Pourquoi adhérer à l'AVP en 2022 ?
Pourquoi adhérer à l'AVP en 2022 ?

Créer du lien au sein de l’association et nous connaître un peu mieux. Parce qu’une association c’est avant tout créer des occasions de se rencontrer, d’échanger, nous avons décidé de déclencher ces occasions afin que tous les adhérents puissent avoir un vrai rôle participatif, que chacun puisse...

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FAKARAVA : Pakokota Yacht Services (Pension Pakokota)
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Dixième année de pavillon bleu pour la marina Taina

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La marina de Punaauia, comme les plages de Bora Bora, ont conservé leur pavillon bleu, témoin d’excellentes prestations environnementales. Les responsables de Taina comptent bien continuer le travail, et veulent développer des services aux plaisanciers au mouillage pour les aider à réduire leur impact sur les écosystèmes marins.

« Fierté » et « envie de faire plus » à la marina de Taina, qui fait partie des deux seuls ports d’Outre-mer à arborer un pavillon bleu. Un label environnemental créé en 1985 comme un programme de la Fondation pour l’éducation à l’environnement en Europe, et qui est aujourd’hui présent dans une quarantaine de pays tout autour du monde. Accordé à plus de 700 ports dans le monde dont une centaine en France, le pavillon bleu témoigne des efforts de développement durable de ces infrastructures. Mais ne hisse pas le pavillon qui veut : « il faut se battre chaque année pour le conserver » explique le directeur d’exploitation de la marina, le capitaine Philippe Olité :

Marina Services, gestionnaire de Taina, travaille en étroite collaboration avec le port autonome et la mairie de Punaauia sur l’amélioration des services environnementaux la marina. Et l’un des objectifs, c’est de faire rayonner ces services vers les bateaux au mouillage dans la zone, en s’équipant notamment d’un bateau qui permettra de vider leur bacs à eaux usées :

Le projet représente une avancée particulière quant on connait les tensions qu’impliquent la multiplication des bateaux au mouillage et les accusations dont ils font l’objet. Des accusations injustes pour le capitaine Philippe Olité, qui estime que les plaisanciers, « des personnes particulièrement respectueuses de l’environnement »,  sont trop souvent stigmatisés en Polynésie. L’important pour le professionnel est de développer de nouveaux corps-morts qui donnent aux plaisanciers accès aux sanitaires, aux services des marinas, et les aident à réduire leur empreinte écologique.

À noter que du côté des plages, 12 sites de Bora Bora, depuis la plage de Matira jusqu’à celles de plusieurs complexes hôteliers sur les motu, ont aussi gardé leur pavillon bleu. Une réussite, quand on sait que sur les 400 plages labelisées en France, seuls quatre autres se trouvent en outre-mer.

RADIO 1 - 08/06/2021 -

Un afflux de voiliers attendu sur la zone de mouillage de l’aéroport

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Un afflux de voiliers attendu sur la zone de mouillage de l’aéroport

L’Association des voiliers en Polynésie a envoyé un communiqué prévenant d’un afflux de bateaux à venir dans la zone du mouillage de l’aéroport de Tahiti-Faa’a. Une situation exceptionnelle, temporaire, due notamment aux restrictions sanitaires.

L’ambiance risque-t-elle de se tendre encore un peu plus ? C’est visiblement la crainte de l’Association des voiliers en Polynésie (AVP) qui a publié un communiqué prévenant d’un afflux de bateaux à venir dans la zone du mouillage de l’aéroport de Tahiti-Faa’a. L’association estime mais de manière large qu’environ 2 000 voiliers circulent actuellement en Polynésie française, en comptant les plaisanciers locaux et les voyageurs internationaux. Difficile de faire la comparaison avec une année classique dont on n’a pas les chiffres, mais il suffit de diriger son regard vers l’horizon pour constater que les voiliers sont plus nombreux que d’habitude. L’Association des voiliers en Polynésie assure que la situation est temporaire : « La plupart des voiliers ne peuvent pas continuer leur route vers l’ouest. Les frontières maritimes du Pacifique sont toujours fermées, contrairement aux frontières aériennes », explique Arnaud Jordan, président de l’AVP. Cook, Tonga, Nouvelle-Zélande, Australie et même Fidji qui avait ouvert un moment mais a finalement durci ses conditions d’entrée, sont fermés. Les bateaux sont bloqués à Tahiti et pour certains c’est un véritable « casse-tête ».

