then there are the resident sailboats of French Polynesia. The AVP (Polynesia NaIf) has estimated that 30 to 40 boats regularly come to spend a weekend in Moorea. They also use and pay for several services, such as the hook-up (in Opunohu, ndir). They go to snacks, etc. The AVP also identified seven boats in Tahiamanu where residents of Sister Island live.

Would boaters agree to pay taxes to Moorea?

We agree to pay taxes. As everywhere in the world, you pay if there is a service. That is not a problem. But the idea is to pay every time you stop. Maybe we could pay a shipping tax when we return to French Polynesia. For example, a three-month stay could cost 100,000 francs. We could feed a fund with that money to finance infrastructure in the busiest sites. We're discussing it with the country.

In Moorea, charter companies and boaters agree to pay for the night to the dead body, because it happens like this in the world. But it is good that there is an associated service, such as wifi, garbage cans, guarding small annexes or laundry. There are plenty of small services that could be developed by the people of Moorea. There could be micro-activities and a small land-sea interface between the population and boaters, where they could find services or information about what to do in Moorea, such as parish festivals or the big balls. In this case, there would be an interaction between the boaters and the inhabitants of the island, no longer a wall. Customers of the charter companies will eat at the restaurant or go for a 4x4 tour of the island. International boaters go shopping for food; there are potential benefits for the population.

Not all boating issues in Moorea are new. How is it that this has lasted?

The mistake of the professionals is that they have done nothing. You could see that there were more and more boats, but no one thought it was necessary to structure, to organize. Today, therefore, we do not want the municipality to find itself alone in the face of this problem. We love our lagoon. We don't want the sites to be damaged or there are too many people. So we couldn't take advantage of it anymore. The idea is to work together: actors, professionals, commune and PGEM committee. Laugh

Interview by Toatane Rurua

Tides in Tuamotu

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Know the tide and current times coming in and out in the tuamotu atolls depending on the weather conditions (Houle, bagging,...)

This tool is an excel file that allows you to determine precisely the power of the current that you may encounter depending on the time and date at the time you will pass. The instructions are in the download edit below:

GUESTIMATOR: Tuamotus Current Guestimator 2019

Marées dans les Tuamotu

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Connaître les heures de marées et courants rentrant et sortant dans les passe des atolls  des Tuamotu en fonction des conditions météos (Houle, ensachage,...)

Cet outil est un fichier excel qui permet de déterminer précisément la puissance du courant que vous risquez de rencontrer en fonction de l'heure et la date à laqualle vous allez franchir la passe. Le mode d'emploi est dans le fichier a télécharger ci-dessous :

GUESTIMATOR : Tuamotus_Current_Guesstimator_2023-2024

Source : https://www.svsoggypaws.com/files/index.htm