Les voiliers continuent d’arriver, notamment du Panama, profitant d’une dérogation qui leur permet de faire escale en Polynésie française, et espérant que la situation se débloquepour pouvoir continuer leur route. De son côté, le Cluster maritime de la Polynésie française discute toujours avec les autorités pour une réouverture des frontières maritimes et a même fait des propositions de reprise séquencée des secteurs plaisance, superyachts et croisière au Pays et à l’État. Le président Édouard Fritch a répondu au Cluster, confirmant la prise en compte de ces propositions.

Certains voiliers sont ici depuis plusieurs mois et après avoir stationné aux Marquises, aux Gambier ou aux Tuamotu pendant la saison cyclonique (une obligation de leur assurance), ils doivent se rendre sur Tahiti s’occuper de leurs papiers administratifs, des problèmes mécaniques de leur bateau et de leurs propres problèmes de santé. Un autre problème s’ajoute : la zone de mouillage de Taina soit être évacuée, à cause des travaux du futur village tahitien. Où vont aller ces 54 navires ? La zone de l’aéroport compte déjà 36 bateaux, selon l’Association des voiliers en Polynésie, additionnés aux 54 de Taina qui rejoindraient Faa’a, c’est une centaine de voiliers qui vont se retrouver à cet endroit. « C’est du jamais vu et une grande première ! De quoi impressionner les habitués du lagon et ‘déchainer les passions’ dans les médias et sur les réseaux sociaux. Mais tous ces propriétaires de voiliers n’ont aucune autre option. Cette situation n’est pas du choix de la communauté des plaisanciers mais plutôt due à l’absence de toute autre alternative », explique Arnaud Jordan. Selon l’association, une cinquantaine de corps-morts sont en préparation à l’aéroport mais cela restera insuffisant, les capacités des marinas et celles des corps-morts restent sous-dimensionnées.

Mais tous ces voiliers présents en Polynésie française, ce sont aussi des taxes qui rentrent dans les caisses du Pays, des touristes qui consomment, achètent et profitent des loisirs et autres sorties culturelles sur la Polynésie française. Et enfin, sans vouloir faire de généralités, Arnaud Jordan affirme que ces « bateaux grand voyage » possèdent des caisses à eaux grises et à eaux noires et que les propriétaires sont plutôt des gens aisés, sensibilisés à l’environnement. Mais surtout, ils n’ont aucune autre solution et il est impossible de savoir combien de temps cette situation va durer.

Une réunion orchestrée par le Secrétariat général de la mer est prévue ce mardi 8 mai à Paris avec les acteurs du secteur touristique maritime, pour la fixation de la date – il est question du 30 juin – et des protocoles de reprise au niveau national.

Huahine – Les agressions sur les voiliers s’accentuent

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Skyppers, clients et plaisanciers sont victimes d’agressions répétées à Huahine.

À Huahine, comme ici à Punaauia, la vie de plaisancier n’est pas toujours plaisante.
À Huahine, comme ici à Punaauia, la vie de plaisancier n’est pas toujours plaisante.

Les plaisanciers en ont marre. Le week-end dernier, une nouvelle agression a eu lieu sur Huahine.

Des clients, résidents sur Tahiti, qui avaient opté pour un petit séjour dans les îles à bord d’un voilier, ont été pris à partie par un habitant de l’île lorsqu’ils ont mis leur bateau au mouillage.

Insultes, propos racistes, menaces, jets d’objets et agression physique sont devenus le quotidien des plaisanciers qui viennent mouiller sur l’île.

Une société de charter, qui a déjà déposé plusieurs plaintes explique que ce phénomène s’amplifie de manière inquiétante sur Huahine.

« Le week-end dernier, ce sont nos clients qui ont été agressés. Il y a trois semaines, un voileux qui avait pris son annexe pour aller faire quelques courses sur l’île, s’est fait massacrer son zodiaque à coup de cutter par un type en jet-ski venu exprès du quai jusqu’au bateau pour vandaliser l’embarcation. Il y a un mois, c’est un septuagénaire qui s’est fait casser la figure. En février, c’est ma skippeuse qui s’est faite agresser verbalement, puis physiquement, devant ses clients, par un habitant qui ne voulait pas qu’elle prenne de l’eau… À force de ne rien faire, il va y avoir un vrai drame, c’est sûr », explique le gérant.

Quelques individus

Selon nos informations ces agressions répétées à Huahine seraient l’œuvre de quelques individus, dont un, bien connu de tous.

« Quand la skipper a déposé plainte à la gendarmerie après son agression, les gendarmes qui avaient retrouvé l’assaillant et l’avait menotté pour l’entendre, l’ont relâché alors même que la skipper était encore en train de raconter les faits. Et c’est la même personne qui a saboté le zodiaque. Sur Huahine tout le monde sait qui sait, les autorités aussi, mais on laisse faire. C’est normal de se faire taper dessus, de se faire casser son matériel ? ».

D’autres compagnies de charter touristique, contactées à ce sujet, relèvent également une intensification du phénomène, mais toutes préfèrent garder l’anonymat par peur de représailles plus intenses.

Des skippers malmenés

Le dirigeant de la compagnie Charter Maui, qui lui a totalement arrêté son activité, explique que ce phénomène de « voilier bashing » a aussi fait partie des raisons qui l’ont poussé à stopper son activité.

« À Huahine, nous n’avons pas rencontré de problèmes particuliers mais c’est vrai que sur Raiatea et Bora Bora surtout, des skippers ont été malmenés », raconte-t-il.

Selon le président de l’association des voiliers de Polynésie, le phénomène de « voilier bashing » ne date pas d’hier.

« Depuis plus de trois ans, un phénomène anti voilier s’est amplifié en Polynésie. Les insultes et les menaces sont légions. Bien que la Polynésie reste un pays extrêmement accueillant, il est vrai que dans certaines îles, et notamment aux îles Sous-le-Vent, les tensions entre population et plaisanciers prennent une direction inquiétante. Selon moi, ces tensions sont dues à la politique laxiste du gouvernement qui véhicule un double langage. »

Du côté de la mairie de Huahine, on explique ne pas avoir été informé d’une agression le week-end dernier.

« Je n’ai reçu aucun rapport de la police municipale à propos d’un incident qui ce serait déroulé ce week-end », explique Nelson Tepa, le directeur général des services.

« Si des personnes ont été agressées, elles doivent porter plainte à la gendarmerie et si la gendarmerie ne donne pas suite, alors il faut qu’ils aillent voir les mutoi, pour que nous puissions agir. »

Une réponse qui fait rire jaune les professionnels concernés car selon eux, « les mutoi sont au courant ». « Ce sont eux-mêmes qui nous disent qu’ils ne peuvent rien faire, que cela ne les concerne pas, qu’il faut voir les gendarmes… ».

Un hommage à Eddy à Ta’ahiamanu

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Moorea, le 19 avril 2021 – Des représentants de la commune de Moorea et la famille du jeune Eddy Jarman ont rendu hommage lundi après-midi sur la plage de Ta'ahiamanu à l'adolescent de 14 ans décédé l'an dernier après avoir été percuté par un bateau.

La commune de Moorea-Maiao a organisé lundi après-midi une cérémonie en hommage au jeune touriste anglais Eddy Jarman, décédé le 9 août 2020 après avoir été percuté par un bateau alors qu'il faisait du snorkeling sur la plage de Ta'ahiamanu. Après le décès du jeune garçon de 14 ans, sa famille souhaitait un geste commémoratif de la commune et surtout davantage de prévention contre les dangers sur le plan d'eau.

Si des projets de stèle ou de banc ont été évoqués, la commune a finalement opté pour la plantation d'un 'ati mis en terre juste devant le lieu du drame sur la plage publique. La cérémonie intimiste, particulièrement chargée en émotion, a rassemblé quelques élus de la commune, des pompiers et agents communaux présents aux côté des parents et de la sœur du jeune garçon.


“Respecter les règles”

Avant que ne retentissent des chants et prières, la mère du jeune garçon a prononcé quelques mots, remerciant le geste du conseil municipal mais regrettant que les choses n'aillent pas plus vite du côté de la réglementation. La première adjointe au maire de Moorea, Elsa Keck, était présente sur place. Elle a assuré que ce drame avait permis la prise en compte de mesures de sécurité, notamment sur la vitesse des bateaux, dans la révision du Plan de gestion de l'espace maritime (PGEM) de Moorea-Maiao actuellement en cours.

“Tout le monde doit respecter les règles”, a conclu la mère d'Eddy sur la plage de Ta'ahiamanu. “Les navigateurs doivent aller là où ils sont autorisés à aller. Même si le but n'est pas de pointer du doigt la responsabilité de tel ou tel. Le but c'est que tous, nous nous respections les uns et les autres.”


 

TAHITI-INFOS - Rédigé par Vaite Urarii Pambrun le Lundi 19 Avril 2021

Les habitants du fenua Aihere veulent une réglementation de la vitesse des bateaux

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Les habitants du fenua Aihere veulent une réglementation de la vitesse des bateaux
©Polynésie la 1ere -

A l'approche des prochains JO, le fenua Aihere attire de plus en plus de monde, dont des prestataires touristiques ou des investisseurs. Les va-et-vient sur le lagon deviennent beaucoup plus fréquents, ce qui déplaît aux riverains. Ils veulent que la vitesse des bateaux soient réglementée.

Les bateaux naviguent trop vite au fenua Aihere. C'est le constat des habitants du bout de la route de la presqu'île. A l'approche des Jeux Olympiques de 2024, les résidents demandent que la vitesse des bateaux soit réglementée. "Dans le chenal où on se croise et où il faut aller doucement, les prestataires de services et les jet ski passent à fond", tout près des embarcations des riverains, "on veut que ça cesse, qu'on respecte le fenua Aihere et ses habitants", s'exclame Annick Paofai, présidente de l’association de défense du fenua Aihere.

Les habitants du fenua Aihere veulent une réglementation de la vitesse des bateaux
La maire de Teahupoo et Annick Paofai. ©Polynésie la 1ere

Clairement visés, les prestataires touristiques sont de plus en plus nombreux à faire découvrir ce joyau de la presqu'île. Entre ses montagnes et son lagon, le fenua Aihere est synonyme du Tahiti d'antan. Pour préserver ce lieu unique, le soutien de la commune est primordial.

"Pour l'instant il n'y a pas encore énormément de bateaux, mais quand il y aura les JO, je pense qu'on sera débordés. C'est maintenant qu'il va falloir commencer à travailler sur ces directives", déclare Tupana Poareu Roniu, maire de Teahupoo.

Les habitants du fenua Aihere veulent une réglementation de la vitesse des bateaux
©Polynésie la 1ere

Les habitants du fenua Aihere veulent conserver le caractère sauvage aussi bien sur terre que sur mer. Une pétition a d’ailleurs récolté plusieurs signatures. Son but, éviter que les yachts ne viennent jeter l'ancre dans le lagon. Un lagon qui depuis 2014 est devenu un rahui sur une grande superficie de 768 hectares.

 

LABEL ECOCEAN – AHITEA

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Suite à la présentation de notre écolabel ECOCEAN, Tahiti Tourisme nous a offert du temps d'antenne et un canal de communication afin de nous permettre de le valoriser auprès de la population.
Cette démarche positive des plaisanciers vise à améliorer l'image de la plaisance et lutter contre les idées reçues.

Un grand merci donc à Tahiti Tourisme, et à Maïlee FAUGERAT qui nous a permis cette rencontre.

https://www.youtube.com/watch?v=tRcQmpcY4kY

Label ECOCEAN - AHITEA -
youtube.com
Label ECOCEAN - AHITEA -

Moorea – Le PGEM révisé n’attend plus que la validation du conseil des ministres

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Après plus de dix ans d’existence, la commune de Moorea-Maiao a entamé un processus de révision de son Plan de gestion de l’espace maritime en 2015.

La nouvelle carte du PGEM révisée, avec ses zones de pêche d’activités, de mouillages, etc.
La nouvelle carte du PGEM révisée, avec ses zones de pêche d’activités, de mouillages, etc. (©DR)

C’était une journée importante hier pour la commune de Moorea-Maiao et sa population puisqu’il s’agissait de valider la nouvelle réglementation du Plan de gestion de l’espace maritime de Moorea. Un document volumineux qui reprend point par point tout ce qui touche à la gestion du patrimoine lagonaire. Cette réglementation, mise en application en 2004 et unique en Polynésie française, avait été décidée suite au développement incontrôlé des activités en tout genre sur le lagon de Moorea. Ainsi des premières règles de « bonne conduite » à l’intérieur du périmètre lagonaire de l’île avait été instaurées. On parle ici de la pratique de la pêche, des activités nautiques, des zones de mouillage des paquebots et des voiliers, des différentes zones d’observations (raies et requins), des zones d’activités motorisées et non motorisées, d’activités nautiques à vocation sportive, mais aussi des limitations de vitesse, des remblais côtiers et des zones de repos des cétacés.

Statut des pêcheurs modifié

La grande innovation que l’on trouvait dans l’ancien PGEM a été la mise en place des premières aires marines protégées (AMP) et de zones de pêche réglementées. Règles qui étaient parfois très contestées par les pêcheurs mais qui aujourd’hui devraient se retrouver dans les nouvelles propositions.

Dans cette nouvelle réglementation, le plus grand changement par rapport au précédent document, c’est le statut des pêcheurs. « Auparavant, les pêcheurs étaient encadrés par une réglementation fixe dont ils ne pouvaient pas déroger. Aujourd’hui c’est différent. En lien avec la DRMM (direction des ressources maritimes et minières, NDLR), les pêcheurs se sont mis en comité de pêche par commune associée. Chaque comité a établi ses propres règles de gestion de son espace marine communal » explique Lee Rurua, présidente de l’association du PGEM.

Concernant les règles de gestion autres que celle de la pêche, les rencontres se sont heurtées à des points sensibles tels que les zones de mouillage des bateaux, mais aussi la pratique des activités motorisées et en particulier sur les circuits des jet-skis.

La première réunion de concertation de PGEM révisée a eu lieu en juin 2016. Après des rencontres entre les différents partenaires, un projet de réglementation a été mis en enquête publique du 25 février au 27 avril 2019. Le projet a posé problème suite aux décisions de la Commission locale de l’espace maritime (Clem) à propos des zones de mouillage. Ont suivi les élections municipales et la Covid.

Ce n’est qu’au début de cette année que les premières réunions ont repris avec les comités de pêche puis avec les représentants des activités. Son aboutissement a donc été hier avec la dernière Clem avant le dépôt du document sur la table du conseil des ministres. Au total 26 dispositions prises en compte dans des zones à vocations générales dédiées à la pêche, aux protections environnementales, au développement des activités, etc. Sont dans ce nouveau PGEM. Ces dispositions ont été présentées aux 28 membres de la Clem hier à Afareaitu pour une ultime validation en présence des élus de l’île et de représentants de l’État et du Pays.

Raiatea : la plainte pour dégâts sur un voilier échoue au tribunal

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voiliers / raiatea
©Polynésie la 1ère

L'affaire remonte à août 2019, un habitant de l'île de Raiatea s'en prend à un voilier, coupe ses amarres afin de protester contre ce qu'il appelle les ancrages sauvages. Plainte du propriétaire. Vendredi dernier, le tribunal déboute le navigateur et inflige une simple amende au prévenu.

Une amende de 50 000 Fcfp et la relaxe pour Tehina Rota et son fils, dans le cadre d’une affaire survenue en août 2019 sur un voilier. Le père et le fils avaient coupé les amarres du voilier. Les faits jugés vendredi 19 février se sont déroulés à Raiatea.

Les deux hommes sont intervenus en tant que membres de l’association "Paruru i te tatahi e te tai roto". Selon eux, le plaisancier ne respectait pas la règlementation en cours. Au final, Tehina Rota, vice-président de l’association repart avec une amende de 50 000 Fcfp. Le plaisancier a, quant à lui, été débouté. "Le tribunal a bien compris le combat de cette associaiton et a considéré qu'une personne devait être relaxée et condamnée à une petite amende. Le combat donc continue", epxlique James Lau , avocat de Tehina Rota.

De son côté le président de l'associaiton, Tehina Rota, souligne que de nombreuses réunions ont été faites avec les autorités, les professionnels du tourisme et les communes. "Mais jusqu'à aujourd'hui, rien ne bouge. On ne voit rien de la part des autorités, du coup, on se met en association et on va sur site pour faire de l'information des réglements qui existent dans notre Pays." En clair, il faut empêcher l'occupation déraisonnée de l'espace lagunaire pour éviter des procès.

Les proriétaires des bateaux s'y soumettent bien volontier. "Je ne suis pas contre de payer des redevances pour avoir ensuite des services adaptés genre l'eau ou un accès à terre (...) Il faut s'asseoir autour d'une table et en discuter", souligne Ben Gatras, plaisancier et vice-président de l'association des plaisanciers de Apooiti.

 

Les plaisanciers sont « fiu » d’être pointés du doigt

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Le monde de la plaisance est encore au centre de multiples tensions suite à une nouvelle agression survenue la semaine dernière sur l’île de Huahine. Aujourd’hui, l’ensemble des protagonistes souhaite un retour au dialogue et une prise en compte des institutions pour que chacun puisse en toute quiétude exercer son activité.

TNTV - Publié le 09/02/2021 à 17:06 - Mise à jour le 09/02/2021

 

Le ciel s’assombri un peu plus sur le monde de la plaisance en Polynésie. Comme un vieux serpent de mer qui refait surface, la cohabitation entre les populations des îles et les usagers de la mer est toujours très fragile. Et l’agression d’une skipper la semaine dernière sur le quai de Fare, à Huahine, à remis de l’huile sur le feu.

Du côté des plaisanciers, la situation n’est pas encore critique, mais ils demandent aux institutions de prendre rapidement le problème en compte.

« Je pense que les pouvoirs publics pourraient nous aider à faire reculer ce sentiment d’intolérance vis-à-vis des voiliers, estime Arnaud Jordan, président de l’association des voiliers en Polynésie. Parce que les voiliers ne polluent pas, les voiliers ne gênent pas ou en tout cas s’ils gênent c’est parce qu’ils ne le savaient pas. Donc il y a de l’information à faire. Il y a vraiment des deux côtés, un pas les uns vers les autres. »

Même son de cloche du côté du collectif Tearai, créé en mai 2020. Il avait demandé aux autorités d’interdire aux bateaux de plaisance de mouiller sur certaines parties de l’île de Tahiti. Ce qui avait créé des tensions entre plaisanciers et riverains.

« Nous ne sommes pas contre ce tourisme-là, nous sommes pour le tourisme agréé, respectueux de l’environnement. C’est tout, indique Roland Barff, membre du collectif Tearai. La population en a marre de ces abus. Il n’y a pas de réglementation, il n’y a pas de contrôle. Que fait le gouvernement ? Ils sont à la manette de tout ça. Et nous, la population, on dit stop. »

Dénonçant un manque de législation et de dialogue, l’association des voiliers en Polynésie a parallèlement lancé il y a peu une charte de bonne conduite à destination des plaisanciers, afin de rassurer les riverains et les usagers des lagons.

« On veut que cette charte permette de montrer à tous que les plaisanciers sont des gens respectueux et que ce sont les derniers touristes qui sont en ce moment en Polynésie, confie le président de l’association des voiliers en Polynésie. C’est un tourisme résilient et non polluant. »

Les deux parties attendent maintenant que les autorités interviennent pour renouer le dialogue.

Une skipper agressée à Huahine

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Huahine

©Polynésie la 1ère

Une skipper s'est faite agresser, jeudi 4 février, au quai de Fare à Huahine par un jeune homme visiblement très remonté contre les voiliers. La victime a 3 jours d'ITT et a déposé une plainte à la gendarmerie.

Elle est skipper en Polynésie française depuis plus de 10 ans. Jeudi, comme elle a l'habitude de le faire à chaque fois, elle met les amarres au quai de Fare, à Huahine, pour refaire les pleins d'eau du catamaran. Le bateau est alors loué par des touristes américains. Mais, la présence du navire semble déranger un jeune homme sur le quai.

"Un jeune Polynésien m'a agressée, verbalement puis physiquementC'était violent et surtout consternant car le parking du super U était plein de monde qui ont vu la scène sans intervenir", confie la victime qui constate ces derniers temps une animosité contre les voiliers et des agressions qui se multiplient. Valérie a eu trois jours d'ITT et a déposé plainte à la gendarmerie. La skipper reste néanmoins choquée et surprise par cette agression et surtout l'inertie des gens.

 

 

 

Quelques détails en plus dans l'article

Huahine – Les agressions sur les voiliers s’accentuent

 

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